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Ricardo Cortés Lastra

politicien espagnol

Ricardo Cortés
Illustration.
Ricardo Cortés, en .
Fonctions
Député aux Cortes Generales

(2 ans, 5 mois et 11 jours)
Élection
Circonscription Cantabrie
Législature XIIe
Groupe politique Socialiste
Prédécesseur Puerto Gallego
Député européen

(4 ans, 11 mois et 16 jours)
Élection (Espagne)
Groupe politique S&D
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Castro-Urdiales (Espagne)
Nationalité espagnol
Parti politique PSOE
Diplômé de Université du Pays basque
Profession Avocat

Ricardo Cortés Lastra, né le à Castro-Urdiales, est une homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Il devient député de la circonscription de Cantabrie en .

Sommaire

BiographieModifier

Vie privéeModifier

Divorcé, il est père de deux enfants.

Études et professionModifier

Il réalise ses études supérieures à l'université du Pays basque (UPV) où il obtient une licence en droit. Il complète sa formation à l'IESE Business School où il acquiert le diplôme d'études avancées de droit international public et en relations internationales ainsi qu'un master en gestion publique. Il possède également un diplôme en commerce extérieur délivré par la chambre de commerce de Bilbao, un diplôme en développement et coopération internationale de la faculté d'Économie de l'UPV et une certification de l'université de Deusto en matière des droits de l'homme[1].

Avocat exerçant à l'international, il travaille pour l'association Presos Españoles en el Extranjero entre 2001 et 2003. Associé du cabinet Cremades & Calvo Sotelo durant le premier semestre de l'année 2015, il crée son propre cabinet spécialisé en développement durable et en projets internationaux peu après. Membre du conseil consultatif de l'Institut de la coopération et du développement humain de l'université Camilo José Cela, il est membre de la direction du conseil fédéral espagnol du mouvement européen.

Ascension au sein du PSOEModifier

Appelé par le PSOE en 2003, on lui confie la mission d'établir la structure du parti en Amérique latine et en Europe — donnant notamment naissance au PSOE Europa — et d'organiser l'ensemble des campagnes électorales du parti à l'étranger jusqu'en 2013. En 2004, il est choisi par le secrétaire à l'Organisation José Blanco pour devenir son chef de cabinet. Il abandonne cette fonction trois ans plus tard, en 2007, lorsqu'il est nommé directeur exécutif de la fondation Españoles en el Mundo[1].

Député européenModifier

Dans le cadre des élections européennes de , il est investi en 21e position sur la liste conduite par Juan Fernando López Aguilar[2]. Il est élu au Parlement européen après que le parti a remporté exactement 21 mandats. Au cours de la 7e législature, il siège sur les bancs de l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D). Entre et , il occupe les fonctions de vice-président de la délégation à l'Assemblée parlementaire euro-latino-américaine. Il démission à cette date pour devenir président de la délégation à la commission parlementaire mixte Union européenne-Mexique et est, à ce titre, membre de la conférence des présidents des délégations. Il est membre de la commission du développement. Durant son mandat, il rédige trois rapports : l'un sur la contribution de la politique de cohésion à la réalisation des objectifs de Lisbonne et de la stratégie UE 2020, un deuxième sur la définition d'une nouvelle coopération au développement de l'Amérique latine et un dernier sur le projet de décision du Conseil sur les relations entre l'UE et le Groenland et le Danemark.

Il se présente à nouveau lors du scrutin de et est remonté à la 18e place sur la liste menée par Elena Valenciano[3]. Il perd son mandat après que le parti n'a conservé que 14 sièges, soit une perte de neuf mandats par rapport au scrutin précédent, en raison de l'adoption du Traité de Lisbonne. Il retourne alors travailler dans le privé[1].

Député au CongrèsModifier

Dans l'optique des élections générales de , il est investi en deuxième position sur la liste de Puerto Gallego dans la circonscription de Cantabrie où cinq sièges sont en jeu[4]. Le soir du scrutin, celle-ci obtient un score de 22,41 % des voix se traduisant en un seul siège. La même situation se répète après la tenue des élections anticipées de . En suivant cependant, Gallego est mise en examen par le Tribunal suprême, accusée de prévarication pour fractionnement de contrats[5]. Il devient automatiquement député après la démission de celle-ci, le [6].

