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Centre d'instruction de la chasse

Les centres d'instruction et de formation des pilotes de chasse militaires sont des écoles de pilotes de chasse de l'Armée de l'air française.

HistoriqueModifier

 
Avions-écoles Socata TB-30 de l'armée de l'air en 2004.

Les pilotes de chasse sont des aviateurs spécialisés dans la recherche et dans la destruction d'avions ennemis, en cas de conflit. À cet effet, ils opèrent au moyen d'avion de chasse.

Cette fonction apparaît en 1916, lors de la bataille de Verdun (1916). Les forces françaises sont alors contraintes de protéger leurs avions, jusqu'alors principalement dédiés à la fonction d'observation, fortement attaqués par les chasseurs allemands. L'aviation de chasse naît ainsi. La création d'unités de chasse entraîne rapidement la nécessité d'une formation ad hoc des pilotes qui leur sont affectés. Ces pilotes agissent aux côtés des navigateurs, des pilotes de transport militaire ou encore, des pilotes d'hélicoptères. À l'issue de la formation de base comme aviateur ou pilote, leur rôle spécifique nécessite une formation adaptée : celle précisément dispensée dans une École ou un Centre d'Instruction de chasse.

De 1908, date du premier brevet civil d'aviateur (brevet de pilote civil), jusqu'à nos jours, il a fallu former spécialement les pilotes de chasse de l'armée de l'air à leurs fonctions.

Rapidement, dès le premier conflit mondial, des spécialités de pilotage militaires apparaissent. La chasse naît avec les premiers temps du conflit. Il faut donc former des pilotes de chasse.

Les premiers pilotes militaires sont issus soit du Génie, l'arme à laquelle est confiée le matériel volant (ballons, aérostats et aéronefs), soit de la cavalerie. En effet, les aptitudes développées par la pratique sportive et militaire de l'équitation sont perçues comme similaires à celles requises pour le pilotage d'avions. Ils passent le brevet de pilote civil, organisé par l'Aéroclub de France, puis le brevet de pilote militaire, qui comporte traditionnellement trois épreuves.

L'instruction s'adapte et des cursus militaires apparaissent : pilotage élémentaire (brevet de base), formation militaire, formation de pilote de chasse, perfectionnement. Ces différentes étapes s'opèrent sur des avions différents, et sont confiées à des bases aériennes différentes.

Les officiers pilotes de l'École de l'air, basée à Versailles sont alors formés dans deux écoles de pilotage (EP), à Saint-Cyr-l'École (EP 101) et à Orly (EP 102).

Les autres pilotes sont instruits successivement à trois niveaux :

  • écoles élémentaires de pilotage (EEP)
  • écoles auxiliaires de pilotage (EAP)
  • écoles principales de pilotage (EEP), situées à Avord (EEP 2) et à Étampes (EEP 1) [1]

Puis, leur formation s'achevait en centre d'instruction :

  • centre d'instruction de la chasse
  • centre d'instruction de bombardement
  • centre d'instruction de renseignement.

À la fin des années trente sont donc créés deux centres de formation à la chasse militaire : celui de Montpellier et celui de la base aérienne 122 Chartres-Champhol, le Centre d'Instruction de la Chasse (CIC). Les difficultés de la formation des pilotes de chasse sont alors accablantes.

L'Armée de l'air décidera alors de déplacer les écoles de formation au pilotage, et à la chasse, vers les terrains d'Afrique, notamment, des territoires français d'Algérie française, du Maroc et de la Tunisie. Puis la migration s'opérera sous la forme de partenariat avec les États-Unis, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, avant la réinstallation des écoles en France [2]

 
Un Alphajet 705-RZ à l'atterrissage sur la base aérienne 705 Tours.

En 1943 se crée à Meknès une école de pilotes de chasse. Elle rejoint en 1961 la base aérienne 705 Tours pour former l'actuelle École d'Aviation de Chasse. Elle devrait être transférée à la base aérienne 709 Cognac-Châteaubernard en 2020[3].

Les élèves pilotes de chasse de l'aéronavale débutent à Lanvéoc-Poulmic.

Deux filières coexistent :

  • un recrutement au niveau du bac ;
  • un recrutement à bac + 3 scientifique (CPGE).

En décembre 2016, dix-sept avions d'entraînement avancé Pilatus PC-21 ont été commandés pour remplacer les Alpha Jet de Tours[4]. Les premières livraisons ont lieu entre le 30 aout 2018 et janvier/février 2018 et comptera également cinq simulateurs[5].

Ils sont stationnés sur la base aérienne 709 de Cognac et devraient servir à la formation sur une année, d'environ trente élèves pilotes de l'Armée de l'Air, dix navigateurs officiers système d'armes, dix élèves pilotes de la Marine Nationale, et dix élèves moniteurs simulateur[6]. L’École d’Aviation de Chasse de la BA 705 de Tours sera fermée après son transfert à Cognac en 2020.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier