Saurier

commune française du département du Puy-de-Dôme

Saurier
Saurier
Partie du bourg et pont médiéval.
Blason de Saurier
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Intercommunalité Communauté d'agglomération Agglo Pays d'Issoire
Maire
Mandat
Philippe Dubost
2020-2026
Code postal 63320
Code commune 63409
Démographie
Population
municipale
279 hab. (2019 en augmentation de 15,29 % par rapport à 2013)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 20″ nord, 3° 02′ 48″ est
Altitude Min. 529 m
Max. 925 m
Superficie 8,36 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Issoire
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Sancy
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saurier

Saurier est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

Blotti au bord de la Couze Pavin, le village est dominé par l'imposante masse du pic volcanique du Brionnet, surmonté d'une petite chapelle, d'où se découvre un large panorama sur les reliefs environnants (chaîne des Puys, monts Dore, massif du Cézallier…)

Au bord de la Couze Pavin existe un réseau de sources salées accueillant une végétation halophyte.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Saurier est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Issoire, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 53 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (57,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (49 %), forêts (28,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (13,4 %), prairies (8,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

HistoireModifier

Incontournable village du Dauphiné d’Auvergne, l’histoire se lit au fil de ses ruelles étroites d’ancien village fortifié.

Pont médiéval, porte à mâchicoulis, maison du Louvetier, maison forte, église romane, autant de merveilles à découvrir hors des sentiers battus.

Politique et administrationModifier

 
Mairie en 2003.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2008 En cours
(au 17 septembre 2020)
Philippe Dubost[7],[8]   Agent territorial

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2019, la commune comptait 279 habitants[Note 3], en augmentation de 15,29 % par rapport à 2013 (Puy-de-Dôme : +3,3 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
484604502497581528543560532
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
505494480533518533561528540
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
507538466348374316285294273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
247226191185190188220235266
2019 - - - - - - - -
279--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Sur le territoire de la commune, six édifices sont protégés au titre des monuments historiques :

  • un ancien fort villageois du XVIe siècle, entièrement édifié en pierre volcanique ; ce fort rénové depuis 1995 est inscrit depuis 1989[13] ;
  • une porte de ville subsistant des anciennes fortifications inscrite depuis 1926[14] ;
  • un pont médiéval du XVe siècle qui enjambe la Couze Pavin et au milieu duquel se trouve un petit oratoire classé en 1907[15] ;
  • la maison du Louvetier du début du XVIe siècle qui rappelle l'existence de cette institution de l'Ancien Régime, inscrite en 1989[16] ;
  • l'église romane Sainte-Radegonde dont la nef, partie la plus ancienne, date du XIe siècle, inscrite en 1960[17] ;
  • la chapelle Notre-Dame du Mont-Carmel du XVIIe siècle, restaurée en 1877[18], située au sommet du pic de Brionnet, inscrite en 1939[19].

Patrimoine naturelModifier

Trois sites naturels sont protégés par le Conservatoire d'espaces naturels d'Auvergne[20], en particulier, les sources salées situées sur la rive gauche de la Couze Pavin, en amont du pont médiéval. Elles forment un réseau à l'origine de la présence de plantes halophytes, qu'on trouve d'ordinaire au bord de la mer. Ces plantes protégées se développent sur les croûtes de calcaire en de petites surfaces, en particulier Spergulaire marginée, Glaux maritime et Puccinelle à épis distants.

Personnalités liées à la communeModifier

  • La famille Bohier, alliée Duprat et Briçonnet. Saurier est un fief.
  • Thomas Bohier, général des finances de Normandie, a acquis ce fief. Antoine, son fils, fut seigneur de Saurier et Saint-Cirgues. Rappel : Thomas Bohier, marié à Katherine Briçonnet, font construire le château de Chenonceau.
  • Propriétaire du château, vers 1770, Léonard Bertin, juriste et ministre d'État sous Louis XVI.

HéraldiqueModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Issoire », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le ).
  8. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme », sur amr63.asso.fr, Association des maires ruraux du Puy-de-Dôme (consulté le ).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  13. « Château », notice no PA00092492, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Porte de la ville », notice no PA00092407, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Pont du 15e siècle », notice no PA00092406, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Maison du Louvetier », notice no PA00092493, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Église Sainte-Radegonde », notice no PA00092405, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Fiertés du village de Saurier, le pic de Brionnet et sa chapelle restent mystérieux. », sur La Montagne, (consulté le ).
  19. « Chapelle de Brionnet », notice no PA00092404, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Sites à découvrir », sur cen-auvergne.fr (consulté le ).