Ouvrir le menu principal

Argentat

ancienne commune française du département de la Corrèze

Argentat
Argentat
Les quais de la rive gauche d'Argentat
depuis le pont de la République.
Blason de Argentat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Canton Argentat
(bureau centralisateur)
Intercommunalité CC Xaintrie Val'Dordogne
Statut Commune déléguée
Maire délégué Jean-Claude Leygnac
2017-2020
Code postal 19400
Code commune 19010
Démographie
Gentilé Argentacois
Population 2 977 hab. (2014 en diminution de -2.46 % par rapport à 2009)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 05′ 39″ nord, 1° 56′ 19″ est
Altitude Min. 166 m
Max. 441 m
Superficie 22,41 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Argentat-sur-Dordogne
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte administrative de la Corrèze
City locator 15.svg
Argentat

Géolocalisation sur la carte : Corrèze

Voir sur la carte topographique de la Corrèze
City locator 15.svg
Argentat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 15.svg
Argentat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 15.svg
Argentat

Argentat (Argentat en occitan) est une ancienne commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les « Argentacois » et les « Argentacoises ». La ville est traversée par la rivière Dordogne.

Au , la commune d'Argentat fusionne avec celle de Saint-Bazile-de-la-Roche, créant la commune nouvelle d'Argentat-sur-Dordogne.

GéographieModifier

Située dans le Massif central, au confluent de la Maronne avec la Dordogne, elle se trouve à l'extrémité sud de la faille d'Argentat. À l'est, la commune est bordée par le Doustre, et à l'ouest elle est arrosée par la Souvigne.

La cité d'Argentat se situe aux confins de trois régions, le Limousin, l'Auvergne et le Quercy, sur la Dordogne après que celle-ci ait traversé des gorges profondes de façon impétueuse. Argentat se trouve dans la partie ouest de la Xaintrie petit pays du Bas-Limousin.

De cette situation géographique découle l'intérêt de la ville : passage de la Dordogne d'une part, et port de trafic fluvial important vers Bergerac et Libourne.

LocalisationModifier

Communes limitrophesModifier

ToponymieModifier

HistoireModifier

ProtohistoireModifier

Dès l'époque gauloise, un oppidum perché sur une hauteur voisine, le Puy-du-Tour, contrôle le gué d'une voie protohistorique reliant l'Armorique à la Méditerranée.

AntiquitéModifier

Après la conquête romaine, s'établit dans la plaine, la villa gallo-romaine du Longour, domaine tourné vers la culture, proche de la Dordogne.

Moyen ÂgeModifier

Période mérovingienneModifier

Aux temps mérovingiens, un atelier monétaire fonctionne et facilite les échanges commerciaux.

Période carolingienneModifier

Sous les Carolingiens, Argentat est le siège d'une vicairie, circonscription territoriale où sous l'autorité du comte, un vicaire administre la justice.

Dès le Xe siècle, Argentat est connu comme prieuré et cure en ville murée. La ville dépend d'un seigneur religieux, le prieur de Carennac et d'un seigneur laïc, le vicomte de Turenne.

Moyen Âge classiqueModifier

Avare de ses droits la vicomté ne concède aucune charte de libertés et la communauté locale doit se contenter, jusqu'en 1615, de syndics paroissiaux pour la gérer. Toutefois, les Turenne concédèrent à la ville dès 1263, un marché important le jour de la Saint-André, qui passe pour être la foire la plus ancienne du Bas-Limousin.

Époque moderneModifier

Argentat prit parti pour les Huguenots, ce qui induit une situation des plus troubles pendant un demi-siècle.

Au XVIIe siècle, avec la Contre-Réforme et l'établissement successif des Récollets et des Clarisses vers 1633, des Ursulines en 1637, les luttes s'apaisent peu à peu. À l'annexion de la vicomté à la Couronne (1738), Argentat devint siège d'une subdélégation de l'intendance de Limoges.

