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Bataille de Ponte Sampaio

Informations générales
Date 7 au 9 juin 1809
Lieu Ponte Sampaio, Espagne
Issue Victoire espagnole
Belligérants
Drapeau de la France FranceDrapeau de l'Espagne Espagne
Commandants
Michel NeyPablo Morillo
Forces en présence
10 800 soldatsenviron 10 000 soldats et miliciens
Pertes
inconnuesinconnues

Guerre d'Espagne

Batailles



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La bataille de Ponte Sampaio eu lieu à Ponte Sampaio, dans la commune de Pontevedra, en Galice, sur les rives du Verdugo, entre une armée composée de troupes régulières espagnoles et de milices populaires galiciennes et les troupes d'occupation françaises du maréchal Michel Ney, du 7 au 9 juin 1809.

Actions préalablesModifier

Le colonel Pablo Morillo fut chargé d'organiser et d'enrôler toutes les forces possibles autour de la cité de Pontevedra et de les transformer en une armée pour lutter contre les Français. Une fois organisées les troupes qui prirent le nom de División del Miño, Murillo reçut un appel à l'aide de Cachamuiña, qui se trouvait attaqué à Vigo.

Les deux chefs s'entendirent pour agir ensemble et l'attaque espagnole sur Vigo se solda par un succès, obligeant la garnison française à se rendre. C'est Cachamuiña en personne qui enfonça avec une hache la porte de Gamboa.

Après la capitulation de la cité, la garnison française fut embarquée sur un bateau anglais pour être sauvée de la colère populaire. Ensuite, Morillo décida d'attaquer Marín, où se trouvait un détachement français. Avec l'aide de deux bateaux anglais, les troupes espagnoles attaquèrent par terre et par mer depuis la péninsule du Morrazo. La garnison française de Marín s'enfuit et se réfugia à Pontevedra.

L'action décidée des troupes espagnoles libéra pratiquement toute la province de Pontevedra exceptée la capitale. Pendant ce temps, Morillo divisa ses forces en deux parties, celle de El Morrazo et celle de Cotobade, aussi appelée la unidad.

La batailleModifier

Morillo, ayant organisé son armée, décida de marcher vers la ville de Pontevedra. Les troupes françaises se retirèrent de Saint-Jacques-de-Compostelle en apprenant l'avance des Espagnols, et furent renforcées par d'autres troupes arrivées de La Corogne. Après cette nouvelle évolution de la situation, Morillo reçut la mission de couper la route aux Français et il décida de livrer bataille à Ponte Sampaio. Les troupes espagnoles détruisirent deux arcs du pont sur la rivière Verdugo et se retranchèrent sur la rive avec l'intention de stopper le mouvement du corps d'armée du maréchal Michel Ney. Les défenseurs possédaient deux canons fournis par Antonio Gago, de Marín, et trois provenant de Redondela. Au commandement de la défense du passage se trouvait l'enseigne de vaisseau Juan O'Dogherty Browne.

Le 7 juin, le maréchal Ney, à la tête de 10 000 hommes, lança une attaque frontale sur le pont détruit, dont il fut rejeté avec de sérieuses pertes. Le jour suivant, Ney ordonna à une partie de ses forces d'attaquer à Caldelas, deux lieux plus haut sur la rivière, où le pont n'avait pas été détruit. De l'autre côté de la rivière, les paysans d'El Morrazo, Pontevedra et La Lama se retranchèrent avec des pierres et des troncs d'arbres. La bataille, de la même façon qu'à Ponte Sampaio, fut terrible. Les mamelouks de la Garde impériale chargèrent vainement par trois fois contre les volontaires galiciens.

Le 9, Ney convoqua un conseil de guerre et décida la retraite. Elle fut pénible parce que l'armée française fut harcelée par les guérilleros qui attaquaient et tuaient les soldats attardés. Les troupes de Ney s'unirent à Lugo à celles du maréchal Soult qui avaient dû abandonner le Portugal, et tous ensemble se retirèrent de la Galice en juillet 1809. L'affrontement de Ponte Sampaio entraîna l'évacuation définitive de la Galice par l'armée de Napoléon et la création d'un nouveau front.