Bataille de Nasr

bataille de la guerre Iran-Irak
Bataille de Nasr
Description de cette image, également commentée ci-après
Un char M60 Patton, similaire à ceux employés par l'armée de terre iranienne lors de la bataille.
Informations générales
Date -
Lieu Dezfoul
Issue Victoire irakienne décisive
Belligérants
Drapeau de l'Iran IranFlag of Iraq (1963–1991); Flag of Syria (1963–1972).svg Irak
Forces en présence
Trois brigades blindées (M47 Patton, M48 Patton, M60 Patton et Chieftain) de la 16e division blindéeTrois régiments blindés (T-54, T-55 et T-62) de la 10e brigade blindée
Pertes
88 chars détruits (sources iraniennes)
100-200 chars détruits/capturés (sources irakiennes)
pertes humaines lourdes
50 à 100 chars détruits
pertes humaines légères

Guerre Iran-Irak

Batailles

Invasion irakienne (1980)
Impasse (1981)
Offensives iraniennes (1982)
Guerre de positions (1983-1986)
Offensives irakiennes finales (1988)
Guerre des pétroliers
Incidents internationaux
Coordonnées 32° 23′ nord, 48° 28′ est
Géolocalisation sur la carte : Moyen-Orient
(Voir situation sur carte : Moyen-Orient)
Bataille de Nasr
Géolocalisation sur la carte : Iran
(Voir situation sur carte : Iran)
Bataille de Nasr

La bataille de Nasr (nom de code Opération Nasr en persan) est livrée en pendant la guerre Iran-Irak. Il s'agit de l'une des plus importantes batailles de chars du conflit.

Trois brigades blindées iraniennes avancent sur les troupes irakiennes dans la région d'Ahvaz-Susangerd. Alertés de ce mouvement, les Irakiens font croire à une retraite mais se retranchent en réalité afin de tendre une embuscade aux Iraniens. La bataille résulte en une défaite des forces iraniennes, après plusieurs jours d'affrontements.

Contexte historiqueModifier

Le , Saddam Hussein, essayant de répéter le succès des attaques aériennes préventives israéliennes contre les forces aériennes arabes dans la guerre des Six Jours, lance une campagne de bombardements contre les aérodromes de l'armée de l'air iranienne, dans l'espoir de la détruire au sol. Ces attaques échouent, mais les Irakiens lancent une offensive afin de s'emparer du Chatt-el-Arab, appelé Arvand Rood en Iran (persan : اروند رود). L'invasion terrestre irakienne se concentre alors sur le sud de l'Iran.

Déroulement de la batailleModifier

Attaques de diversionModifier

L'opération iranienne est précédée par trois attaques de diversions. Une brigade de troupes de montagne iranienne attaque les forces irakiennes qui avaient établi des positions défensives et bloquant l'autoroute principale entre Téhéran et Bagdad. La seconde attaque voit les Iraniens tenter de libérer Mehran, sans gagner toutefois d'avantage tactique. La troisième, plus sérieuse, voit une division mécanisée iranienne attaquer les forces irakiennes à l'ouest du fleuve Karoun à proximité d'Ahvaz. Le but de cette attaque est de tenir l'artillerie irakienne hors de portée de la ville. Grâce à l'effet de surprise, les Irakiens reculent de plusieurs kilomètres mais leur artillerie reste cependant à portée d'Ahvaz.

Opération NasrModifier

Le , trois brigades blindées iraniennes avancent sur les troupes irakiennes dans la région d'Ahvaz-Susangerd. Environ 300 blindés iraniens sont engagés dans l'opération mais n'ont pas de supériorité numérique suffisante pour tenter une percée. À noter également que ceux-ci ne disposent que du soutien de la 55e brigade de parachutistes, les Pasdaran n'étant pas mobilisés.

Alertés de ce mouvement, les Irakiens font croire à une retraite mais se retranchent en réalité afin de tendre une embuscade aux Iraniens. La bataille dure plusieurs jours avant que les Iraniens ne battent en retraite, laissant sur le terrain 100 à 200 blindés. Les AH-1 Cobra de la force aérienne de la République islamique d'Iran mirent cependant plusieurs T-55 et T-62 irakiens hors de combat. Dans le même temps, les troupes iraniennes assiégées à Abadan tentent d'établir une liaison avec la colonne blindée.

La défaite des forces iraniennes est attribuée au terrain boueux (rendant les mouvements des blindés difficiles) et aux problèmes de ravitaillement, plusieurs blindés étant tombés à court de carburant et de munitions. Les Irakiens ne profitent cependant pas de l'occasion pour tenter de lancer une contre-attaque. Les blindés iraniens restants battent en retraite vers Abadan.

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (en) Raʻd Ḥamadānī, Kevin M. Woods, Williamson Murray et Thomas Holaday, Saddam's war : an Iraqi military perspective on the Iran-Iraq War, Washington, D.C, Institute for National Strategic Studies, National Defense University, coll. « McNair papers » (no 70), , 147 p. (ISBN 978-0-160-82737-2).
  • (en) Kaveh Farrokh, Iran at war, 1500-1988, Oxford Long Island City, NY, Osprey Publishing, , 1548 p. (ISBN 978-1-780-96221-4, lire en ligne).

Liens externesModifier