Théméricourt

commune française du département du Val-d'Oise

Théméricourt
Théméricourt
La mairie
Blason de Théméricourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Intercommunalité CC Vexin Centre
Maire
Mandat
Denis Sargeret
2020-2026
Code postal 95450
Code commune 95610
Démographie
Gentilé Théméricourtoises, Théméricourtois
Population
municipale
298 hab. (2018 en augmentation de 7,19 % par rapport à 2013)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 05′ 00″ nord, 1° 54′ 00″ est
Altitude 130 m
Min. 70 m
Max. 137 m
Superficie 7,58 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vauréal
Législatives 1re circonscription du Val-d'Oise
Localisation
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Théméricourt
Liens
Site web https://www.themericourt.com/

Théméricourt est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Théméricourtois(es).

GéographieModifier

DescriptionModifier

La commune se situe dans la vallée de l’Aubette de Meulan, au cœur du Vexin français, à 45 km environ au nord-ouest de Paris. Le village est regroupé autour de son église et de son château sur les rives mêmes de la rivière.

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Théméricourt
Gouzangrez Le Perchay Us
Avernes   Vigny
Frémainville Seraincourt Longuesse


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UrbanismeModifier

TypologieModifier

Théméricourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[4],[5].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est mentionné sous la forme Temaricurth en 1170[réf. nécessaire].

Le nom du village provient de l’anthroponyme germanique Theudemar associé au suffixe gallo-romain i-acum, d'où *Théméry, puis comme il arrive parfois : adjonction d'un appellatif roman -court, domaine[réf. nécessaire].

HistoireModifier

Le lieu est occupé dès l’époque mérovingienne comme l’atteste la découverte de sépultures de cette époque en 1891.

La commune a été desservie de 1913 à 1949 de Meulan à Magny-en-Vexin des Chemins de fer de grande banlieue, une compagnie de chemin de fer secondaire à voie normale.

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Le château est occupé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, puis devient la propriété de Jean-Claude Duvalier, dit « Bébé Doc », ex-dictateur d’Haïti, avant d’être racheté par le département du Val-d’Oise en 1995 et transformé en siège administratif du parc naturel régional et centre d’accueil des visiteurs.

Politique et administrationModifier

IntercommunalitéModifier

La commune, initialement membre de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin, est membre, depuis le , de la communauté de communes Vexin centre.

En effet, cette dernière a été constituée le par la fusion de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin (12 communes), de la communauté de communes Val de Viosne (14 communes) et de la communauté de communes du Plateau du Vexin (8 communes), conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise approuvé le [6].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2015 Michel Abraham[7] DVD  
2015[8] En cours Denis Sargeret   Agriculteur et brasseur[9]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2018, la commune comptait 298 habitants[Note 3], en augmentation de 7,19 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +3,67 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
292302265236280275271249256
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
261261285274275276326299265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
239246222211237195177163180
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
180173188201229229259263273
2017 2018 - - - - - - -
297298-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

CultesModifier

L'église Notre-Dame est affiliée à la paroisse d'd'Avernes et Marines, et les messes dominicales n'y sont célébrées que deux fois par an.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Église Notre-Dame.
 
Croix pattée.

Théméricourt possède deux monuments historiques sur son territoire.

  • L'Église Notre-Dame, place Saint-Lô (classée monument historique en 1929[14]) :
    Ses parties les plus anciennes sont la croisée du transept et le clocher jusqu'à l'étage de beffroi, et peuvent être datées de la période comprise entre 1150 et 1180. Le style reflète la transition du roman vers le gothique, comme en témoignent les chapiteaux des quatre arcades autour du carré du transept et à l'ouest du chœur.
    Les chapelles latérales du chœur et la nef n'ont été bâties que plus tard, après que l'église est donnée au prieuré Saint-Lô de Rouen en 1205. Ici l'architecture est caractéristique de la période gothique, mais les remaniements sont nombreux. Dans les chapelles, il s'expliquent par des réparations à la suite de la guerre de Cent Ans et l'installation de retables devant le chevet. Dans la nef, le principal changement intervient avec son voûtement d'ogives dans le style de la Renaissance, sous le seigneur Achim d'Abos, entre 1568 et 1609. Les voûtes, aux clés richement décorées, retombent sur des consoles engagées dans les piliers au-dessus des chapiteaux du début du XIIIe siècle, ce qui est une disposition assez rare. Les fenêtres hautes de la nef sont obturées depuis, et les peintures murales du XIIIe siècle au-dessus de l'arc triomphal également cachées au public.
    Les bas-côtés de la nef ont été rebâtis en 1836, et sont dénués de caractère.
    Dans son ensemble, l'église constitue toujours un intéressant témoignage de l'architecture rurale dans le Vexin français[15]. Depuis son classement, l'église a seulement bénéficié de quelques travaux de restauration mineurs, et son état est aujourd'hui préoccupant[16].


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  • La Croix pattée de l'Ormeteau-Marie, au sud de l'église (classée monument historique par arrêté du [17]) : Elle est datée du XIIe siècle et tient son nom du lieu-dit en plein champ où elle était autrefois située, au-delà de la RD 14, à l'est du territoire communal près du Bord'Haut de Vigny. Dès le XVIIIe siècle, la croix est ramenée au village et placée contre le mur sud de la nef de l'église[18].

On peut également signaler :

  • Le Château de Théméricourt, rue de la croix des Ruelles (RD 61), construit à la fin du XVe siècle pour Philippe de Théméricourt, puis remanié aux XVIIe et XIXe siècles.
    Les façades sur le parc ont reçu leur configuration actuelle en 1721, sous Louis Chevalier, président du Parlement de Paris. L'édifice se compose de deux corps de logis à un étage disposés en équerre, la partie la plus ancienne étant flanquée de quatre tours rondes coiffées de toits en poivrière : trois côté église et un à l'angle entre les deux ailes. Le château est entouré d'un beau parc à l'anglaise agrémenté d'une pièce d'eau.
    Dans une période récente, le château est acquis par l'ancien président de la République d'Haïti, Jean-Claude Duvalier, qui le vide de son mobilier historique. Après que cet occupant est contraint de quitter la France, le château est rapidement réhabilité afin d'accueillir le siège du parc naturel régional du Vexin français à compter de 1995[19].
  • La Maison du Parc et musée du Vexin français : Ces deux services du Parc sont regroupés dans les anciens communs du château, face à la façade de ce dernier sur le parc. La maison du Parc propose aux visiteurs de la documentation et des renseignements ; elle vend également des publications et quelques produits locaux. Sur environ 400 m2, le musée illustre la géographie, l'histoire et le patrimoine du Vexin français à l'aide d'un petit nombre d'objets emblématiques et d'installations audiovisuelles. Sa vocation est avant tout pédagogique, et la muséographie est adaptée au jeune public[20].
  • La Grange dîmière, place Saint-Lô : C'est un bâtiment long et étroit, dont le mur nord se rétracte successivement vers l'est, de sorte que la largeur diminue successivement pour ne pas présenter d'obstacle pour la rue. Le toit ne suit par contre pas ce développement et conserve la même largeur sur toute sa longueur, ce qui crée un encorbellement au nord-est. Le mur pignon est présente une silhouette irrégulière. La grange du XVIIe siècle appartenait au prieuré Saint-Lô de Rouen, propriétaire de l'église à partir de 1205. Le prieuré disposait d'un prieuré-cure à Théméricourt[19].
  • La Pompe à godets de marque « Dragor », sur la place, ruelle Barat : Cette pompe en fonte date de la seconde moitié du XIXe siècle et correspond à un modèle particulièrement répandu dans le Vexin français[19].
  • L'Ancienne bergerie, ruelle Barat : Ce bâtiment agricole quitte le style architectural vernaculaire pour un rapprochement avec l'architecture industrielle de la fin du XIXe siècle. La façade sur deux niveaux est agrémenté par des bandeaux horizontaux et verticaux de briques rouges, et les fenêtres sont également encadrées de briques. Les murs en moellons sont couverts d'enduit et peints en blanc[19].
  • La commune possède plusieurs croix rurales : l'ancienne croix de cimetière place Saint-Lô, devant la façade nord de l'église ; la croix Boissière dans la rue du même nom menant de l'église au cimetière ; la croix de chemin sur la RD 51 à l'entrée nord du village depuis la RD 14 ; la croix des Ruelles près du carrefour RD 51 / RD 81 rue de la croix des Ruelles.

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Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

[[|Théméricourt]]
  Blason
De gueules aux trois chevrons accompagnés en chef à dextre de la lettre S capitale, à senestre de la lettre L capitale et en pointe d’une croisette de Malte, le tout d’argent, au chef cousu d’azur semé de fleurs de lys d’or brisé d’un lambel d’hermine
Devise
Insigne nomen usque a rotomago ad ægeum mare (un nom connu de Rouen jusqu’à la Mer Égée)
Détails

Théméricourt dans les arts et la cultureModifier

Dans le château est tourné en 1967 le film Diaboliquement vôtre, de Julien Duvivier, avec Alain Delon et Senta Berger.[réf. nécessaire]

GastronomieModifier

La ferme-brasserie de la famille Sargeret à Théméricourt produit diverses bières dont la Véliocasse , qui a obtenu en 2014, 2016 et 2021 le titre de Meilleure bière aromatisée au miel du monde lors du concours World Beer Awards. D'autres productions ont été primées en 2021 : son Indian Pale Ale (Ipa) et sa bière brune[21],[22],[23].

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Pierre Coquelle, « Monographie de l'église de Théméricourt », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Ligugé (Vienne), Imprimerie E. Aubin et fils, vol. 39,‎ , p. 125-131 (ISSN 1148-8107, lire en ligne)
  • Roland Vasseur, « Richesse du patrimoine : la croix de l'Ormeteau-Marie à Théméricourt », Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val d'Oise et du Vexin, Pontoise, nos 40-42,‎ , p. 47-58 (ISSN 1148-8077)

Articles connexesModifier

  • « Théméricourt », Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Liens externesModifier


Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Commune hors attraction des villes », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « Schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise » [PDF], Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le ), p. 14-15.
  7. « Compte rendu du Conseil Municipal du 30 mars 2014 » [PDF], sur http://www.themericourt.com (consulté le ).
  8. « Le conseil municipal », Vie municipale, sur http://www.themericourt.com (consulté le ).
  9. « Denis Sargeret », À l'affiche, Chambre d'agriculture d'Île-de-France (consulté le ).
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  14. « Église Notre-Dame », notice no PA00080213, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Pierre Coquelle, « Monographie de l'église de Théméricourt », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Ligugé (Vienne), Imprimerie E. Aubin et fils, vol. 39,‎ , p. 125-131 (ISSN 1148-8107, lire en ligne).
  16. Marie Persidat, « Théméricourt : appel aux dons pour sauver l’église : Joyau du village, l’édifice a besoin de travaux estimés à 500 000 €, dont 20 % à la charge du village. Trop coûteux pour cette commune de 278 âmes », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. « Croix de pierre adossée à la nef de l'église », notice no PA00080212, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Roland Vasseur, « Richesse du patrimoine : la croix de l'Ormeteau-Marie à Théméricourt », Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val d'Oise et du Vexin, Pontoise, nos 40-42,‎ , p. 47-58 (ISSN 1148-8077).
  19. a b c et d Jacques Sirat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Théméricourt », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 1009-1011 (ainsi que 540) (ISBN 2-84234-056-6).
  20. « Le Musée du Vexin français - Théméricourt », sur Parc naturel régional du Vexin français (consulté le ).
  21. Anne Collin, « La bière du Vexin encore primée au Salon de l'agriculture », Le Parisien, édition du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. Maxime Laffiac, « Val-d'Oise. Théméricourt : la Bière du Vexin remporte sa 24e médaille ! : La brasserie du Vexin, installée à Théméricourt (Val-d'Oise), a appris la nouvelle lors du concours général agricole organisé au salon de l'Agriculture », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. Maxime Laffiac, « La Véliocasse de Théméricourt est la meilleure bière au miel du monde ! : La bière de la Brasserie du Vexin, à Théméricourt (Val-d’Oise), vient de décrocher un troisième titre mondial, après ceux de 2014 et 201 », La Gazette du Val-d'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le ).