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Georges de Caunes

journaliste français

FamilleModifier

La famille de Caunes est une famille subsistante d'ancienne bourgeoisie du Languedoc, originaire de Ginestas, dans l'actuel département de l'Aude[1]. L'auteur de la famille est Gabriel de Caunes, bourgeois et marchand de Ginestas, mort en 1673. Trois de ses descendants sont maires de Ginestas jusqu'en 1744. Paul de Caunes (1877-1865), X 1795, était ingénieur hydrographe, inspecteur des eaux de Paris. Antoine de Caunes (1807-1865), artiste-peintre, était disciple d'Ingres.

BiographieModifier

Formation professionnelleModifier

Georges de Caunes étudie, jusqu’en 1936, au Caousou, collège de jésuites de Toulouse, puis entre à la faculté de droit, où il obtient une licence, en 1939.

Années 1940Modifier

Mobilisé fin 1939, il est, en juin 1940, élève officier de réserve (EOR) à Saint-Maixent et participe avec les Cadets de Saumur aux derniers combats sur la Loire.

En 1945, il devient correspondant de La Voix de l’Amérique en tant qu’attaché à la Radiodiffusion française. Il participe ensuite à Ce Soir en France, première émission d’actualités. Il devient correspondant de Radio Sottens et collabore aux Actualités de Paris, magazine quotidien d’un style nouveau, sur la Radiodiffusion française.

De 1948 à 1951, il participe aux Expéditions Polaires Françaises au Groenland avec Paul-Émile Victor.

En 1949, il débute à la télévision avec Pierre Sabbagh et Jacques Sallebert. Ils créent ensemble le premier journal télévisé. Pierre Tchernia et Claude Darget les rejoignent. Il commente en direct les premiers matchs télévisés de rugby (à XV et à XIII), bien avant Roger Couderc.

Années 1950Modifier

En 1952, il choisit d’être travailleur indépendant, il reprend sa liberté vis-à-vis de la radio d’État, pour travailler dans la presse écrite, notamment à Paris Match, et dans les radios privées comme Europe 1. Il effectue un reportage en Amazonie sur la trace des chercheurs d’or d’une part, à la rencontre d’Edgard Maufrais d’autre part, lequel recherche inlassablement son fils, le jeune explorateur Raymond Maufrais, disparu en Guyane en 1950.

En 1953, il est choisi par Marcel Bleustein-Blanchet pour travailler chez Publicis et créer à Casablanca la TELMA, première télévision privée marocaine.

En 1957, il joue dans Tahiti ou la Joie de vivre, un film de Bernard Borderie[2]. De 1959 à 1961, il reprend ses activités à Europe 1 et à Paris Match, à qui il remet de grands reportages. Il s’essaye également au théâtre en interprétant Le Fils d'Achille avec Maria Mauban.

En 1958, il présente le premier reportage télévisé en direct d’une grotte depuis Bédeilhac, en Ariège, en présence de Norbert Casteret et sa fille Raymonde ainsi que José Bidegain, Joseph Delteil et Georges Lépineux.

Années 1960Modifier

De 1962 à 1963, il s’installe avec son chien Eder dans une île déserte des Marquises, Eiao, et rend compte, chaque jour, sur l’antenne de la radio française, de sa solitude absolue[3].

De 1964 à 1966, il représente le journal télévisé Télé-Soir sur la première chaîne de l'ORTF alors qu'il avait déjà présenté de 1956 a 1962 sur RTF Télévision avant de prendre à nouveau sa liberté de par le monde.

Il revient une fois de plus à la radio, en 1967, en animant quotidiennement l’antenne de RTL de 9 h à 12 h 30, jusqu’en 1969.

Années 1970Modifier

Dès 1970, et pendant trois ans, il anime Le Cœur et la Raison sur les ondes de Radio Monte-Carlo. En 1971, il joue avec auto-dérision son propre rôle dans le feuilleton télévisé Le Voyageur des siècles de Jean Dréville et Noël-Noël, qui l’imaginent, dans une année 1981 futuriste, présentateur de télévision de la cinquième chaîne de l’ORTF.

Le , l’ORTF est remplacé par trois chaînes publiques : TF1, Antenne 2 et France Régions 3. Georges de Caunes est chef du service des sports sur TF1. Il veut concurrencer le duo Couderc-Albaladejo qui va commenter sur Antenne 2 les matchs du Tournoi des cinq nations. Il décide alors de commenter lui aussi les matchs de rugby, en tandem avec l’abbé Pistre[4].

En 1979, on le retrouve au théâtre dans Comédie pour un meurtre.

Années 1980 et 1990Modifier

En 1982, il est contraint à 63 ans, de se retirer en tant qu’animateur et journaliste à la télévision. En 1984, il abandonne définitivement la radio.

En et en , Georges de Caunes s’installe quinze jours dans une cage du zoo de la Palmyre, sous l’étiquette Homo sapiens, pour y observer les humains avec les yeux des animaux.

Années 2000Modifier

En 2003, il reçoit le Prix de la carrière décerné par l'association des écrivains sportifs. Le Prix de la carrière récompense une femme ou un homme qui, tout au long de sa carrière, par ses écrits ou par ses travaux, a apporté une contribution importante au sport, à sa diffusion et son retentissement[5].

Georges de Caunes meurt d'une rupture d’anévrisme le 28 juin 2004[6].

Vie privéeModifier

Georges de Caunes est le fils de l’avocat Gustave de Caunes et de Marie Cazal.

Il épouse, en premières noces, Benoîte Groult, écrivaine, avec laquelle il a deux filles : Blandine, actrice, puis attachée de presse chez Phébus qui épouse le 31 mai 1974 à Chamonix-Mont-Blanc Alain Mazza, architecte[7], et Lison, marqueteuse de paille, épouse de Serge Godzal[8].

Il épouse en 1953 en deuxièmes noces, Jacqueline Joubert, présentatrice de télévision et mère de leur fils, Antoine, animateur de radio et télévision, acteur et réalisateur, dont il divorce en 1960.

Puis, il épouse en troisièmes noces, le , à Cambia en Corse, Anne-Marie Carmentrez, qui donne naissance à Marie et à Pierre, réalisateur et animateur de radio-télévision.

En 1983, il choisit de vivre à La Rochelle avec sa femme Anne-Marie et ses deux derniers enfants, Marie et Pierre.

BilansModifier

PublicationsModifier

  • Tahiti ou la joie de vivre aux Éditions Horay, 1957.
  • Les Coulisses de la télévision chez Plon. Prix de l’Humour 1964.
  • Télévisias chez Solar, 1966.
  • Histoires d’O-tomobiles chez Solar, 1969.
  • Ma part des choses chez Le Pré aux clercs, 1990.
  • Georges de Caunes, Rendez-vous avec Jacqueline Joubert : album de famille, Paris, Éditions Denoël, 135 p., 15 × 21 cm (ISBN 9782207244289, OCLC 37796630).
  • Imarra, aventures groenlandaises chez Hoëbeke, 1998, Prix de l’Aventure.

DiscographieModifier

  • Chien mon Ami, Microsillon 33 tours. Réalisation de Louis Lorenzi, édité par Georges de Caunes, 1962.
  • Déclaration 1964, 45 tours. Renseignements essentiels présentés par Georges de Caunes, Roger Couderc et Suzanne Gabriello.
  • Le Mystère de la Naissance. En trois volumes, disque 33 tours aux Éditions Presse de la Publicité, Georges de Caunes et Denise Fabre.

ThéâtreModifier

1979 : Comédie pour un meurtre de Jean-Jacques Bricaire et Maurice Lasaygues, mise en scène de Dominique Nohain, au Théâtre Tristan Bernard[9].

HommagesModifier

Depuis sa disparition, divers hommages lui ont été rendus, des rues, des avenues portent son nom. Par exemple, au village homonyme de Caunes-Minervois, la Place de la Mairie est devenue la Place Georges de Caunes, inaugurée officiellement le 28 septembre 2019 par son fils Antoine de Caunes. Le Prix littéraire Georges de Caunes est décerné, depuis 2006, dans le cadre du festival du livre de La Rochelle. Depuis 2005, le Festival Georges de Caunes : aventures humaines et sportives se déroule à Vallauris (anciennement dénommé FIDLAS, Festival international du film et du livre d’aventure sportif).

Notes et référencesModifier

  1. Pierre-Marie Dioudonnat, Le Simili-Nobiliaire-Français, 2012, p.189
  2. « Tahiti ou la Joie de vivre », sur imdb.com.
  3. « Georges de Caunes : mon chien, mon île et moi » [vidéo], sur ina.fr, Cinq colonnes à la une, (consulté le 23 janvier 2015).
  4. « Suite du programme du 18 janvier 1975 sur TF1 », sur filiptoutecran.over-blog.com.
  5. « Prix de la carrière », sur ecrivains-sportifs.fr, Association des écrivains sportifs (consulté le 5 mai 2017)
  6. Décès du journaliste Georges de Caunes, Les Échos, 30 juin 2004
  7. Télé 7 Jours n°738, 15 juin 1974, page 112.
  8. Who's Who in France, dictionnaire biographique, 1992-1993. Éditions Jacques Lafitte 1992
  9. « Comédie pour un meurtre », sur data.bnf.fr, 4 juillet 2014.

Pour compléterModifier