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Blanche de France (1253-1320)

infante de Castille
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Blanche de France.

Blanche de France (née en 1253, morte en 1320-1322), épouse de l'héritier du royaume de Castille, fille de Saint Louis, a été au centre d’une crise politique entre les royaumes de France et de Castille.

BiographieModifier

Blanche naquit pendant la septième croisade, à Jaffa, Comté de Jaffa, l’an 1253, de Louis IX, roi de France, et de Marguerite de Provence.

Elle fut mariée au prince héritier de Castille, Ferdinand de la Cerda, à Burgos, le 30 novembre de l’an 1268. belle-fille du roi, elle reçut le prédicat d'Infante. Après la mort du prince, survenue au mois de juin de l’an 1275, le roi Alphonse X de Castille fit de son fils cadet, Sanche, le légataire de la couronne au détriment des enfants de Blanche. Ceci provoqua une crise politique entre les royaumes de France et de Castille, alimentée par le refus du Castillan de laisser l’infante présomptive rejoindre sa patrie avec ses enfants. Philippe III, roi de France, engagea les hostilités au printemps de l’an 1276, d’abord en Navarre, puis, durant l’été, par la mobilisation de ses vassaux dans les territoires du Midi ; mais les troupes françaises, fort mal préparées, renforcées tardivement, rebroussèrent chemin en novembre sans franchir les Pyrénées. On appela cette armée l’ost de Sauveterre-en-Béarn, du lieu où l’expédition s’était arrêtée[1].

Son père, Louis IX de France, fut canonisé en 1297.

Blanche de France mourut entre le 17 juin 1320 et le 7 juin 1322. Elle avait fait bâtir une partie de l’église du couvent des Cordelières de Lourcine (13e arrondissement) auprès duquel elle se retira à la fin de sa vie. Elle demanda à ce que sa dépouille soit enterrée au couvent des Cordeliers de Paris (6e arrondissement)[2]. Un gâble de porte qui la représente agenouillée en prière devant son père saint Louis est conservé au musée Carnavalet[3].

Saint LouisModifier

Elle est l’instigatrice du projet de biographie de saint Louis réalisé par Guillaume de Saint-Pathus[4], qui, malgré son caractère hagiographique, éclaire le contemporain sur les éléments retenus dans le dossier de canonisation du roi[5].

AscendanceModifier

WikisourceModifier

RéférencesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Xavier Hélary, L’armée du roi de France : La guerre de Saint Louis à Philippe le Bel, Paris, Perrin, (ISBN 9782262041670, lire en ligne)
  2. "Figure présumée de Blanche de France, agenouillée devant saint Louis", dans L’art au temps des rois maudits, Philippe le Bel et ses fils, 1285-1328 (Paris, galeries nationales du Grand Palais), Paris, RMN, 1998, p. 100-101, no 50 (notice de F. Baron).
  3. Musée Carnavalet, inv. A.P. 136, cf. le site du musée Gâble de Blanche de France : Blanche agenouillée devant son père saint Louis.
  4. Xavier Hélary, « Pierre de La Broce, seigneur féodal, et le service militaire sous Philippe III. L’ost de Sauveterre (1276) », Journal des Savants vol. 2, nº 2, sur Persée (portail), (consulté le 25 mai 2013), p. 285
  5. Catalina Gîrbea, Saint Louis : le sceptre et la croix, Paris, Garnier, (présentation en ligne)

"Figure présumée de Blanche de France, agenouillée devant saint Louis", dans L’art au temps des rois maudits, Philippe le Bel et ses fils, 1285-1328 (Paris, galeries nationales du Grand Palais), Paris, RMN, 1998, p. 100-101, no 50 (notice de F. Baron).