Louis de la Cerda

amiral de France et comte de Clermont

Louis de la Cerda[1] dit Louis d'Espagne (né vers 1291 - mort le à la Lamotte-du-Rhône), amiral de France, comte de Clermont, de Talmont et de l'ile d'Oléron, était le troisième fils d'Alphonse de la Cerda et de Mathilde de Brienne.

Louis de la Cerda
Titres de noblesse
Prince de Fortunie (en)
Señor (d) (Deza et Enciso)
Comte de Talmont (d)
Comte (île d'Oléron)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Monasterio de Santa Inés (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Louis d'EspagneVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Père
Mère
Maud de Brienne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Juan Alfonso de la Cerda (en)
Margarita de la Cerda (d)
Alfonso de la Cerda «el de España» (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
María Fernández Coronel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Isabel de la Cerda (en)
Juan de la Cerda (d)
Luis de la Cerda y Pérez de Guzmán (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Distinction

Louis de La Cerda était l'arrière-petit-fils de Louis IX de France par sa grand-mère paternelle Blanche de France.

BiographieModifier

Militaire, il sert d'abord Alphonse XI et participe à l'expédition de Gibraltar contre les Maures.

Passé ensuite au service du roi Philippe VI de France, ce dernier le fait comte de Clermont, de Talmont et de l'ile d'Oléron en 1339[2],[3] , puis le nomme amiral de France le , en remplacement de Hugues Quiéret, tué lors du désastre naval de l’Écluse, le . En confiant à un amiral de France ces places maritimes stratégiques convoitées, aux confins du royaume, en bordure de la Guyenne encore occupée par les Anglais, en pleine guerre de cent ans, le Roi entendait sous-traiter la défense de ces places difficiles à défendre et à conserver, en pleine guerre de Cent ans, plus d'un siècle avant la bataille de Castillon[4].

Louis de la Cerda démissionne de sa charge d'amiral dès le . Aux côtés des Français, il se distingue sur les champs de bataille en combattant les Anglais durant la guerre de Cent Ans. Si l'on en croit Froissart et Jean le Bel, c'est un guerrier cruel et rancunier, au point de vouloir faire exécuter des otages[5]

En 1306, il épouse en premières noces à Séville doña Léonor Pérez de Guzmán († 1341), fille d'Alonso Pérez de Guzmán (1256-1309). Du couple naissent 8 enfants.

En , il épouse en secondes noces Guyotte d'Uzès, fille du vicomte Robert Ier d'Uzès.

Le , malade il rédige son testament.

Le prince des îles FortunéesModifier

Ayant amassé une grande fortune, il décide de conquérir les Îles Canaries. Le , le pape Clément VI[6] le nomme « prince de Fortunie », par sa bulle Tue devotionis sinceritas, en échange d'une rente de 400 florins d'or par an. Il obtient la souveraineté sur les onze iles avec des indulgences accordées à tous ceux qui participeront à l'expédition de conquête. Le poète Petrarque relate la cérémonie[7].

Cette désignation et les droits attachés sont contestés le par le roi Alphonse VI de Portugal, comme par le roi de Castille Alphonse XI.

Louis de La Cerda rencontre des difficultés pour faire construire les vaisseaux de sa flotte. Il est probable qu'il ne met jamais le pied aux Canaries. Un de ses lieutenants aurait toutefois débarqué à Lanzarotte, sans pouvoir s'y maintenir[3].

Notes et référencesModifier

  1. Généalogie de Louis de La Cerda sur le site FMG
  2. Acte donné à Vincennes en janvier 1339,(Arch. Nat;  JJ 71, n° 160) par lequel Philippe VI "en reconnaissances de ses bons et aggréables services",  "lui octroye en échange de l'hommage lige, le château , la châtellenie et la ville de Talmont-sur Gironde, ainsi que l'ile d'Oléron, avec toutes leurs dépendances, fiefs et arrière fiefs, avec la haute et basse justice, sans retenir autre chose que de droit de battre monnaie".
  3. a et b Georges Daumet, « Louis de la Cerda ou d'Espagne », Bulletin Hispanique, nos 15-1, p.44,‎ , p. 38-67 (lire en ligne)
  4. Georges Daumet, « Louis de la Cerda ou d'Espagne », Bulletin hispanique, n° 15-1,‎ , p. 44
  5. Froissard, éd. Luce, t.2, pp. 170 à 177 ; Jean le Bel, éd. Viard, t. 1, pp. 336- 339
  6. Charles Verlinden, À propos de l'inféodation des Îles Canaries par le pape Clément VI à l'Infant Don Luis de la Cerda (1344) document paru dans le bulletin de l'Institut historique belge de Rome, 1985, no 55-56, p. 75-84
  7. Petrarque, De vita solitaria, lib II, sectio VI, cap III

Voir aussiModifier

Sources et bibliographieModifier

  • Georges Daumet, « Louis de la Cerda ou d'Espagne », Bulletin hispanique, nos 15-1,‎ , p. 38-67 (lire en ligne, consulté le 31 mars 2018).
  • Portrait de Louis de la Cerda d'Espagne, comte de Talmont (mort en 1348) amiral en 1341,Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon

Articles connexesModifier