Époque contemporaineModifier

La ville a connu un essor économique important aux XVIIIe et XIXe siècles grâce à la batellerie effectuée par des gabares appelées localement courpet, qui a permis l'acheminement de richesses (essentiellement du bois sous forme de merrain-douves de chêne pour la tonnellerie et de carassonne-échalas de vigne) vers la région bordelaise[2]. Cette activité périclita à la fin du XIXe siècle, à la suite des épidémies de phylloxéra qui ravagèrent les vignobles, et de l'inauguration de la ligne de chemin de fer du PO-Corrèze entre Tulle et Argentat en 1904 (cette ligne resta en activité jusqu'en 1970).

Au début du XXe siècle culmina une activité d'extraction, avec l'exploitation de mines de charbon, qui fermèrent dans les années 1930[3].

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : D'azur à deux clefs adossées d'argent posées en pal et entrelacées par l'anneau.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 1989 13 février 2014 René Teulade PS Vice-président du conseil général, sénateur, ancien ministre
14 février 2014 29 mars 2014 François Bretin PCF Maire par intérim à la suite du décès de René Teulade
conseiller général du canton d'Argentat (2011-2015)
29 mars 2014 En cours Jean-Claude Leygnac LR Maire, conseiller départemental

JumelagesModifier

Argentat a développé des associations de jumelage avec :

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 977 habitants, en diminution de -2,46 % par rapport à 2009 (Corrèze : -0,61 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8502 5742 6292 8223 1213 0293 1563 3183 535
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 5203 4353 4493 3503 3803 3043 2623 0873 093
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8012 8302 8952 5782 5392 5602 6203 2413 451
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 1963 2563 3713 2343 1893 1253 1113 0522 977
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

De nombreuses PME sont installées dans la commune et sa vallée. Des sociétés comme Les Sièges d'Argentat, produisant du mobilier sur mesure de prestige, possède une réputation internationale[10].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • La Maison du Patrimoine[11].
  • L'église Saint-Pierre[12].
  • Le couvent des Récollets, fondé au début du XVIIe siècle.
  • La croix des gabariers.
  • Le quai maçonné Lestourgie XIXe siècle avec jolie promenade, sur la rive droite de la Dordogne.
  • Le couvent des Clarisses, 7 rue des Clarisses.
  • L'hôtel de Turenne, la " Raymondie ", 13 rue des Clarisses.
  • La chapelle édifiée à la fin du XIXe, rue des Clarisses.
  • La rue Porte-Basse.
  • La maison natale du général Delmas.
  • La maison Filliol (XVIe), ancien relais de poste
  • Le manoir de l'Eyrial (1457).
  • Le château Neuville, dénommé aussi château Fénelon, .
  • Le château du Bac : façade XVIIIe siècle, pigeonnier XVIe siècle.
  • La Chapelle-aux-Plats, ancienne paroisse fusionnée avec la commune d'Argentat. Son château appartenait à une branche de la famille de Pestels.
  • Le Barrage d'Argentat et le château du Gibanel
 
Argentat et son barrage depuis le Roc Castel
  • Pont sur la Maronne
 
Pont sur la Maronne à Argentat

Personnalités liées à la communeModifier

CinémaModifier

Plusieurs films et séries ont été tournés dans la commune en particulier :

FestivalsModifier

  • Les Rencontres-promenades « Histoires de passages »[13], 3e semaine de juillet, depuis 2015.
  • Festival Val'Dordogne, fin-septembre et début octobre.

Jeu vidéoModifier

Argentat a servi d'inspiration pour Argenta, une ville de l'univers Pokémon, située dans la Région de Kantō, et qui apparaît notamment dans les premiers jeux de la série, Pokémon Rouge et Bleu[14].

PhilatélieModifier

Un timbre postal, d'une valeur de 4,40 francs, dessiné par Ève Luquet et représentant le quai Lestourgie et les belles maisons rénovées d'Argentat a été émis le 18 juin 1994[15],[16].

Galerie photosModifier

 
La Gabarre d'Argentat

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Frédéric Pesteil, Eusèbe Bombal, un précurseur argentacois, Tulle, Mille Sources, 2015.
  • Jacques Patureau, Les mines de charbon d'Argentat, Tulle, Mille Sources, 2001.
  • Eusèbe Bombal, "La haute Dordogne et ses gabariers", avant-propos de Henri Soudeille, illustrations de Simone Hymon, biobibliographie de Daniel Borzeix, éditions "Les Monédières", 1981 (édition originale de 1903).

RéférencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier