Ouvrir le menu principal

Armée de l'air (France)

une des quatre composantes des Forces armées françaises
(Redirigé depuis Armée de l'air française)

Armée de l'air
Image illustrative de l’article Armée de l'air (France)
Logo de l'Armée de l'air depuis le .

Création
Pays Drapeau de la France France
Allégeance République française
Type Armée de l'air
Effectif 45 961 (en 2018)
Fait partie de Armée française
Ancienne dénomination Aéronautique militaire
Couleurs Roundel of France.svg Roundel of France – Type 2.svg
Devise « Faire face » (également celle de l'École de l'air).
Marche Chant des aspirants
Chant de l'EFSOAA[1]
Équipement 830 aéronefs, dont 300 avions de combat
Guerres Première Guerre mondiale
Guerre du Rif
Seconde Guerre mondiale
campagne de Madagascar
Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie
Conflit tchado-libyen
Guerre du Golfe
Guerre du Kosovo
Guerre d'Afghanistan (2001-2014)
Opération Harmattan
Guerre contre l'État islamique
Opération Barkhane
Commandant Général d’armée aérienne Philippe Lavigne, depuis le

L'Armée de l'air est l’une des quatre composantes des Forces armées de la République française ; les autres composantes militaires étant l’Armée de terre, la Marine nationale et la Gendarmerie nationale. Au , 40 531 militaires et 5 312 civils servent dans ses rangs[2]. Elle totalise 170 000 heures de vol par an. Son budget annuel est de 5,5 milliards d’euros en 2012, soit 20 % du budget du ministère de la Défense.

En juillet 2019, le président Emmanuel Macron annonce vouloir la renommer « Armée de l'air et de l'espace » et créer en son sein un Grand Commandement de l'espace[3].

HistoriqueModifier

 
Un North American T-28 Trojan aux couleurs de l'Armée de l'air française. Ces appareils furent engagés dans la lutte antiguérilla durant la guerre d'Algérie. Le "Fennec" était une version du T-28 modifiée par l'Aérospatiale (moteur plus puissant, blindage de protection, points d'emport sous voilure).
 
Mirage IIIC de l'escadron de chasse 2/10 Seine en 1980, avec 2 réservoirs de 500 L dits "supersoniques" et armé d'un Matra R530 C EM d'entrainement (autodirecteur Electro Magnétique semi-actif; il existait aussi en version à autodirecteur Infra Rouge passif).
 
Un Mirage F-1 de l'escadron de chasse 2/30 Normandie-Niemen et un de l'escadron de chasse 3/30 Lorraine en 1986 armés de missiles d'entrainement Matra : R 550 "MAGIC" 1 en extrémité de voilure à droite (avec normalement un R 550 maquette à gauche), et un R 530 F EM en interne voilure droite (possibilité avec aussi à gauche). Depuis la fin des années 1950, la production Dassault Aviation forme l’ossature de la force de combat de l’armée de l’air française.

L'aviation militaire française naquit en 1909, inscrivant, de ce fait, la France comme le premier pays à s'équiper d'avions de combat. Après le vote d'une loi à l'Assemblée nationale française le [4], l'Aéronautique militaire faisait officiellement partie de l'Armée française, aux côtés des quatre autres armes traditionnelles de l'Armée de terre de cette époque : l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie et le génie.

Lors de l'entrée dans la Première Guerre mondiale, la France disposait d'un total de 148 avions (dont 8 de l'aéronautique navale) et de 15 dirigeables. A l'armistice en , 3 608 avions étaient en service[5]. 5 500 pilotes et observateurs furent tués sur les 17 300 engagés dans le conflit, soit 31 % de pertes[6].

La loi du érigea l'aéronautique militaire en « arme spéciale »[7], mais elle restait sous la coupe de l'Armée de terre. Elle ne devint une armée à part entière et totalement indépendante que le [8],[9]. Ses unités sont pour la plupart héritières des traditions (insignes…) des escadrilles de la Première Guerre mondiale où s'illustrèrent nombre d'aviateurs devenus célèbres.

Elle fut également le berceau du parachutisme militaire français, avec la mise sur pied de « l'infanterie de l'air » dans les années 1930, dont les commandos parachutistes de l'air descendent directement.

La bataille de France de 1940 et l'engagement des aviateurs français libres (FAFL) de 1940 à 1943, puis de ceux de l'armée de la libération, sont également des épisodes marquants de l'histoire de l'Armée de l'air. Les sacrifices du commandant René Mouchotte ou, plus anonymement, du lieutenant Marcel Beau illustrent le dévouement de cette armée.

Depuis 1945, l'Armée de l'air a notamment été engagée en Indochine (1945-1954), à Suez (1956), en Algérie (1952-1962), en Mauritanie et au Tchad, dans le golfe Persique (1990-1991), en ex-Yougoslavie, en Afghanistan, au Mali et en Irak.

Depuis 1964, l’Armée de l'air a eu sa part de responsabilité dans la mise en œuvre de l'arme nucléaire française : vecteurs pilotés Dassault Mirage IV, Dassault Mirage IIIE , SEPECAT Jaguar ou missiles sol-sol balistique stratégiques (SSBS) de la base aérienne 200 Apt-Saint-Christol sur le plateau d'Albion.

Depuis sa création, en 1953, la patrouille de France reste l'unité de l'Armée de l'air la plus connue du grand public français, par ses démonstrations de voltige aérienne. Depuis , elle est complétée par l’équipe de voltige de l’Armée de l’air (EVAA) sur la base aérienne de Salon-de-Provence pour constituer les équipes de présentations de l’Armée de l’air (EPAA) qui depuis a remporté un très grand nombre de victoires dans les compétitions nationale ou mondiales. Lors des derniers championnats du monde en les pilotes de l'EVAA ont remporté les titres champions du monde par équipe et champion du monde individuel[10].

 
Chasseur Rafale de l'Armée de l'air.

MissionsModifier

L'Armée de l'air reçoit principalement cinq attributions de défense[11] :

  1. connaissance et anticipation ;
  2. prévention ;
  3. dissuasion ;
  4. intervention ;
  5. protection.

OrganisationModifier

Organisation généraleModifier

 
Base aérienne 117 Paris, site de l'état-major de l'Armée de l'air jusqu'en 2015.

L’Armée de l'air est organisée conformément au chapitre 4 du titre II du livre II de la troisième partie du code de la Défense, qui remplace le décret no 91-672 du .

Sous l’autorité du chef d'état-major de l'Armée de l'air (CEMAA) implanté à Paris, du chef d'état-major des Armées et du ministre de la défense qui la contrôle par l’intermédiaire d'un Inspecteur Général des Armées (IGAAir) général d'armée aérienne, donc du même grade que les chefs d'états-major, elle est organisée selon le schéma suivant [12] :

  • l’état-major de l’Armée de l’air, le CEMAA assisté d'un Médecin général, Inspecteur du service de santé pour l'armée de l'air (ISSAA), de deux généraux de corps d'Armée aérienne, l'un Inspecteur de l'armée de l'air (IAA) , l'autre Major Général de l'Armée de l'air (MGAA) qui commande les directions, centres et forces de l'Armée de l'air.
  • les forces sous l'autorité du MGAA sont organisées autour de trois commandements par nature de forces, le Commandement des forces aériennes stratégiques (CFAS), le Commandement des forces aériennes (CFA) et le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA). S'y ajoute, à compter du , un quatrième grand commandement, le Commandement de l'Espace (CDE). Le CFAS, le CDAOA et le CDE sont subordonnés organiquement à l'EMAA, mais pour leur emploi sont subordonnés à l'État-major des Armées (EMA)[13].

