Savièse

commune suisse

Savièse
Blason de Savièse
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton du Valais Valais
District Sion
Localité(s) Drône, Vuisse, Chandolin, Granois, La Muraz, Mayens-de-la-Zour, Ormône, Roumaz, Saint-Germain (le chef-lieu), Diolly, La Sionne, Monteiller, Prinzières, La Crettaz
Communes limitrophes Arbaz, Ayent, Conthey, Grimisuat, Gsteig bei Gstaad, Lauenen, Ormont-Dessus, Sion
Président(e) Sylvain Dumoulin (PDC)
NPA 1965
No OFS 6265
Démographie
Gentilé Saviésan
Population
permanente
7 814 hab. (31 décembre 2019)
Densité 110 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 00″ nord, 7° 20′ 18″ est
Altitude Min. 515 m
Max. 3 176 m
Superficie 70,92 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Savièse
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Savièse
Liens
Site web www.saviese.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Savièse (Chavyeje dans le patois local) est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district de Sion.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Située sur la rive droite du Rhône, la commune est bordée à l'est par la vallée de la Sionne et à l'ouest par la vallée de la Morge. La source de la Sarine est située sur son territoire. Au nord, elle est délimitée par les Alpes bernoises et est connectée à l'Oberland bernois par le col du Sanetsch. On dénombre deux glaciers sur la commune : le glacier de Tsanfleuron, situé essentiellement sur le territoire saviésan, ainsi que le glacier du Brochet. Le point le plus bas de Savièse (515 m. d'alt.) est situé au hameau de Vuisse, et son point culminant (3176 m. d'alt.) dans le massif du Wildhorn. Les premiers contreforts de la commune sont principalement constitués d'un important vignoble en terrasse.

TerritoireModifier

 
Vue du côté sud de la commune

Sur un territoire total de 7 109 ha, la commune est composée de :

  • 4,7 % (334,127 ha) de surface d'habitat et d'infrastructure ;
  • 21,2 % (1 507,108 ha) de surface agricole, dont 277 ha de vignes ;
  • 15,8 % (1 123,222 ha) de surface boisée ;
  • 58,2 % (4 137,438 ha) de surface improductive[3].

Les villagesModifier

Les villages sont disséminés sur plusieurs plateaux situés sur le versant sud de la montagne du Prabé. La commune en compte six :

  • Saint-Germain, le chef-lieu, au centre, avec pour hameaux Prinzières et La Crettaz ;
  • Drône à l'est, avec pour hameaux Monteiller et La Sionne ;
  • Granois et Chandolin à l'ouest, Chandolin a pour hameau Vuisse ;
  • Roumaz et Ormône au sud, Ormône a pour hameaux La Muraz et Diolly.

Les mayens et alpagesModifier

Une partie des mayens (chalets) saviésans se situe sur le versant sud du Prabé, comme par exemple Binii, Prafirmin ou les Mayens-de-la-Zour. Cependant, la majorité des mayens de la commune se trouve dans la vallée du Sanetsch, à l'instar de Visse, Dilogne ou encore Dorbagnon. A noter que Savièse possède des mayens sur le canton de Berne, à proximité de Gsteig, comme par exemple la Vispille-derrière et la Vispille-devant.

Les alpages saviésans sont repartis sur les cantons du Valais, de Berne et de Vaud. Les alpages de Tsanfleuron, de l'Infloria, du Genièvre et de la Créta-Lé se trouvent dans la région du Sanetsch. L'alpage de la Boiterie (Stierenberg en allemand) ainsi que celui de la Vispille (Walliser Windspillen) sont en territoire bernois ; ceux du Fély, des Grieden et des Ertets (ce dernier se situe sur Berne et Vaud) sont près du col du Pillon[4].

MontagnesModifier

Au nord du territoire communal se situe un grand nombre de sommets des Alpes bernoises. Certains d'entre eux sont à cheval entre les cantons de Berne et du Valais, comme par exemple le Sanetschhore (Mont Brun en français, Sanetschhorn en allemand) qui culmine à 2 924 mètres d'altitude, ou l'Arpelistock, dont la pointe est située à 3 035 m. D'autres sont à la limite des cantons de Berne, Vaud et Valais, notamment l'Oldehore (Becca d'Audon en français, Oldenhorn en allemand) qui culmine à 3 123 m. Certaines de ces montagnes sont situées entièrement sur le territoire de la commune, on peut citer parmi elles le Sublage (2 735 m), le Sérac (2 817 m), Crêta Besse (2 702 m) et bien sûr le Prabé, qui surplombe Savièse et la plaine du Rhône du haut de ses 2 041 mètres.

HistoireModifier

Les premières traces d'établissement d'une communauté sur le territoire communal ont été retrouvées au château de la Soie (situé sur une arête rocheuse dominant la plaine du Rhône à proximité du village de Granois) et datent de 4800 av. J.-C[5].

Savièse est mentionnée de manière écrite pour la première fois en 999, lors de l'acte de donation du comté du Valais par Rodolphe III, roi de Bourgogne, à son vassal Hugues de Sion[6]. Le nom allemand Safiesch fut également utilisé[7]. Selon une hypothèse, le nom Savièse, en patois Chavyeje, proviendrait de deux mots : chat (sept) et veouadzé (villages). Ainsi, Savièse signifierait littéralement sept villages, ce qui correspondrait à la configuration communale de l'époque (constitué des bannières de Saint-Germain, Drône, Granois, Chandolin, Roumaz-Ormône, Neinda-Zuchuat et Malerne). Cependant, aucun document écrit ne peut attester officiellement l'origine du nom de la commune[réf. nécessaire].

Au XIIe siècle, l'église paroissiale de Saint-Germain est construite. Le village de Drône est attesté dès 1189.

 
Ruines du château de la Soie

En 1219, le prince-évêque Landri du Mont construit le château de la Soie, ce qui détériore les relations entre l' évêché de Sion et la Maison de Savoie, qui voulait augmenter son influence en Haut-Valais. Le prince-évêque Guichard Tavelli est défenestré de ce même château en 1375 par la famille de la Tour, qui désirait s'émanciper de l'autorité épiscopale. Le château de la Soie sera finalement détruit en 1417 par les Patriotes. Les hommes de Savièse continuèrent cependant de s'y fortifier afin de renforcer leurs défenses face aux hommes de Conthey[8]. À cette époque, les escarmouches et tensions entre Contheysans et Saviésans au sujet de la source de la Morge et des terrains de la vallée du Sanetsch sont fréquents, ce qui a donné naissance à une vive rivalité entre les communes voisines pendant longtemps.

La communauté saviésanne apparaît en 1447[9].

Durant la Bataille de la Planta, le , les hommes de Savièse descendent à Sion prêter main forte à l'évêque, assiégé par les Savoyards. Les adversaires profitent de l'absence des Saviésans pour piller et brûler la commune. Les villages de Neinda et Zuchuat seront détruits. En reconnaissance de l'aide apportée par les Saviésans, l'évêque de Sion Walter Supersaxo offre une bannière représentant l'épée de l'évêché à la commune de Savièse[7]. Cette épée symbolise le pouvoir temporel de l'évêque, le fond rouge de la bannière ses victoires militaires.

La Savoie abandonne sa majorie, dans le village de Drône, en 1540, et la maison de commune est bâtie en 1568. On suppose que c'est durant cette période que le village de Malerne disparaît. Les chapelles sont construites dans tous les villages, à l'exception de celui de Roumaz, entre les XVIIe et XXIe siècles. On en trouve également dans le hameau de Vuisse, aux Mayens-de-la-Zour, à l'entrée et sur le parcours du bisse du Torrent neuf, à la Grande Zour dans la vallée de la Morge ainsi qu'au foyer et home de Zambotte. La chapelle d'Ormône est dédiée aux rois mages, celle de Chandolin à Notre-Dame des Corbelins, celle de Granois à la Sainte-Trinité, celle de Drône à Saint-Jacques et Saint-Christophe. A l'entrée du Torrent-Neuf, la chapelle est dédiée à Sainte-Marguerite, à la Grande Zour à Saint-Pierre et à la Vierge, à Vuisse à Saint-Nicolas de Flue, et aux Mayens-de-la-Zour à Sainte-Thérèse.

De 1815 à 1839, Savièse est incorporée au district d'Hérens, avant de rejoindre le district de Sion.

En 1848, la Municipalité et la Bourgeoisie sont séparées. Jusqu'alors, les Sociétés des Hommes — sociétés dites du Privilège et présentes dans chaque village — organisaient la vie communautaire et politique des villages. Ces sociétés existent encore aujourd'hui à Drône et à Ormône, mais elles n'ont plus de pouvoir politique.

Lors des élections de 1935, qui causeront deux morts, les libéraux, radicaux et socialistes s'unissent pour fonder le parti d'Entente. Ils obtiennent la présidence de Savièse ainsi que la majorité au Conseil Communal. Ils les conserveront pendant 80 ans, jusqu'en 2016, date à laquelle Sylvain Dumoulin, membre du Parti démocrate-chrétien, est élu président. À la suite de ce revers, la formation de l'Entente est dissoute. Ainsi, après les élections de 2020, il n'y aura plus de conseiller étiqueté Entente.

De 1941 à 1974, un camp militaire d'aviation et de DCA (défense contre avion) est installé à Zambotte, dans le village de Granois.

DémographieModifier

 
Maison communale

Au , 1691 personnes résident à Saint-Germain (y compris la Crettaz et Prinzières), 1402 à Ormône (y compris la Muraz et Diolly), 1276 à Drône (y compris la Sionne et Monteiller), 1150 à Granois, 928 à Chandolin (y compris Vuisse), 829 dans les hameaux des hauts de Savièse (comme par exemple les Binii, Prafirmin, Prarainson ou encore Mossevron) et 621 à Roumaz. La population totale de Savièse est donc de 7897 habitants ; elle a quasiment doublé depuis les années 1990, ce qui témoigne de l'attractivité de la commune.

Autorités communalesModifier

Le Conseil communal de Savièse est composé de 11 membres élus chaque quatre ans ; il en va de même pour le juge et le vice-juge de commune. Il n'y a pas de conseil général (organe législatif) à Savièse. De ce fait, chaque conseiller est responsable et membre de plusieurs commissions, et celles-ci sont complétées par des habitants de la commune qui désirent s'investir au niveau politique. Il n'y a pas d'élection pour les membres des commissions, mais celles-ci doivent être acceptées par le Conseil communal.

Pour la législature 2021-2024, le Conseil communal se compose de 5 élus issus du parti démocrate-chrétien, 3 élus issus du parti libéral-radical, 1 élu issu du parti socialiste suisse, 1 élu issu de l'union démocratique du centre, et 1 élu issu du parti écologiste suisse. L'actuelle juge de commune est démocrate-chrétienne, et la vice juge membre de l'UDC[10].

Autorités cantonales et fédéralesModifier

Pour les élections au Grand Conseil du Canton du Valais, les candidats résidant sur la commune de Savièse concourent pour les places à la députation et à la suppléance du district de Sion. Sur un total de 36 sièges (18 à la députation et 18 à la suppléance), au lendemain des élections cantonales du , 16 Saviésans sont élus (6 à la députation et 10 à la suppléance). [11] Ainsi, Savièse est très bien représentée au niveau cantonal en comparaison avec les autres communes du même district (Arbaz, Grimisuat, Sion et Veysonnaz). Pour les élections au Conseil d'Etat (Valais), le socialiste Mathias Reynard, originaire et habitant de la commune, est le troisième meilleur élu du canton à la fin du premier tour[12]. Il confirme sa position au deuxième tour, le , et devient ainsi conseiller d'Etat, seul représentant du parti socialiste, pour le canton du Valais. Après son élection au Conseil d'Etat, il quitte ses fonctions de conseiller national sous la coupole fédérale, à Berne

Au niveau fédéral, un des 8 conseillers nationaux représentant le Valais à Berne réside la commune ; il s'agit de l'UDC Jean-Luc Addor[13] A noter que depuis 2003, il y a toujours eu un Saviésan au Conseil national (Suisse), et entre 2011 et 2020, toujours deux. [14].

Les présidents de SavièseModifier

Liste des présidents successifs[15]
Période Identité Étiquette Qualité
1823 1843 Jean-Batiste Jacquier ???  
1843 1853 Frédéric Dumoulin ???  
1853 1859 François-Adrien Dubuis ???  
1859 1863 Jean-Marie Reynard ???  
1863 1864 Charles-Joseph Héritier ???  
1864 1873 François-Adrien Dubuis ???  
1873 1888 Adrien Dubuis ???  
1888 1894 Basile Dubuis ???  
1894 1895 Jean Varone ???  
1895 1917 Jérôme Roten ???  
1917 1917 Joseph Luyet ???  
1917 1924 Joseph Reynard ???  
1924 1928 Victorien Dubuis ???  
1928 1935 Cyprien Varone ???  
1936 1939 Marc Héritier Entente de Savièse  
1940 1954 Raymond Héritier Entente de Savièse  
1955 1963 François Luyet Entente de Savièse  
1964 1976 Clovis Luyet Entente de Savièse  
1977 1989 Georges Héritier Entente de Savièse  
1990 2008 André Reynard Entente de Savièse  
2009 2016 Michel Dubuis Entente de Savièse  
2017 En cours Sylvain Dumoulin Parti démocrate-chrétien (PDC)  

ÉconomieModifier

 
Vue de l'hôtel du Sanetsch

Savièse est l'une des principales régions viticoles du canton avec environ 300 hectares de vigne sur son territoire. C'est la cinquième plus grande commune viticole du Valais. Jusque dans les années 50, la population saviésanne vit majoritairement de l'agriculture, de l'élevage et de la viticulture. Progressivement, la vigne supplante l'agriculture. À partir des années 90, la proximité de Sion, devenu le centre économique du Valais central moderne et tourné vers le secteur tertiaire, ainsi que sa situation géographique et son ensoleillement rendent Savièse très attractive, augmentant énormément sa population en une vingtaine d'années et permettant de développer un grand nombre de nouvelles zones d'habitations ainsi qu'une zone artisanale à Redin, dans les villages de Roumaz et d'Ormône. Dès la fin du XXe siècle, la commune se dote de nombreuses infrastructures répondant aux besoins toujours croissants de sa population. Parmi les plus significatives, il y a le foyer et home de Zambotte, le centre scolaire de Moréchon, la crèche-nursery UAPE Snoopy et Saint-Germain centre, projet en cours actuellement.

Si le secteur tertiaire est le plus représenté au sein de la population aujourd'hui, le secteur primaire est tout de même encore bien présent, notamment grâce à l'important domaine viticole saviésan. Le tourisme s'est développé grâce au bisse du Torrent-Neuf et avec l'hôtel du Sanetsch, la région du col du Sanetsch offrant de nombreux sentiers de randonnée. La proximité des Diablerets a également favorisé l'activité touristique de la commune.

ÉmetteurModifier

 
L'antenne de Savièse, située à Ormône, vue depuis Sion

De 1948 à 2005, Savièse possédait un émetteur de radiophonie d'ondes moyennes sur 1 485 kHz utilisant un fil d'antenne fixé sur une tour tubulaire en fer. Il fut démantelé en 2006.

CultureModifier

 
Maison de la culture

L'École de Savièse désigne les artistes peintres ayant trouvé l'inspiration à Savièse ou y ayant vécu (Raphaël Ritz, Ernest Biéler, Albert Chavaz, etc.). Certaines de leurs œuvres sont conservées à la maison de commune.

Le centre culturel du Baladin est créé en 1999. Outre une programmation variée et riche (pièces de théâtre, concerts, conférences, débats...), il accueille également de nombreuses représentations des sociétés communales, comme les fanfares, les chorales ou encore les troupes de théâtre.

La maison de la culture, située au centre du village de Saint-Germain, est une ancienne bâtisse villageoise typique totalement rénovée en 2008 et accueillant aujourd'hui des expositions temporaires[16].

La Grande Maison, bâtiment historique niché au cœur du vieux village de Chandolin, propose des offres de théâtre, de restauration et de chambres d'hôtes[17].

PatrimoineModifier

 
Une des passerelles du bisse du Torrent-Neuf

Construit dès 1430, le bisse du Torrent-Neuf ou bisse de Savièse est situé sur la commune et est l'un des plus célèbre et impressionnant de la région. Après des rénovations successives, il est définitivement fermé en 1934, remplacé dans son rôle de canal d'acheminement d'eau par le tunnel du Prabé[18]. Il fut réhabilité en 2005 grâce à l'appui de la commune de Savièse et de l'Association pour la sauvegarde du Torrent-Neuf[19]. Il est depuis lors une attraction touristique de la commune attirant de nombreux randonneurs.

La Fête-Dieu de Savièse, l'une des plus réputées du canton, est organisée chaque année par un village de la commune différent (à l'exception de Roumaz et d'Ormône qui organisent conjointement la fête). Elle est suivie du bal de l'octave et du ou des bals des grenadiers. La Fête-Dieu à Savièse figure sur la Liste des traditions vivantes de Suisse[20].

La communauté saviésanne perpétue et transmet de nombreuses traditions de divers ordres (religieux, profane, social...), notamment :

  • le bon an a tui (bonne année à tous dans le patois local), où tous les 1ers janvier de l'an, le président de commune adresse ses bons vœux à la population depuis le balcon de la maison communale.
  • le carnaval de Savièse, autrefois célébré dans le quartier du Petit-Paris, au cœur du village de Granois, et qui se déroule désormais à la Halle des Fêtes de Saint-Germain.
  • la préparation et la distribution du pain par les Sociétés des Hommes, à Drône et à Ormône, pendant la fête de Pâques.
  • le bal de la mi-été, à la Grande Zour (dans la vallée de la Morge) tous les 15 août.
  • les soirées animées de Drône Bouge, le dernier week-end d'août.
  • la Fête de la Courge, à Chandolin, un dimanche du mois d'octobre[21].
  • les caves ouvertes, dans le courant du mois de mai et qui ont lieu partout à travers le Valais, à l'occasion desquelles les propriétaires encaveurs de Savièse présentent et font déguster leur nouveau millésime. De manière générale, la culture de la vigne et du vin est très importante au sein de la communauté saviésanne, de nombreuses familles possédant et travaillant encore leurs vignes[22].
  • les différents bals organisés par les cafés de la commune.

Le patois de Savièse est parlé quasiment par toute la population jusque dans les années 50. En effet, les personnes nées avant 1950 sont de langue maternelle patoisante mais, devenu interdit, les enfants ont ensuite l'obligation de parler le français. A Savièse toutefois, le patois s'est conservé longtemps et aujourd'hui encore, de nombreux habitants de la commune le pratiquent.

L'expression Pa Capona, issue du patois saviésan et qui signifie « ne jamais abandonner, ne jamais capituler » est devenue un proverbe très connu en Valais et en Suisse. Elle était utilisée au départ par les Saviésans devant effectuer les travaux périlleux et entrenir le bisse du Torrent-Neuf. Elle est présente sur les badges de la Brigade d'instruction et d'entraînement des Forces aériennes suisses (br IE FA) de l'armée suisse.

Savièse possède également ses spécialités culinaires, comme le flon, tarte aux fruits, généralement à la pomme, le gâteau saviésan, le sii ou encore la rochya (raclette).

De nombreux organismes, notamment la Fondation Bretz-Héritier[23], s'emploient pour la sauvegarde du patrimoine saviésan. Il existe un dictionnaire patois-français du parler de Savièse ainsi qu'une large documentation écrite sur l'histoire, le patrimoine et la culture de la commune (avec entre autres un livre sur la Fête-Dieu et un autre sur le costume traditionnel)[24].

Patrimoine bâtiModifier

 
Eglise paroissiale de Saint-Germain
  • le château de la Soie au sud-ouest de Granois, est construit en 1219 par Landri de Mont, évêque de Sion. C'est une résidence épiscopale. Guichard Tavelli y est défenestré en 1375. Le château est détruit durant l'affaire de Rarogne en 1417[25].
  • L’église paroissiale Saint-Germain, mentionnée déjà au XIe siècle, est détruite en 1475, puis reconstruite vers 1517 (clocher) et 1523 (nef) par l’architecte Ulrich Ruffiner. Deux chapelles latérales sont ajoutées en 1880, la nef est rallongée d’une travée et les vaisseaux latéraux élargis par des bas-côtés en 1933 -1935 par l’architecte Lucien Praz. La porte sculptée du portail principal date de 1687. A l’intérieur, le maître-autel de la seconde moitié du XVIIe siècle, est dédié à saint Germain d’Auxerre. Les vitraux, mobilier et chemin de croix en mosaïque sont créés par Ernest Biéler, entre 1934 et 1948[25].
  • les chapelles d'Ormône (Rois Mages, XVIIe et XVIIIe siècles) de Granois (Sainte-Trinité, reconstruite en 1973), de Chandolin (Notre-Dame des Corbelins 1666, transformée au XVIIIe siècle), de Sainte-Marguerite, de Drône (Saint-Christophe, 1684[25]).
  • le pont du Diable, sur la route du Sanetsch
  • la maison de commune de 1580, construction maçonnée de trois niveaux.
  • la maison de la culture
  • la Grande Maison
  • le four banal de Drône

Patrimoine naturelModifier

  • le col et la région du Sanetsch
  • les lapis du glacier de Tsanfleuron
  • les étangs des hauts de Savièse (Mouchy, Arvige, des Rochers ou encore Motone)
  • les bisses de Lentine, du Tsampé et du Déjore, l'ancien bisse de Couluirette
 
Vue du glacier de Tsanfleuron

Personnalités liées à la communeModifier

AnecdotesModifier

Un couple de Savièse, Marcelin et Francine Dumoulin, est mort sur le glacier de Tsanfleuron (massif des Diablerets) en . Âgés de 40 et 37 ans, ils se rendaient dans un alpage situé sur le canton de Berne pour y nourrir le bétail. Leurs corps sont réapparus en 2017 à la surface du glacier, proches d'un ancien chemin pédestre reliant le Valais et Berne[26]. Des funérailles ont lieu le à Savièse, en présence des deux filles encore vivantes, des petits-enfants et arrière-petits-enfants et de nombreuses personnes du village. Le couple est enterré auprès de leurs cinq fils[27].

Notes et référencesModifier

  1. « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2019 », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le )
  3. « Communes », sur Admin.ch (consulté le ).
  4. « Quels sont les alpages saviésans (nom courant et nom patois) ? - Fondation Bretz-Héritier », sur Fondation Bretz-Héritier, (consulté le ).
  5. « Une histoire », sur www.saviese.ch
  6. Rose-Marie Dumoulin-Roten, Savièse, Savièse, Commune de Savièse, 1982-1983, 163 p., p. 15 : "Préhistoire : une région qu'on nomme Savièse"
  7. a et b « Savièse » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne.
  8. « Une histoire », sur saviese.ch
  9. http://www.drone-bouge.ch/region/village-de-drone
  10. https://www.saviese.ch/fr/autorites-communales-181.html
  11. https://www.vs.ch/web/votel
  12. https://votel.vs.ch/sites/votel2/FR/1/result/ce/167
  13. https://www.parlament.ch/fr/organe/Pages/mitglieder-nationalrat-kanton-wallis.aspx
  14. « Membres du Conseil national A–Z »
  15. Archive communale
  16. « Maison de la culture », sur www.saviese.ch (consulté le )
  17. « La Grande Maison », sur www.lagrandemaison.ch (consulté le )
  18. http://www.torrent-neuf.ch/index1.php?page=histo
  19. http://www.torrent-neuf.ch/index1.php?page=accueil
  20. « Traditions », sur www.lebendigetraditionen.ch (consulté le )
  21. « Fêtes et traditions », sur www.saviese.ch (consulté le )
  22. « Encaveurs », sur www.saviese-tourisme.ch (consulté le )
  23. « Bienvenue sur le site de la fondation Bretz-Héritier », sur www.fondationbretzheritier.ch (consulté le )
  24. « Nos livres », sur www.fondationbretzheritier.ch (consulté le )
  25. a b et c Guide artistique de la Suisse : Fribourg, Freiburg, Valais, Wallis, vol. 4b, Berne, Société d'histoire de l'art en Suisse, , 604 p. (ISBN 978-3-906131-99-3), p. 420.
  26. ats/ptur, « Le couple momifié découvert sur le glacier des Diablerets a été identifié », sur www.rts.ch, Radio télévision suisse, (consulté le ).
  27. ptur, « Un dernier hommage rendu au couple retrouvé dans le glacier des Diablerets », sur www.rts.ch, Radio télévision suisse, (consulté le ).

Voir aussiModifier

Fonds d'archivesModifier

  • Fonds : Savièse, Commune (1297-1951) [14,60 mètres]. Cote : CH AEV, AC Savièse. Sion : Archives de l'État du Valais (présentation en ligne).

Liens externesModifier

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