Format 4/3

format de télévision et du cinéma muet, rapport largeur de 4 unités sur hauteur de 3 unités

Le terme quatre tiers, 4/3 désigne les proportions de l’image et de l'écran de télévision (téléviseur, moniteur vidéo, rétroprojecteur), du vidéoprojecteur ou de l'écran informatique au « format historique » parfois improprement appelé format « carré ». Il s’agit d’un format d’image vidéo adopté sur le plan mondial. Il est progressivement remplacé par des formats « larges » : 16/9, 5/3, ...

La valeur 4/3 a été adoptée pour les normes de télévision américaine et européenne à partir des années 1950, du fait de la définition des signaux vidéo NTSC (525 lignes pour 720 × 480 points) et PAL/Sécam (625 lignes pour 720 × 576 points). De plus, ce format correspond au format historique des films de cinéma muet (rapport 1,33:1).

Le format 4/3 est également exploité pour l’édition vidéo sur les formats analogiques (VHS) et certains formats numériques. En revanche, il n’est pas adapté à la TVHD ou aux formats Haute Définition (Blu-ray, HD DVD).

ProportionsModifier

Le 4/3 exploite un rapport de 1,33:1 entre la largeur et la hauteur de l’image, ce qui correspond au format de projection historique utilisé au cinéma dès le début du XXe siècle. On parle parfois de format « standard ».

Entre 1940 et aujourd’hui, les fictions à la télévision (séries, téléfilms, feuilletons, reportages…) ont exploité le film pellicule (avant la vidéo). Pour cette raison, ce format a été adopté pour la télévision puis pour les écrans d’ordinateur (définition de 640 × 480, 1 024 × 768 ou 1 280 × 960 par exemple).

À partir des années 1950, l’industrie du cinéma américaine a eu recours à l’innovation technique pour répondre à l’arrivée de la télévision et conserver ses parts de marché. Plusieurs formats dits « larges » sont alors développés avec un rapport largeur sur hauteur plus élevé (les plus courants étant 1,66:1, 1,85:1 et 2,35:1). La représentation de ces œuvres à la télévision 4/3 implique essentiellement à cette époque, deux formules :

  • soit recadrer les bords gauche et droit de l’image d’origine (la technique la plus exploitée aux États-Unis du Recadrage (vidéo)) ;
  • soit afficher l’image d’origine dans son intégrité, ce qui engendre deux bandes noires à l’écran, en haut et en bas (le procédé letterbox), solution la plus fréquente en France, notamment.

Un format d’image a été développé pour mieux s’adapter à la vision humaine et à la diffusion de films : le 16/9.

Certains écrans ont exploité d’autres rapports ou dimensions dites « hybrides », tels les premiers écrans d’Apple Macintosh (orientés verticalement comme une feuille de papier au format A4) ou le 1 280 × 1 024 utilisé dans les écrans à cristaux liquides).

Termes associésModifier

Ce format est parfois improprement désigné par l’acronyme FS - Full Screen (Plein écran) alors que ce terme désigne expressément un mode de cadrage d’une source cinéma ou vidéo. Ainsi, « plein écran » s’oppose à « letterbox » car l’image occupe alors la totalité d’un écran 4/3 ou 16/9.

RemarqueModifier

Ce format n'est plus utilisé pour la vidéo : il est obsolète. En revanche, il est encore utilisé pour les affiches publicitaires dites "4 par 3", car en 4 m × 3 m.

Comparaisons 4/3 et 16/9Modifier

Comparaison de deux images de même hauteur
 
12/9 (1,33:1 - 4/3)
 
16/9 (1,77:1 - 16/9)


Comparaison de deux images de même largeur
 
16/12 (1,33:1 - 4/3)
 
16/9 (1,77:1 - 16/9)

Voir aussiModifier