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Roger Nicolas
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
Nationalité
Activité

Roger Nicolas, né le à Toul et décédé le à Saint-Maur-des-Fossés[1], est un humoriste français.

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BiographieModifier

Roger Nicolas, de son vrai nom Roger-Henry-Eugène Nicolas, naît à Toul en 1919 d'un père employé au chemin de fer, sa jeunesse se déroule à Ozoir-la-Ferrière, en Seine-et-Marne, où son père est chef de gare ; ses prédispositions comiques le font déjà apprécier de ses camarades d'école.

Quand on lui demandait comment pouvait émaner de lui une telle joie de vivre, il cessait de rire et disait : « Je reviens d'entre les morts. Alors, j'ai su apprécier à partir de ce moment ce qu'était le sens de la vie. Il faut savoir rire, et surtout, il faut savoir vivre… »

En effet, agent de l'Intelligence Service, il aurait dû être fusillé le . Mais l'officier chargé de conduire le peloton d'exécution avait été soudoyé, et avait chargé des balles à blanc. Néanmoins étourdi par le choc pendant quelques heures, il se relèvera et gardera une bonne humeur constante. Il avait une telle réputation de « baratineur » que peu de gens croyaient à cette version des faits.

Après la guerre, il devient chansonnier à temps complet ; il commençait toujours ses histoires par le célèbre « Écoute, écoute, écoute… ».

En 1949, le 18 mars, il joue avec Jackie Rollin - future Jackie Sardou - dans la pièce Baratin et fêtera sa millième représentation au théâtre de l'Européen en 1952, avec reprise à Bobino en octobre 52 ; deuxième millième pour Mon p'tit pote, opérette commencée en 1954, le 22 septembre, avec Éliane Thibault, Cora Camouin, René Bourdon, Christian Selva, Georgé, Mona Monick, Colette Monroy, Dominique Chantel, Huguette Duval… Le théâtre L'Européen est son théâtre de prédilection. Après ces succès considérables, il enchaînera une tournée le avec la même opérette ; Alice Tissot et Raoul Delfosse l'accompagnent. Mon p'tit pote reprendra en septembre 1958 à Bobino pour un mois. Les musiciens engagés plusieurs années dans l'orchestre de Jo Ricotta, pianiste (accompagnateur attitré de Roger Nicolas) n'étaient autres que Michel Plasson, batteur (avant qu'il n'entame une carrière de chef d'orchestre au Capitole de Toulouse), et le hautboïste Jacques Chambon (avant qu'il ne devienne professeur au CNSM de Lyon et titulaire à l'Orchestre de Paris). Roger Nicolas reviendra à l'Européen pour plusieurs pièces : Bidule en 1959, À toi de jouer en 1961, Seuls les tilleuls mentent avec Pierre Doris en 1969, Flash en 1971. Au cours de l'année 1961, Roger Nicolas parcourt les routes avec le cirque Pinder - ORTF mais, tout comme lui, les vedettes qui se sont succédé n'ont pas la même audience que Luis Mariano, leur prédécesseur, ténor adulé du grand public. En 1964, le théâtre des Nouveautés l'accueille avec Mon ami le cambrioleur. Au cours de la décennie suivante, pratiquement aveugle, Roger Nicolas racontera toujours ses histoires sur scène jusqu'à son dernier jour, à Biarritz. Il aura été au générique de nombreux films comiques. Roger Nicolas est décédé d'une crise cardiaque en 1977. Sa mort à 58 ans est passée pratiquement inaperçue car elle a eu lieu en plein été, le lendemain de celle d'Elvis Presley. Il est enterré à Ozoir-la-Ferrière auprès de ses parents dans le cimetière communal. La place de la gare porte son nom.

FilmographieModifier

TélévisionModifier

ThéâtreModifier

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier