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Serain

commune française du département de l'Aisne
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Serain
Serain
Mairie - école.
Blason de Serain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Bohain-en-Vermandois
Intercommunalité Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Roseline Mudrakowska
2014-2020
Code postal 02110
Code commune 02709
Démographie
Gentilé Serainois - Serainoises
Population
municipale
408 hab. (2016 en augmentation de 3,82 % par rapport à 2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 01′ 43″ nord, 3° 22′ 00″ est
Altitude Min. 114 m
Max. 152 m
Superficie 6,65 km2
Localisation

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Serain

Serain est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Sommaire

GéographieModifier

Communes limitrophesModifier

Petit village situé dans la plaine de Picardie.

ÉconomieModifier

HistoireModifier

Le château qui fut détruit par l'armée allemande lors de la Première Guerre mondiale.

Première Guerre mondialeModifier

Après la bataille des Frontières du 7 au 24 août 1914, devant les pertes subies, l'État-Major français décide de battre en retraite depuis la Belgique. Dès le 28 août, les Allemands s'emparent du village et poursuivent leur route vers l'ouest.[1] Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en octobre 1918. Pendant toute cette période Serain restera loin des combats, le front se situant à une quarantaine de kilomètres à l'ouest vers Péronne puis le long de la ligne Hindenburg à partir de mars 1917. Le village servira de base arrière pour l'armée allemande.
Des arrêtés de la kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir : blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien.
En septembre 1918, l'offensive des Alliés sur la ligne Hindenburg porte ses fruits, les Allemands cèdent du terrain peu à peu. Après la sanglante bataille de Montbrehain remportée par l'armée australienne, ce sont les Britanniques et les Américains qui ont continué la lutte contre les Allemands. Serain fut libérée le 8 octobre 1918 après de durs combats par la 66e division britannique. Les corps de 110 soldats reposent dans le cimetière militaire situé route de Cambrai[2]. Serain subira quelques dégâts, mais beaucoup moins que les villages voisins Brancourt-le-Grand et Montbrehain[3].
Peu à peu, les habitants évacués sont revenus, mais la population de 925 en 1911 n'était plus que de 722 en 1921.
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions, la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) le 19 avril 1921[4]. Sur le monument aux morts sont inscrits les noms des 31 soldats serainois morts pour la France au cours de cette guerre ainsi que ceux de 9 civils[5].

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HéraldiqueModifier

Les armes de Serain se blasonnent ainsi : D'argent au sautoir de gueules cantonné de quatre lionceaux de sable.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1877 après 1879 Decaux[6]    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Désiré Maillard[7]    
2014[8] En cours
(au 12 mai 2014)
Roseline Mudrakowska SE Retraitée

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2016, la commune comptait 408 habitants[Note 1], en augmentation de 3,82 % par rapport à 2011 (Aisne : -0,95 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6026786167469319579781 0251 091
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1581 2001 2001 2311 2311 1911 1821 1481 070
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 067945925722697645600541619
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
612534501459404420394390405
2016 - - - - - - - -
408--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Sauveur de Serain datant du XVIe siècle et XVIIe siècle dont la flèche du clocher frappée par la foudre en 1967 a été reconstruite est rabaissée culminant aujourd'hui à 50 mètres. La tour du clocher est classée monuments historiques[13], une salle voûtée occupe le premier étage, elle est ornée d'inscription dont l'une date de 1704.
  • Monument aux morts.
  • Chapelle à La Grande Folie.
  • Calvaire.
  • Temple protestant, actuellement en ruines.
  • Ancienne voie romaine dite la chaussée Brunehaut.
  • Fontaine de la Reine de Navarre, rénovée.
  • Le cimetière de la Commonwealth War Graves Commission qui jouxte le cimetière communal qui comporte une centaine de tombes.
Article détaillé : Le cimetière militaire.

Personnalités liées à la communeModifier

Claude Darget vécut quelque temps, mais pas régulièrement, dans sa maison de campagne située rue du Commandant-Capellier.

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier