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Saviem SC 10
Saviem SC10
Saviem SC 10 de la TAG en 1975 (Grenoble)

Appelé aussi Renault SC 10
Marque Drapeau : France SAVIEM
Années de production 19651989
Production 11 004 exemplaire(s)
Usine(s) d’assemblage Annonay (Rhône-Alpes)
Classe Autobus urbain
Moteur et transmission
Énergie Diesel atmosphérique
Moteur(s) MAN diesel à six cylindres horizontaux en ligne type D 0836 HM 8V de 7 034 cm3 150 ch à 2 500 tr/min
MAN D 0846 HM 82 U de 7 258 cm3 160 ch SAE (144 ch DIN) à 2 500 tr/min
Position du moteur Horizontal sous le poste de conduite
Cylindrée 7 034 cm3
7 258 cm3
Puissance maximale 150 ch
165 ch
170 ch
Bridage dans certaines villes à 135 ch DIN (99 à 125 kW)
Transmission Propulsion
Boîte de vitesses Manuelle
Automatique
Poids et performances
Poids à vide 8 150 / 8 665 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) 2 portes ou 3 portes (commande pneumatique)
Châssis tubulaire
Suspensions pneumatique
Freins pneumatiques
Dimensions
Longueur 11 000 mm
Largeur 2 500 mm
Hauteur 2 940 mm
Nombre de places assis : 31 / debout : 47
Chronologie des modèles
Autobus Renault SC10 de la RATP (1981)
SC10 de la RATUC en circulation dans les rues de Cluj (Roumanie en 2011)

Le Saviem SC 10 est un modèle d'autobus urbain construit par la Société anonyme de véhicules industriels et d'équipements mécaniques (SAVIEM) ; cet autobus était le modèle standard français. Les lettres SC signifient Saviem-Chausson.

La version définitive du SC 10 a été présentée en . Au fil des ans, plusieurs modifications lui seront apportées, jusqu'à sa version finale, le SC10.R, produit entre 1982 et 1989.

Sommaire

HistoireModifier

CréationModifier

En 1958, la Régie autonome des transports parisiens (RATP) et l'Union des transports publics urbains et régionaux (UPTUR) unissent leurs efforts pour élaborer le cahier des charges d'un nouvel autobus urbain unifié qui sera davantage connu sous le nom de bus standard.

Dû à une trop grande variété de matériels disponibles sur le marché, néfaste sur le plan économique et financier, la conception des véhicules de l'époque ne satisfait pas les exploitants : plancher trop haut, plafond trop bas, accès exigus, amortissement des séries trop faibles pour ce qui est de la production et d'un prix trop élevé. Une des priorités du cahier des charges est d'abaisser le niveau du plancher à 60 cm pour un meilleur accès.

Fin 1961, la SAVIEM après une étude approfondie livre son premier prototype SC 10 à la RATP. En juin 1963, une première présentation internationale est faite à Vienne (Autriche).

Le , le premier véhicule de la série sortant de la chaine de fabrication est homologué aux Mines. Nancy est le premier réseau (en dehors de Paris) à recevoir des SC 10 en 1965. Un important changement est intervenu depuis la sortie du prototype: le moteur français Fulgur jugé trop faible a été remplacé par un moteur allemand MAN, qui est un diesel 6 cylindres horizontaux en ligne de 150 ch avec procédé de combustion M3.

ProductionModifier

Le succès commercial du SC 10 sera considérable. Ainsi, en novembre 1969, 1 440 SC 10 circulaient déjà sur les réseaux français.

En 1970, les clignotants situés à l'avant changent de place et sont placés désormais au-dessus des phares.

Au salon d'octobre 1974, SAVIEM présente le SC 10 UM (M pour modernisé) présentant une meilleure insonorisation grâce à un capsulage du moteur, un échappement double flux, des silencieux d'admission. Le freinage est amélioré pour se conformer aux normes CEE.

En fait, il existe deux versions avec des dispositions de portes différentes : le SC 10 244 DPA (« D » pour porte décalée) et le SC 10 U 44 PA.

En septembre 1975, un groupe de travail se constitue pour moderniser le SC 10 qui aboutira à une deuxième génération de SC 10 ; cette même année une grande lunette remplace les deux vitres sur la face arrière.

En 1977, SAVIEM et Berliet fusionnent pour devenir Renault Véhicules Industriels - RVI, ce qui entraîne en 1980 l'abandon définitif de la marque SAVIEM. Le Saviem SC 10 devient le Renault SC 10. Peu après, il bénéficie de quelques améliorations et il est rebaptisé SC 10 UO.

À l'automne 1981 est présenté le Renault SC 10 R (« R » pour restylé). Il n'a pas de changements importants mais une nouvelle esthétique aux lignes plus tendues, plus modernes qui lui ont fait perdre toutes les rondeurs de sa face avant. Le pare-brise n'est plus cylindro-cyclique mais conserve une forme galbée à la partie supérieure. Les portes latérales sont désormais vitrées sur toute leur hauteur ; il y a deux marches au lieu d'une et le confort thermique est amélioré (ventilation, chauffage, dégivrage). À l'arrière, seuls les feux sont restylés. La motorisation reste inchangée. La nouvelle version restera sept ans et demi en production et 1.630 exemplaires fabriqués. Le 4 mars 1986, l'usine d'Annonay célèbre le 10.000ème SC 10 produit. En 1987, le SC 10 représente 91% du parc de la RATP.