État-major de l’Armée de l’air (EMAA)Modifier

L’état-major de l'Armée de l'air est actuellement implanté, comme l'État-Major des armées ainsi que les états-majors de l'Armée de terre, de la Marine sur le site de Balard, plus communément appelé le « Pentagone à la française » ou « Balardgone », dans le 15e arrondissement de Paris. Il est composé d'environ 150 aviateurs, principalement officiers.

Les travaux de l'EMAA sont dirigés par le Major général de l'Armée de l'air (MGAA) chargé de faire appliquer la politique générale de l'Armée de l'air.

Il dispose :

  • de la direction des ressources humaines de l'Armée de l'air (DRHAA),
  • de la direction centrale du Service Industriel de l'Aéronautique (SIAé),
  • du Centre d'expertise aérienne militaire (CEAM),
  • du Centre d'études réserves et partenariats de l'Armée de l'air (CERPA)
  • d'un Sous-chef d'état-major préparation de l'avenir (SCPA) chargé de conduire les études de préparation de l'avenir, du plan d'équipement, de la conception et de la conduite des programmes d'armement;
  • d'un Sous-chef d'état-major activité (SCAc) chargé de la politique de préparation opérationnelle d'emploi et de soutien, des directives d’entraînement et d'instruction du personnel;
  • d'un Sous-chef d'état-major synthèse (SCS) pour la supervision des projets transverses Air, le management de l'information, le pilotage de la performance et la maîtrise des activités de l'Armée de l'air;
  • d'un Sous-chef d'état-major délégué aux relations extérieures (DRE) pour la coopération bilatérale avec les armées de l'air étrangères et le soutien aux exportations;
  • d'un Sous-chef d'état-major Officier général nucléaires et activité (OGNS) responsable de la politique de l'Armée de l'air dans la maîtrise et la prévention des risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (NRBC).
  • d'un médecin adjoint santé près du MGAA,
  • de deux commandements opérationnels (CDAOA et CFAS) et d'un commandement organique ( CFA)

CommandementsModifier

L’Armée de l'air répartit ses forces et moyens entre trois commandements : deux grands commandements opérationnels (CDAOA et CFAS) et un commandement organique (CFA)[a] :

Les deux dernières brigades faisaient partie jusqu'en 2013 du CSFA, ou commandement du soutien des forces aériennes, qui mettait à disposition et entretenait les systèmes d'armes, équipements, les systèmes d'information et de communication (SIC) ainsi que les infrastructures ; le CSFA fournissait également des prestations liées au soutien de l'homme, à la logistique (ravitaillement et transport), là où les forces de l'Armée de l'air opèrent ou s'entraînent ; ces deux brigades sont maintenant subordonnées au CFA.

Depuis le , l'Armée de l'air est organisée à l'échelon national et n'a plus de commandements territoriaux. Auparavant, ces commandements territoriaux s'articulaient autour de régions aériennes (RA), au nombre de cinq à l'origine. Le nombre avait ensuite été ramené à quatre par décret du avec la suppression de la 5e RA (AFN). Le décret du ramène le nombre de RA à trois : « RA Atlantique », « RA Méditerranée » et « RA Nord-Est ». Le est mise en place une organisation comprenant une « RA Nord » (RAN) et une « RA Sud » (RAS). La division territoriale est finalement abolie par le décret no 2007-601 du [14],[15].

En juillet 2019, le président Emmanuel Macron annonce la création en septembre d'un grand commandement de l'espace au sein de l'Armée de l'air. Le nouveau commandement, implanté à Toulouse, doit rassembler 200 personnes à son lancement[3].

Direction des ressources humaines de l'Armée de l'air (DRHAA)Modifier

La DRH-AA recrute, forme, gère, administre et convertit le personnel de l'Armée de l'air. Depuis le , la DRH-AA regroupe en son sein les attributions de l'ancienne direction du personnel militaire de l'Armée de l'air (DPMAA) et certaines attributions de l'ancien commandement des écoles de l'Armée de l'air (CEAA). Elle est également responsable du recrutement au sein de l'Armée de l'air via son Bureau Recrutement.

ServicesModifier

Les services interarmées de l'Armée de l'air sont[16] :

Commandement interarmées de l'espaceModifier

L'Armée de l'air assure le commandement opérationnel du Commandement interarmées de l'espace.

Bases aériennesModifier

L'Armée de l'air dispose, au  :

  • en métropole, de 21 bases aériennes dotées d'une piste aéronautique, de 4 détachements air et de 8 éléments air rattachés;
  • hors métropole, de 4 bases aériennes, de 3 détachements air, d'un élément air et de 3 bases aériennes projetées;

Les bases aériennes abritent :

  • des unités aériennes : escadrons de chasse, d'assaut nucléaire, de transport, de ravitaillement en vol, de détection aéroportée, d'instruction en vol ou de drones ;
  • des unités au sol chargées de la détection de la menace aérienne et du contrôle aérien militaire ;
  • des postes de commandement, des entrepôts de matériels ou des écoles.

Outre-mer et à l'étranger, les bases, qui peuvent être projetées, soutiennent des unités aériennes et des moyens au sol en fonction des besoins des l'opérations extérieures (OpEx) : avions de transport à Douchanbé (Tadjikistan, opération Héraclès), avions de chasse à N'Djamena (Tchad, opération Épervier), au Moyen-Orient (opération Chammal) ou à Niamey (détachement chasse et drones MQ-9 Reaper dans le cadre de l'opération Barkhane)

Unités navigantes de l'Armée de l'airModifier

Il existe trois échelons :

L'unité opérationnelle de base est l'escadron, généralement commandé par un lieutenant-colonel. L'échelon supérieur, l'escadre, qui avait été supprimé au début des années 1990, a été rétabli à partir de 2014. L'escadrille est une subdivision de l'escadron.

L'escadreModifier

Commandée par un lieutenant-colonel ou un colonel, l'escadre est une formation qui rassemble des unités et du personnel dédiés à une même mission. L'appellation « escadre » a remplacé celle de régiment en 1932 et a désigné, jusqu'en 1994, une unité regroupant sous commandement unique :

  • des unités (escadrons ou groupes) généralement équipées du même type d'avion ou du moins assurant le même type de mission (chasse, transport, etc.) ;
  • des unités de maintenance et d'appui.

Cet échelon, qui avait été supprimé à partir de 1993 dans le cadre du plan « Armées 2000 », a été rétabli en 2014 avec une définition élargie, certaines escadres ne mettant pas en œuvre d'aéronefs[17].

Dans un premier temps, ont été créées quatre escadres[17] :

Dans un deuxième temps, l'Armée de l'air a annoncé en la création de sept escadres supplémentaires[17] :

L'Armée de l'air annonce également en que la numérotation des unités, l’immatriculation des aéronefs affectés et le transfert du patrimoine historique (drapeau, traditions et nom de baptême) seraient mis en conformité avec leurs escadres d’appartenance au cours de l’année 2016[17].

