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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Abbaye Saint-Michel et Saint-Michel.

Ancienne abbaye Saint-Michel d'Anvers
Image de l'Abbaye Saint-Michel d'Anvers réalisée au XVIIe siècle.
Image de l'Abbaye Saint-Michel d'Anvers réalisée au XVIIe siècle.

Ordre Prémontrés
Fondation 1124
Fermeture XVIIIe siècle
Fondateur Saint Norbert
Localisation
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Province Drapeau de la province d'Anvers Province d'Anvers
Commune Anvers
Coordonnées 51° 12′ 54″ nord, 4° 23′ 35″ est

Géolocalisation sur la carte : Province d'Anvers

(Voir situation sur carte : Province d'Anvers)
Ancienne abbaye Saint-Michel d'Anvers

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(Voir situation sur carte : Belgique)
Ancienne abbaye Saint-Michel d'Anvers

L'abbaye Saint-Michel d'Anvers était une abbaye fondée en 1124 par Norbert de Xanten, détruite en 1831 pendant les guerres de la Révolution française. L'abbaye a été décrite comme « l'une des principales églises et des plus importants monuments d'Anvers de sa fondation au XIIe siècle jusqu'à sa destruction au XIXe siècle[1] ».

Sommaire

HistoireModifier

Jusqu'en 1124, une collégiale dédiée à Saint Michel et hébergeant 12 chanoines séculiers demeure la seule église paroissiale d'Anvers. En 1124, le chapitre est transformé par Saint Norbert en abbaye de l'ordre des chanoines réguliers de Prémontré ou nobertins. Les bâtiments de l'abbaye se dressent alors entre les actuelles rues Kloosterstraat et Sint-Michielskaai, et Sint-Jansvliet au nord et Scheldestraat (Kronenbrugstraat) au sud.

L'abbaye dispose de grandes étendues de terres dans et autour d'Anvers, comme les seigneuries de Kiel et le Beerschot, la terre de Haringrode et Zurenborg, et vers 1674, Berendrecht et Zandvliet, qui ont contribué à façonner l'ultime territoire d'Anvers. L'abbaye vend la seigneurie et le château de Nederokkerzeel, propriété de l'abbaye, à François Knyff qui en fit relief en 1663[2]. Ce château passa ensuite à sa fille Marie-Anne Knyff.

L'abbaye est en partie détruite par l'armée française pendant la guerre menée par la Première coalition en 1796. De nombreux bâtiments sont démolis au profit de l'édification de casernes et d'arsenaux maritimes, comportant des chantiers navals et des cales. En 1807, la tour de l'église abbatiale est équipée d'un sémaphore[3]. En 1831, les casernes françaises sont bombardées par la garnison du commandant David Hendrik Chassé, dont les troupes détiennent alors la citadelle d'Anvers.

ArtModifier

 
Gravure montrant les fresques du réfectoire.

Isabelle de Bourbon (1436-1465), seconde épouse de Charles le téméraire, duc de Bourgogne, et mère de Marie de Bourgogne, héritière de Bourgogne, meurt à l'abbaye Saint-Michel d'Anvers en 1465, et est enterrée dans l'église de l'abbaye. En 1476, un tombeau monumental est érigé en sa mémoire. Sa sépulture est décorée de 24 statuettes en bronze, placées debout dans des niches et représentant des pleurants, surmontées d'un bronze à l'effigie d'Isabelle de Bourbon. Les restes des pleurants sont aujourd'hui conservés au Rijksmuseum d'Amsterdam et au Musée M de Louvain. Le reste de la tombe, avec la statue de Isabella, est maintenant conservé dans la cathédrale d'Anvers.

Au XVIIIe siècle, le monastère est connu comme protecteur des arts, commandant des œuvres à des grands peintres anversois comme Rubens, Antoine van Dyck et Jacob Jordaens. Rubens y livre notamment un retable monumental pour l'église de l'abbaye, L'Adoration des Mages. Il est volé pendant l'occupation française, et retourne après 1815 au Musée royal des beaux-arts d'Anvers.

Le banc de communion datant du XVIIIe siècle et le confessionnal sont désormais présents à l'église Sainte-Gertrude à Bergen op Zoom aux Pays-Bas.

AbbésModifier

 
Chanoine d'Anvers

Une liste des abbés de 1709[4] :

  1. Waltmannus, 1124–1138
  2. Emelinus, mort en 1161
  3. Alardus, mort en 1162
  4. Thibaldus, démission en 1171
  5. Richardus, démission en 1188
  6. Waltherus de Stripe, mort en 1192
  7. Elias, mort en 1199
  8. Giselbertus, mort en 1205
  9. Hugo, mort en 1208
  10. Arnoldus de Erps, translated 1219
  11. Hermannus, mort en 1230
  12. Sigerius, mort en 1230
  13. Eggerius, mort en 1244
  14. Gerardus de Lira, mort en 1258
  15. Joannes de Lira, mort en 1272
  16. Aegidius de Biervliet, mort en 1286
  17. Henricus de Mechlinia, mort en 1300
  18. Godefridus de Waerloos, mort en 1328
  19. Guilielmus de Cabeliau, mort en 1341
  20. Guilielmus Lympiaes, mort en 1353
  21. Martinus Loys, mort en 1372
  22. Guilielmus Brulocht, mort en 1390
  23. Petrus Breem, mort en 1413
  24. Olardus Terlinck, mort en 1452
  25. Joannes Fierkens, mort en 1476
  26. Andreas Aechtenryt, mort en 1478
  27. Joannes Robyns, mort en 1486
  28. Joannes de Weerdt, mort en 1499
  29. Jacobus Elsacker, mort en 1505
  30. Jacobus Embrechts, mort en 1514
  31. Stephanus a Thenis, mort en 1518
  32. Cornelis de Mera, mort en 1538
  33. Gregorius de Dagis, mort en 1562
  34. Cornelius Emerici, mort en 1563
  35. Guilielmus de Greve, mort en 1581
  36. Emericus Andreae, mort en 1590
  37. Dionysius Feyten, mort en 1612
  38. Christianus Michaelius, mort en 1614
  39. Matthæus Yrsselius, mort en 1629
  40. Johannes Chrysostomus vander Sterre, mort en 1652
  41. Norbertus van Couwerven, mort en 1663
  42. Macarius Simeomo, STL, mort en 1676
  43. Hermannus vander Porten, mort en 1680
  44. Gerardus Knyff[5], en sa qualité de père-abbé il était également député aux États de Brabant[6], mort en 1686
  45. Joannes Chrysostomus Teniers, mort en 1709

RéférencesModifier

  1. B. Haeger, "Abbot Van der Steen and St Michael's Abbey: The restoration of its church, its images, and its place in Antwerp", in Sponsors of the Past: Flemish Art and Patronage, 1550-1700, edited by Hans Vlieghe and K. Van Der Stighelen (Brepols: Turnhout, 2005), p. 157.
  2. Eugène De Seyn, Dictionnaire des communes belges
  3. Rob Korving, Bart van der Herten, Een tijding met de snelheid des bliksems: de optische telegraaf in de Nederlanden (1800-1850) (Leuven University Press, 1997), p. 63.
  4. From Jean François Foppens, Historia episcopatus Antverpiensis (Joannes Franciscus Broncart, Liège, 1717), pages 147-150.
  5. De nombreux portraits et gravures de ce prélat existent dont un portrait à l'abbaye de Tongerlo au palais abbatial
  6. Baron de Herckenrode, Notice généalogique concernant la famille de Knyff, Gand, chez F & E Gyselinck, 1862

Voir aussiModifier