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Camou-Cihigue

commune française du département des Pyrénées-Atlantiques
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Camou (homonymie) et Cihigue (homonymie).

Camou-Cihigue
Camou-Cihigue
L'église Saint-Pierre de Camou.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Arrondissement Oloron-Sainte-Marie
Canton Montagne Basque
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Basque
Maire
Mandat
Jean-Philippe Petit
2014-2020
Code postal 64470
Code commune 64162
Démographie
Gentilé Gamerear
Population
municipale
99 hab. (2016 en diminution de 2,94 % par rapport à 2011)
Densité 9,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 07′ 02″ nord, 0° 54′ 17″ ouest
Altitude Min. 208 m
Max. 1 009 m
Superficie 10,08 km2
Localisation

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Camou-Cihigue

Camou-Cihigue est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine.

Le gentilé est Gamerear[1].

La mairie et l'école à Camou.
Pastorale 2007 à Camou-Cihigue.
Cihigue.
L'église Notre-Dame de Cihigue.
Fronton sur la crête à Cihigue.
Urruty, chapelle Saint-Jean-Baptiste.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Camou-Cihigue fait partie de la Soule.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

Le ruisseau d'Ibargonéa, qui se jette dans le Saison, et ses affluents, l'Ossinague erreka et le Péko Ibar erreka, traversent[3] le territoire de la commune.

Lieux-dits et hameauxModifier

Quatre quartiers composent la commune de Camou-Cihigue[4] :

Camou
  • Gamere (Camou en français)
Cihigue
  • Kharrika
  • Hiriondo
  • Sobe

ToponymieModifier

Attestations anciennesModifier

Camou était aussi appelée Camou-Soule[5] pour la différencier de Camou-Mixe en pays de Mixe.

Le toponyme Cihigue apparaît sous la forme Cihiga (1520[5], coutume de Soule[6]).

Graphie basqueModifier

Son nom basque actuel est Gamere-Zihiga[1].

HistoireModifier

Camou et Cihigue se sont réunis en 1836.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2001 Jean-Baptiste Aguer    
2001 2008 Jean-Baptiste Aguer    
2008 2014 Jean-Baptiste Aguer    
2014 En cours Jean-Philippe Petit    

IntercommunalitéModifier

La commune fait partie de neuf structures intercommunales[7] :

  • la communauté de communes de Soule-Xiberoa ;
  • le SIGOM ;
  • le SIVOM du canton de Tardets ;
  • le SIVU regroupement pédagogique et transport scolaire de Sauguis-Saint-Étienne et Camou-Cihigue ;
  • le SIVU chargé du tourisme en Haute-Soule et Barétous ;
  • le syndicat AEP du Pays de Soule ;
  • le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
  • le syndicat intercommunal pour le soutien à la culture basque.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2016, la commune comptait 99 habitants[Note 1], en diminution de 2,94 % par rapport à 2011 (Pyrénées-Atlantiques : +2,65 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
171143129160363371337349351
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
345325321312298306300286280
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
271268253238222200209212167
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
171148140133119114107106101
2016 - - - - - - - -
99--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

L'activité est essentiellement tournée vers l'agriculture (élevage et pâturages). La commune fait partie de la zone d'appellation de l'ossau-iraty.

Culture et patrimoineModifier

La grotte des lamiñak (ou Lamiñen ziloak en basque) est très connue dans ce village. Elle se situe près de la maison Eiezkia et à 400 mètres de l'église. Elle se présente sous la forme de trois ouvertures desquelles sort de l'eau salée ; une de ces résurgences jaillit à 34 °C, appelée localement guesala. On lui attribue des propriétés curatives.

Pastorale 2007Modifier

En 2007 (29 juillet et 5 août), Camou-Cihigue a organisé la pastorale sur le thème d'Eñaut d'Elizagarai, lieutenant général des armées royales sous Louis XIV et natif d'Armendarits.

Patrimoine civilModifier

Des peintures rupestres ornent les parois de la grotte Etcheberriko-Kharbia[12], datant du Paléolithique supérieur. Le site a été classé aux monuments historiques en 1952. À voir aussi le gouffre de Bechanka (Bexanka en basque).

Patrimoine religieuxModifier

L'église romane Saint Pierre[13], située à Camou et dont les origines remontent au milieu du Moyen Âge, a été remaniée aux XIXe et XXe siècles.
L'église romane Notre-Dame[14], sise à Cihigue et dont les origines remontent également au milieu du Moyen Âge, a été rénovée en 1828.

 
Camou, vitrail saint Bernard.
 
Camou, vitrail saint François d'Assise.
 
Camou, vitrail sainte Bernadette.
 
Camou, vitrail Jeanne d'Arc

Patrimoine environnementalModifier

À la fin du XIXe siècle, la forêt des Arbailles couvrait en partie le territoire de la commune ainsi que ceux d'Aussurucq, Béhorléguy, Musculdy, Ordiarp et Saint-Just-Ibarre.

ÉquipementsModifier

La commune dispose d'une école primaire. Sa fermeture a été fixée à la fin de l'année scolaire 2008/2009, mais les villageois refusant sa fermeture et se battant pour la maintenir ouverte, en cette rentrée 2009 elle devient un symbole de « la lutte contre la mort programmée des services publics en milieu rural ». L'école a, suite aux mouvements politiques récents, dû fermer peu après les vacances de la Toussaint. Jusque-là, c'était des bénévoles qui faisaient la classe aux enfants.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

Pour approfondirModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier