Urbain de Miolans

prélat catholique

Urbain de Miolans
Biographie
Ordre religieux Ordre de Saint-Benoît
Décès
Valence
Évêque de l’Église catholique
abbé commendataire de Saint-Michel-de-la-Cluse
abbé commendataire de Saint-Rambert-en-Bugey (xxxx-1503)
abbé commendataire de l'abbaye de Caramagne
Évêque de Valence et de Die

Blason

Urbain de Miolans est un religieux bénédictin savoyard du XVe siècle et XVIe siècle, appartenant à la famille de Miolans.

BiographieModifier

Urbain de Miolans est prieur de Talissieu[1] et de Saint-Robert, abbé commendataire de Saint-Étienne de Verceil[1], de Caramagne[1], de Saint-Rambert-en-Bugey, jusqu'en 1503 et de Saint-Michel-de-la-Cluse[1], de 1503 à 1522[2]. Il est également cité comme prévôt de la collégiale Saint-André de Grenoble.

Dans le conflit qui oppose le roi de France, François Ier et le duc Charles III de Savoie, quant à l'autorité sur le duché, le religieux est devenu un enjeu malheureux. Alors protonotaire apostolique, archidiacre de Valence, il est choisi par les chanoines pour devenir évêque de Valence et de Die en 1505, l'archevêque métropolitain de Vienne et le parlement de Grenoble s'y opposent. Le roi intervient afin que son favori pour cette élection, Gaspard de Tournon, parvienne sur le siège épiscopal[3].

À nouveau, en 1515, lorsque le duc Charles III souhaite faire ériger sa capitale, Chambéry, en siège métropolitain, il désigne Urbain de Miolans comme évêque[1]. Cependant, l'évêque de Genève conteste et le roi de France annule la bulle pontificale de Léon X[4],[1],[5].

Urbain de Miolans se retire, après cet épisode, à Valence[5], où il semble mourir.

Article connexeModifier

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départements du Mont-Blanc et du Léman, contenant l'histoire ancienne et moderne de la Savoie, vol. 3, t. 2, Chambéry, J.F. Puthod, , p. 37-38. (lire en ligne)
  2. Michel Thomas, Trésors de l'art sacré dans les hautes vallées de Maurienne, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », (ISBN 9782842062552, lire en ligne), p. 162.
  3. André Blanc, La vie dans le Valentinois sous les rois de France (de 1500 à 1790), A. et J. Picard, 1977, 406 pages, p. 20.
  4. Alexis de Jussieu, La Sainte-Chapelle du château de Chambéry, Perrin, , p. 53.
  5. a et b André Borel d'Hauterive, Annuaire de la Noblesse de France et des Maisons souveraines, vol. A18, Grenoble, Allier Frères, , 416 p. (ISSN 2019-8086, lire en ligne), p. 196