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Saint-Clair (Ardèche)

commune française du département de l'Ardèche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Clair.

Saint-Clair
Saint-Clair (Ardèche)
La place du village ancien.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Annonay-1
Intercommunalité Annonay Rhône Agglo
Maire
Mandat
René Sabatier
2014-2020
Code postal 07430
Code commune 07225
Démographie
Population
municipale
1 097 hab. (2016 en augmentation de 2,43 % par rapport à 2011)
Densité 189 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 44″ nord, 4° 40′ 53″ est
Altitude Min. 397 m
Max. 715 m
Superficie 5,81 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-clair.fr

Saint-Clair est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes, à 5 km au nord de la ville d'Annonay.

GéographieModifier

La commune de Saint-Clair a une superficie limitée de 5,81 km2 entre ses voisines de Boulieu, Savas, Peaugres et Davézieux. Mais sa proximité d'Annonay et son exposition sud en ont fait une commune très recherchée pour la construction de villas depuis les années 1970.

Le premier plan d'occupation des sols avait prévu de rendre constructible un « croissant » de Boulieu à Saint-Clair en intégrant le hameau de Combes. Des zones ont ainsi été construites à l'ouest et au nord du village ancien.

 
Une commune en exposition sud, au nord d'Annonay.

D'autres constructions entourent la départementale 820. Ce contournement nord d'Annonay avait été classé en 1960 comme partie de la route nationale 82, la « route bleue » qui auparavant descendait dans Annonay. C'est de part et d'autre de cette route qu'a été créée la zone d'activités commerciale et artisanale de Massas Chantecaille.

Au nord, au-dessus de Combes, le versant bien abrité du Suc des Pins est un site intéressant de promenade, avec une piste forestière créée en 1987.

L'est de la commune est dominé par le château de Gourdan, dont une partie des terres est devenu un golf. À l'est de la route de Savas, la forêt de Gourdan a été renversée à 100 % par la tempête de décembre 1999. La partie la plus à l'est a été reboisée en cèdres de l'Atlas et en pins Laricio de Corse. La partie ouest reste provisoirement en taillis. Dans ce secteur se trouve aussi un terrain d'envol pour les montgolfières.

Communes limitrophesModifier

Saint-Clair est limitrophe de quatre communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

  Savas  
N Peaugres
O    Saint-Clair    E
S
Boulieu-lès-Annonay Davézieux

HistoireModifier

Des origines peu connuesModifier

 
Deux regroupements d'habitat ancien : au village, et au hameau de Combes.

On ne peut faire que des suppositions sur les origines de Saint-Clair. Son regroupement central de maisons anciennes est plus proche de la taille d'un hameau, de taille comparable à son voisin de Combes. Ces deux hameaux ont composé cependant au Moyen Âge une paroisse à part entière, distincte de leur grande voisine de Boulieu. L'entité administrative s'est peut-être créée par rapport au domaine proche de Gourdan, qui s'étendait jusqu'en proximité de Boulieu. Toujours est-il qu'une église paroissiale de dimensions modestes a été construite au hameau le plus central du territoire. Elle a conservé en partie son caractère roman. Sur le reste du territoire, l'habitat s'est longtemps limité à des fermes éparses.

Des services collectifs au XXe siècleModifier

Dans la première moitié du XXe siècle, les conseils municipaux ont accompagné l'installation des réseaux modernes d'énergie : l'électricité et le téléphone. L'adduction d'eau a aussi été un problème. Un premier réseau collectif a été inauguré en 1936. Et en 1939, Saint-Clair a adhéré à un syndicat intercommunal de distribution des eaux.

Avec la circulation des voitures, l'entretien des voies de communication a nécessité des prises en charge communales : en 1932, un premier « cantonnier » a été engagé, mais en partage avec Boulieu (2 jours / 4 jours).

En 1933, un service d'incendie devait déjà exister, mais Saint-Clair a préféré signer une convention avec Boulieu pour mutualiser les ressources.

En 1952, la commune payait quelques heures à un « tambour afficheur », à un sonneur de cloches et à un « agent commissionnaire », qui était chargé des communications urgentes avec l'extérieur de la commune.

Le ramassage des ordures ménagères semble avoir été institué en 1973, du moins au rythme de deux par semaine.

C'est en 1979 qu'un temps complet a été accordé à un « ouvrier d'entretien de la voie publique ». Et un autre poste en 1983 pour le secrétariat de la mairie[2].

À partir des années 1980, beaucoup de charges collectives ont été assurées au sein de « syndicats intercommunaux ». Actuellement, la commune participe à une dizaine de ces structures, avec ses voisines de la Deûme, de la Communauté, ou même du Département. La mutualisation de ces services n'a pas empêché les travaux communaux de nécessiter toujours un peu plus de main d'œuvre, avec douze employés municipaux en 2013. En revanche, bien sûr, les services assurés ont augmenté : entretien et fonctionnement de l'école, de l'église, du cimetière, des salles d'activité, des terrains de sports et des voies communales…

Une école avec SavasModifier

 
La nouvelle école ouverte en 1995, en collaboration avec la commune de Savas.

Par manque d'habitants, l'implantation d'écoles à Saint-Clair a longtemps été difficile. Par exemple, l'école privée qui était tenue par des religieuses a fermé en 1960. Le conseil municipal a alors décidé d'installer une école publique qui lui a succédé en 1961 dans les bâtiments de l'actuelle mairie. Mais à peine une dizaine d'élèves la fréquentaient en 1986. Il a fallu la volonté des élus pour arriver à rapatrier sur place les enfants des nouveaux arrivants qui continuaient à fréquenter les écoles de leurs anciennes communes. La situation s'est ensuite améliorée et les effectifs ont même rapidement progressé dans les années 1990. Une école neuve a alors été construite, mais en partenariat avec la commune de Savas dont l'école publique avait fermé en 1964. L'école a ouvert à la rentrée 1995 avec trois classes, et a été agrandie en 1999.

Une urbanisation maintenant limitéeModifier

Ce sont les nouveaux réseaux d'adduction d'eau qui ont permis l'urbanisation de nouveaux terrains. L'eau courante est arrivée à Gourdan en 1959, en 1962 au village.

Quant à l'assainissement, toutes les habitations (sauf deux) ont été raccordées au réseau public.

La situation dominante et ensoleillée de Saint-Clair a rendu la commune très attractive pour la construction de villas. La population a en effet fortement augmenté depuis 1962, et s'est multipliée par cinq en quarante ans. Ce phénomène est maintenant freiné par la rétention des terrains restants par certains propriétaires. Par ailleurs, la proposition de maisons en lotissement n'a pas beaucoup de succès dans ce secteur. Les impôts locaux sont élevés. Enfin, les dernières règles législatives vont dans le sens d'une diminution des surfaces des terrains à bâtir. 75 % des habitants sont originaires d'Annonay. Les quatre cinquièmes des terrains agricoles présents en 1962 ont disparu, remplacés par des lotissements.

Une agriculture en évolutionModifier

 
La production de fourrage est devenue l'activité principale.

Au niveau agricole, les terrains exploitables sont limités par l'espace réservé au golf et par les terrains urbanisés en villas ou en zones d'activités.

La culture de la vigne occupait 42 hectares en 1982, mais elle est en voie de disparition. Les vergers sont aussi en régression. L'élevage de vaches allaitantes est peu à peu remplacé par des productions de fourrage et de céréales pour vente à l'extérieur.

En 2013, on peut compter encore trois exploitations à part entière sur la commune. Un de ces agriculteurs a choisi d'assurer aussi des travaux agricoles au-delà des limites de la commune. Il dispose de deux moissonneuses et d'une ensileuse et emploie du personnel saisonnier selon les besoins. De la paille est revendue selon la demande.

ChronologieModifier

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (janvier 2019)
  • Existence d'un village gaulois ?
  • Moyen Âge : construction d'une église
  • XIVe siècle : les Du Peloux propriétaires de Gourdan
  • 1538 : construction d'un premier château
  • 1605 : les De Voguë à Gourdan
  • 1712 : restauration importante de l'église
  • 1751 : nouveau bâtiment classique à Gourdan
  • XVIIIe siècle : aménagement des jardins de Gourdan
  • 1859 : agrandissements sud de l'église
  • 1859 : construction du presbytère (mairie actuelle)
  • 1869 : Eugène Melchior de Voguë vend Gourdan
  • 1936 : travaux d'adduction d'eau
  • 1960 : classement de la RN 82
  • 1960 : fermeture de l'école des Sœurs
  • 1961 : réouverture d'une école publique
  • 1962 : réseau d'eau potable
  • 1989 : zone artisanale de Chantecaille
  • 1989 : ouverture du golf
  • 1990 : ouverture de l'Hôtel du Pilat
  • 1994 : salle communale avec local d'auberge
  • 1995 : ouverture de l'école St-Clair / Savas
  • 1997 : enfouissement de l'électricité au village
  • 1999 : agrandissement de l'école
  • 2007 : Domaine du Golf de Saint-Clair
  • 2007 : contournement nord-est
  • 2010 : cantine servie à l'école
  • 2011 : passerelle sur la RD 820
  • 2013 : extension de la zone de Chantecaille
  • 2014 : aménagement de l'entrée ouest
  • 2017 : création d'un rond-point en remplacement du carrefour dangereux entre la RD 820 et la route du Golf

Politique et administrationModifier

 
La mairie occupe l'ancien presbytère, construit en 1859.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1900 1908 Antoine Tardy    
1908 1925 Auguste Roux    
1925 1929 Paul Goin    
1929 1944 Paul Escoffier    
1945 1953 Louis Alléon    
1953 1962 Marius Savoye    
1962 1971 Marc Meyrand    
1971 1986 J.-Pierre Lagrange    
mars 2001 mars 2008 Laurent Duranton    
mars 2008 En cours
(au 24 avril 2014)
René Sabatier[3] DVD Ingénieur

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2016, la commune comptait 1 097 habitants[Note 1], en augmentation de 2,43 % par rapport à 2011 (Ardèche : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
363353536445353438459434426
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
444407400367382385390388339
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
309293286273236248243237200
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1962814256417429189991 0111 022
2013 2016 - - - - - - -
1 0681 097-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Les deux regroupements d'habitat, Saint-Clair village et le hameau de Combes, sont longtemps restés modestes. La population de la commune a en plus fortement diminué à cause de l'exode rural, passant de 445 habitants en 1820 à 196 habitants en 1962. Mais, à partir des années 1960, la bonne exposition au sud des terrains a fait de Saint-Clair une commune recherchée pour la construction de villas. La population a alors fortement augmenté, et s'est multipliée par cinq en 40 ans. Elle a dépassé les 1 100 habitants en 2013. Ce phénomène est maintenant freiné par la rétention des terrains restants par certains propriétaires. Par ailleurs, la proposition de maisons en lotissement n'a pas beaucoup de succès dans ce secteur. Enfin, les dernières règles législatives vont dans le sens d'une diminution des surfaces des terrains à bâtir.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Avril : rallye surprise du Comité des Fêtes (depuis 2010).
  • Début mai : Fête des Géraniums (1995).
  • Début juin : ouverture des jardins de Gourdan.
  • Début octobre : Foire aux plantes rares (2009).
  • Novembre : Course du Sentier botanique (2004).

AssociationsModifier

ACCA, Amicale classe 53 de la route bleue (1953). Fnaca Saint-Clair/Savas (1973), Sou des Écoles Saint-Clair/Savas (1976), Club des Heureux de Vivre (1984, avec Savas), ASL Gestion Forestière du Fayet (1987), Comité des Fêtes (2001).

Foot avec l'Étoile Sportive de Boulieu, AFR avec Boulieu et Savas (1986), Deûme Basket Saint-Clair / Boulieu / Savas / Bourg-Argental (2007), Tennis club Boulieu / Saint-Clair (1983), Golf du Domaine de Saint-Clair (1989), Yoga (2009).

La Compagnie d'à Côté (2004), L'Oiseau Lire (avec Boulieu), Art en Scène (2013).

ÉconomieModifier

La zone d'activités de ChantecailleModifier

La zone d'activités de Massas / Chantecaille a reçu ses premiers occupants en 1989. Elle s'est peu à peu remplie, de part et d'autre de la route avec des agrandissements successifs. Une nouvelle extension a été ouverte en 2014. L'ensemble est géré par la communauté d'Agglomération. On y trouve principalement deux entreprises qui réalisent des pièces métalliques : SRCA et RCCM.

SRCA SA (Société Revol Conception sur Acier) a été créé en 1993 par Christophe Revol à Davézieux. L'entreprise a déménagé à Saint-Clair en 1997, avec des extensions jusqu'à 7 600 m2 couverts. Elle emploie un effectif d'une trentaine de salariés. La société est spécialisée dans le découpage au plasma de pièces en acier ou en aluminium, la fabrication et la peinture époxy d'objets en petites et moyennes séries: éléments en tubes, présentoirs, rayonnages, barrières, containers, pièces automobiles et poids lourds, mobilier métallique de plein air. Sa clientèle est locale et régionale. Elle a spécialisé deux autres sociétés : SRPE (Peinture Epoxy) et Aliage PLV (création et design).

 
Des fabrications de pièces métalliques pour l'industrie.

RCCM SARL (Réalisation Chaudronnerie Constructions Métalliques) fabrique des pièces de tôlerie à partir de feuilles en acier, inox ou aluminium pour des donneurs d'ordre de l'industrie nationale : pièces pour l'industrie automobile, équipements de sécurité, mobilier de magasin, éléments industriels divers… Elle assure conception, découpe au laser, pliage, soudure et finitions. Le travail est préparé en totalité sur ordinateur. Il est réalisé ensuite par un parc de machines automatisées et de robots dernier cri.

Cette entreprise familiale a été créée en 1977 à Annonay quai de Merle, puis déménagée à Saint-Clair en 2003. Denis Cote, fils de Robert, en est le gérant depuis 1996, mais le travail s'organise en équipe de techniciens. L'entreprise continue de s'automatiser au maximum pour pouvoir répondre à des demandes très diversifiées. Elle traite annuellement 5 000 références pour des séries d'un millier d'exemplaires en moyenne. En 2013, son effectif était d'une vingtaine d'employés.

On trouve aussi sur la zone de Chantecaille, au nord : un négoce de matériaux de construction, qui emploie dix-sept personnes, et huit autres commerces spécialisés.

Dans la partie sud de la zone on trouve une société de location de chapiteaux et de mobilier de réception, pose de volets, portes et stores. Également un cabinet de comptabilité, une carrosserie, un bureau d'expertise et une entreprise de chauffage et sanitaire. À proximité, une société qui livre des repas cuisinés à domicile.

En allant vers Davézieux, le garage Desruol Automobiles emploie 35 salariés. L'ancien garage situé place des Cordeliers, repris par Jean Desruol en 1950, s'est installé sur Saint-Clair en 1968.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

L'égliseModifier

 
L'église actuelle est le résultat de plusieurs étapes de construction.

L'église de Saint-Clair a conservé une structure traditionnelle avec des chapelles, des pierres naturelles, et un clocher carré. Cette structure apparaît équilibrée, mais elle est en fait le fruit de constructions successives.

La partie la plus ancienne est sans doute le chœur, avec un style roman d'origine ou au moins respecté. Il pourrait dater du XIVe siècle. Sa fenêtre sud a été agrandie au cours des âges. Les deux autres fenêtres avaient été murées et ont été dégagées en 1990.

