Serge Giguère

réalisateur canadien

Serge Giguère est un réalisateur et directeur de la photographie né en 1946 à Arthabaska, au Québec[1]. Il co-fonde Les Films d’aventures sociales du Québec en 1974, puis la société Les Productions du Rapide-Blanc en 1984[2].

Serge Giguère
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BiographieModifier

Débuts comme assistant à la caméraModifier

Tandis qu'il étudie en histoire de l'art à l'Université du Québec à Montréal, Serge Giguère fait la rencontre en 1969 de Marcel Carrière, venu donner une formation sur le cinéma[3]. Attiré par l'expérience de la caméra et du montage, il décide alors de travailler dans ce domaine et devient assistant cameraman pour le film Pile ou face, de Roger Fournier[3]. Il poursuit ensuite sa carrière en tant qu'assistant cameraman, auprès de grands noms comme Arthur Lamothe, Bernard Gosselin, Jean-Claude Labrecque et Pierre Perrault[2],[4].

Débuts comme réalisateurModifier

En 1974, avec Robert Tremblay, il fonde la société Les Films d'aventure sociales du Québec en 1974. Les deux cinéastes y coréalisent trois moyens et longs métrages, dont Toul Québec au monde sua jobbe (1978), Belle famille (1978) et Pow pow té mort ou ben j'joue pu (1979). Il s'agit de trois films politiques, présentant un point de vue critique sur la société capitaliste[2].

Au début de la décennie 1980, il coréalise deux documentaires avec Sylvie Van Brabant, sa compagne d'alors : le long métrage Depuis que le monde est monde (1981) et le court métrage Le doux partage (1982). En 1984, le couple fonde la société Les Productions du Rapide-Blanc[5].

Parcours à la direction de la photographieModifier

Dès 1976, on trouve son nom comme cameraman au générique de 24 heures ou plus... de Gilles Groulx et de Temiscaming, Québec de Martin Duckworth. Rapidement, il devient un collaborateur recherché, en particulier pour les tournages documentaires, collaborant régulièrement avec Sylvie Van Brabant (Remous, 1980), avec Fernand Bélanger (De la tourbe et du restant, 1979), avec Maurice Bulbulian (L'art de tourner en rond, 1987-1988), avec Carole Laganière (Country, 2005) et avec Lucie Lambert (Avant le jour, 1999)[2].

Filmographie sélectiveModifier

En tant qu'assistant à la caméraModifier

En tant que directeur de la photographieModifier

  • 1972 : Les étoiles et autres corps (court métrage) de Paul Tana
  • 1975 : Comptines (court métrage) de Manon Barbeau
  • 1976 : Temiscaming, Quebec de Martin Duckworth
  • 1976 : Ti-Dré (moyen métrage) de Annick de Bellefeuille
  • 1977 : 24 heures ou plus… de Gilles Groulx
  • 1977 : Retour au pays d'en bas de Jean-Claude Coulbois
  • 1978 : Toul Québec au monde sua jobbe (moyen métrage) de Jacques Dufresne, Robert Tremblay et lui-même
  • 1978 : Toute ma vie au service des riches (moyen métrage) de Robert Tremblay et lui-même
  • 1978 : Belle famille de Robert Tremblay et lui-même (également producteur)
  • 1978 : Le Grand Remue-ménage de Francine Allaire et Sylvie Groulx
  • 1978 : D'abord ménagères de Luce Guilbeault
  • 1979 : Pow Pow té mort ou ben j'joue pu (court métrage) de Robert Tremblay et lui-même
  • 1979 : Y’a toujours moyen d’les donner (moyen métrage) de Jean-Claude Coulbois
  • 1979 : Une histoire à se raconter de Viateur Castonguay
  • 1979 : De la tourbe et du restant de Fernand Bélanger
  • 1980 : Les Grands Enfants de Paul Tana
  • 1981 : Luttes d'ici, luttes d'ailleurs (moyen métrage) de Sophie Bissonnette
  • 1981 : Depuis que le monde est monde de Louise Dugal, Sylvie Van Brabant et lui-même (également monteur)[8]
  • 1981 : Bill Lee: A Profile of a Pitcher de Bill Reid
  • 1982 : Le doux partage (court métrage) de Sylvie Van Brabant et lui-même
  • 1983 : Pas fou comme on le pense de Jacqueline Levitin
  • 1984 : Jacques et novembre de Jean Beaudry et François Bouvier
  • 1985 : Quel numéro what number? de Sophie Bissonnette
  • 1986 : Passiflora de Fernand Bélanger et Dagmar Gueissaz-Teufel
  • 1987 : L'art de tourner en rond (1re partie) : (moyen métrage) de Maurice Bulbulian
  • 1987 : Oscar Thiffault (moyen métrage) de lui-même[9]
  • 1988 : L'art de tourner en rond (2ème partie) : (moyen métrage) de Maurice Bulbulian
  • 1988 : Le gars qui chante sua jobbe (moyen métrage) de lui-même (également producteur et scénariste)
  • 1988 : L'Amour… à quel prix? de Sophie Bissonnette
  • 1990 : Remous de Sylvie Van Brabant
  • 1991 : Le roi du drum (moyen métrage) de lui-même[9]
  • 1992 : Ceux qui ont le pas léger meurent sans laisser de traces (moyen métrage) de Bernard Émond
  • 1993 : L'Indien et la mer de Maurice Bulbulian
  • 1994 : Tropique nord (moyen métrage) de Jean-Daniel Lafond
  • 1995 : Aube urbaine (court métrage) de Jeannine Gagné
  • 1995 : Paysage sous les paupières de Lucie Lambert
  • 1995 : La part de Dieu, la part du diable (moyen métrage) de Yvan Patry, Sam Grana et Danièle Lacourse
  • 1995 : 9, Saint-Augustin (moyen métrage) de lui-même (également scénariste)
  • 1996 : Le trésor archange de Fernand Bélanger
  • 1996 : Chronique d'un génocide annoncé (série télévisée en 3 épisodes) de Danièle Lacourse & Yvan Patry
  • 1997 : Seul dans mon putain d'univers de Sylvie Van Brabant
  • 1997 : Chroniques de Nitinaht de Maurice Bulbulian
  • 1998 : Les artisans du cinéma (série télévisée en 5 épisodes) de lui-même (également scénariste)
  • 1999 : Avant le jour de Lucie Lambert
  • 1999 : Le reel du mégaphone (moyen métrage) de lui-même (également scénariste)[9]
  • 2001 : Suzor-Côté (moyen métrage) de lui-même (également scénariste et narrateur)[10]
  • 2003 : Un toit, un violon, la lune de Carole Laganière
  • 2003 : Le cabinet du docteur Ferron de Jean-Daniel Lafond
  • 2004 : La Beauté du geste de Jeanne Crépeau
  • 2004 : Le Père de Gracile de Lucie Lambert
  • 2005 : Country de Carole Laganière
  • 2006 : À force de rêves de lui-même (également scénariste)
  • 2006 : Un sur mille de Jean-Claude Coudbois
  • 2012 : Le Nord au cœur de lui-même (également recherchiste et scénariste)
  • 2014 : Le Mystère Macpherson de lui-même (également scénariste)
  • 2018 : Les lettres de ma mère de lui-même (également recherchiste, scénariste, preneur de son et narrateur)

En tant que réalisateurModifier

  • 1976 : À Maison (court métrage)
  • 1978 : Toul Québec sua jobbe (moyen métrage), coréalisé avec Jacques Dufresne et Robert Tremblay
  • 1978 : Toute ma vie au service des riches (moyen métrage), coréalisé avec Robert Tremblay
  • 1978 : Belle famille, coréalisé avec Robert Tremblay (également producteur)
  • 1979 : Pow Pow té mort ou ben j'joue pu (court métrage), coréalisé avec Robert Tremblay
  • 1981 : Depuis que le monde est monde, coréalisé avec Louise Dugal et Sylvie Van Brabant (également monteur)
  • 1982 : Le doux partage (court métrage), coréalisé avec Sylvie Van Brabant
  • 1987 : Oscar Thiffault (moyen métrage)
  • 1988 : Le gars qui chante sua jobbe (moyen métrage) (également producteur et scénariste)
  • 1991 : Le roi du drum (moyen métrage)
  • 1995 : 9, Saint-Augustin (moyen métrage) (également scénariste)
  • 1998 : Les artisans du cinéma (série télévisée en 5 épisodes) (également scénariste)
  • 1999 : Le reel du mégaphone (moyen métrage) (également scénariste)
  • 2001 : Suzor-Côté (moyen métrage) (également scénariste et narrateur)
  • 2006 : À force de rêves (également scénariste)
  • 2012 : Le Nord au cœur (également recherchiste et scénariste)
  • 2014 : Le Mystère Macpherson (également scénariste)
  • 2018 : Les lettres de ma mère (également recherchiste, scénariste, preneur de son et narrateur)

