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Aimon III de Gerbais

évêque de Maurienne (1422-1432)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Gerbais de Sonnaz.
Aimon III de Gerbais
Fonction
Évêque de Maurienne
-
Biographie
Naissance
Date et lieu inconnusVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Activité
Famille
Blason de Gerbais.svg
blason

Aimon Gerbais de Sonnaz, dit Aimon III, mort le , est un prélat, évêque de Maurienne, issu de la famille Gerbais de Sonnaz.

BiographieModifier

OrigineModifier

Aimon ou Aymon Gerbais (parfois Gerbaix) de Sonnaz est dit fils de Pierre Gerbais, trésorier général du comté de Savoie[1],[2].

Le comte Amédée de Foras, dans son Armorial, donne pour parents Amblard Gerbais (de Sonnaz ou de Belley) et Aleysie de Châtillon[3],[4]. Selon lui, un acte du , « ne laisse pas de doute que c'est à tort qu'on le dit fils de Pierre, le trésorier général »[4]. Noble Amblard Gerbais est membre du Conseil comtal, trésorier général (après son frère), et maître auditeur aux comptes (1386) et frère germain de Pierre Gerbais, citoyen de Belley, chevalier, conseiller à la Chambre des comptes, trésorier général de Savoie (1369)[3].

Parmi ces frères, trois d'entre-eux — Gui (ou Guigues), Jean et Amblard — sont conseillers à la cour du comte, puis duc de Savoie Amédée VIII[2],[4],[5]. Il est par ailleurs probablement[3] le neveu de Pierre III de Sonnaz, évêque d'Aoste (1399-1410)[6].

Il reçoit une formation de juriste[2]. Il est présent dans plusieurs tractations entre sa famille et les officiers ducaux[2].

Toutefois, il entame une carrière ecclésiastique et on le retrouve prévôt de la cathédrale d'Aoste[6],[1],[7]. Il est également chanoine de Saint-Pierre de Genève[6].

ÉpiscopatModifier

Aimon de Gerbais est désigné par le chapitre comme successeur de l'évêque de Maurienne, Amédée VI[7], le 3e des kalendes 1422[1],[5], soit le [8] (Grillet donne le 30 octobre[6]).

Au cours de la seconde année de son épiscopat, il autorise aux religieux du prieuré du Saint-Sépulcre d'Annecy, « une quête afin d'établir, aux environs de cette ville, un hôpital en faveur des pauvres malades »[5]. Aux donateurs des indulgences seront promises[5].

Au cours de l'année 1426, il approuve en apposant son sceau, à Bologne, la réunion du prieuré de Poisy (Poysi), dans le diocèse de Genève, à l'abbaye d'Entremont, dépendante de Saint-Ruf ou Saint-Ruph de Valence[1],[5],[9].

Il se rend au concile de Bâle, mais ne semble pas y rester longtemps[10]. En effet, il avait été chargé, par bulle papale de Martin V, en date du , de procéder avec Jean V de Bertrand, archevêque de Tarentaise, à la réformation générale et particulière du clergé du duché de Savoie, à la demande du duc Amédée VIII[6],[8],[10]. Le château de Thonon accueille, le , cette conférence entre les prélats de Savoie, dont les évêques d'Aoste, Oger Moriset de Conflans, et de Belley, Guillaume Didier, au cours de laquelle un acte stipulant les limites de la juridiction ecclésiastique et civil avec le duc est signé[6],[10].

Mort et successionModifier

Aimon de Gerbais meurt peu de de temps après cette rencontre, le [1],[6]. Son corps est enseveli au pied de l'autel Saint-Anne de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne[1],[11]. Il semble qu'un monument funéraire en marbre ait été réalisé par son frère, Urbain, mais dont il ne reste aucune trace[11].

Le Chapitre désigne son frère Urbain, doyen de la collégiale d'Annecy, pour lui succéder[1],[6], le [4],[11]. Cependant cette élection ne sera jamais validée par le pape[11]. Le seul acte conservé de cette nomination est une fondation en faveur de la cathédrale, au cours de l'année 1433[1],[6]. Cette situation résulte du contexte particulier du concile de Bâle et de la crise conciliaire qui en résulte[11]. Urbain de Gerbaix obtiendra en fin de compte une prébende dans le diocèse de Maurienne et portera les titres, selon Angley, de chanoine et de doyen d'Annecy[11]. Ce dernier titre est remis en cause par Foras[4]. Selon les archives de Thuyset, utilisées dans l’Armorial, le , il est chanoine de Maurienne et doyen de l'église cathédrale du Puy (de Podio)[4].

L'évêque d'Aoste, Oger Moriset, est appelé à diriger le diocèse de Maurienne le [12].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Chanoine Ambroise Angley (18xx-18xx, historien et prêtre), Histoire du diocèse de Maurienne, Saint-Jean-de-Maurienne, impr. de J.-B. Héritier, , 500 p. (lire en ligne), « LXV. Aimon III de Gerbaix », p. 215-221.
  • Alexis Billiet, Chartes du diocèse de Maurienne, vol. 1, Chambéry, imp. de Puthod fils, , 446 p. (lire en ligne).

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g et h Joseph-Antoine Besson, Mémoires pour l'histoire ecclésiastique des diocèses de Genève, Tarentaise, Aoste et Maurienne et du décanat de Savoye, S. Hénault, 1759 (copie de l'exemplaire bibliotheque cant. et univ. lausanne), 506 p. (lire en ligne), p. 298-299.
  2. a b c et d Jacques Lovie, Histoire des diocèses de France : Chambéry, Tarentaise, Maurienne, vol. 11, Éditions Beauchesne, (ISSN 0336-0539), p. 55.
  3. a b et c Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 3, Grenoble, Allier Frères, , 490 p. (lire en ligne), p. 94-95.
  4. a b c d e et f Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie, vol. 3, Grenoble, Allier Frères, , 490 p. (lire en ligne), p. 96-97.
  5. a b c d et e Histoire du diocèse de Maurienne, 1846, p. 216 (lire en ligne).
  6. a b c d e f g h et i Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman, contenant l'histoire ancienne et moderne de la Savoie, vol. 3, t. 2, Chambéry, J.F. Puthod, , p. 87-88. (lire en ligne).
  7. a et b Histoire du diocèse de Maurienne, 1846, p. 215 (lire en ligne).
  8. a et b Gabriel Pérouse, Inventaire sommaire des archives départementales de la Savoie antérieures à 1793, Archives communales, Chambéry, 1911, 275 pages, p. 14.
  9. François Coutin, « L'abbaye d'Entremont-en-Genevois (1154-1776) et le prieuré de Poisy (1426-1776) », Mémoires et documents de l'Académie salésienne, no 75,‎ , p. 51-63 (lire en ligne).
  10. a b et c Histoire du diocèse de Maurienne, 1846, p. 217-218 (lire en ligne).
  11. a b c d e et f Histoire du diocèse de Maurienne, 1846, p. 219-221 (lire en ligne).
  12. Histoire du diocèse de Maurienne, 1846, p. 222 (lire en ligne).