Saint-Jean-de-la-Blaquière

commune française du département de l'Hérault

Saint-Jean-de-la-Blaquière
Saint-Jean-de-la-Blaquière
Vue sur le village.
Blason de Saint-Jean-de-la-Blaquière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Canton Lodève
Intercommunalité Communauté de communes Lodévois et Larzac
Maire
Mandat
Anne-Marie Fabre
2014-2020
Code postal 34700
Code commune 34268
Démographie
Gentilé Blaquièrois
Population
municipale
627 hab. (2017 en augmentation de 0,48 % par rapport à 2012)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 57″ nord, 3° 25′ 25″ est
Altitude Min. 85 m
Max. 557 m
Superficie 17,22 km2
Localisation
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Saint-Jean-de-la-Blaquière

Saint-Jean-de-la-Blaquière (en occitan Sant Joan de la Blaquièira), est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Son nom vient de son église consacrée au IXe siècle à saint Jean-Baptiste et Blaquière qui signifie lieu planté de chênes blancs. La blaca en occitan signifie chêne blanc. Ses habitants sont appelés les Blaquièrois.

GéographieModifier

 
Carte

Communes limitrophesModifier

Communes limitrophes de Saint-Jean-de-la-Blaquière
Usclas-du-Bosc Saint-Privat
Le Bosc   Saint-Saturnin-de-Lucian
Saint-Guiraud

ÉconomieModifier

ToponymieModifier

Blaquière: Issue du gaulois blaco, ( blaca au féminin), encore utilisé en provençal.

 
Cadastre napoléonien : tableau d'assemblage (1834).

HistoireModifier

Un dolmen et des mobiliers métalliques, découverts dans une sépulture par un agriculteur, permettent de penser que le site de la commune a été habité dès le Néolithique.

En 983, un moine de l'abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert fait don au monastère de deux manses lui appartenant, localisées sur le territoire de la commune.

La première mention officielle figure dans le testament de saint-Fulcran. Il signale une église consacrée à saint Jean-Baptiste, sa villa (domaine romain) nommée Pleuis et les six manses qui font partie du domaine.

Au XIIe siècle et XIIIe siècle, des documents royaux font mention de la villa « Saint Jean de Pleus ».

En décembre 1385, lors de la guerre de Cent Ans, les troupes royales séjournent durant une semaine dans le village.

Durant la période révolutionnaire, le village perd la première partie de son nom au profit de « La Blaquière », pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations. Il garde ce nom jusqu'en l'an X[1]. Toujours lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire » en 1793[2].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 mars 2001 Jean Brusque SFIO-PS  
mars 2001 mars 2008 Yvan Ponce UMP  
mars 2008 En cours Anne-Marie Fabre SE Fonctionnaire

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2017, la commune comptait 627 habitants[Note 1], en augmentation de 0,48 % par rapport à 2012 (Hérault : +6,24 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
411443485431439410406413394
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
428443445422452412384352344
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
335365380330345364360339333
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
330300259263338361469594631
2017 - - - - - - - -
627--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

L'église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-la-Blaquière, église paroissiale dont le chœur roman (XIIe siècle) et l'abside en cul de four sont inscrits aux Monuments Historiques. Elle remplaçait une ancienne chapelle consacrée, elle aussi, à saint Jean-Baptiste.

Le château de la Blaquière des XIVe et XVIIe siècles, recensé à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

De nombreuses capitelles dans les vignes ont été construites avec la technique à pierre sèche. Elles sont rouges car le matériau employé est des ruffes, roches détritiques (sable, limon et argiles) de la famille des pélites datant du Permien (250 millions d’années).

Des chapelles funéraires des XIXe et XXe siècles.

Un dolmen néolithique.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Saint-Jean-de-la-Blaquière se blasonnent ainsi :

d'or à une grappe de raisin de pourpre tigée et feuillée d'une pièce de sinople, entourée de deux rameaux arrondis de sinople passés en sautoir en pointe et fruités de sable, d'olivier à dextre et de chêne à senestre[7]


Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Sylvain Olivier, « L'utilisation des plans-terriers pour la connaissance des droits seigneuriaux et du terroir : Salasc et Saint-Jean-de-la-Blaquière (Hérault) au XVIIIe siècle », dans Le compoix et ses usages : actes du colloque de Nîmes organisé par le Lien des chercheurs cévenols les 26 et 27 novembre 1999, Montpellier, Université Paul Valéry, , 105-130 p.
  • Sylvain Olivier, « La seigneurie et l'agriculture en lodévois d'après deux plans-terriers du XVIIIe siècle : actes du colloque de Paris (23-25 septembre 1998) », dans Terriers et plans-terriers du XIIIe au XVIIIe siècle, Paris, Ecole nationale des chartes, coll. « Mémoires et documents de l'Ecole des chartes » (no 62), , 464 p.

Fonds d'archivesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Claude Motte (avec la collab. de Marie Élisabeth Martin Laprade et Jean-Marc Peysson), Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique. Hérault, Paris, Éditions du CNRS, , 490 p. (ISBN 2-222-04293-3)
  2. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 416.
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  7. Armorial des communes de l'Hérault, Didier Catarina, Jean-Paul Fernon, avec le concours de Jacky David, éd. Artistes en Languedoc, 2004, (ISSN 1264-5354), p. 64.