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Brangues

commune française du département de l'Isère
Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir Brengues.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Château de Brangues.

Brangues
Brangues
Brangues en août 2019
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Canton de Morestel
Intercommunalité Communauté de communes Les Balcons du Dauphiné
Maire
Mandat
Didier Louvet
2014-2020
Code postal 38510
Code commune 38055
Démographie
Population
municipale
621 hab. (2016 en augmentation de 4,9 % par rapport à 2011)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 38″ nord, 5° 31′ 55″ est
Altitude 207 m
Min. 204 m
Max. 236 m
Superficie 11,67 km2
Localisation

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Brangues
Liens
Site web www.brangues.fr

Brangues est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Village membre de l'ancienne communauté de communes du Pays des Couleurs, la commune a rejoint le la communauté de communes Les Balcons du Dauphiné, dont le territoire occupe la pointe septentrionale du département de l'Isère.

Le château de la commune est connu pour avoir été la propriété du dramaturge, poète et diplomate français, Paul Claudel, de 1927, jusqu'à sa mort en 1955.

Les habitants sont dénommés les Branguois[1].

Sommaire

GéographieModifier

 
Plan de la commune et des communes limitrophes

Situation et descriptionModifier

Situé dans la région naturelle du Bas-Dauphiné, également dénommé Nord-Isère, le petit village de Brangues, à l'aspect essentiellement rural avec son vieux bourg et son château, se positionne dans une plaine alluviale bordée au nord et à l'est par le fleuve Rhône, à l'ouest de la ville médiévale de Morestel, non loin des collines du Bugey.

Le village est distant (par la route) de 67 km du centre de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes et de 88 km de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, ainsi que de 363 km de Marseille et de 505 km de Paris[2].

GéologieModifier

Le bourg central s'est développé sur une éminence géographique dénommé mole, un socle rocheux dominant les marais. Cet emplacement permet aux habitations d'être protégées en cas de crue du Rhône.

Communes limitrophesModifier

Le territoire communal est limitrophe de quatre communes, dont deux d'entre elles situées dans le département de l'Ain (depuis la fusion de Groslée et de Saint-Benoit) et les deux autres situées dans le département de l'Isère

  Lhuis (Ain)  
Saint-Victor-de-Morestel N Groslée-Saint-Benoît (Ain)
O    Brangues    E
S
Le Bouchage

ClimatModifier

Article connexe : Climat de l'Isère.

La partie septentrionale du département de l'Isère est formée de plaines au climat tempéré, de bas plateaux et de collines au climat un peu plus rudes. Du fait d'un relief peu accentué, les masses d'air venues du nord et du sud circulent aisément. On peut noter quelques brouillards persistant dans les campagnes avoisinantes au niveau de la vallée du Rhône et des marais entourant la commune.

HydrographieModifier

 
Le Pont de Groslée sur le Rhône en 2011.

Le territoire communal est bordé par le Rhône, un des principaux fleuves française et européen long de 812 kilomètres. Le territoire est également silloné par d'autres cours d'eau dont :

  • la Save, d'une longueur de 12,5 km et qui rejoint le Rhône à Brangues [3];
  • le ruisseau de Reynieu, affluent du Rhône.

Une particularité hydrographique distingue le territoire communal : l'ancien méandre du Saugey est une enclave iséroise dans le département de l'Ain. Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, le cours du fleuve formait un méandre qui contournait le hameau du Saugey. Le cours du fleuve s'est ensuite modifié et adopta un tracé plus direct qui désolidarisa le Saugey du reste du territoire communal.

Voies de communicationModifier

 
Entrée de Brangues depuis la route du Bouchage

Le territoire de la commune de Brangues est situé à l'écart des voies de grandes circulation. L'autoroute la plus proche est l'A43 qui relie L'agglomération lyonnaise à celles de Chambéry et d'Annecy.

Le territoire est cependant traversé par des routes départementales d'importance secondaires dont :

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

Hameaux, lieux-dits et écartsModifier

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire de la commune de Biol, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[4].

  • Pierre Brune
  • Tours
  • les Combes
  • Ferme de Château Gaillard
  • le Grand Sablon
  • la Garenne
  • En Nièvre
  • le Pré du Flachet
  • le Trémolay
  • le Gipet
  • les Charmes
  • le Moiroud
  • le Sauget (rive droite)
  • Chalaries (rive droite)
  • Île de la sauge
  • Île du Grand Brotteau
  • Île Gabriel
  • les Rochettes
  • le Clos Doré
  • Brieux
  • le Martin
  • Le communal du Graveyron
  • Île des Chêvres
  • la Forêt du Gravier
  • les Boides
  • Pré Riond
  • les Aymes
  • la Terre du Piardet
  • la Tuilère
  • la Pomatière
  • Messin
  • En l'Île

Risques naturelsModifier

Risques sismiquesModifier

La totalité du territoire de la commune de Brangues est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique[5].

Terminologie des zones sismiques[6]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risquesModifier

La commune est soumise à un Plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPRN) Inondations, approuvé le 26 févier 1993 par la préfecture de l'Isère [7].

ToponymieModifier

Selon André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, le nom de Brangues pourrait dériver de l'altération du mot gaulois Branos signfiant « corbeau » (Bran en breton et en gaélique)[8].

