Walter Supersaxo

vicaire

Walter Supersaxo (né en 1402 à Ernen, mort en 1482 à Sion) est le fils de Nikolaus Uff der Flüe et d'Antonia et le père de Georges Supersaxo [1],[2].

Walter Supersaxo
Walter Supersaxo.jpg
Fonctions
Évêque catholique
depuis le
Évêque diocésain
Diocèse de Sion
depuis le
Henri de Asperling de Raron (d)
Biographie
Naissance
Décès
Activités
Enfant
Autres informations
Religion
Consécrateur
Giacomo Filippo Crivelli (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Walter est vicaire à la cathédrale de Sion en 1436, secrétaire de l'évêque Guillaume III de Rarogne en 1437, notaire d'Ernen de 1441 à 1457, et chanoine de Sion en 1442 [1].

Supersaxo est choisi comme évêque de Sion en 1457, il est confirmé en 1458 et ordonné en 1459. Il est évêque de Sion et comte du Valais jusqu'en 1482 [2].

BiographieModifier

Walter Supersaxo s'implique pour le maintien des droits souverains de l'évêque de Sion. Il s'efforce également de renforcer la position politique du Valais à l'intérieur comme à l'extérieur. Dès 1460 il empêche les dizains de signer des alliances sans son aval et Il édicte des statuts synodaux.

Lors de la querelle de succession des seigneurs Hildebrand et Petermann de Rarogne, qui sont endettés et sans héritiers il s'oppose à Rudolph Asperlin et Pierre de Torrenté. Rudolph Asperlin a en effet épousé Frisquina, sœur des seigneurs de Rarogne et peut donc prétendre à la succession. Pierre de Torrenté quant à lui, soutient les Anniviards dans leur tentative de rachat de la seigneurie pour constituer une seigneurie libre.

Walter Supersaxo obtient le rattachement des biens et des droits seigneuriaux du vidomnat d'Anniviers à la mense épiscopale, et installe son propre fils Georges Supersaxo comme nouveau châtelain d'Anniviers vers 1479[3].

Rôle dans les procès en sorcellerieModifier

Walter Supersaxo et son fils Georges Supersaxo jouèrent un rôle majeur dans les procès de sorcellerie du Valais[3].

Renforcement politique du ValaisModifier

Dès 1474, il renforce les alliances du Valais en rejoignant l'alliance entre Milan, Venise et Florence. En 1475 il en conclut une avec Berne et renouvelle l'alliance avec les Waldstätten en 1478. Il remporte la bataille de la Planta à Sion contre la maison de Savoie. Après cela, entre 1475 et 1476, il reprend le Bas-Valais aux comtes de Savoie jusqu'à Saint-Maurice. Il édicte des statuts synodaux et un projet de droit coutumier pour le Valais. Il écrit un projet d'ordonnance judiciaire et un nouveau coutumier valaisan de 1470 à 1475 avec des chanoines.

Il bat monnaie de 1479 à 1480, devenant le premier évêque de Sion à le faire.

On lui doit la création de la bibliothèque Supersaxo et de la chapelle Sainte-Barbara dans la cathédrale de Sion, ainsi que le l'impression du premier bréviaire de Sion en 1482 [4],[5],[6].

RéférencesModifier

  1. a et b Philipp Kalbermatter / VL, « Supersaxo, Walter », sur HLS-DHS-DSS.CH (consulté le 11 avril 2018)
  2. a et b David M. Cheney, « Bishop Walter Supersaxo [Catholic-Hierarchy] », sur www.catholic-hierarchy.org (consulté le 11 avril 2018)
  3. a et b Chantal Ammann- Doubliez, « Les chasses aux sorciers en Valais au Bas Moyen Age : deux sorciers du val d'Anniviers à la fin du XVe siècle : les notaires Pierre et Nycollin de Torrenté », Annales valaisannes : bulletin trimestriel de la Société d'histoire du Valais romand,,‎ (lire en ligne)
  4. André Donnet, « Inventaire de la Bibliothèque Supersaxo », Vallesia,‎ , p. 31-106 (lire en ligne)
  5. (de) Alfred Grand, « Der Anteil des Wallis an den Burgunderkriegen », Blätter aus der Walliser Geschichte,‎ , p. 315-472 (lire en ligne)
  6. Walther Supersaxo et Philipp Kalbermatter, « egistrum domini Walteri Supersaxo episcopi Sedunensis », Vallesia,‎ , p. 21-347 (lire en ligne)