Traité de Libourne

1366
Traité de Libourne
Signé 23 septembre 1366
Libourne
Parties
Parties Arms of Aquitaine and Guyenne.svg Principauté d'Aquitaine Blason Castille Léon.svg Royaume de Castille Royal Arms of Navarre (1328-1425).svg Royaume de Navarre
Signataires Arms of the Prince of Wales (Ancient).svg Édouard de Woodstock Blason Castille Léon.svg Pierre Ier de Castille Royal Arms of Navarre (1328-1425).svg Charles II de Navarre

Le traité de Libourne est signé le entre l'ex-roi de Castille Pierre le Cruel, le Prince Noir et Charles le Mauvais.

PrésentationModifier

En 1366, Henri de Trastamare, demi-frère de Pierre le Cruel et prétendant au trône que ce dernier occupe, envahit le royaume de Castille à la tête d'une armée franco-aragono-castillane, dépose son demi-frère et se fait proclamer roi de Castille. Henri peut s'appuyer sur les troupes du royaume d'Aragon, en guerre contre la Castille depuis 10 ans, et sur les Grandes compagnies, menées par Bertrand Du Guesclin sur instruction du roi de France Charles V.

Pierre le Cruel se tourne donc naturellement vers les ennemis de ce dernier : le prince de Galles, héritier du royaume en guerre avec le royaume de France, et le roi de Navarre, qui affiche ses prétentions à la Couronne de France.

Le traité stipule que le Prince Noir et le roi de Navarre doivent apporter une aide militaire et financière à Pierre le Cruel pour la reconquête de son trône et recevoir des territoires en contrepartie. Le Prince Noir est censé recevoir la seigneurie de Biscaye, la ville de Castro-Urdiales ainsi que 550 000 florins d'or. Pour sa part, Charles le Mauvais prétend recevoir le reste des provinces basques ainsi qu'un comté sis dans la région de Burgos.

Pour garantir sa part du traité, Pierre le Cruel laisse ses trois filles en résidence à Saint-Émilion et remet au Prince Noir un gros rubis (en réalité une spinelle) qui orne toujours la couronne impériale des rois d'Angleterre.

Après la victoire des alliés à Nájera, le prince de Galles prend ses distances avec Pierre le Cruel, dont il accepte mal la cruelle répression que ce dernier exerce sur ses ennemis. Le Prince Noir doit s'en retourner en Guyenne les mains vides.