Paul d'Égine

médecin grec du VIIe siècle

Paul d'Égine, de son nom latin Paulus Ægineta, est un médecin grec du VIIe siècle, né dans l'île d'Égine.

Paul d'Égine
Biographie
Naissance
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
ÉgineVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Activités
Médecin, écrivain, iatrosophistVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Genre artistique
Iatrosophia (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Il fit ses études à Alexandrie et voyagea beaucoup (une épigramme reproduite dans de nombreux manuscrits le qualifie de « περιοδευτής », « médecin itinérant »). Il est le dernier médecin grec célèbre de l'Antiquité tardive, et son œuvre servit de référence dans les siècles suivants, tant dans l'Empire byzantin que dans le monde arabe (où son ouvrage principal fut traduit au IXe siècle par Hunayn ibn Ishaq). En Occident, il ne commença à être connu qu'à partir du XIe siècle d'après des sources arabes (Constantin l'Africain). Il fut surnommé « l'Accoucheur » (en arabe « Al-kawabeli »), car il s'était spécialisé en obstétrique. Il s'est également beaucoup intéressé aux aliments.

Ses traités sur les Maladies des Femmes et le Régime des enfants ne nous sont pas parvenus.

ŒuvreModifier

D'après la Souda, il écrivit de nombreux traités médicaux, dont il n'est resté que les Epitomes iatrikes biblia hepta (Latin: De Re Medica Libri Septem), essentiellement une compilation en sept livres de textes de médecins antiques. Sa source principale est Oribase, dont il est surtout un abréviateur. Le contenu est le suivant : I. Hygiène et diététique ; II. Les différentes variétés de fièvres ; III. Les maladies classées selon leur localisation de la tête aux pieds ; IV. Les maladies de peau et les pathologies intestinales ; V. Les poisons ; VI. La chirurgie (livre qui devint particulièrement classique dans son domaine) ; VII. Les médicaments composés.

Son livre sur la chirurgie témoigne d'une importante contribution personnelle, notamment le traitement des plaies de guerre (extraction des pointes de flèches et projectiles de frondes). On y trouve une technique des ligatures vasculaires, avant Ambroise Paré, et des opérations audacieuses pour l'époque (trachéotomie, trépanation, section de côte...).

Le texte grec fut pour la première fois imprimé à Venise en 1528 et 1534, une seconde fois à Bâle en 1538.

Versions latines : Bâle 1532, Cologne (1534, 1548), Paris (1532), Venise (1553 et 1554), Lyon (1562 et 1567). L'édition lyonnaise est la plus célèbre, avec plus de mille pages de notes et commentaires.

Version anglaise (1845-1847) par la Société Sydenham.

Versions françaises : Lyon (1539), Paris (1855).

ÉditionsModifier

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