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Cité religieuse de Rocamadour

édifice religieux à Rocamadour (Lot)
Cité religieuse de Rocamadour
Rocamadour - sanctuaire 19.jpg
Entrée du sanctuaire
Présentation
Destination initiale
sanctuaire
Destination actuelle
sanctuaire
Diocèse
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Rocamadour
Coordonnées

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
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Géolocalisation sur la carte : région Occitanie

(Voir situation sur carte : région Occitanie)
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Géolocalisation sur la carte : Lot

(Voir situation sur carte : Lot)
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La Cité religieuse ou sanctuaire de Rocamadour est une cité mariale construite au flanc de la falaise du canyon de l'Alzou, sur la commune de Rocamadour dans le Lot, en France. Construite en plusieurs étapes à partir du XIe siècle, la plupart de ses édifices religieux datant du XIIe siècle, cette cité englobe l'escalier d'accès et un parvis autour duquel se trouvent une basilique, une crypte et sept chapelles dont l'une accueille une Vierge noire du XIIe siècle. Elle bénéficie de nombreuses protections : elle est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco et est constituée de plusieurs monuments historiques plusieurs fois classés et inscrits[1].

En 2013, le sanctuaire a célébré son millénaire au cours d'une grande année jubilaire.

Plan du sanctuaire

La Voie Sainte, l'escalier, le parvisModifier

La Voie Sainte et l'escalierModifier

 
L'escalier menant à la cité religieuse

Depuis le hameau de l'Hospitalet part le chemin, appelé « Voie sainte », qu'empruntent les pèlerins pour arriver au sanctuaire : il descend dans la vallée de l'Alzou jusqu'à la ville basse, où se trouve le pied de l'escalier de deux cent seize marches qui mène au sanctuaire. Au Moyen Âge, les pèlerins le gravissaient à genoux. La dernière volée de marches passe sous un porche formé par les bâtiments du sanctuaire, et que l'on appelle la « Porte sainte », pour déboucher sur le parvis.

Le parvisModifier

Dallé de pierre blanche, le parvis occupe le centre du sanctuaire, les chapelles étant disposées sur le pourtour de l'espace aménagé par le remblai des moines au XIIe siècle. Il est construit sur deux niveaux : le premier est celui où arrive l'escalier par la porte sainte, et d'où part le tunnel, dit « Porte Saint-Martial », qui permet de sortir en passant sous la basilique. Le second niveau est celui, un peu au-dessus, qui donne accès à la basilique, à la chapelle Notre-Dame et à la chapelle Saint-Michel. Il est constitué de deux plates-formes desservant l'une la basilique, l'autre les deux chapelles, reliées entre elles par un balcon et au niveau inférieur du parvis par un escalier.

Les chapellesModifier

La crypte Saint-AmadourModifier

 
Entrée de la crypte Saint-Amadour

En face de l'escalier des pèlerins, un autre escalier s'enfonce sous la basilique, qui mène à l'église inférieure, appelée crypte Saint-Amadour : c'est là que les reliques de saint Amadour furent installées après leur découverte en 1166.

C'est une nef unique, sans transept ni abside, divisée par un énorme arc doubleau en deux travées voûtées avec des arcs diagonaux, aux angles desquelles se trouvent des colonnes surmontées de chapiteaux épannelés. Datant de l'époque romane, elle n'a été que peu remaniée : le restaurateur de Rocamadour en 1858, l'abbé Chevalt, s'est contenté de gratter les badigeons pour plâtrer les murs, qui depuis ont été de nouveau grattés et laissent voir le mur nu[2].

 
Le nouveau clocher de la chapelle Notre-Dame

La chapelle Saint-Jean-BaptisteModifier

La chapelle Saint-BlaiseModifier

La chapelle Sainte-AnneModifier

La basilique Saint-SauveurModifier

La chapelle Notre-DameModifier

La chapelle Saint-MichelModifier

On accède à la chapelle Saint-Michel par un petit escalier qui part en face de la chapelle Notre-Dame. Sur le mur extérieur se trouve une fresque du XIIe siècle représentant l'Annonciation et la Visitation. Cette chapelle n'est pas orientée, mais elle est parallèle à la falaise qui en constitue un mur latéral et une partie du plafond. La petite abside en cul-de-four est ornée de fresques du XIIIe siècle représentant le Christ dans une mandorle, entouré de divers saints et anges[3].

La chapelle Saint-LouisModifier

Cette chapelle située sous la chapelle Saint-Michel est dédiée à Notre-Dame d'Ovalie.

Notes et référencesModifier

  1. « Cité religieuse », notice no PA46000020, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Jean Rocacher, Rocamadour et son pèlerinage, vol. 1, Association "Les Amis de Rocamadour" et Edouard Privat, , 439 p. (ISBN 2-7089-2-387-0), p. 107-110
  3. Jacques Juillet, Rocamadour : Symboles et histoire, Le Mercure Dauphinois, , 128 p. (ISBN 2-913826-64-4)

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Ernest Rupin, Pièces relatives aux différends soulevés entre les abbés de Tulle et de Marcillac pour la possession de l'église de Roc-Amadour, dans Bulletin de la Société scientifique, historique et archéologique de la Corrèze, 1878, tome 1, p. 469-487 (lire en ligne)
  • J. B. Champeval, Cartulaire des abbayes de Tulle et de Rocamadour, Imprimerie Roche, Brive, 1903 (Lire en ligne)
  • Ernest Rupin, Roc-Amadour: étude historique et archéologique, Librairie G. Baranger fils, Paris, 1904 ; p. 416 (Lire en ligne)
  • Edmond Albe, Roc-Amadour, documents pour servir à l'histoire du pélerinage, Brive, 1926
  • Marguerite Vidal, Jean Maury, Jean Porcher, Quercy roman, p. 165-171, 191-194, Éditions Zodiaque (collection la nuit des temps no 10), 3e édition, La Pierre-qui-Vire, 1979
  • Jean Rocacher, Rocamadour et son pèlerinage. Étude historique et archéologique, Association Les Amis de Rocamadour, Privat, Toulouse-Gramat, 1979, 2 volumes ; p. 446 et 250 planches
  • Jean Rocacher, Découvrir Rocamadour, Éditions du magasin du Pèlerinage, Gramat, 1980
  • Jean Rocacher, La cité religieuse de Rocamadour, p. 437-456, dans Congrès archéologique de France. 147e session. Quercy. 1989, Société française d'archéologie, Paris, 1993 ; p. 544

Articles connexesModifier

Liens externesModifier