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Saint-Vérain

commune française du département de la Nièvre

Saint-Vérain
Saint-Vérain
Église Saint-Blaise-et-Saint-Véran.
Blason de Saint-Vérain
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton Pouilly-sur-Loire
Intercommunalité Puisaye-Forterre
Maire
Mandat
Jean-Luc Chevalier
2014-2020
Code postal 58310
Code commune 58270
Démographie
Population
municipale
334 hab. (2016 en diminution de 2,34 % par rapport à 2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 28′ 54″ nord, 3° 03′ 24″ est
Altitude Min. 184 m
Max. 312 m
Superficie 24,69 km2
Localisation

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Saint-Vérain

Saint-Vérain est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

GéographieModifier

GéologieModifier

HydrographieModifier

Villages, hameaux, lieux-dits, écartsModifier

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

Au VIIIe siècle, Saint-Vérain ne comptait pas assez d'habitants pour constituer une paroisse à part entière et était alors englobée dans les domaines immenses des évêques d'Auxerre, seigneurs du lieu.

C'est vraisemblablement au cours des IXe et Xe siècles que naquit Saint-Vérain, à l'époque fief stratégique de tout premier ordre, malgré sa modeste étendue. Le protégé de l'évêque d'Auxerre à qui il fut remis détenait en effet la route Donzy - Saint-Amand. Il pouvait surveiller les communications Bouhy-Cosne et Entrains-Cosne. Il assurait au sud la défenses des possessions épiscopales jusqu'à la Loire. Voilà pourquoi en cet endroit, désigné sous le nom de Romfort ou de Rond-le-Fort, un château fut construit, autour duquel apparurent bientôt un hameau et une église. Étymologiquement, Romfort vient de ramus (branche d'arbre) et de fortis (fort, solide).

Pendant la Révolution, cette dernière dénomination fut reprise entre le 31 mars et le 27 juillet 1794 lors de la suppression des vocables géographiques désignant des noms de saints. Or le corps de saint Vérain ou saint Veran de Cavaillon fut transféré à Jargeau dans le Loiret, entre les années 879 et l'an mil, comme le confirme l'historien Léon Mirot (d'après un manuscrit écrit en 1678 par le Révérend Père Chesneau de la Société de Jésus), et les étapes du voyage mentionnent une localité située sur la rive droite de la Loire, qui, à la suite de cet évènement, prit le nom de Saint-Vérain-des-Bois car on y conserva une partie des reliques du saint. Dans ce village existait une église placée sous le vocable de saint Blaise, demeuré le patron primitif de l'église paroissiale.

À la fin du IXe siècle, le nom de Rond-le-Fort disparut pour faire place à celui de Saint-Vérain.

Le premier seigneur connu de Saint-Vérain fut Gibaud Ier ; il apparaît en l'an mil mais nul ne connaît son origine[1],[2].

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
« D'argent au chef de gueules. »

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Luc Chevalier    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2016, la commune comptait 334 habitants[Note 1], en diminution de 2,34 % par rapport à 2011 (Nièvre : -4,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
780671648660718800832884943
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9751 0191 0189831 0501 0571 0451 016957
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
865836810707671616593514469
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
468468362325355334382350344
2016 - - - - - - - -
334--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Religieux
  • Église Saint-Blaise-et-Saint-Véran, classée monument historique en 1906[7]. Édifice du XIIe siècle abritant un vitrail du XIIIe siècle, le plus ancien du département. Porche roman. Ouverte tous les jours[8].
Civils
 
Vestiges du château.
  • La porte de Cosne, monument historique du IXe siècle, permet d'accéder au site du château dont il ne reste que des vestiges. Les vestiges du château avec son enceinte sont classés monument historique depuis 1907[9].

TransportsModifier

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, la ville était desservie par un train en voie métrique appelé « le Tacot » (locomotives de type Corpet-Louvet) qui servait notamment à acheminer les poteries de Saint-Amand-en-Puisaye vers la gare de Cosne-Cours-sur-Loire (elles y étaient alors transbordées vers d'autres wagons pour voies normales) et qui serpentait à travers la campagne via Saint-Vérain (la gare se trouve toujours là, au bout de la rue de la gare), Saint-Loup.

La faible rentabilité du transport voyageur et les 55 passages à niveau non protégés ont conduit au démontage intégral de cette ligne dont l'ouvrage le plus impressionnant était le viaduc en fer de Cosne-Cours-sur-Loire.

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Baronnie de Saint-Vérain », sur terres-et-seigneurs-en-donziais.fr (consulté le 1er janvier 2018).
  2. « Sires de Saint-Vérain et Toucy », sur thierryhelene.bianco.free.fr (consulté le 4 septembre 2017).
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. « Église (Saint-Vérain) », notice no PA00113021, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Dépliant touristique du diocèse de Nevers, Visitez les églises de la Nièvre, Pastorale Tourisme & Loisirs, 2013
  9. « Château et enceinte (ruines) », notice no PA00113020, base Mérimée, ministère français de la Culture


Voir aussiModifier

IconographieModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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