Mars 1989 marque la fin de la fabrication du SC 10 après 11 004 exemplaires produits, dont plus de 3.000 d'entre eux « restylés », pendant 24 ans. Ce grand succès s'est limité à la France ; il n'eut aucun succès à l'étranger sauf à Brescia, en Italie, qui en a acquis quelques unités[1].

Cependant, depuis leur remplacement sur le territoire français, beaucoup de SC 10 ont connu une nouvelle vie en étant achetés par des communes pour leurs transports scolaires et aussi sur des réseaux étrangers grâce au marché de l'occasion. Des SC 10 roulent au Cambodge, en Birmanie, en Albanie, en Roumanie, en Russie et dans de nombreux pays d'Afrique et du Maghreb.

La plateforme arrièreModifier

 
Autobus Renault SC 10 UPF de la RATP avec plateforme arrière

Suite à un accident de la circulation ayant fortement endommagé l'arrière d'un SC 10, lors de la réparation, la RATP décide de créer une plate-forme ouverte à l'arrière comme cela était le cas avec les anciens Renault TN d'avant guerre. C'est ainsi qu'est né le SC 10 UPF.

Saviem reprend l'idée, et propose une version du SC 10 avec une plate-forme arrière ouverte dont l'accès s'effectue depuis l'intérieur du véhicule. La ligne 29 de la RATP est la dernière ligne a avoir été exploitée avec des autobus à plate-forme arrière ouverte.

Le dernier modèle sera la SC10 RA (Restylé à plateforme Arrière), 34 exemplaires seront produits et retirés du service en février 2002.

La fin du Renault SC 10Modifier

A partir de 2000, le durcissement des normes européennes antipollution accélère la réforme des SC 10. Quasiment aucun SC 10 ne restera en service après 2002.

ModèlesModifier

CaractéristiquesModifier

Caractéristiques généralesModifier

  • Constructeur : SAVIEM, puis RVI
  • Châssis : poutres tubulaires
  • Carrosserie : panneaux latéraux démontables, pavillon en aluminium Duralinox
  • Capacité de transport : 93 personnes (27 places assises et 66 places debout)
  • Nombres de porte : 3 portes pliantes (2 doubles à l'avant (soit 4 vantaux) et au milieu et une simple à 2 vantaux à l'arrière.
  • Longueur : 11,045 m
  • Largeur : 2,50 m hors tout
  • Hauteur : 2,96 m
  • Hauteur intérieure : 2,20 m
  • Empattement : 5,58 m
  • Diamètre de giration : 22 m
  • Boîte de vitesses :
    • Boîte automatique Saviem R 107 à 3 rapports + démarrage + 1 AR
    • Boîte mécanique Saviem 332 à 5 ou 6 rapports + 1 AR
    • Boîte Wilson Pont-à-Mousson HVD 4 rapports avant + 1 AR à commande manuelle, mécanique, électrique ou automatique
  • Masse à vide : 8,1 t
  • Poids total en charge (PTC) : 15 t
  • Puissance : 19 CV fiscaux - 165 ch réels
  • Vitesse maximale : entre 50 et 85 km/h selon version
  • 85 km/h sur SC 10 UBX Excursions 170 ch
  • Réservoir : 228 litres
  • Hauteur des vitres : 80 cm
  • Portes : versions 2 ou 3 portes, à 2 ou 4 vantaux. L'accessibilité des SC10 est précisée par le nombre suivant le modèle. Ainsi, par exemple, un SC10.U.044 signifie qu'il a 0 porte à l'arrière, une au milieu avec 4 vantaux et une à l'avant avec 4 vantaux.

MotorisationsModifier

  • Du numéro 1 au numéro 1300 : diesel MAN D0836 HM 8V, horizontal 6 cylindres, 110 kw (150 ch) à 2 500 tr/mn[a];
  • Du numéro 1300 jusqu'à la fin de production : diesel MAN D0846 HM 82 U, horizontal 6 cylindres, 118 kw (160 ch SAE) à 2 500 tr/mn[b];

CommercialisationModifier

Réseau Modèle Nombre Numéros Livraison Remarques
  Albi Bus à 2 portes principales, et une 3e, au fond du bus, un peu plus petite.
  Amiens
  Dunkerque 37 110 à 146 1969 à 1992 Les deux derniers livrés sont des ex-RATP de 1977
  Bordeaux
  Brest
  Calais
  Châtellerault
  Colmar 10
  Grenoble - SEMITAG SC10U 044 22 214-235[c] 1966-1977 Le 272 est sauvegardé par l'association Standard 216.
SC10U 444D 42 239-280[d] 1974-1979
SC10 PF 244D 1 286 1978 Le 286 est l'ex-VFD 264, sauvegardé par l'association Standard 216.
  Grenoble - VFD SC10U 044 14 231-234, 244-251, 261-262 1975-1977
SC10U 444D 3 263, 265-266 1978-1979
SC10 PF 244D 1 264 1978 Ancien autobus de démonstration de 1976.
  Le Havre
  Le Mans
  Limoges
  Lyon 866
  Metz 18
  Montluçon SC10R 044 14 15-28 1982-1987
  Mulhouse SC10R 044 1 375 1983
  Nancy
  Nantes SC10U 044 86
  Nice SC10 442D 184 101 à 105 1966 à 1983 Bus conservés en musées : SC10.U.PF.244 n°203 à 205, SC10.R.444.D n°249, SC10.L.044 n°74, SC10.U.044 n°113
SC10U 444D 111 à 120, 186 à 200, 206 à 219, 220 à 219
SC10U 444 171 à 180
SC10L 044 150 à 153, 01 à 14, 60 à 88
SC10U 044 103 à 127
SC10U PF244 184, 185, 203 à 205
SC10UO 444D 230 à 235
SC10R 444D 246 à 272, 283 à 292
  Orléans SC10U SC10UPF n°010 conservé et SC10U n°29 en reconstruction
  Poitiers
  Paris 5580 Il existe des versions à plate-forme arrière de 1976 à 2002[2].
  Reims SC10U 85 C112 à C114, C117 à C123, C128 à C131[e] 1972-1980 Dans la 3e numérotation, série 2xx à deux portes et série 3xx à trois portes.
SC10R 51 Inconnue[f] 1981-1988
  Rennes SC10U 108 6..120[g] 1970-1980
SC10R 28 121-148 1981-1986 Bus 148 préservé.
  Roanne 19
  Rouen 40
  Saint-Lô 2 Un à 2 portes, et un à 3 portes
  Saint-Nazaire SC10UO
SC10R 11 300-310 Un exemplaire, le SC10 R no 304, en service de 1986 à 2001, est conservé par « Rétro Bus Nazairiens » (Association de sauvegarde et de restauration).
  Strasbourg 234 750 à 984
  Toulon
  Toulouse 135 48 SC10R lors de l'explosion de l'usine AZF de Toulouse
  Tours SC10U 22 21-25 (1968), 31-37 (1969) et 41-50 (1970) 1968-1970
  Versailles SC10L au moins 1 dont 25 1968


Le SC10 UPF n°77 est sauvegardé.


Les n°121-122 sont des bus d'occasion de 1983

Les n°123-124 sont des bus d'occasion de 1984

Le SC10 R no 145 est sauvegardé par l'APTRP[3]

SC10U 044 22 54-65, 67-73, 78, 90, 95 1973-1980
SC10 UPF 044 1 77 1977
SC10R 044D 16 98-101, 103-108, 112-115, 121-122 1984-1994
SC10R 444D 16 119-120, 123-124, 131-132, 134-139, 142-145 1988-1995
  Vichy 6
  Iskitim 8 2004-?
  Novy Urengoy 2 1999/2000-?
  Orenbourg 1 0488
  Saint-Pétersbourg 7 5280, 5282, 5374, 5564, 5672, 5876, 5878 1992-1997

Matériel préservéModifier

Lieu Entité Ancien réseau Modèle Nombre Numéros de parc Observations - Particularités
  Lille AMITRAM ELRT SC10U 2 175; 292[4]
  Malakoff AMTUIR RATP SC10UB 1 7269[5]
SC10R 1 3644[5]


Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. 7 034 cm3 de cylindrée.
  2. 7 258 cm3 de cylindrée.
  3. La série comporte également deux autobus d'occasion n°284 et 285 qui sont les ex-VFD 248 et 250.
  4. La série comporte également trois autobus d'occasion, les 281 à 283 qui sont les ex-VFD265, 266 et 263.
  5. Ensuite renumérotés : 43 à 45, 48 à 54, 59 à 116, 125 à 141 puis à nouveau 201 à 273, 298, 299.
  6. Ensuite renumérotés : 149 à 161, 173 à 179 puis à nouveau 274, 275 et 301 à 349.
  7. Numérotation discontinue.

RéférencesModifier

  1. « Il y a 50 ans, la naissance de l'autobus Standard », sur transporturbain.canalblog.com (consulté le 15 novembre 2017) : « Au total, 11004 SC10 ont été produits, toutes versions confondues, et essentiellement pour le marché français, à l’exception du réseau de Brescia en Italie ».
  2. RATP, Entre Les Lignes n°117, janvier-février 2002.
  3. Le Renault SC10 R no 145 (ex-SVTU), sur le site aptrp.perso.sfr.fr, consulté le 24 septembre 2016.
  4. « Collection AMITRAM : Les autobus & trolleybus étrangers », sur amitram.fr (consulté le 12 mars 2017)
  5. a et b « Musée des Transports - Collections (extrait de l'inventaire) - Omnibus et tramways hippomobiles », sur amtuir.org (consulté le 12 mars 2017)

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier