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Cypsélos

tyran de Corinthe
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Cypsélos
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
ΚύψελοςVoir et modifier les données sur Wikidata
Époque
Activité
Père
Eetion (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Labda (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
Grade militaire

Cypsélos (en grec ancien Κύψελος / Kýpselos) est le premier tyran de Corinthe.

Notice historiqueModifier

Il devient archonte, polémarque[1], puis tyran et met fin à l'aristocratie par l'exil, le meurtre ou encore le dépouillement des citoyens les plus puissants. Il règne de 655 à environ 625, menant des guerres contre Argos et vainquant Corcyre, où Corinthe fonda des colonies. La plupart des auteurs anciens jugent favorablement son action[1]. Son fils Périandre lui succéda vers 627 après qu'il l'eut rappelé de Corcyre. Selon Héraclide du Pont, « Périandre, fils de Cypsélos, natif de Corinthe, descendait des Héraclides. Il épousa Lysidé, qu’il appelait Mélissa : c’était la fille de Proclée, le tyran d’Épidaure, et d’Éristhénée, fille elle-même d’Aristocrate et sœur d’Aristodème, lesquels étendaient leur pouvoir sur presque toute l’Arcadie »[2]. Cypsélos fait fonder les colonies de Leucas, Épidamne, Anactorion (en) et Ambracie[1]. Il leva pendant 10 ans un impôt sur les biens des Corinthiens, en plus des prélèvements opérés sur les marchandises importées ou exportées par la cité[1].

Sa vie est associée à certains mythes. Sa mère Labda « la boiteuse » appartenait aux Bacchiades, la noblesse dorienne qui régnait sur Corinthe depuis la fin de la monarchie. Quand les Bacchiades apprirent de l'oracle de Delphes que son fils deviendrait le tyran de la cité, ils décidèrent de le tuer. Labda l'aurait alors dissimulé dans un réceptacle : une jarre ou un coffre. Pausanias en donne une description détaillée[3] et rapporte que le coffre en bois de cèdre, décoré d'or et d'ivoire, était encore exposé à Olympie bien des siècles après. Jean-Pierre Vernant analyse l'anecdote du coffre, racontée par Hérodote comme une contamination du mythe d'Œdipe, tyran de Thèbes.

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Brigitte Le Guen (dir.), Marie-Cécilia d'Ercole et Julien Zurbach, Naissance de la Grèce : De Minos à Solon. 3200 à 510 avant notre ère, Belin, coll. « Mondes anciens », (ISBN 978-2701164922), chap. 17 (« Le laboratoire politique »), p. 581-587.
  2. Livre sur le Pouvoir : Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres [détail des éditions] (lire en ligne) (Les 7 sages)
  3. Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] Livre V, 17, 5 sqq.

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