Siège de Gérone (1653)

1653
Siège de Gérone (1653)
Description de l'image Image manquante.jpg.
Informations générales
Date 12 juillet au 23 septembre 1653
Lieu Gérone
Issue Victoire espagnole
Belligérants
Drapeau de l'Espagne Monarchie espagnole
Flag of Catalonia.svg Catalogne
Drapeau du royaume de France Royaume de France
Flag of Catalonia.svg Catalogne
Commandants
Marquis de Serra
Jean Joseph d'Autriche
Royal Standard of the King of France.svg Charles de Monchy d'Hocquincourt
Royal Standard of the King of France.svg Jacques de Rougé du Plessis-Bellière
Flag of Catalonia.svg Josep d'Ardena
Forces en présence
7 300 fantassins
2 300 cavaliers
7 500 fantassins
4 500 cavaliers

Guerre des faucheurs
Guerre franco-espagnole

Batailles

Cette boîte : voir • disc. • mod.
Offensive espagnole (1640-1641)
Offensive franco-catalane (1641-1643)
Contre-offensive espagnole (1643-1652)
Résistance française (1653-1659)
Cette boîte : voir • disc. • mod.
Coordonnées 41° 59′ nord, 2° 49′ est

Le siège de Gérone qui eut lieu du 12 juillet au , durant la guerre des faucheurs. Il fait partie des événements de résistance après la chute de Barcelone, qui ont marqué la fin de la guerre. Après quatre mois, la ville tomba aux mains des troupes espagnoles. Les troupes franco-catalanes défaites, se retirèrent dans le Roussillon.

PréambuleModifier

À la fin de 1652 avec la prise de Barcelone par les troupes espagnoles et de l'évacuation des troupes françaises de la Catalogne, la plupart de la population et des villes catalanes sont désormais passées du côté de Philippe IV d'Espagne.

L'année 1653, voit la fin de la Fronde. Bien que pas totalement terminée à la mi-1653 les troubles sont désormais réduits au siège de Bordeaux qui capitule le .

En revanche, dans le nord de la Catalogne, désormais en première ligne, il y a des soulèvements contre les troupes espagnoles. Louis XIV de France, décide alors de pénétrer dans le Nord de la Catalogne.

Forces en présenceModifier

  Royaume de France

....

  Monarchie espagnole

  • Infanterie
    • Terç de Barcelone de Francesc Granollachs i de Millàs (ca)
    • Terç de Barcelone d'Isidre Gorchs
    • Troupes de Marco-Antonio Genaro
    • Troupes de Baró de Seebac
    • Troupes de Pablo de Paradas
    • Régiment de la Garde du lieutenant-colonel Gaspar de la Cueva
    • Terç de Galeras i Navilis
    • Terç de Baró d'Amato
    • Terç d'Hércules Visconti (napolitain)
    • Terç de Galeres de Flores d'Avila
    • Terç de Vicenç Magarola de la Ciutat de Barcelone
    • Terç de la Vegueria de Lleida i Cervera
    • Terç de Pau Areny de la Vegueria de Tremp
  • Cavalerie
  • Plusieurs compagnies des gardes de Son Altesse
  • Plusieurs compagnies du régiment de Bourgogne et de Flandre

Le siège de GéroneModifier

Le , sous le commandement de Jacques de Rougé du Plessis-Bellière 4 000 fantassins et 2 500 cavaliers français, entrent en Catalogne par le col du Perthus et se dirigent jusque Castello d'Empuries où elles se sont retirées.

Le 22 juin, la place est investie, la tranchée ouverte. Après la prise de la ville, peu de temps après, l'ensemble des forces française, à l'exception du régiment de Montpezat qui y reste en garnison dans Castello d'Empuries, se dirige sur Gérone.

Le 12 juillet, les Français arrivent devant Gérone et après une brève attaque contre les tranchées de la rivière Güell, les Hispaniques se retirent et les Français incorporent ces tranchées dans leur camp[1].

Les troupes défendant Gérone sont composées de 2 000 fantassins et 500 cavaliers et 10 compagnies des milices villageoises.

Le 27 juillet, Charles de Monchy d'Hocquincourt vient renforcer les troupes françaises et prend le commandement de l'ensemble des troupes qui se composent désormais de 7 500 fantassins (316 compagnies) et 4 000 cavaliers (160 compagnies). Les Français font venir une batterie de 4 canons et bombardent les murs de Gérone qui finissent par ouvrir une brèche dans les défenses à côté du couvent de Sant Francesc de Paula. Néanmoins, les 13 et 20 août, deux attaques françaises sont repoussées.

Dans la nuit du 22 au 23 septembre, les troupes de Juan José d'Autriche sont anéanties l'attaque combinée d'une colonne de secours composée de 5 300 fantassins et 1 800 cavaliers et d'une sortie de 1 000 fantassins et 400 ccavaliers des troupes de Gérone commandée par le connétable de Castille, Íñigo Fernández de Velasco. Du côté français, les régiments de la Reine-Mère et d'Anjou sont gravement endommagés et le régiment Mazarin-Italien pratiquement anéanti. La défaite française les oblige à lever le siège.

ConséquencesModifier

En raison de la défaite, l'armée française se retira en Roussillon. Malgré tout, il ne manqua pas de renforcer la place de Roses avec suffisamment de troupes pour garantir sa résistance à l'armée espagnole. L'année suivante, les troupes françaises mèneront une nouvelle tentative de reconquête de la Catalogne.

SourceModifier