Royaume gay et lesbien des Îles de la mer de Corail

micronation située sur l'île de Cato Reef

Royaume gay et lesbien des Îles de la mer de Corail
(2004-2017)

Gay and Lesbian Kingdom of the Coral Sea Islands (en)

Blason de Royaume gay et lesbien des Îles de la mer de Corail (2004-2017)
Blason[1]
Drapeau de Royaume gay et lesbien des Îles de la mer de Corail (2004-2017)
Drapeau
Image illustrative de l’article Royaume gay et lesbien des Îles de la mer de Corail
Carte du royaume
Administration
Pays Drapeau de l'Australie Australie
Territoire revendiqué Îles de la mer de Corail
Statut politique Micronation
Capitale Heaven, un campement sur l'île de Cato Reef
Gouvernement Monarchie constitutionnelle
Empereur Dale Ier
Démographie
Langue(s) Anglais, espagnol
Géographie
Coordonnées 23° 15′ sud, 155° 32′ est
Superficie 780 000 km2
Divers
Monnaie Euro[2]
Hymne I Am What I Am par Gloria Gaynor
Sources
(en) Archive du site officiel

Le royaume gay et lesbien des Îles de la mer de Corail (en anglais : Gay and Lesbian Kingdom of the Coral Sea Islands) est une ancienne micronation située sur l'île de Cato Reef. Créé symboliquement en 2004 par des militants homosexuels de l'État australien du Queensland, il est « dissous » en 2017 lorsque le mariage homosexuel est légalisé par le gouvernement australien.

HistoireModifier

Le , un groupe d’Australiens déçus par la décision du parlement australien d’interdire le mariage homosexuel[3],[4],[5],[6]revendiquent le territoire des Îles de la mer de Corail et font sécession avec l’Australie, après avoir rallié la plus grande des îles et brandi le drapeau arc-en-ciel. L’un des membres du groupe, Dale Parker Anderson, est proclamé empereur Dale Ier[7].

Les fondateurs du royaume lance une déclaration d’indépendance :

« [...] Nous, homosexuels, nous sommes honnêtement efforcés de nous intégrer dans la vie sociale des communautés qui nous entourent et d’être traités de manière égale. On ne nous le permet pas. C’est en vain que nous agissons en loyaux patriotes, notre loyauté allant dans certains domaines à l’extrême ; c’est en vain que nous faisons le même sacrifice de notre vie et de nos biens que nos concitoyens ; c’est en vain que nous faisons tout notre possible pour accroître la renommée de notre pays natal dans les sciences et les arts, ou sa richesse par les échanges et le commerce. Dans les pays où nous avons vécu depuis des siècles, nous sommes toujours décriés comme des étrangers… Dans ce monde tel qu’il est et pour une durée indéfinie… Je pense qu'on ne nous laissera pas en paix. [...][8] »

Les déclarations du royaume ne sont reconnues par aucun État. Les îles de la mer de Corail sont inhabitées. Toute personne homosexuelle a le droit de devenir citoyen du royaume gay et lesbien des Îles de la mer de Corail. Aucun visa n’est demandé car « leur sexualité est leur passeport » selon le premier ministre du royaume[9].

L’hymne national est I Am What I Am de Gloria Gaynor[2]. Le royaume édite ses propres timbres en [10].

Le royaume est dissout en , après que le mariage homosexuel en Australie a été légalisé[11].

RéférencesModifier

  1. « Gay & Lesbian Kingdom » (version du 17 juin 2018 sur l'Internet Archive), sur web.archive.org, .
  2. a et b (en) John Ryan, George Dunford, Simon Sellars, Micronations, the Lonely Planet Guide to Home-Made Nations, Lonely Planet Publications, Londres, 2006, p. 39-41.
  3. (en) "Gay Kingdom for Coral Sea", Sydney Star Observer, 20 avril 2008.
  4. (en) "Whacky world of micronations unite to demand recognition", Telegraph, 4 mai 2010.
  5. (en) "Micronations", The Guardian, 19 juin 2008.
  6. (en) « Problem with this ‘hostile nation’ », sur www.dailytelegraph.com.au, (consulté le )
  7. (en) Archives du site officiel du royaume.
  8. (en) "Gay Kingdom declares war on Australia", Gay News, 3 janvier 2005.
  9. (en) "The Birth of a Queer Nation", Superdrewby.com, s.d.
  10. (en) "Royal Gay Mail", images de timbres du royaume gai et lesbien des Îles de la mer de Corail sur un site de philatélie, s.d..
  11. Marie-Béatrice Baudet, « Voyage dans les micronations, ces pays de fantaisie qui réinventent la démocratie », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier