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Violante-Béatrice, Princesse de Bavière

Violante-Béatrice de Bavière (née le à Munich et morte le à Florence) était la plus jeune fille de l'électeur Ferdinand-Marie de Bavière et d'Henriette de Savoie.

Elle avait épousé par procuration, le Ferdinand de Médicis, prince de Florence, grand-duc héritier de Toscane et fut, de 1717 jusqu'à sa mort en 1731, gouvernante de Sienne.

BiographieModifier

Ayant perdu très tôt ses parents, Violante-Béatrice fut élevée à Munich sous la tutelle de son frère aîné l'électeur Maximilien II et fut éduquée dans une institution religieuse. Elle était fort intéressée et douée pour les arts, écrivait des pièces de théâtre, jouait du clavecin et de la flûte, parlait et écrivait parfaitement six langues.

Fille de l’Électeur de Bavière, sœur de l’Électeur de Cologne, Joseph-Clément de Bavière et de la dauphine de France Marie-Anne-Christine de Bavière, apparentée à la maison de Savoie et à la maison Impériale, elle fut un parti recherché sur la scène politique internationale.

Le grand-duc de Toscane, Cosme III de Médicis, voulait s'émanciper de la tutelle impériale et, pour ce faire, recherchait l'alliance de la France, alors première puissance mondiale. Après un mariage désastreux avec une princesse Française, Marguerite-Louise d'Orléans, ce prince désirait pour son fils aîné, le prince de Florence, une princesse issue d'une maison alliée au roi Louis XIV de France. Il se disait également qu'une princesse Allemande serait plus sérieuse qu'une princesse Française. Ainsi la jeune bavaroise semblait-elle toute désignée pour remplir la fonction de princesse de Florence.

L'arrivée en ToscaneModifier

 
Armes de la grand princesse de Toscane

La jeune fille arriva dans une Toscane en décadence, gouverné par un grand-duc bigot que sa femme, une princesse Française Marguerite-Louise d'Orléans avait délaissé pour s'en retourner dans son pays en 1675.

Après son mariage avec Ferdinand de Médicis, prince de Florence, qui à l'instar de sa mère se révélait mélomane et mécène, aimant les fêtes et les jeux voire la débauche où il contracta la maladie qui l'emporta, elle remplit les fonctions de première dame du Grand-Duché de Toscane mais une longue maladie - sans doute transmise par son mari - la rendit infertile si bien que le couple resta sans enfants.

Après la mort du prince de Florence en 1713, Violante-Béatrice perdit sa position prééminente, en tant que veuve sans enfants de feu le prince héritier. Un retour à la cour de son frère l'Électeur Maximilien II se révéla difficile à envisager compte tenu des combats de la Guerre de Succession d'Espagne. Finalement, son beau-père Cosme III, qui lui accordait une totale confiance, lui accorda la gouvernance de la ville de Sienne en 1717.

Gouvernante de la ville de SienneModifier

En tant que gouvernante de Sienne, elle était principalement chargée du développement et des rayonnements culturels et économiques de la cité. Elle prescrivit l'inscription des participants au Palio suivant leur quartier de résidence. Elle interdit la pratique de la castration des jeunes chanteurs qui furent remplacés par des cantatrices. Elle entretint également d'excellentes et fructueuses relations avec le Saint-Siège et fut honorée par le légat du Pape de la très rare distinction de la Rose d'or.

Une fin édifianteModifier

Cosme III s'était éteint en 1723, c'est son fils cadet Jean-Gaston de Médicis lui succéda. Celui-ci mal marié à une princesse également allemande se réfugiait dans la plus vile débauche. Lui non plus n'avait pas d'enfant et le problème de la succession toscane devenait aigu. Il reconnaissait néanmoins les mérites de sa belle-sœur et la confirma dans sa fonction de gouvernante.

La gouvernante connut des problèmes de santé à partir de 1730 et elle décéda le 29 mai 1731 âgée de 57 ans. On prétend que le grand-duc, voyant sa dynastie disparaître avec sa belle-sœur injuria la dépouille de la princesse.

Dans son testament, outre son héritier principal, son neveu Ferdinand-Marie-Innocent de Bavière (1699-1738), qui hérita d'abbayes, d'églises et d'orphelinats en Bavière et en Italie, elle nomma aussi tous les membres de sa cour qui reçurent leur salaire pour les 20 années suivantes.

AscendanceModifier