Robert de Molesme

saint catholique

Robert de Molesme
Image illustrative de l’article Robert de Molesme
Co-fondateur des cisterciens.
Naissance v. 1029
Champagne, français
Décès  
Nationalité Flag of France.svg Française
Ordre religieux Ordre de Saint-Benoît
Canonisation 1220
par Honorius III
Vénéré par l'Église catholique
Fête 26 janvier ; 17 avril ; 30 avril
Attributs deux crosses abbatiales, deux abbayes

Saint Robert de Molesme (v. 1029-1111) est un moine réformateur français. Fondateur de l'abbaye de Molesme et ensuite de l'abbaye de Cîteaux, il est considéré comme co-fondateur de l'ordre cistercien avec Albéric de Cîteaux et Étienne Harding. Canonisé en 1220, il est liturgiquement commémoré le 26 janvier (par l'ordre de Cîteaux), le 17 avril, ou le 30 avril au martyrologe romain.

Les premiers pas dans la vie monastiqueModifier

Né à Troyes vers 1029[1], Robert était le cadet d'une riche famille noble de Champagne. Il commença son noviciat à 15 ans à l'abbaye bénédictine de Montier-la-Celle, dans le diocèse de Troyes, dont il devint ensuite prieur. Vers 1068, il est appelé par les moines de l'abbaye Saint-Michel de Tonnerre dans le diocèse de Langres pour être leur abbé. Fatigué des intrigues des moines, très hostiles à l'application exigeante de la règle bénédictine et constatant l'impossibilité d'introduire des réformes, il aspire vite à quitter sa charge. En 1073, il est prieur de Saint-Ayoul-de-Provins, dépendant de Montier-la-Celle. Il n'y passe que quelques mois. Le pape Alexandre II lui ordonne d'aller gouverner les ermites qui s'étaient joints à Albéric et retirés en quête de solitude, dans la forêt de Collan, près de Tonnerre.

 
Vitrail dans l'église de Signy-l'Abbaye

Fondation de MolesmeModifier

Peu après, des moines anachorètes de la forêt de Collan, dans le diocèse de Langres, demandent au pape Grégoire VII que Robert devienne leur abbé. Le pape accepte et envoie Robert, qui trouve l'endroit impraticable, et fonde un monastère vers 1075, à Molesme, près de Châtillon-sur-Seine. Au départ, l'établissement n'est composé que de cabanes de branches autour d'une chapelle dédiée à la Sainte Trinité. Rapidement, la maison attire beaucoup de donations et s'enrichit, mais elle attire aussi de nouveaux moines, rétifs à tant d'austérité. La discipline se relâche. Quand Robert essaie de la restaurer, les moines se rebellent contre lui. Il se démet de sa charge, laissant l'autorité à son prieur, Albéric.

Robert de Molesme fonde en 1098 à l'Isle-Aumont un prieuré bénédictin.

Cîteaux et l'ordre cistercienModifier

En 1098, voyant que la réforme n'est toujours pas possible à Molesme, Robert obtient de l'archevêque de Lyon, légat apostolique, l'autorisation de fonder un nouvel ordre.

Le pape Honorius III canonise Robert de Molesme en 1220. Il est liturgiquement commémoré le 26 janvier (par l'ordre de Cîteaux), le (jour de sa naissance au ciel) ou le (date de la fondation de Cîteaux en 1098), ou le 30 avril au martyrologe romain[2],[3].

IconographieModifier

Outre de nombreux vitraux représentant saint Robert de Molesme on connait, dans les arts :

PeinturesModifier

SculpturesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Certaines sources donnent 1028 comme date de naissance.
  2. « Saint Robert de Molesme », sur nominis.cef.fr (consulté le 30 avril 2021)
  3. « Saint Robert de Molesme », sur www.levangileauquotidien.org (consulté le 30 avril 2021)

AnnexeModifier

Articles connexesModifier

SourceModifier

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BibliographieModifier

  • Alain Bataille, Pascal Dibie, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Skorka, Gérard Taverdet et Marcel Vigreux (préf. Henri de Raincourt), Yonne., Paris, Editions Bonneton, , 428 p. (ISBN 2-86253-124-3).  

Liens ExternesModifier