Récompenses et NominationsModifier

RécompensesModifier

  • Rendez-vous du cinéma québécois 1988 : Prix André-Leroux de l'AQCC du meilleur moyen métrage québécois pour Oscar Thiffault[11]
  • Festival de Banff 1988 : Mention honorable pour Oscar Thiffault
  • Yorkton Film Festival 1988 :
    • Meilleur film sur un personnage canadien
    • Meilleur montage pour Louise Dugal avec Oscar Thiffault[12]
  • Rendez-vous du Cinéma québécois 1991 : Prix André-Leroux de l'AQCC du meilleur moyen métrage québécois pour Le roi du drum[11]
  • Prix Gémeaux 1993 :
    • Meilleure recherche dans la catégorie série d'information, affaires publiques, documentaires toutes catégories ou spécial d'information, pour Le roi du drum[13]
  • Rendez-vous du cinéma québécois 1995 : Prix André-Leroux de l'AQCC du meilleur moyen métrage québécois pour 9, St-Augustin[11]
  • 2006 – Le Festival Hot Docs lui consacre une retrospective pour sa carrière remarquable, forte du cinéma direct[14]
  • Prix Jutra 2007 : Meilleur documentaire pour À force de rêves
  • Festival international canadien du documentaire Hot Docs 2007 : Prix spéciale du jury dans la catégorie « Meilleur long métrage canadien » pour À force de rêves[15]

Nominations et sélectionsModifier

  • Festival du film d’Aurillac 1988 : Sélection « Compétition officielle » pour Oscar Thiffault[18]
  • Festival international de cinéma de Nyon 1997 : Sélection « Compétition officielle pour Oscar Thiffault
  • Prix Jutra 1999 : Meilleur long métrage documentaire pour Le reel du mégaphone
  • Festival Hot Docs 1999 : Sélection pour Le reel du mégaphone

Notes et référencesModifier

  1. Robert Daudelin, « Le cinéma d'un héritier », 24 images, no 151 « Serge Giguère »,‎ , p. 6-8 (ISSN 0707-9389, lire en ligne)
  2. a b c et d Marcel Jean et Michel Coulombe, Le dictionnaire du cinéma québécois, Montréal, Boréal, , 821 p. (ISBN 2764604270 et 9782764604274, OCLC 1006893527), p. 303-305
  3. a b et c Marie-Claude Loiselle, « Entretien avec Serge Giguère », 24 images, no 151 « Serge Giguère »,‎ , p. 26–31 (ISSN 0707-9389 et 1923-5097, lire en ligne, consulté le 5 février 2019)
  4. Michel Coulombe, « Le documentaire, par quatre chemins », Ciné-Bulles, vol. 33, no 3,‎ , p. 12-21 (ISSN 1923-3221, lire en ligne)
  5. Marcel Jean, « Entretien avec Serge Giguère : Éloge de la culture populaire », 24 images, no 135,‎ , p. 47–49 (ISSN 0707-9389 et 1923-5097, lire en ligne, consulté le 5 février 2019)
  6. Janine Halbreich-Euvrard, « Entretien : Arthur Lamothe », 24 images, no 132,‎ , p. 28–37 (ISSN 0707-9389, lire en ligne)
  7. Pierre Verroneau, « 1970... », Copie Zéro, no 2 « 40 ans de cinéma à l'Office national du film du Canada »,‎ , p. 39 (lire en ligne)
  8. Robert Daudelin, « Le cinéma d’un héritier », 24 images, no 151,‎ , p. 6–8 (ISSN 0707-9389 et 1923-5097, lire en ligne, consulté le 5 février 2019)
  9. a b et c « La dure turlute de la lutte », Le Devoir,‎ , B5 (lire en ligne)
  10. « Ce dandy mal connu », Le Devoir,‎ , B7 (lire en ligne)
  11. a b et c Association québécoise des critiques de cinéma, « Récapitulatif des prix remis par l'AQCC », sur aqcc.ca (consulté le 7 août 2020)
  12. (en) « Canada's Golden Sheaf award winners1988 », sur yorktonfilm.com, (consulté le 7 août 2020)
  13. « Gagnants depuis 1987 », sur academie.ca (consulté le 6 août 2020)
  14. (en) David McIntosh, « 2006 Focus on Serge Giguère », sur hotdocs.ca, (consulté le 23 juillet 2020)
  15. « Un couronnement de carrière pour le cinéaste Serge Giguère - DOC Québec », (consulté le 5 février 2019)
  16. Jérôme Delgado, « Huit artistes, dont trois Québécois, reçoivent des Prix du Gouverneur général », sur Le Devoir, (consulté le 5 février 2019)
  17. « Les gagnants de la 17e Soirée des Jutra », sur CTVM.info, (consulté le 5 février 2019)
  18. « Aurillac : 25 octobre 88 », Lumières, no 16,‎ , p. 26-27

Liens externesModifier