Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord

cardinal de l'Église catholique romaine

Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord
Image illustrative de l’article Alexandre-Angélique de Talleyrand-Périgord
Portrait de Mgr Alexandre Angélique de Talleyrand-Périgord, cardinal de la Sainte Église romaine.
Biographie
Naissance
à Paris
Drapeau du royaume de France Royaume de France
Ordination sacerdotale
Décès (à 85 ans)
à Paris
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Cardinal de l'Église catholique
Créé
cardinal

par le pape Pie VII
Évêque de l'Église catholique
Consécration épiscopale
par le card. Charles-Antoine de la Roche-Aymon
Archevêque de Paris
Archevêque-duc de Reims
et pair de France
Primat de la Gaule belgique
Archevêque in partibus de Trajanopolis in Rhodope
Archevêque coadjuteur de Reims
Autres fonctions
Fonction religieuse
Grand aumônier de France
Fonction laïque
Député aux États généraux de 1789
Membre de la Chambre des pairs

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Alexandre Angélique de Talleyrand-Périgord, né le à Paris et mort le à Paris, est un homme d'Église et un homme politique français.

Il est l'oncle paternel de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord (1754-1838).

ÉtudesModifier

Alexandre Angélique de Talleyrand-Périgord fréquente le collège jésuite de La Flèche en Sarthe. Il poursuit au séminaire Saint-Sulpice à Paris d'où il sort avec une licence en théologie puis à la faculté de droit à Reims où il obtient une licence in utroque jure c'est-à-dire de droit canon et de droit civil.

Parcours ecclésiastiqueModifier

Talleyrand-Périgord est ordonné prêtre en . Il est aumônier du Roi de 1761 à 1766[1]. Il est vicaire général de l'évêché de Verdun en . Le , il est nommé évêque in partibus de Trajanopolis et coadjuteur de l'archevêque de Reims[2].

Il est élevé à l'archevêché de Reims le [2] . Il est aussi abbé commendataire de l'abbaye Notre-Dame de Cercamp de 1777 à 1789.

Ayant refusé le régime concordataire français en 1801, il refuse de démissionner de l'archevêché de Reims ; il le fait après la Restauration, le . Il devient Grand aumônier du roi Louis XVIII en exil dès 1808, continuant à occuper cette fonction après la Restauration de 1814 et jusqu'à sa mort.

Le pape Pie VII le crée cardinal lors du consistoire du . Il est alors nommé archevêque de Paris le , mais n'est installé qu'en )[2].

Parcours politiqueModifier

Talleyrand-Périgord est membre de l'Assemblée du clergé de 1780 à 1788, membre de l'Assemblée des notables en 1787 et député du clergé aux États généraux de 1789 pour la sénéchaussée de Reims[3].

Il est le représentant du comte de Provence (futur Louis XVIII) exilé en Pologne (1803).

En 1815, il devient pair de France.

Il est l'un des principaux artisans du concordat du 11 juin 1817.

ÉmigrationModifier

Ayant émigré en , après la Constitution civile du clergé, il vit successivement à Aix-la-Chapelle, Weimar et Brunswick. Il a alors pour secrétaire l'abbé Nicolas Baronnet (1744-1820), curé de Cernay-en-Dormois (Marne). Revenu en France lors de la Première Restauration, il suit Louis XVIII dans son exil de Gand en pendant les Cent-Jours.

DistinctionsModifier

ArmoiriesModifier

De gueules à trois lions couronnés d'or, armés et lampassés d'azur.[4]

IconographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Jean François Labourdette, « Les aumôniers du roi au XVIIIe siècle», dans Josette Pontet, Michel Figeac, Marie Boisson (dir.), La noblesse, de la fin du XVIe au début du XXe siècle: un modèle social?, Biarritz, Atlantica, 2002, tome 1, p. 38.
  2. a b et c « Alexandre-Angélique cardinal Talleyrand de Périgord », sur catholic-hierarchy.org (consulté le )
  3. Archives parlementaires de la Révolution française, « Liste des noms et qualités de messieurs les députés et suppléants à l'Assemblée nationale », sur persee.fr (consulté le )
  4. Velde 2005.

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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BibliographieModifier

Pour approfondir

ChronologiesModifier