Enfin, les deux escadres suivantes ont été créées en 2017 et 2019:

L'escadron ou le groupeModifier

Commandé par un lieutenant-colonel, l’escadron est l'unité opérationnelle de base. Ce terme a remplacé celui de groupe à partir de 1949 dans un but de standardisation avec les alliés de l'OTAN qui mettaient en œuvre des squadrons. Cependant, le terme de groupe n'a pas entièrement disparu : il a été notamment conservé par le groupe aérien mixte 56 Vaucluse, spécialisé dans les opérations spéciales ou le groupe de ravitaillement en vol 02.091 Bretagne qui porte cette dernière appellation depuis 2004[b].

À noter que l'appellation d'escadron est également utilisée par des formations terrestres qui assurent les fonctions de soutien technique, de défense sol-air, de protection et de sécurité.

Un escadron de chasse compte une vingtaine de machines, réparties en général en trois escadrilles.

Un escadron de transport peut compter jusqu’à une douzaine de machines en effectif théorique (C-160 Transall) mais l’effectif est souvent beaucoup plus faible en fonction du type de machine, des disponibilités et des missions (trois Airbus A310-300 et deux Airbus A340-200 pour l'escadron de transport 3/60 Esterel).

À noter que les escadrons avaient conservé dans leur désignation la numérotation des anciennes escadres lors de leur suppression dans les années 1990. Exemple : l'escadron de transport 1/64 Béarn (ou plus exactement l'escadron de transport 01.064 Béarn), qui appartenait à la 64e escadre de transport lors de la dissolution de cette dernière (recréée en ).

L'escadrilleModifier

Article détaillé : Escadrille.

Un escadron regroupe en général deux ou trois escadrilles.

L'escadrille assure une double fonction administrative et opérationnelle, même si l’essentiel de la gestion des opérations se fait au niveau de l’escadron. Un pilote est affecté à une escadrille mais les appareils, eux, sont en général affectés à l’escadron[c]. Depuis la mise en place des ESTA (escadrons de soutien technique aéronautique) les appareils et les mécaniciens sont affectés directement à la base puis mis à disposition des escadrons basés sur place.

Les escadrilles reprennent les traditions d’unités prestigieuses dont la plupart — les SPA et autres SAL[d] — remontent à la Première Guerre mondiale.

Unités non navigantes de l'Armée de l'airModifier

L'Armée de l'air mobilise des aéronefs, ainsi que leurs pilotes, mais également des équipes spécialisées, non navigantes, qui contribuent directement à l'emploi de ces appareils.

Les fusiliers commandos de l'air de la BAFSIModifier

Article détaillé : Commandos parachutistes de l'air.

Les fusiliers commandos de l'air de la brigade aérienne des forces de sécurité et d'intervention (BAFSI) sont affectés[18],[19] :

  • soit en « escadron de protection » (EP, en abrégé) ;
  • soit dans l'une des trois unités dites « commando parachutiste de l’air » (CPA, en abrégé), en l'occurrence, le CPA 10, le CPA 20 ou le CPA 30 (en cours de fermeture/modification).

Les EP participent à la protection des bases aériennes à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national, mais aussi aux opérations extérieures.

Les CPA pratiquent aujourd'hui des missions communes, mais également des tâches spécialisées ; cela concerne l'intervention et le renfort de protection au profit des points sensibles « air » à l'intérieur et à l'extérieur du territoire national. Ces troupes de grande valeur contribuent aux opérations de l'Armée de l'air et aux opérations spéciales.

Les mécaniciens de l'Armée de l'airModifier

Le service du commissariat des arméesModifier

« Intendance de l'air » entre 1934 et 1947[20], « commissariat de l'air » entre 1947 et 2007, puis brièvement « service de l'administration générale et des finances » (SAGF) de 2008 à 2009 et enfin « service du commissariat des armées » (SCA)[e] depuis 2010, ont successivement été des services d'administration au service de l'Armée de l'air. Les commissaires ainsi que les civils de ce service interviennent dans diverses secteurs : soutien des opérations, droits individuels, juridique, contrôle interne comptable, achats et exécution financière, soutien et protection du combattant[21].

Autres personnels administratifsModifier

Identité visuelle, symboles et emblèmesModifier

Pour son logo, l'Armée de l'air puise tout particulièrement dans l'image de l'épervier, rapace des campagnes françaises. Appelé « charognard », il forme l'un des symboles de l'Armée de l'air présent sur le calot et les épaulettes des aviateurs.

Avant 1998 : drapeau et ailesModifier

Avant 1998, l'Armée de l'air se représentait simplement par un drapeau français, marqué d'une paire d'ailes dorées.

Entre 1998 et 2010 : roue et drapeauModifier

Entre 1998 et 2010, un logo symbolisant les différentes composantes de l'Armée de l'air, comportant la roue des mécaniciens, une forme d'aile et une cocarde, était en usage. Il avait des lignes assez franches.

Depuis 2010 : épervierModifier

L'épervier aux lignes aériennes symbolise fortement l'Armée de l'air, la surveillance et la chasse.

Équipements navigants principauxModifier

Les aéronefs de l'Armée de l'air sont pour la plupart de la génération des années 1980[22].

La disponibilité des avions est de 95 % en opérations extérieures et de 60 % sur le territoire national.

Avions de combatModifier

La flotte d'avions de combat de l’Armée de l'air est en forte baisse depuis les années 2000. Alors qu'elle alignait 575 avions de combat en 1982, en 2012 elle met en œuvre 226 avions dans des unités de combat et 13 dans la flotte d'expérimentations — ceux-ci pouvant être utilisés pour des missions de combat. Le volume de la flotte se stabilise à 200 avions de combat rénovés ou de nouvelle génération en 2018, puis il est prévu à 185 dans les années 2020, d'après la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025[23].

Au [2], elle alignait le parc suivant :

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
Dassault Rafale C & B   France Avion de combat multirôle 102   basés à Saint Dizier-Robinson : EC 1/4 Gascogne (dissuasion), EC 2/4 Lafayette (dissuasion), ETR 3/4 Aquitaine (transformation) ; Mont-de-Marsan : ECE 1/30 Côte-d'Argent (expérimentation), EC 2/30 Normandie-Niémen, EC 3/30 Lorraine ; Al Dhafra : EC 1/7 Provence
Dassault Mirage 2000 D   France Chasseur-bombardier (assaut conventionnel) 70   basés à Nancy-Ochey : EC 1/3 Navarre, EC 2/3 Champagne, EC 3/3 Ardennes, ETD 4/3 Argonne (transformation) ; Mont-de-Marsan : ECE 1/30 Côte-d'Argent (expérimentation) ; 55 Mirage 2000 D seront rénovés[24],[25] et resteront en service au moins jusqu'en 2030
Dassault Mirage 2000-5F & C   France Avion de chasse (défense aérienne) 40   basés à Luxeuil-Saint Sauveur : EC 1/2 Cigognes ; Orange-Caritat : EC 2/5 Ile de France ; Djibouti : EC 3/11 Corse ; les Mirage 2000 C devraient être retirés du service en 2021 et les Mirage 2000-5F en 2025
Dassault Mirage 2000 B   France Avion de chasse (transformation) 7   basés à Orange-Caritat : EC 2/5 Ile de France ; avions non armés qui seront conservés jusqu'au retrait des Mirage 2000 D pour assurer la transformation sur Mirage 2000


Avions de transport et ravitaillementModifier

Au , l'Armée de l'air disposait de[2] :

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
Airbus A330 MRTT Phénix   Union européenne Avion de ligne militaire de ravitaillement et de transport stratégique 2 Basés à Istres-Le Tubé : ERVTS 1/31 Bretagne ; premier exemplaire immatriculé F-UJCG/MRTT 041/MSN 1735 livré le 27 septembre 2018 ; 14 autres à venir pour 2030.
Boeing KC-135 Stratotanker   États-Unis Avion de ligne militaire de ravitaillement et transport stratégique 14   basés à Istres-Le Tubé : ERV 4/31 Sologne ; 11 C-135FR et 3 KC-135RG (modernisation en 2013-14) ; ils seront remplacés par 15 Airbus A330 MRTT « Phénix » à partir de 2018.
Airbus A340-200   Union européenne Avion de ligne de transport stratégique 2   basés à Creil : ET 3/60 Esterel ; stationnés à Roissy-Charles-de-Gaulle ; appareils d'occasions MSN81 & MSN75[25] (Ex-Austrian Airlines, acquisition en 2006 et 2007 via leasing pour 170M€[24])
Airbus A310-304   Union européenne Avion de ligne de transport stratégique 2   basés à Creil : ET 3/60 Esterel ; stationnés à Roissy-Charles-de-Gaulle ; appareils d'occasions MSN421 & MSN422[25] (Ex-Royal Jordanian Airlines, acquisition en 1993) et MSN418[25] (Ex-Wardair Canada, acquisition en 2001). MSN421 a été retiré le 5 août 2019[26].
Airbus A400M Atlas   Union européenne Avion de transport militaire tactique à allonge stratégique 15   basés à Orléans-Bricy[27] : ET 1/61 Touraine[28] ; le premier A400M Atlas a été livré à l'Armée de l'air le et l'objectif est d'atteindre 15 avions livrés en 2019[29] .
Lockheed C-130 Hercules   États-Unis Avion de transport militaire tactique 17   basés à Orléans-Bricy : ET 2/61 Franche-Comté, ET 3/61 Poitou (opérations spéciales) ; Évreux-Fauville: GAM 56 Vaucluse (DGSE) ; 7 C-130H, 7 C-130H-30, 2 C-130J-30, 1 KC-130J (réceptionné le 19 septembre 2019) ; 1 KC-130J en commande.
Transport Allianz C-160 Transall   France/  Allemagne Avion de transport militaire tactique 12   basés à Évreux-Fauville ET 2/64 Anjou, GAM 56 Vaucluse (DGSE) ; Orléans-Bricy : ET 3/61 Poitou (opérations spéciales)
Airbus CN-235 (ex CASA CN-235)   Union européenne Avion de transport militaire tactique léger 27   basés à Évreux-Fauville : ET 1/62 Vercors, ET 3/62 Ventoux ; La Réunion : ET 50 Réunion ; Nouméa : ET 52 La Tontouta ; Cayenne : ET 68 Antilles-Guyane ; Tahiti : ET 82 Maine ; Djibouti : ET 88 Larzac
DHC-6 Twin Otter   Canada Avion à décollage et atterrissage court 5   basés[29] à Évreux-Fauville : GAM 56 Vaucluse (DGSE) ; Orléans-Bricy : ET 3/61 Poitou (opérations spéciales)

Avions de renseignement, surveillance, contrôleModifier

Au , l'Armée de l'air disposait de[2] :

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
Boeing E-3F Sentry   États-Unis Avion de détection, de commandement et de contrôle 4   basés à Avord : EDCA 36 Berry ; progressivement amenés au standard Block 40/45 de l'US Air Force[30]
Transport Allianz C-160 Transall Gabriel   France/  Allemagne Avion de guerre électronique 2   basés à Evreux-Fauville : EEA 0/54 Dunkerque

Avions de liaisonModifier

Au , l'Armée de l'air disposait de[2] :

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
Airbus A330-200   Union européenne Avion de ligne à usage gouvernemental 1 basé à Villacoublay : ET 60 et stationné à Évreux-Fauville ; avion du président de la République ; appareil d'occasion MSN240 (Ex-Air Caraïbe, acquisition en 2010)[25]
Dassault Falcon 7X   France Avion d'affaires à usage gouvernemental 2   basés à Villacoublay : ET 60
Dassault Falcon 2000   France Avion d'affaires à usage gouvernemental 2   basés à Villacoublay : ET 60
Dassault Falcon 900   France Avion d'affaires à usage gouvernemental 2   basés à Villacoublay : ET 60
Socata TBM-700   France Avion d'affaires de liaison 15   basés à Villacoublay : ET 41 Verdun ; Bordeaux-Mérignac: ET 43 Médoc ; Mont-de-Marsan : ECE 1/30 Côte-d'Argent (expérimentation)

Avions de formation et d'entraînementModifier

Au , l'Armée de l'air disposait de[2]:

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
Dassault-Dornier Alpha Jet E   France/  Allemagne Avion d'entraînement (formation, transition opérationnelle, entrainement chasse) 77   basés à Tours (EAC) : EIV 3/13 Auvergne, EIV 4/7 Limousin, Staneval 4/11 Jura ; Cazaux (ETO): ETO 1/8 Saintonge, ETO 2/8 Nice, EE 3/8 Côte d'Or ; Mont-de-Marsan : ECE 1/30 Côte-d'Argent (expérimentation) ; 20 modernisés au standard E+ à partir de 2009
Embraer EMB-121 Xingu   Brésil Avion d'entraînement (formation transport) 22   basés à Avord (EAT) : EIV Fourchambault, maintenance externalisée en 2013[31] auprès de Cassidian Aviation Training Services (CATS)[32]
Pilatus PC-21   Suisse Avion d'entraînement (formation chasse) 17 basés à Cognac-Châteaubernard (EAC) : EIV 1/13 Artois, EIV 2/12 Picardie, EFIP 1/11 Roussillon ; 17 avions commandés et livrés à partir de 2018 ; flotte acquise en leasing court, maintenance externalisée auprès de Babcok
Grob G 120A   Allemagne Avion d'entraînement (formation tronc commun) 18   basés à Cognac-Châteaubernard (EPAA) : EIV 1/13 Artois, EIV 2/12 Picardie, EFIP 1/11 Roussillon ; 18 appareils livrés en 2007 ; flotte externalisée auprès de Cassidian Aviation Training Services (CATS)
Cirrus SR20 & SR22   États-Unis Avion d'entraînement (formation initiale) 23 (partagés avec la Marine Nationale)   basés à Salon-de-Provence (EA-CFAMI) : EIV 2/93 Cévennes, EIV 3/5 Comtat-Venassin, EFNC 1/93 Aunis ; 20 appareils livrés en 2012 puis 3 appareils livrés en 2016 ; 16 SR20 et 7 SR22 A ; flotte externalisée auprès de Cassidian Aviation Training Services (CATS)

Les dix-sept avions d'entraînement avancé Pilatus PC-21 ont été commandés le 30 décembre 2016 en remplacement des Alpha Jet de Tours et des TB-30 Epsilon de Cognac[33],[34] ; l'équipement comprends également deux simulateurs de missions (FMS - Full mission simulator) et trois entraîneurs de vol (PTT - Part Task Trainer) de dernière génération, installés dans le nouveau bâtiment « Major Laurent Pauc » à Cognac[35]. Ces appareils stationnés sur la base aérienne 709 de Cognac servent à la formation d'environ trente élèves pilotes de l'Armée de l'air, dix navigateurs officiers système d'armes, dix élèves pilotes de la Marine nationale, et dix élèves moniteurs simulateur, chaque année[36]. Les deux premiers PC-21 ont été livrés en octobre 2018. En 2020, l’École d’aviation de chasse sur la base aérienne 705 Tours sera fermée.

PlaneursModifier

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
  France/  Allemagne/  Autriche Planeur 68 basés à Salon-de-Provence (EA-CFAMI) : EIVV 5/312 Ste.-Victoire ; Saintes-Thénac : EIVV 25/535 Cordouan ; Romorantin-Pruniers : EIVV 21/535 Chambord

Planeurs monoplace: 23 Centrair 101 Pegase, 4 Centrair ASW20FL, 3 Rolladen Schneider LS4, 2 Alexander Schleicher ASW19B, 2 Alexander Schleicher ASW22, 1 Rolladen Schneider LS8-18, 1 CB15 Crystal

Planeurs biplace: 17 Centrair 201 Marianne, 4 Schempp-Hirth Janus, 1 Schempp-Hirt Nimbus 4D, 1 Schempp-Hirt Duo Discus, 1 DG505 Elan-Orion

Motoplaneurs: 5 Diamond HK36TTC Super-Dimona

Jodel D140R Abeille & D-140E Mousquetaire   France Avion léger (remorquage planeur) 17   basés à Salon-de-Provence (EA-CFAMI) : EIVV 5/312 Ste.-Victoire ; Saintes-Thénac : EIVV 25/535 Cordouan ; Romorantin-Pruniers : EIVV 21/535 Chambord

HélicoptèresModifier

Il est important de noter que la plupart des hélicoptères de l'Armée française se trouvent dans l'aviation légère de l'Armée de terre (ALAT) .

Au , l'Armée de l'air disposait de[2] :

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
Airbus Helicopters H225M Caracal (ex Eurocopter EC 725)   Union européenne Hélicoptère militaire moyen (transport, recherche, sauvetage au combat) 8 (+2)   basés à Cazaux : EH 1/67 Pyrénées (opérations spéciales) ; Pau : +2 prêtés au 4e RHFS (opérations spéciales) de l'ALAT ; 8 Caracal appartenant également à ce régiment seront cédés après réception des NH90 Forces Spéciales.
Airbus Helicopters H225 Super Puma (ex-Eurocopter EC 225)   Union européenne Hélicoptère moyen (transport, recherche, sauvetage) 2 basés à Évreux-Fauville : GAM 56 Vaucluse (DGSE) ; cédés fin juin 2016 par la Marine nationale à la suite de l'arrivée des NH90 NFH.
Airbus Helicopters H215 Super Puma (ex-Aérospatiale AS 332)   France Hélicoptère moyen à usage gouvernemental 3   basés à Villacoublay : ET 60 ; les derniers H215 Super Puma SAR de l'EH 1/44 Solenzara ont été revendus à l'Espagne durant l'été 2016.
Sud Aviation SA 330 Puma   France Hélicoptère moyen (transport, recherche, sauvetage) 17 (+2) basés à Ventiseri-Solenzara : EH 1/44 Solenzara ; Nouméa : ET 52 La Tontouta ; Cayenne : ET 68 Antilles-Guyane ; Djibouti : ET 88 Larzac ; Villacoublay : +2 contribuant au GIH (RAID et GIGN) dépendant organiquement du 4e RHFS (opérations spéciales) de l'ALAT
Airbus Helicopters H125M Fennec (ex-Aérospatiale AS 555)   France Hélicoptère militaire léger (défense aérienne et mesures actives de sûreté aérienne) 40   basés à Villacoublay : EH 3/67 Parisis ; Orange-Caritat : EH 5/67 Alpilles ; Libreville : ET 55 Ouessant ; Cayenne : ET 68 Antilles-Guyane

DronesModifier

Au , l'Armée de l'air disposait de[2] :

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
General Atomics MQ-9 Reaper   États-Unis Drone de Surveillance 5   basés à Cognac-Châteaubernard : ED 1/33 Belfort, version Block 1, 6 autres exemplaires en commande. 1 exemplaire perdu sur crash (17/11/2018)[37].

Équipes de présentationModifier

Au , l'Armée de l'air disposait de[2] :

Nom Origine Type Quantité Photo Remarques
Dassault-Dornier Alpha Jet E   France/  Allemagne Avion d'entraînement 18 basés à Salon de Provence: Patrouille de France
Extra Aircraft Extra 330   Allemagne Avion de voltige 3 basés à Salon de Provence: Équipe de voltige de l'Armée de l'Air

L’Armée de l'air dispose également des avions de présentation suivants réquisitionnés sur les escadrons de combat :

La Fondation des œuvres sociales de l'air (FOSA) organise chaque année, avec l'Armée de l'air, des « meetings » de présentation des appareils et des équipements[38],[39].

Matériels futursModifier

  • Airbus A330 MRTT Phénix : neuf avions de transport et de ravitaillement en vol commandés en décembre 2015 pour les quinze prévus à terme par la loi de programmation militaire 2019-2025 et l'ambition 2030. Le premier Phénix a été livré en octobre 2018.
  • Beechcraft King Air 350: deux avions légers de surveillance et de reconnaissance commandés en mars 2016 pour les huit prévus à terme par la loi de programmation militaire 2019-2025 et l'ambition 2030.
  • Airbus Helicopters H160M Guépard : le ministre de la Défense français a annoncé une commande de cet appareil en mars 2017 en vue d'en faire le futur hélicoptère léger interarmées et remplacer ainsi les Fennec à partir de 2024[40].
  • Dassault Falcon Archange: trois avions de guerre électronique commandés en 2018 en vue de remplacer les Transall Gabriel en 2025 [41].

Moyens humainsModifier

 
Aviateurs lors de l'ouverture du mémorial de l'escadrille La Fayette.
 
Sous-officier de l'Armée de l’air prenant part à une cérémonie commémorative de l'escadrille La Fayette composée lors de la Première Guerre mondiale de pilotes volontaires américains engagés sous pavillon français.

Depuis la fin de la guerre d'Algérie, le pourcentage des effectifs de l’Armée de l'air par rapport à l’ensemble des armées correspond à 17 à 19 % de ceux-ci[42]. En 1990, à la fin de la guerre froide, les effectifs sont de 56 400 militaires sous contrat, 36 300 appelés du contingent et 5 400 civils[43].

Au [2], les effectifs du personnel de l'Armée de l'air sont réduits à 45 843 hommes et femmes (20 %)[f] ;

  1. dont 40 531 militaires, avec :
    • 15.8 % d'officiers ;
    • 59 % de sous-officiers ;
    • 24.8 % de militaires techniciens de l'air (MTA) ;
    • 0.4 % de volontaires du service national et volontaires aspirant ;
  2. et dont 5 312 civils (11.6 %).

Ils œuvrent au sein de multiples spécialités :

  1. en tant que personnel non navigant :
  2. en tant que personnel navigant :

Formation du personnelModifier

 
Élèves de l'École de l'air pendant le défilé militaire du 14 juillet en 2007 sur les Champs-Élysées.

Les officiers, selon le type de recrutement et leur future spécialité, sont formés à :

Les officiers de l'Armée de l'air sont répartis en trois corps :

Les sous-officiers sont formés à :

Les militaires techniciens de l’air étaient formés jusqu'au 1er juillet 2015 dans le « Centre de formation militaire élémentaire » de l'École d'enseignement technique de l'Armée de l'air située à Saintes. Depuis le , cette formation est désormais assurée à Orange-Caritat dans le « Centre de préparation opérationnelle du combattant de l'Armée de l'air[46] ».

Les contrôleurs de la circulation aérienne et les contrôleurs de la défense aérienne sont formés au Centre d'instruction du contrôle et de la défense aérienne (CICDA) de Mont-de-Marsan.

Emplois en structures interarméesModifier

Avec la montée en puissance des structures interarmées de l'Armée de l'air (SIAé et SIMMAD) et de l'État-Major des armées (COMIAS, DIRISI, SIMu, SIMMT, SID…), près de 12 000 aviateurs, soit 30 % des effectifs militaires de l'Armée de l'air sont employés dans les organismes interarmées.

Budget et capacité de l'Armée de l'airModifier

La réduction des moyens matériels, après 1945Modifier

Le début des années 1960 avec la fin de la guerre d'Algérie et la mise en place de la force de dissuasion nucléaire amorce la réduction des moyens matériels de l'Armée de l'air[47]. Cette politique s'accentue nettement depuis les années 1980[48]. La réduction drastique du nombre des bases aériennes en France en est l'une des illustrations.

Dans le contexte de réduction des ordres de bataille touchant l'ensemble des forces aériennes occidentales depuis la fin de la guerre froide, l'Armée de l'air française reste en 2015 l'une des plus équipées du monde ; dotée d'une capacité nucléaire, elle se place deuxième en Europe derrière celle de la Russie[réf. nécessaire].

L'insuffisance budgétaire, depuis les années 2000Modifier

Les budgets et les moyens sont, de manière continue, décidés à la baisse et exécutés en deçà même des baisses décidées. Le budget en 2003 (hors services communs) est de 3,11 milliards d'euros soit 17,5 % du budget du défense[49]. En 2012, il est de 4,4 milliards d'euros, soit 11,5 % du budget de la mission Défense.

En 2016, le budget de la Défense est d'environ 32 milliards d'euros (32,7 milliards d'euros[50]). En effet, les deux tiers des augmentations budgétaires annoncées en 2015 sont reportées, en pratique, à 2018[51].

Entre 2008 et 2016, l'Armée de l'air a perdu 25 % de ses effectifs (18 400 emplois supprimés), 40 % de ses emprises et 40 % de ses avions de chasse[52].

Pour les années 2010, le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale a affiché une nette baisse des effectifs et des moyens de combat. 300 avions de combat étaient initialement prévus pour l'ensemble de l'Armée française (aviation navale incluse), 225 sont annoncés dans la Loi de programmation militaire 2014-2019. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'Armée de l'air dévoile le son concept opérationnel[53].

La part de budget revenant à l'Armée de l'air ne permet pas de répondre aux besoins. En 2016, les engagements extérieurs de l'Armée de l'air, « année d'activité opérationnelle intense marquée par la suractivité et la surintensité »[54] « ont accru les tensions logistiques et les problèmes de disponibilité en métropole pour l'aviation de chasse et de transport »[55],[56],[57] pour « une vingtaine d'avions de combat en opérations extérieures »[58]. Les carences de formation, en particulier, de sous-entraînement du personnel navigant, sont relevées[59],[60].

La Loi de programmation militaire 2014-2019 a suscité d'importants débats : incertitudes sur son financement, déficit de maintenance des appareils, faiblesse du nombre d'heures d'entraînement des pilotes, réduction globale d'effectif, fermetures de bases aériennes, diminution du parc d'avions de combat, obsolescence de la flotte d'avions ravitailleurs, lenteur du renouvellement de la flotte de transport, principalement[61].

Le renouvellement des radars, obsolètes, de défense aérienne s'est tardivement engagé, avec la mise en service de trois Ground Master 400 entre 2012 et 2013[62] et la commande de seize nouvelles unités ThalesRaytheonSystems (en), en décembre 2014[63].

Le 8 mars 2016, en considération des engagements à cette date, le général commandant l'Armée de l'air déclare « l'armée de l'air est aux limites de ses possibilités »[64].

Le taux de disponibilité des avions de chasse baisse sans cesse, pour atteindre 60 % en 2013 ; celui des avions de transport est à peine supérieur à un sur deux (52,9 %, en 2013 également)[65].

Effectifs, disponibilité, âge et coût d'entretien des aéronefs en service au sein de l'Armée de l'air[31]
Type de matériels Nombre de matériels Taux de disponibilité
(en %)
Au Au Au Au Âge moyen
(années)
Coût de l'entretien prévu en 2013
(en millions d'euros)
Rafale 77 83 44,4 45,6 5,45 221,6
Mirage 2000 D 78 73 34,6 33,4 16,74 -[g]
Mirage F1 41 23 32,9 36,5 28,92 24,9
C 130 14 14 40,8 35,1 27,05 32,9
C 160 AG-NG 38 33 46,5 43,2 36,41 163,4
C 160 Gabriel 2 2 48,6 42,7 24,85
CN 235 Casa 23 27 52,9 53,4 11,68 35,1
KC 135 14 14 Donnée classée secrète Donnée classée secrète 50,66 59,9
E3 F Awacs 4 4 54,7 51,2 23,16 48,3
Alpha Jet 146[h] 146[h] 38,8 37,8 31,9 124
Xingu 30 24 41,1 -[i] 30,75 11,2
TBM 700 15 15 55,9 53,2 18,24 3,3
Drone Harfang 4 4 47,8 59 5,05 33,7
Drone Reaper[j] - - - - - -

En , les chefs d'état-major des trois armées (terre, air et mer) auraient menacé de démissionner[66]. À la suite des attentats de Paris de janvier 2015 et de l’actualisation de la LPM, si les coupes dans les effectifs globaux des armées sont réduites, l'Armée de l'air doit encore supprimer quatre bases et des milliers de postes d'ici 2019[67].

Pour certains commentateurs, la modernisation trop lente induite par ce plan 2014-2019 pose la question de la capacité réelle de l'Armée de l'air, qui pourrait n'être que symbolique ou limitée à quelques opérations extérieures de faible ampleur[68].

Deux opérations extérieures simultanées marquent les limites de ses capacités d'engagement opérationnel[69].

En , le quotidien Libération confirme que la moitié des aéronefs de l'Armée de l'air ne sont pas en état de voler[70]. Les appareils en opérations de combat bénéficiant de toutes les attentions avec 90 % de disponibilité pour ceux déployé en Jordanie cette année-là[71].

En janvier 2017, le président de la République annonce que le budget de la défense devrait atteindre 2 % du produit intérieur brut national[72], contre 1,77 % du PIB en 2016[73], après 2,1 % du PIB en 2015[74]. Cet investissement de défense devrait notamment bénéficier, selon le chef d'État-Major des armées, aux avions ravitailleurs et de transport, ainsi qu'à la composante aérienne de la dissuasion nucléaire[75],[76]. En 2019, la ministre de la défense Florence Parly annonce un budget des armées à hauteur de 35,9 milliards d'euros en hausse de 1,7 milliards, dans le but d'atteindre les 2% du PIB à l'horizon 2025 consacrés à la défense[76].

AccidentologieModifier

  • En 1957, l'armée de l'air déplore 171 tués et 69 blessés graves lors de 91 accidents mortels en métropole et en Algérie française[77].
  • Le , l'accident aérien de la base de Los Llanos tue neuf aviateurs français[78].
  • Le 17 novembre 2018, un drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) Reaper s'écrase près de la base aérienne de Niamey sans faire de victime. Il s’agit du premier accident d’un drone de ce type pour l'armée française[79].
  • Le 9 janvier 2019, le contact radio/radar est perdu avec un Mirage 2000 D de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey. Le jeudi 10 janvier 2019, le décès des deux membres de l’équipage est annoncé[80],[81],[82].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a et b Depuis , les anciens commandements organiques CFA et CSFA ont été fusionnés au sein d'un commandement unique qui a repris l'appellation de CFA.
  2. À noter également que l’escadron de chasse 2/30 Normandie-Niemen a repris récemment l’appellation traditionnelle de régiment qu’il avait portée pendant la Seconde Guerre mondiale au sein de l’Armée rouge.
  3. Les appareils sont parfois regroupés dans un pool partagé par les escadrons (notamment pour le Transall).
  4. La désignation des escadrilles comportait l'identification du type d'appareil (par exemple SPA pour une escadrille équipée de SPAD, N pour Nieuport, SAL pour Salmson etc.) et un numéro d'ordre.
  5. Service remplaçant les anciens commissariats d'armée : le commissariat de l'Armée de terre, le commissariat de la Marine et le service de l'administration générale et des finances de l'Armée de l'air.
  6. Chiffres 2010.
  7. Le coût de l'entretien programmé des Mirage 2000 D ne peut être dissocié de celui de la flotte globale des Mirage 2000, qui s'est élevé en 2013 à 290,10 M€ en crédits de paiement.
  8. a et b Dont 29 Alphajet belges.
  9. La flotte des Xingu a été entièrement externalisée en 2013 dans le cadre d'un contrat qui ne prévoit pas le suivi du taux de disponibilité de ces aéronefs.
  10. Les deux drones Reaper acquis par la France en 2013 ne sont entrés en service qu'au cours de l'année 2014.