La chapelle nord est aussi une partie ancienne, qui existait au moins déjà en 1712. C'est sur ses murs épais qu'a été construit le clocher carré, dont la surélévation actuelle date de 1712.

 
Un chœur roman et une nef restaurée.

Le reste de l'église est le résultat d'au moins deux restaurations importantes. En 1712, la nef a reçu des murs plus solides, avec une voûte qui a remplacé l'ancien plafond charpenté. La chapelle sud a été construite (ou reconstruite) par la suite. En 1859, la façade sud a été complétée par un porche fermé au-dessus de l'entrée, et par la construction de la salle de catéchisme. Cet agrandissement a sans doute inclus le rajout original d'un baptistère au fond de l'église, avec une fenêtre arrondie de plafond. À la suite a été construit un presbytère, qui sert maintenant de mairie[8].

Les dernières restaurations importantes datent du début des années 1990. Elles se sont attachées à composer une ambiance intérieure sobre, soignée, et propice au recueillement.

À l'extérieur la pierre tombale gravée rappelle le décès du jeune Félix Henri Marie Melchior de Voguë, décédé à l'âge de huit ans en 1823.

Actuellement, l'église dépend de la paroisse catholique Saint-Christophe-lès-Annonay[9].

Le château de GourdanModifier

Le site de Gourdan a d’abord été un territoire seigneurial, occupant environ 1 000 hectares entre le domaine des Célestins à l’est, les territoires d’Annonay et de Boulieu au sud et à l’ouest, d’autres seigneuries au nord. Au XIVe siècle, il était la propriété de la famille annonéenne Du Peloux, avec sans doute au moins des bâtiments de ferme.

 
Un ensemble bien conservé.

La construction du premier château date de 1538 par François II du Peloux. Il comportait comme aujourd'hui deux bâtiments en L, mais d‘allure défensive. L’aile est a été conservée en grande partie : on y retrouve au rez-de-chaussée un cellier, la chapelle et les anciennes cuisines ; à l’étage, les pièces de vie et les chambres. La tour sud-ouest a aussi été conservée. Un donjon a existé à l’extrémité nord-ouest des bâtiments. Il a disparu vers 1750.

En 1605, le domaine est passé par mariage dans la famille de Vogüé. C’est en 1751 que le bâtiment nord a été reconstruit dans un style classique plus résidentiel et sur trois niveaux. Le rez-de-chaussée abrite les pièces de vie, tandis que les deux étages offrent une vingtaine de chambres. Elles n’ont pas été souvent occupées, car les propriétaires n’habitaient pas forcément leur château en hiver et ne recevaient pas souvent. Une vingtaine de personnes de service devaient être nécessaires pour assurer les travaux quotidiens.

Les jardins classiques ont été aussi aménagés au XVIIIe siècle, avec orangerie, terrasses et un réseau complexe de citernes.

Le dernier aristocrate propriétaire du château a été Eugène-Melchior de Vogüé, qui s'est rendu célèbre comme diplomate, écrivain, académicien et député de l'Ardèche. Il a vendu ce qui restait de la propriété en 1869.

 
Des réaménagements XVIIIe avec une aile plus ancienne (à droite).

Ce sont ensuite des familles d’industriels qui en ont été propriétaires : en 1869, Pauline Roux, née Desgrands et petite fille de Marc Seguin, mariée à Franck Roux, allié des familles Canson et Seguin. En 1906, Joseph Ribes, patron des tanneries Combe. En 1943, sa fille Geneviève, épouse de Guy Bechetoille. En 1985, de nouveaux propriétaires ont fini par renoncer à leur projet de maison de retraite, mais ont vidé le château de son mobilier avant de le revendre[10].

En 1987, le château a été racheté par Patrice Caillet, descendant d’une famille annonéenne. Lui et son épouse ont engagé de grands travaux pour le maintenir en bon état. Les deux bâtiments annexes de la cour nord ont été aménagés en salons de réception et en appartements pour location en belle saison. Les jardins sont ouverts pour des groupes sur rendez vous ou à tout public en certaines occasions.