HistoireModifier

Antiquité et Moyen-ÂgeModifier

La région de Brangues se situe dans la partie occidentale du territoire antique des Allobroges, ensemble de tribus gauloises occupant l'ancienne Savoie, ainsi que la partie du Dauphiné, située au nord de la rivière Isère.

Époque contemporaineModifier

 
La place du village en 1918.

Un fait divers inspira à Stendhal son roman Le Rouge et le Noir : en juillet 1827 un jeune séminariste tira deux coups de pistolet sur madame Michoud, la femme du maire, avant de retourner l’arme contre lui. Il rata sa cible et son suicide. Jugé en décembre 1827, il fut guillotiné le 23 février 1828. Le scandale fut tel que l'église de Brangues fut rasée et reconstruite, sur ordre de M. Michoud de la Tour[9].

Politique et administrationModifier

 
Mairie de Brangues

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Luc Michoud   Négociant
  1971 M. Juppet    
1971 1989 M.Max Bataillon    
1989 2007 M. Bernard Michoud    
2007 En cours M. Didier Louvet SE Chef d'entreprise

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2016, la commune comptait 621 habitants[Note 1], en augmentation de 4,9 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
692719750775883946972968919
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
886884887843849758734676658
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
639644629543539490514501467
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
395363348369388469554566600
2016 - - - - - - - -
621--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Équipement sportif et culturelModifier

Manifestations culturellesModifier

  • Chaque année au mois de juin, a lieu au château des Claudel, des rencontres portant sur l'action et l'œuvre de l'écrivain.
    • Rencontres de Brangues 2009 : 26 au 28 juin avec Laurent Terzieff. Selon Armelle Héliot du journal : Le Figaro « Rien ne peut donner idée de la haute beauté de l'esprit qui enveloppe chacun dans la maison de Paul Claudel, là où se déroulent jusqu'à dimanche soir 28 juin, les Rencontres ».
    • Rencontres de Brangues 2010 : 25 au 27 juin avec Jean-Louis Barrault (« Il faut que tout ait l'air provisoire, en marche, bâclé, incohérent, improvisé dans l'enthousiasme. Avec des réussites si possible de temps en temps, car même dans le désordre il faut éviter la monotonie. L'ordre est le plaisir de la raison : mais le désordre est le délice de l'imagination.» - Paul Claudel - Morceau choisi pour illustrer ces journées 2010)

MédiasModifier

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité à la communautés de communes, quelquefois à la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

CultesModifier

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Allée du château de Brangues
 
Intérieur de l'Église de Brangues

Le château de BranguesModifier

L'édifice qui a connu de nombreuses modifications date du (XIVe et XVIIIe siècles), acheté par Paul Claudel en 1927 ; sa tombe est dans le parc du château, avec cette épitaphe du poète : « Ici reposent les cendres et la semence de Paul Claudel ». Le château et son parc, ouverts au public, font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 11 mars 1964[14].

Article connexe : Château de Brangues.

L'Église de BranguesModifier

L'église date de 1847. L'ancien édifice fut démoli puis remplacé par cette nouvelle église la suite du fait divers (affaire Berthet) qui inspira à Stendhal son roman Le Rouge et le Noir). Sur la façade figurent les statues de Jeanne d’Arc et de Saint Pierre, offertes par Eugène Berthet, petit-neveu d’Antoine Berthet en expiation du sacrilège lié à cette affaire. L’une des cloches provient de l’ancienne église et l’autre fut installée après de grandes inondations du Rhône, en 1860[15].

Patrimoine naturelModifier

La commune compte plusieurs ZNIEFF de type I :

Patrimoine culturelModifier

  • L'Espace d’exposition Claudel-Stendhal présente depuis 1998 le village de Brangues, Stendhal et l'affaire Berthet, ainsi que Paul Claudel et ses dernières années passées à Brangues[17].

Personnalités liées à la communeModifier

 
Tombe de Paul Claudel à Brangues
  • Luc Michoud (1752-1825) homme politique, député (1791) et maire de Brangues.
  • Paul Claudel : La tombe de l'écrivain est située dans le domaine du château de Brangues. Les rencontres de Brangues ont été créées en 1972 par Renée Nantet, fille de Paul Claudel, Jean-Louis Barrault et Jacqueline Veinstein. Elles se déroulent maintenant chaque année après quelques saisons d'interruption.
  • Alexandre Émeric de Durfort-Civrac (1770-1835), militaire et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles
  • Stendhal : son roman Le Rouge et le Noir est inspiré d'un fait divers qui se déroula à Brangues . Stendhal, originaire de Grenoble, visitait sa sœur à Morestel. " Julien Sorel " transpose dans un milieu plus bourgeois le profil d'Antoine-Marie Berthet ° le 4/3/1801 à Brangues, renvoyé du séminaire, exécuté en 1828 place Grenette sous les fenêtres de la famille Beyle

Brangues dans les artsModifier

 
Intérieur de l'église de Brangues et maquette du château

Le visiteur de l'église peut découvrir dans une chapelle adjacente de l'édifice, face à la statue de la Sainte Vierge à l'Enfant, une maquette du château de Brangues.

FilmographieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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