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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rahim.
Tahar Rahim
Description de cette image, également commentée ci-après
Tahar Rahim en 2014.
Naissance (38 ans)
Belfort, France
Nationalité Drapeau de la France Français
Profession Acteur
Films notables Un prophète
Grand Central
Le Passé
Samba
Réparer les vivants

Tahar Rahim, né le à Belfort, est un acteur français. Il a reçu le César du meilleur acteur 2010 pour le film Un prophète.

Sommaire

BiographieModifier

Jeunesse et formationModifier

Tahar Rahim a grandi dans le quartier des Résidences à Belfort. Issu d'une famille modeste algérienne, originaire d'Oran[1],[2],[3] (son père y était professeur, avant de devenir ouvrier en France[4]), il passe son temps dans les salles de cinéma qu'il fréquente dès son adolescence. À ce propos, dans Libération Next, il déclare qu'il était « dans une semi-hypnose »[5]. Il fait ses études au lycée Condorcet de Belfort, puis, après avoir « [perdu] deux ans en fac de sport puis de maths-informatique », il fait des études cinématographiques à l'Université Paul-Valéry de Montpellier[6].

Révélation critique (2005-2011)Modifier

 
L'acteur à la 35e cérémonie des César, où il est doublement récompensé pour sa performance dans Un prophète.

Pendant qu'il poursuit ses études à l'université, il joue dans le docufiction de Cyril Mennegun, Tahar l'étudiant qui s’inspire[5] largement de la vie du futur comédien en 2005. Après ses études de cinéma, il participe à la série évènement de Canal+, la Commune, puis fait une brève apparition dans le film À l'intérieur d'Alexandre Bustillo et Julien Maury, la même année.

Son premier grand rôle lui est donné par Jacques Audiard en 2009 dans Un prophète qui reçoit un accueil critique très favorable de la presse lors de sa présentation au Festival de Cannes, notamment pour sa performance d'acteur[7],[8],[9]. Il y joue le rôle de Malik, un jeune de 19 ans sans repères, condamné à une peine de 6 ans. Ce rôle lui vaut le prix du meilleur comédien européen 2009 et le prix Lumières du meilleur acteur en 2010. Il remporte surtout le César du meilleur espoir masculin et celui du meilleur acteur lors de la 35e cérémonie des César le , doublé qui ne constitue pas une première pour cette institution ; en effet, en 1984, Richard Anconina réalise le doublé meilleur espoir masculin et meilleur acteur dans un second rôle pour Tchao Pantin. Ce second doublé pour un comédien décide l'Académie des Césars à modifier le règlement l'année suivante afin d'interdire le cumul de nominations pour un même rôle dans différentes catégories[10],[11].

L'année 2011 est marquée par la sortie de quatre longs-métrages : tout d'abord, l'acteur entame une carrière internationale en incarnant un prince arabe dans le péplum L'Aigle de la Neuvième Légion, réalisé par Kevin Macdonald, porté par Channing Tatum et Jamie Bell. La même année, il défend aussi des premiers rôles : un jeune algérien durant la seconde guerre mondiale dans le film indépendant français Les Hommes libres, d'Ismaël Ferroukhi. Puis il joue un jeune français s'éprenant d'une chinoise dans le film d'auteur Love and Bruises, de Lou Ye.

Enfin, il est la tête d'affiche de la grosse production internationale Or noir, de Jean-Jacques Annaud[12]. Il y a pour partenaires l'anglais Mark Strong, l'espagnol Antonio Banderas et l'indienne Freida Pinto. L'acteur y incarne de nouveau un prince.

L'année suivante, il fait partie du jury des longs métrages du Festival du film asiatique de Deauville présidé par Elia Suleiman. Il partage aussi l'affiche du drame social À perdre la raison, de Joachim Lafosse, avec Émilie Dequenne.

Tête d'affiche du cinéma français (depuis 2013)Modifier

 
L'acteur à la première de Le Passé au Festival de Cannes 2013.

En 2013, il tient les premiers rôles de trois projets médiatisés : le drame multi-récompensé Le Passé, d'Asghar Farhadi, avec Bérénice Bejo ; la romance sociale Grand Central, de Rebecca Zlotowski, qui l'oppose cette fois à Léa Seydoux. Enfin, il seconde Gilles Lellouche pour le thriller Gibraltar, réalisé par Julien Leclercq.

Durant l'année 2014, il tente de se diversifier : il seconde Omar Sy, titulaire du rôle-titre de la comédie dramatique Samba, d'Éric Toledano et Olivier Nakache ; puis il joue un cambrioleur bienveillant pour la comédie familiale Le Père Noël, d'Alexandre Coffre. Enfin, il tient le premier rôle du film indépendant The Cut, de Fatih Akın, qui lui permet de rester dans un registre grave et historique.

Durant le Festival de Cannes 2015, il fait partie du jury Un certain regard présidé par la comédienne italo-américaine Isabella Rossellini. Il vient aussi y défendre le drame Les Anarchistes, écrit et réalisé par Élie Wajeman[13], dont il partage l'affiche avec Adèle Exarchopoulos. Il revient aussi à la télévision, le temps des six épisodes de la série thriller Panthers, aux côtés de Samantha Morton et John Hurt.

En 2016, il partage l'affiche de l'acclamé drame Réparer les vivants, de Katell Quillévéré, avec Emmanuelle Seigner.

L'année 2017 est marquée par la sortie de deux projets plus discrets : le drame fantastique Le Secret de la chambre noire, écrit et réalisé par Kiyoshi Kurosawa, dont il partage l'affiche notamment avec Olivier Gourmet, Constance Rousseau et Mathieu Amalric. Puis avec Roschdy Zem et Maïwenn, il forme le trio central du film d'auteur Le Prix du succès co-écrit par Teddy Lussi-Modeste (avec Rebecca Zlotowski).

En 2018, il tient le rôle principal (celui de l'agent du FBI Ali Soufan) dans la série américaine The Looming Tower, qui évoque les ratés de la communication entre la CIA et le FBI menant aux attentats du 11 septembre 2001[14]. Il joue aussi dans le drame indépendant américain Marie Madeleine, de Garth Davis, où il incarne Judas. Enfin, il partage l'affiche de la romance indépendante Joueurs, écrite et réalisée par Marie Monge, avec Stacy Martin.

2019, avec Zoe Kazan, Andrea Riseborough et Caleb Landry Jones, il fait partie du quatuor central du film indépendant américain The Kindness of Strangers, écrit et réalisé par Lone Scherfig.

Vie privéeModifier

Depuis 2010, il est marié avec l'actrice Leïla Bekhti, qu'il a rencontrée sur le tournage du film Un prophète[15]. Le 25 juillet 2017, Leïla donne naissance à leur premier enfant, un garçon prénommé Souleiman Rahim[16].

FilmographieModifier

CinémaModifier

Courts métragesModifier

Séries téléviséesModifier

ThéâtreModifier

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Tahar Rahim. Acteur du film "Un Prophète" : « Je viendrai tourner en Algérie si le scénario me plaît... » dans El Watan du 26 mai 2010
  2. Tahar Rahim : « La revanche sociale, ni un objectif ni une motivation » dans Rue89 du 20 novembre 2011.
  3. Le dernier film de Tahar Rahim en salle sur afrik.com du 28 septembre 2011.
  4. Marie-France Etchegoin, « Tahar l'infiltré », GQ no 113, septembre 2017, pages 86-93.
  5. a et b Cécile Daumas, « Tahar Rahim, le sensitif », Next Libération, no 19,‎ , p. 44 à 49 (ISSN 1958-1440)
  6. Tahar Rahim : "Je m'étais donné dix ans pour y arriver" dans L'Express du 3 mars 2010
  7. Jacques Mandelbaum, « "Un prophète" : la prison, une école de la vie selon Jacques Audiard »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Le Monde, 18 mai 2009.
  8. Gérard Lefort, « Un prophète, taule froissée », Libération, 18 mai 2009
  9. (it) « Quasi un romanzo criminale e la Francia si candida alla Palma », La Repubblica, 17 mai 2009.
  10. Charlotte Pudlowski, « Le vrai scandale des César n'est pas là où vous croyez », Slate,‎ (lire en ligne)
  11. « César 2014 : pourquoi Adèle Exarchopoulos n’est pas nommée en Meilleure actrice ? », Première,‎ (lire en ligne)
  12. Reitzer J., Tuillier L., « Sept acteurs capitaux : Tahar Rahim », Trois couleurs no 96, novembre 2011, pp. 66-67.
  13. a et b http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18639183.html
  14. (en) Nicole Sperling, « How The Looming Tower Stand-Out Tahar Rahim Became Real-Life F.B.I. Agent Ali Soufan », sur HWD, (consulté le 28 novembre 2018)
  15. « Leïla Bekhti : son amour pour Tahar Rahim et ses envies de bébé », sur voici.fr, 5 luillet 2012 (consulté le 6 juillet 2012)
  16. « Leïla Bekhti maman pour la 1ere fois : Le prénom et le sexe du bébé révélés », Purepeople,‎ (lire en ligne)
  17. (en) 22nd European Film Awards: Winners sur le site de l'European Film Awards
  18. Arrêté du 23 mars 2017 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres.

Liens externesModifier

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