Les domaines agricoles, de moins en moins rentables, ont été vendus au fil des siècles. L’ancien grand parc à l’anglaise est devenu golf. Le site restant occupe 2,5 ha. Le château et ses jardins sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1967[11].

Article détaillé : Château de Gourdan.

Le golf de GourdanModifier

 
Le seul golf d'Ardèche.

Le parcours de golf (le seul en Ardèche) a été construit en 1988 sur des terres du château de Gourdan, avec d'ailleurs une partie encore environnée de murs. C'est un 18 trous Par 72 de 5 600 mètres. Le club rassemble plus de 200 pratiquants. Cet effectif progresse régulièrement, comme la pratique du golf en France.

Le golf, créé par M. Maes, a ensuite été racheté par Henri Torre. L'hôtel a été construit par M. Odouard.

Depuis 2007, le golf, l'hôtel et son restaurant sont devenus « le Domaine de Saint-Clair ». L'ensemble du site a été en effet racheté cette année-là par la société GDP Vendôme dirigée par Jean-François Gobertier, Cet Annonéen d'origine s'est spécialisé depuis 1990 dans le rachat, la création et la gestion de maisons de retraite. En 2013, le site du golf Saint-Clair emploie une trentaine de personnes, dont une petite dizaine pour l'accueil et l'entretien du golf.

Des secteurs de promenadeModifier

 
Le rocher du Tissou (du blaireau), au-dessus de la piste forestière.

Le secteur le plus intéressant se situe au-dessus de Combes. Ce massif forestier, à l'exception de quelques reboisements, n'est plus exploité depuis plusieurs décennies. On y trouve donc des espèces diverses avec une majorité de pins sylvestres et quelques pins maritimes. Plusieurs chemins partent du hameau de Combes et rejoignent la piste forestière qui monte de la Madone de Boulieu au secteur de Combe Noire. À mi-chemin, cette piste passe juste en dessous de la Pierre du Tissou (du blaireau), qui semble s'être arrêtée en équilibre instable sur la pente. Un peu plus haut, un sentier conduit à la Borne du Renard, plate-forme panoramique d'où s'élancent parfois des parapentes. La piste a été bordée par un parcours botanique et elle accueille ainsi en novembre les trails de 10 et 20 km « du Sentier botanique ». On peut aussi faire une boucle autour du Suc en allant jusqu'à Samoyas.

À l'autre extrémité de la commune, des chemins permettent de faire le tour du domaine de Gourdan. Un peu plus au sud, un chemin a été aménagé en piste cyclable.

Personnalités liées à la communeModifier

Le vicomte Marie-Eugène-Melchior de Vogüé, diplomate, écrivain, académicien et député de l'Ardèche en 1893-1898, né à Nice le 24 février 1848 et mort à Paris le 24 mars 1910. Eugène-Melchior de Vogüé, héritier du site de Gourdan, a passé sa jeunesse au château, puis a vendu la propriété en 1969.

Voir aussiModifier

Sources et bibliographieModifier

  • Comptes rendus des conseils municipaux.
  • Bulletins municipaux.
  • Archives de la paroisse.
  • Patrice Caillet, Le château de Gourdan, 1999.
  • Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay, 1901.
  • Guide de l'Union Touristique Ardèche Verte, 1991.
  • Articles du Dauphiné libéré, et notamment reportages du 27 juillet 2013 de François Bassaget.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), « Communes - Géoportail », sur http://www.geoportail.gouv.fr, (consulté le 17 juillet 2014).
  2. Comptes-rendus des conseils municipaux.
  3. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 31 juillet 2015).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. Archives de la paroisse.
  9. Site de la paroisse Saint-Christophe-lès-Annonay.
  10. Patrice Caillet, Le château de Gourdan, .
  11. « Château de Gourdan », notice no PA00116779, base Mérimée, ministère français de la Culture (consulté le 28 janvier 2019).