RéférencesModifier

  1. « Armée de l'air », sur Musique militaire (consulté le 1er février 2015).
  2. a b c d e f g h i et j « Chiffres clés de la Défense - 2019 », sur Ministère de la Défense, (consulté le 12 septembre 2018).
  3. a et b « Le grand commandement de l'espace sera situé à Toulouse », Les Echos,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2019)
  4. « Loi du 29 mars 1912 portant organisation de l'aéronautique militaire, publiée au JO du 31 mars 1912 », sur gallica.bnf.fr, BNF-Gallica (consulté le 28 août 2016).
  5. Général André Martini, L'histoire de l'aviation légère de l'Armée de terre 1794-2008, Paris, Lavauzelle, coll. « Histoire, mémoire et patrimoine », , 36,42 p. (ISBN 2-7025-1277-1)
  6. Gérard Hartmann, « Les hydravions Georges Lévy » [PDF], La coupe Schneider et hydravions anciens, (consulté le 16 mars 2011)
  7. « Loi sur la création de l'arme de l'aéronautique du 8 décembre 1922 publiée au JO du 9 décembre 1922 », sur gallica.bnf.fr, BNF-Gallica (consulté le 28 août 2016).
  8. « Loi no 1934-07-02 du 2 juillet 1934 fixant l'organisation générale de l'Armée de l'air (version originelle publiée au JO du 19 juillet 1934) », sur gallica.bnf.fr, BNF-Gallica (consulté le 28 août 2016).
  9. « Loi no 1934-07-02 du 2 juillet 1934 fixant l'organisation générale de l'Armée de l'air (dernière version actualisée avant son abrogation pure et simple par l'ordonnance no 2004-1374 du 20 décembre 2004) », sur www.legifrance.gouv.fr, Légifrance (consulté le 28 août 2016).
  10. « L’ÉQUIPE DE FRANCE CHAMPIONNE DU MONDE ! », sur equipedevoltige.org.
  11. Armée de l'air : présentation, organisation.
  12. « Présentation de l'armée de l'air », sur Armée de l'air, (consulté le 8 mars 2018)
  13. « Vers l'Armée de l'air et de l'espace », Air Actualités, no 724,‎ , p. 6-13.
  14. Jacques Chirac, « Décret no 2007-601 du modifiant la première partie du code de la Défense (partie réglementaire) », sur Légifrance, (consulté le 3 février 2015).
  15. Décret du 26 avril 2007.
  16. Code de la Défense, art. R.3224-8.
  17. a b c et d « Nouvelles escadres aériennes: une cohérence opérationnelle accrue, des valeurs renforcées », sur Armée de l’Air (consulté le 19 octobre 2019)
  18. « Les fusiliers commandos »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur defense.gouv.fr, (consulté le 10 février 2015)
  19. [PDF] Officier commando de l'air.
  20. « Histoire du commissariat de l'air (2/7) », sur amicaa (consulté le 19 octobre 2019)
  21. « Métiers et expertise du SCA », sur defense.gouv.fr (consulté le 11 février 2015)
  22. « Aéronefs | Armée de l'air », sur devenir-aviateur.fr (consulté le 27 août 2018)
  23. Helen Chately, « Les chantiers 2016 pour les matériels aéronautiques », sur Journal de l'Aviation (consulté le 18 octobre 2015)
  24. a et b « Le ministère de la défense acquiert 2 avions TLRA en leasing pour 170 M EUR », sur DGA (consulté le 10 juin 2018).
  25. a b c d et e « Avis Flotte French Air Force », .
  26. https://www.aerobuzz.fr/breves-defense/larmee-de-lair-retire-son-premier-airbus-a310/
  27. « La DGA réceptionne le sixième A400M Atlas français », (consulté le 2 février 2015).
  28. « l'escadron de transport 1/61 « Touraine » renaît sur A400M », (consulté le 2 février 2015).
  29. a et b « Avis « Défense préparation et emploi des forces : Air » Projet de loi de finances pour 2015 », (consulté le 2 février 2015).
  30. « Boeing livre un deuxième Awacs français modernisé », sur Air et Cosmos, (consulté le 30 mai 2015).
  31. a et b « Question N° : 47342 de M. François Cornut-Gentille (Union pour un mouvement populaire - Haute-Marne) », sur questions.assemblee-nationale.fr, (consulté le 9 février 2015).
  32. L’externalisation du soutien des avions-écoles Xingu, 10 janvier 2012, defense.gouv.fr.
  33. http://www.air-cosmos.com/bourget-2017-l-armee-de-l-air-devoile-la-livree-de-ses-pc-21-96657.
  34. « Commandes de 21 avions PC-21 pour Pilatus, dont 17 en France », Le Temps, 5 janvier 2017.
  35. Le Pilatus PC-21 fait son entrée dans l’histoire de l’Armée de l’air, 3 octobre 2018, defense.gouv.fr.
  36. « L'Armée de l'air a sélectionné le PC-21 de Pilatus », Defens'Aero, 5 janvier 2017.
  37. « Barkhane : accident d’un drone », sur defense.gouv.fr (consulté le 17 novembre 2018)
  38. « Meetings de l'air de la saison 2015 », sur Fondation des œuvres sociales de l'air, (consulté le 3 février 2015).
  39. Philippe Chetail, « 2015, le vrai retour des Meetings de l’air », sur Aerobuzz, (consulté le 3 février 2015).
  40. « Le Drian annonce une commande de près de 200 hélicoptères à Airbus », sur Le Monde, (consulté le 3 mars 2017).
  41. https://www.boursier.com/actions/actualites/news/la-france-commande-trois-falcon-a-dassault-pour-la-guerre-electronique-758468.html
  42. Michel L. Martin, « Le déclin de l'armée de masse en France. Note sur quelques paramètres organisationnels », Revue française de sociologie, vol. 22, nos 22-1,‎ , p. 87-115 (www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsoc_0035-2969_1981_num_22_1_3390).
  43. Bilan social 90, Direction de la fonction militaire et du personnel civil, , 62 p., PDF (lire en ligne), p. 6 à 8.
  44. Fusilier commando de l’air.
  45. « Officier fusilier commando parachutiste de l'air », sur Toute une armée (consulté le 12 août 2015).
  46. « Dissolution du centre de formation militaire élémentaire de Saintes », sur Sud Ouest, (consulté le 12 juillet 2015).
  47. Jean Guisnel, « Le budget de la défense en déclin depuis… soixante ans ! », sur Le Point, (consulté le 1er février 2015).
  48. « Orientations pour la Défense aérienne 2013 », sur Assemblée nationale.
  49. La défense en chiffres, Budget 2003, Délégation à l'information et à la communication de la défense, , 18 p., p. 3.
  50. Michel Cabirol, « Face à la menace terroriste et devant un environnement géopolitique instable, le gouvernement augmente une nouvelle fois le budget de la défense. Il est en hausse de 600 millions d'euros par rapport au budget 2016. », sur La Tribune, (consulté le 19 octobre 2019)
  51. « Budget de la défense : une rallonge de 418 millions d’euros pour 2017 », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 19 octobre 2019)
  52. Nathalie Guibert, « L’armée de l’air française est « aux limites de ses possibilités », selon son chef », (consulté le 9 mars 2016)
  53. « Rapport « Concept de l'Armée de l'air » », sur Ministère de la défense, .
  54. « Projet de loi de finances pour 2016 : Défense : préparation et emploi des forces », sur www.senat.fr (consulté le 19 octobre 2019)
  55. « Projet de loi de finances pour 2016 : Défense : préparation et emploi des forces », sur www.senat.fr (consulté le 19 octobre 2019)
  56. « Parly confirme le cap pour l'armée de l'air », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  57. « Loi de programmation militaire : les armées veulent la LPM, rien que la LPM, toute la LPM », sur La Tribune (consulté le 19 octobre 2019)
  58. « Assemblée nationale ~ Compte rendu de réunion de la commission de la défense nationale et des forces armées », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 19 octobre 2019)
  59. « Loi de finances pour 2016 », sur Site de ré-information "officier un jour !" (consulté le 19 octobre 2019)
  60. « https://www.ttu.fr/armee-de-lair-ny-a-materiel/ »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  61. Olivier Berger, « Le général Vincent Desportes s'élève contre « une défense dégradée » », sur La Voix du Nord, (consulté le 29 janvier 2014)
  62. (en) « Ground Master 400 », sur Deagel, (consulté le 5 février 2015)
  63. « La DGA commande des systèmes radars de Défense aérienne », sur Ministère de la Défense, (consulté le 29 janvier 2015)
  64. Nathalie Guibert, « L’armée de l’air française est « aux limites de ses possibilités », selon son chef », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 19 octobre 2019)
  65. Michel Cabirol, « Armées : des matériels militaires de moins en moins disponibles », sur La Tribune, (consulté le 29 janvier 2015)
  66. « Budget de la Défense : les chefs d'états-majors menacent de démissionner », sur Le Parisien, (consulté le 29 janvier 2015)
  67. Michel Cabirol, « En 2019, l’armée française comptera moins de militaires professionnels qu’avant la fin de la conscription », sur Zone Militaire, (consulté le 18 octobre 2015).
  68. Nicolas Baverez, « Le grand déclassement de l'armée française », sur Le Point,
  69. Jean Guisnel, « Opérations extérieures : l'Armée de l'air atteint son maximum », sur Le Point, (consulté le 18 octobre 2015)
  70. Julien Jégo et Emilie Coquard, « Armée de l'air : la flotte française en partie clouée au sol », sur Libération, (consulté le 18 octobre 2015)
  71. Loïc, « Deux députés dévoilent le quotidien de la « base aérienne projetée » en Jordanie », sur Defens'Aero, (consulté le 18 octobre 2015).
  72. « Quatre choses à retenir du discours de François Hollande à Mont-de-Marsan », sur SudOuest.fr (consulté le 19 octobre 2019)
  73. « Le chef d'état-major veut un budget de la défense à 2% du PIB », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  74. « Dépenses militaires (% du PIB) - France », sur donnees.banquemondiale.org (consulté le 19 octobre 2019)
  75. Pierre De Villiers, « Le prix de la paix, c’est l’effort de guerre », Les Echos,‎ (lire en ligne, consulté le 12 août 2019).
  76. a et b « Des moyens en hausse pour la défense », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  77. Philippe Chapleau, « Aircrash: la liste des accidents d'aéronefs de l'Etat français est disponible pour l'année 1957 », sur Ouest-France, (consulté le 10 février 2019)
  78. « Accident aérien à Albacete : in memoriam », sur Armée de l'air, (consulté le 10 février 2019)
  79. « Barkhane : accident d’un drone », sur Ministère des Armées, (consulté le 10 février 2018).
  80. « Crash d'un Mirage 2000D dans le Jura : les deux membres d'équipage sont morts », sur France Bleu, (consulté le 19 octobre 2019)
  81. Guerric Poncet, « Jura : l'équipage du Mirage 2000 est mort dans le crash », sur Le Point, (consulté le 19 octobre 2019)
  82. « Accident du mirage 2000D : communiqué de Florence Parly », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 19 octobre 2019)

Voir aussiModifier