Réservé quant à une possible abstention permettant au président du gouvernement conservateur sortant Mariano Rajoy de pouvoir constituer son deuxième gouvernement et ainsi éviter une deuxième répétition des élections, il est choisi par la fédération socialiste de Cantabrie pour occuper la place dévolue à cette section dans la nouvelle commission exécutive fédérale[7] constituée sous la présidence de l'asturien Javier Fernández après la démission du secrétaire général Pedro Sánchez, partisan du « non »[1]. Il se charge alors du portefeuille de l'Union européenne et de la Politique internationale, en remplacement d'Iratxe García et Carme Chacón[8]. Il est alors choisi comme porte-parole parlementaire à la commission de la Défense à la place de Zaida Cantera[9] et membre titulaire de la députation permanente[10]. En , après la victoire de Pedro Sánchez lors du 39e congrès fédéral, il est relevé de ses responsabilités parlementaires et destiné à occuper deux postes institutionnels dans les bureaux de deux commissions. Il devient alors premier vice-président de la commission bicamérale chargée des Relations avec le Tribunal des comptes en remplacement d'Artemi Rallo et deuxième secrétaire de la commission des Affaires étrangères à la place de José Miguel Camacho[11]. Membre de la commission bicamérale pour la sécurité nationale, il est élu premier vice-président de la délégation espagnoles à l'Assemblée parlementaire de l'OTAN en .

En , il annonce sa candidature aux primaires internes visant à désigner l'aspirant du parti à la présidence de la communauté autonome de Cantabrie à l'occasion des élections de [12],[13]. Il est finalement défait par son rival Pablo Zuloaga un mois plus tard après avoir remporté un peu plus de 32 % des voix face aux 67 % du secrétaire général du PSC-PSOE[14]. Il ne se représente pas lors des élections générales d' et met un terme à sa carrière politique[15].

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d (es) « El cántabro Ricardo Cortés debuta hoy en la gestora que dirige el PSOE. », sur eldiariomontanes.es, (consulté le 14 juillet 2018).
  2. (es) « Candidaturas proclamadas a las elecciones de Diputados al Parlamento Europeo convocadas por Real Decreto 482/2009, de 3 de abril, a celebrar el 7 de junio de 2009. », sur juntaelectoralcentral.es, (consulté le 14 juillet 2018).
  3. (es) « El 77% de los integrantes de la lista europea del PSOE se presenta por primera vez y la media de edad es de 43 años. », sur europapress.es, (consulté le 28 mars 2018).
  4. (es) Junte électorale centrale, « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 977/2015, de 26 de octubre. », sur BOE.es, (consulté le 14 avril 2018).
  5. (es) « El Supremo abre una causa penal contra la diputada socialista María del Puerto Gallego. », sur abc.es, (consulté le 14 juillet 2018).
  6. (es) « Puerto Gallego (PSOE) deja su escaño con la "conciencia tranquila": "No tengo nada que ocultar". », sur eldiario.es, (consulté le 14 juillet 2018).
  7. (es) « Una gestora del PSOE por territorios y no por bloques. », sur elpais.com, (consulté le 14 juillet 2018).
  8. (es) « Manual de urgencia para saber quién manda hoy en los puestos claves del PSOE. », sur elconfidencial.com, (consulté le 14 juillet 2018).
  9. (es) « María Dolores de Cospedal visita a las tropas españolas en Irak. », sur lasexta.com, (consulté le 14 juillet 2018).
  10. (es) « Sumelzo, Hernanz y Lastra, apartadas de la Diputación Permanente. », sur elindependiente.com, (consulté le 14 juillet 2018).
  11. (es) « El PSOE culmina esta semana los relevos de sus cargos institucionales del Congreso tras la llegada de Sánchez. », sur europapress.es, (consulté le 14 juillet 2018).
  12. (es) « Zuloaga y Cortés pugnarán en las primarias del PSOE para encabezar la lista autonómica. », sur eldiariomontanes.es, (consulté le 14 juillet 2018).
  13. (es) « Zuloaga y Cortés llaman a construir un PSOE fuerte y unido en un tenso debate. », sur europapress.es, (consulté le 14 juillet 2018).
  14. (es) « Pablo Zuloaga gana las primarias del PSOE en Cantabria. », sur eldiariomontanes.es, (consulté le 14 juillet 2018).
  15. (es) « Uno de cada diez diputados del PSOE ya ha decidido que no repetirá en las listas al Congreso. », sur cope.es, (consulté le 28 février 2019).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • Fiche sur le site de transparence du PSOE.
  • Curriculum vitae sur le site de transparence du PSOE.
  • Fiche sur le site du Parlement européen : VIIe législature.
  • Fiche sur le site du Congrès des députés : XIIe législature.