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Comte de Saint-Germain
Count of St Germain.jpg
Le Comte de Saint-Germain, gravure de Nicolas Thomas
de 1783, d’après une peinture perdue appartenant
à la marquise d'Urfé[1], conservé au Louvre[2].
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Vers 1691
Lieu inconnu
Décès
(à environ 93 ans)
Eckernförde
Nom de naissance
Rákóczi Lipót György (?)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Autres informations
Instruments

Le comte de Saint-Germain, né probablement entre 1690 et 1710 (en 1691 selon la légende) et mort le à Eckernförde, est un aventurier du XVIIIe siècle, musicien, peintre et polyglotte, réputé alchimiste.

Personnage mystérieux entouré de légendes, la tradition alchimique lui attribue la paternité de l’œuvre ésotérique La Très Sainte Trinosophie. Réputé immortel, il a inspiré de nombreuses œuvres littéraires et artistiques jusqu’à nos jours.

Théories sur ses originesModifier

Descendant caché de quelque personnalité royaleModifier

Sa naissance n'a pu être conjecturée que sur la base de quelques témoignages épars, dont celui de son ami le prince Frédéric II de Hesse-Cassel, qui laissent supposer qu'il était l'enfant illégitime, né en 1696, du prince François II Rákóczi de Transylvanie[3] et de la princesse Violante-Béatrice de Bavière, de la maison de Wittelsbach,épouse (veuve en 1713) de Ferdinand de Médicis, prince de Florence et qu'il fut élevé à Florence par le grand-duc de Toscane Jean-Gaston de Médicis, beau-frère de la seconde[4]. Quoi qu'il en soit, certains virent en lui le descendant caché de quelque personnalité royale, et dans cette filiation supposée la raison de son intimité avec le roi Louis XV. Ainsi a-t-on pu également reconnaître en lui l'enfant naturel de la reine d'Espagne Marie-Anne de Neubourg, et d'un noble, le comte de Melgar. Ces liens de parenté, dont aucun n'est avéré, expliqueraient le train de vie aisé qu'il a toujours mené, son éducation et sa culture. En effet, outre ses connaissances certaines en chimie, Saint-Germain est reconnu par ses contemporains comme un homme de très grand savoir, musicien habile et peintre de qualité[5].

Origines juivesModifier

Selon le marquis de Créquy, Saint-Germain était un Juif alsacien du nom de « Simon Wolff », né à Strasbourg, fin XVIIe début XVIIIe siècle[6]. D’autres l’ont associé à un Juif portugais de Bordeaux[7].

Un laboratoire d'alchimie au château de ChambordModifier

Résidant à Londres, où il brille dans les salons comme musicien, Saint-Germain est arrêté comme espion jacobite, en 1743[8]. Il quitte la capitale britannique en 1746, et on perd sa trace pendant 12 ans. Pour certains, il se retire en Allemagne où il se consacre à ses recherches chimiques et alchimiques. Pour d’autres, il voyage jusqu’en Inde et au Tibet : aucune preuve de ces périples n’est avancée, mais on constate plus tard, en effet, que le comte a une profonde connaissance de l’Orient. Arrivé à Paris au début de 1758, sur les instances du Maréchal de Belle-Isle, adepte enthousiaste de son élixir de longue vie[7], il écrit aussitôt à Marigny, directeur des Bâtiments du Roi, en déclarant : « J’ai fait dans mes terres la plus riche et la plus rare découverte qu’on ait encore faite. J’y ai fait travailler avec une assiduité, une constance, une patience qui n’ont peut-être pas d’exemple, pendant près de vingt ans. » Il conclut avec cette requête assortie d’une promesse : « L’objet de tant de soins obtenu, je viens volontairement en offrir le profit au Roi, mes seuls frais déduits, sans lui demander autre chose que la disposition libre d’une des maisons royales, propre à établir les gens que j’ai amenés d’Allemagne pour mon service », sur quoi Marigny lui attribue le château de Chambord, alors inhabité[9]. Saint-Germain installe ses assistants, ses ouvriers et son laboratoire dans les communs. Pourtant, il est plus souvent à Paris qu’à Chambord. Il se fait présenter à la marquise de Pompadour, qui l’introduit auprès du roi, Louis XV. Celui-ci apprécie immédiatement le brillant personnage qui, très vite, devient l’un de ses familiers[10].

Apprécié de Louis XV et détesté de ChoiseulModifier

Si le comte s'est attiré la sympathie du roi, il s'est en revanche aliéné le puissant duc de Choiseul, principal ministre de Louis XV, qui lancera une campagne pour le discréditer. Choiseul paie un amuseur nommé Gauve pour imiter le comte de Saint-Germain et se faire passer pour lui. Gauve parcourt les salons sous l'identité de Saint-Germain et raconte les histoires les plus invraisemblables : il aurait bu avec Alexandre le Grand, il aurait connu Jésus et lui aurait prédit une fin abominable[11].

Rapidement, la supercherie est dévoilée et Gauve reconnu. Contrairement à ce qu'attend Choiseul, le vrai Saint-Germain n'en sort pas ridiculisé, mais grandi.

Le , le roi, voulant en finir avec la ruineuse guerre de Sept Ans, l’envoie, muni des pleins pouvoirs et de l’autorisation du maréchal Belle-Isle, ministre de la Guerre, aux Pays-Bas pour entamer des pourparlers de paix et négocier un emprunt de trente millions de florins pour la France[12]. Choiseul parvient à y intercepter les courriers du comte et à convaincre le roi qu’il est un espion au service de la Prusse[13]. Sur le point d’être arrêté et renvoyé en France, il s’enfuit en Angleterre, se réfugiant pendant trois mois à Londres, où on lui apprend qu’il n’est pas le bienvenu. De là, il est passé à La Haye, puis à Nimègues, près de la frontière allemande, où il a acheté un grand domaine[12], et s’est lancé dans la recherche sur les pigments et les couleurs, dont il a augmenté l’éclat grâce à l’adjonction de nacre[14]. En avril 1762, sur l’invitation du comte Pierre Rotari, il se rend en Russie, où il est devenu un intime du comte Orlov et aurait joué un rôle dans le coup d’État perpétré par les frères Orlov contre Pierre III[12], pour installer Catherine II à monter sur le trône[7]. En 1770, il apparait à Livourne en uniforme de général russe[12].

Prétendue entrevue de Saint-Germain avec la reine Marie-AntoinetteModifier

Saint-Germain est également cité dans les Souvenirs sur Marie-Antoinette. Le livre est publié, en 1836, par le faussaire Étienne-Léon de Lamothe-Langon, qui prétend alors qu’il constitue les Mémoires authentiques de Gabrielle Pauline Bouthillier de Chavigny, comtesse d’Adhémar, dame du palais de la reine Marie-Antoinette[15].

Le livre relate, entre autres, la démonstration de transmutation d'une pièce d'argent en or que fit Saint-Germain devant son premier mari, le marquis de Valbelle. Dans un autre chapitre, la comtesse d'Adhémar raconte la visite de Saint-Germain (il se fait alors appeler monsieur de Saint-Noël), qui veut prévenir le roi Louis XVI des malheurs à venir de la Révolution française : « Ce règne lui sera funeste [à Louis XVI]... Il se forme une conspiration gigantesque qui n'a pas encore de chef visible, mais il paraîtra avant peu. On ne tend à rien moins qu'à renverser ce qui existe, sauf à le reconstruire sur un nouveau plan. On en veut à la famille royale, au clergé, à la noblesse, à la magistrature. Cependant, il est temps encore de déjouer l'intrigue : plus tard ce serait impossible ». Elle l'introduit discrètement auprès de la reine Marie-Antoinette (sans doute en 1774) et est témoin de ses étonnantes révélations à la reine : « Le parti encyclopédiste veut le pouvoir, il ne l'obtiendra que par l'abaissement total du clergé, et pour parvenir à ce résultat, il bouleversera la monarchie ». Il prédit le rôle du duc de Chartres et sa fin funeste : « on lui proposera la couronne de France, et l'échafaud lui tiendra lieu de trône », ainsi qu'une guerre civile et « une république avide dont le sceptre sera la hache du bourreau ». L'entrevue avec le roi Louis XVI, dans le but de lui donner des révélations plus complètes, n'aura pas lieu, car le comte de Maurepas, son ministre, voudra faire arrêter Saint-Germain. Ce dernier, le pressentant, disparaîtra.

La comtesse d'Adhémar conclura ainsi de cette étonnante entrevue : « La reine y pensa encore quelquefois, mais insensiblement elle en perdit le souvenir[16]. »

MortModifier

En 1766, il se met sous la protection du roi de Prusse Frédéric II, mais le quitte l'année suivante. Pendant un certain temps, il est parvenu à prendre l’ascendant sur margrave d’Ansbach, qui l'emmenait partout avec lui[12]. Il arrive enfin à Gottrop, sur la Baltique, où il est hébergé par le landgrave de Hesse-Cassel. Il meurt le 27 février 1784 à Eckernförde, dans le Schleswig, âgé de 93 ans, selon son hôte, qui fut sans doute aussi son principal confident[12]:470-1.

La légendeModifier

Saint-Germain, personnage exceptionnel qui, amusé par les rumeurs, ne les a jamais démenties, reste dans l'Histoire car il symbolise le rêve de l'immortalité.

Il était habillé de vêtements couverts de bijoux[7], n'absorbait que des pilules, du pain et du gruau, mais ne se nourrissait ni ne buvait jamais en public[7]. Il parlait et écrivait le français, l’anglais, l’italien, le sanscrit, l’arabe, le chinois[3], le grec, le latin, l’allemand, le portugais et l’espagnol[7]. Il peignait et, virtuose au clavecin et au violon[7], il composait aussi de la musique. Il aurait été très versé en chimie et alchimie. Les gens de l'époque croyaient qu'il avait accompli le Grand Œuvre alchimique, qui apporte l'immortalité. On lui attribue d'ailleurs l'ouvrage d'alchimie La Très Sainte Trinosophie, mais cela n'est pas prouvé et souvent contesté[12]:475. Il avait une grande passion pour les pierres précieuses, dont il avait toujours de grandes quantités[7], souvent d'une grosseur extraordinaire, et affirmait détenir un secret permettant de faire disparaître les défauts des diamants.

Les croyances populaires lui prêtaient le souvenir de ses vies antérieures et une sagesse correspondante : il aurait disposé d'un élixir lui ayant donné une vie très longue, de deux à quatre mille ans, supposait-on, ce qui lui permettait de raconter les noces de Cana ou les intrigues de la cour de Babylone[17]. Dans une lettre du à Frédéric II, Voltaire disait de lui « C’est un homme qui ne meurt point, et qui sait tout » et Frédéric II l'appelait « l'homme qui ne peut pas mourir ». Lui-même semble avoir été là-dessus plus modéré puisqu'il aurait seulement dit qu'il avait trois cents ans[18] et son domestique, interrogé sur ce point, se serait borné à répondre : « Je ne puis vous le dire : il n’y a que cent ans que je suis à son service[19]. »

Le compositeur Rameau se souvenait d'avoir vu Saint-Germain en 1701. La comtesse de Cergy l'avait vu à Venise, où elle était ambassadrice, 50 ans plus tôt[20].

Ce sont en réalité les manières et l'originalité de Saint-Germain, et notamment sa façon de conter l'Histoire de France comme s'il en avait connu les protagonistes (François Ier et consorts), qui lui ont valu, dans les années 1750, certaines faveurs auprès de quelques représentants de la cour, à commencer par Madame de Pompadour. Plusieurs extraits des Mémoires[21] de Casanova corroboreront l'idée selon laquelle le comte « témoignait » effectivement avec beaucoup de réalisme des époques les plus reculées (une anecdote est donnée dans laquelle le comte laisse croire à sa présence au concile de Trente). Saint-Germain est aussi présenté par Casanova comme « savant, [parlant] parfaitement la plupart des langues ; grand musicien, grand chimiste, d'une figure agréable ». Son intérêt pour la recherche de moyens propres à augmenter la durée de la vie humaine eut aussi pour effet d'augmenter les rumeurs courant déjà sur sa longévité supposée hors du commun.

Il convient aussi d'insister sur le fait que des ennemis du comte ont engagé un comédien, Gauve (alias « milord Gor », ou « Gower », ou « Qoys »), pour se faire passer pour celui-ci dans les quartiers populaires de Paris, dans l'édification de la légende, cela le faisant passer pour fou[20]. Ce dernier, qui décrit avec force, détails et persuasion de soi-disant entrevues avec le Christ, assistance à l'entrée d'Alexandre le Grand à Babylone ou encore lors de parties de chasse avec Charlemagne ou François Ier, ce qui contribua grandement à la naissance et à l'amplification de la rumeur d'immortalité[20]. Jean-Pierre-Louis de Luchet, inventeur, dans ses Mémoires authentiques pour servir à l'histoire du comte Cagliostro (Berlin, 1785), d'une rencontre aussi baroque que fantasmagorique entre Saint-Germain et Cagliostro, mentionne également ce lord Gor, ou Gauve, qu'il assimile abusivement au comte.

Obligé de fuir la France, en 1760, sous la pression de sombres affaires[22], ce dernier voyagea en Prusse, Russie, Italie, Angleterre, et Autriche (où on le vit souvent à Vienne, « quartier général des Rose-Croix ») et s'arrêta finalement à la cour du landgrave de Schleswig-Holstein, alchimiste fervent.

Des hypothèses ont circulé sur ses actions d'espionnage, mais au profit de qui ? Il aurait été au moins agent triple, tandis que diverses allégations rapportent son attachement au principe monarchique ou même à l'hégémonie allemande rosicrucienne[23].

Selon la marquise de Créquy, il soutira cent mille écus en quatre ans à Madame d'Urfé, pour la cabale et la pierre philosophale[24].

Casanova a raconté son entrevue à La Haye avec le comte, vêtu d'un costume d'Arménien, le même que l'on prêtait au Juif errant[7], autre incarnation du mythe de la longévité perpétuelle, mythe apparu, incidemment, au XVIIe siècle. Mais Casanova soupçonna le comte de prestidigitation et d'imposture[25].

Il a fourni des éléments essentiels au Faust de Goethe[26]. Napoléon III, initié au carbonarisme, s'intéressant au comte de Saint-Germain, chargea la police de rassembler aux Tuileries tous les indices possibles le concernant. Ce dossier aurait brûlé, lors de l'incendie qui a ravagé ce palais parisien en 1871, ce qui fait qu'il ne reste presque plus aucune trace de l'identité réelle ou prétendue de Saint-Germain[27].

Plusieurs auteurs joueront assez vite un rôle dans la propagation d'une légende qui dépassera bien vite la réalité historique. Etteilla affirme notamment, lorsque les journaux annoncent la mort du comte, qu'il y a eu confusion sur l'identité réelle du décédé, que le vrai comte de Saint-Germain, son maître direct depuis vingt ans, vrai cabaliste et magicien hermétiste, auteur de L'Entrée au palais fermé du roi (1645)[28], est toujours en vie, habite en Amérique, et se porte à merveille. En 1939, un aviateur américain dont l'appareil s'était écrasé près d'un monastère tibétain, raconta qu'il avait rencontré parmi les moines un homme qui prétendait être le comte de Saint-Germain[29]. Quelques assertions de l'abbé Barruel entretiendront par la suite la légende sur l'immortalité de Saint-Germain, après maîtrise de la métempsycose[30]. Mademoiselle Lenormand[31] n'accrédite pas moins l'idée de sa survivance durant le premier Empire, et le baron de Gleichen, dans ses Souvenirs (Denkwürdigkeiten, 1847)[32], défendra l'idée d'un comte de Saint-Germain ayant vécu depuis l'Antiquité.

Dans les années 1970, un aventurier français nommé Richard Chanfray a connu la notoriété médiatique en affirmant être le comte de Saint-Germain, puis en devenant le compagnon de la chanteuse Dalida[33],[34]. Il s'est suicidé en 1983[35],[36].

Le comte de Saint-Germain a inspiré par la suite de nombreuses œuvres de fiction jusqu'à l'époque contemporaine[37].

Ouvrage putatifModifier

Notes et référencesModifier

  1. Johan Franco, « The Count of St. Germain », Musical Quarterly, 1950 n° xxxvi, 4, p. 540-550.
  2. Manly Palmer Hall (preface) The Music of the Comte de St. Germain, Los Angeles, CA: Philosophical Research Society, 1981.
  3. a et b « Le comte de Saint-Germain : l’histoire résumée d’un immortel », epochtimes.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 février 2018)
  4. Sur la biographie et la légende du comte de Saint-Germain, voir notamment Paul Chacornac, Le Comte de Saint-Germain, Paris, Villain et Belhomme-Éditions traditionnelles, 1973, ainsi que Auguste Viatte, Les sources occultes du romantisme, Paris, Honoré Champion, 1969 (I, pp. 201-203), et la notice correspondant du Dictionary of Gnosis and Western Esotericism, Leiden/Boston, Brill, 2005, par Jean Overton Fuller.
  5. Grande énigme de l'humanité, édition Larousse, p. 75.
  6. (en) The Humbugs of the World (1866), par P. T. Barnum, chapitre 42 : « The Marquis de Crequy declares that St. Germain was an Alsatian Jew, Simon Wolff by name, and born at Strasburg about the close of the seventeenth or the beginning of the eighteenth century. » Wikisource
  7. a b c d e f g h et i (en) Rosemary Guiley, The Encyclopedia of Magic and Alchemy, New York, Facts On File, , xii, 370 p. (ISBN 978-1-43813-000-2, OCLC 646838078, lire en ligne), p. 283.
  8. Selon Horace Walpole. Voir Guiley, op. cit.
  9. Marie Raymonde Delorme, Le Comte St. Germain, Paris, Bernard Grasset, , 285 p. (OCLC 757317996, lire en ligne), p. 42.
  10. Jean Louis Bernard, « L’Énigme du comte de Saint Germain », conférence donnée au centre Ergonia à Paris, 2 novembre 1952.
  11. Le comte de Saint-Germain : Mystère, ADCF, p. 45.
  12. a b c d e f et g (en) Raphael Patai, The Jewish Alchemists : a history and source book, Princeton University Press, , 634 p. (ISBN 978-1-40086-366-2, lire en ligne), p. 469.
  13. Pierre Ceria, Franc̜ois Éthuin, L’énigmatique comte de Saint-Germain, Albin Michel, , p. 128
  14. (en) Manly Palmer Hall, Comte de St. Germain, Philosophical Research Society, , 46 p. (lire en ligne), p. 31.
  15. Alexandre Maral, Les derniers jours de Versailles, Perrin, (ISBN 978-2-26207-557-6, lire en ligne), pt10.
  16. Ma reine infortunée... Souvenirs de la comtesse d'Adhémar, éd. Plon 2006, p. 103 et 159. Voir également l'édition originale de 1836 sur Google Livres, t. 2, p. 54-73.
  17. Jean Clogenson dans une note des Œuvres complètes de Voltaire avec des remarques et des notes historiques, scientifiques et littéraires sur Google Livres écrit de lui : « Le comte de Saint-Germain, aventurier qui, selon le roi de Prusse, n'était qu'un conte pour rire. Il se donnait pour immortel, disent les éditeurs de Kehl. Il avait assisté Jésus-Christ au Calvaire, et s'était trouvé au concile de Trente. Il vivait moitié aux dépens des dupes qui le croyaient un adepte, moitié aux dépens des ministres qui l'employaient comme espion. Il dit un jour à Louis XV que, pour estimer les hommes, il ne faut être ni confesseur, ni ministre, ni lieutenant de police. »
  18. Mémoires de Jacques Casanova de Seingalt sur Google Livres, t. 6, Bruxelles, J. P. Meline, 1833, p. 128.
  19. Chamfort, Caractères et Anecdotes, n° 1271.
  20. a b et c Hugo Coniez, Les Grandes Énigmes de l'Histoire pour les Nuls, First, coll. « Pour les nuls », , 432 p. (lire en ligne).
  21. Mémoires (texte présenté et annoté par Robert Abirached et Elio Zorzi), Paris, Gallimard-NRF (Bibliothèque de la Pléiade), 1958-1960 (tome 1, 1725-1756 ; tome 2, 1756-1763 ; tome 3, 1763-1774)
  22. Selon Casanova, il s’agissait d’une fausse disgrâce montée par Choiseul pour l’envoyer espionner les Anglais, mais Lord Halifax ne s’est pas laissé prendre à ce stratagème. Voir (en) Giovanni Giacomo Casanova (trad. Willard R. Trask), History of My Life, t. 7, Paris, JHU Press, , 704 p. (ISBN 978-0-80185-665-5, lire en ligne), p. 7.
  23. Pierre Ceria et Franc̜ois Éthuin, L’Énigmatique Comte de Saint-Germain, Paris, Albin Michel, , 270 p. (lire en ligne), p. 169.
  24. Marquise de Créquy, Souvenirs de la marquise de Créquy : 1710-1803, t. 1-2, Paris, Garnier frères, (lire en ligne), p. 197.
  25. (en) Marsha Keith Schuchard, Emanuel Swedenborg, Secret Agent on Earth and in Heaven : Jacobites, Jews and Freemasons in Early Modern Sweden, Leyde ; Boston, BRILL, , xviii, 804 p. (ISBN 978-9-00421-419-4, lire en ligne), p. 548.
  26. (en) M. Kitchen, Kaspar Hauser : Europe’s child, Springer, , 239 p. (ISBN 978-1-40391-958-8, lire en ligne), p. 36.
  27. (en) Eliza Marian Butler, The Myth of the Magus, Cambridge University Press, , 281 p. (ISBN 978-0-52143-777-6, lire en ligne), p. 185.
  28. Voir Manière de se récréer (p. 2) ; Cahier (p. 186) ; Fragments (p. 190) ; Les sept nuances (p. 17) ; Philosophie (p. 157).
  29. Guy Breton et Louis Pauwels, Histoires magiques de l’histoire de France, t. 1, Paris, Albin Michel, , 310 p. (ISBN 978-2-22630-027-0, lire en ligne), p. 170.
  30. Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1797-1798.
  31. Les souvenirs prophétiques d'une sibylle, Paris, 1814 (pp. 383-384).
  32. Réédités en 1868 à Paris chez Techener fils, sous le titre Souvenirs de Charles-Henri, baron de Gleichen.
  33. « Dalida : la douleur secrète », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le 6 juin 2018).
  34. « Dalida : qui furent les hommes de sa vie ? [Photos] », Telestar.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 8 septembre 2018).
  35. « Dalida, l'amour à mort », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le 8 septembre 2018).
  36. « Dalida : ils jouent les hommes de sa vie », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 22 septembre 2018).
  37. Voir Bibliographie.

BibliographieModifier

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  • Pascal Sevran, le comte de Saint-Germain aujourd'hui, Nouvel Office d'Édition, 1973.
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AnnexesModifier

Liens externesModifier