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Patrick Strzoda

haut fonctionnaire français

Patrick Strzoda
Illustration.
Patrick Strzoda en 2014.
Fonctions
Directeur de cabinet
du président de la République
En fonction depuis le
(2 ans, 4 mois et 3 jours)
Président Emmanuel Macron
Prédécesseur Jean-Pierre Hugues
Directeur de cabinet
du Premier ministre

(5 mois et 9 jours)
Premier ministre Bernard Cazeneuve
Prédécesseur Véronique Bédague-Hamilius
Successeur Benoît Ribadeau-Dumas
Directeur de cabinet
du ministre de l'Intérieur

(7 mois et 15 jours)
Prédécesseur Michel Lalande
Successeur Jean-Luc Névache
Préfet de Bretagne

(2 ans, 10 mois et 22 jours)
Prédécesseur Michel Cadot
Successeur Christophe Mirmand
Préfet de Corse

(2 ans, 2 mois et 12 jours)
Prédécesseur Stéphane Bouillon
Successeur Christophe Mirmand
Préfet des Hauts-de-Seine

(2 ans, 2 mois et 23 jours)
Prédécesseur Pierre de Bousquet de Florian
Successeur Pierre-André Peyvel
Préfet des Deux-Sèvres

(5 mois et 24 jours)
Prédécesseur Jacques Laisné
Successeur Jean-Jacques Brot
Préfet des Hautes-Alpes

(1 an, 11 mois et 8 jours)
Prédécesseur Rémi Caron
Successeur Joël Tixier
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Thann (Haut-Rhin)
Nationalité française

Patrick Strzoda (prononcé [pa.tʁikˈstʂɔ.da]), né le à Thann (Haut-Rhin), est un haut fonctionnaire français.

Depuis mai 2017, il est directeur de cabinet du président de la République, Emmanuel Macron.

BiographieModifier

Issu d'une famille d'origine polonaise, il est titulaire d’une licence d'anglais obtenue à l'université de Franche-Comté et d’une licence de droit obtenue à l'université de Strasbourg[1], Patrick Strzoda commence sa carrière en tant que conseiller d’administration scolaire et universitaire au ministère de l’Éducation nationale en 1975. En 1983, il intègre l'ENA (promotion Léonard de Vinci) et rejoint la préfectorale comme directeur de cabinet du préfet de la Dordogne en 1985. Il devient ensuite sous-préfet de Saint-Jean-de-Maurienne en 1987, puis secrétaire général du comité d’organisation des Jeux olympiques d'hiver de 1992 à Albertville, toujours en Savoie[2].

Il devient secrétaire général de la préfecture de la Drôme en 1992, puis sous-préfet d’Arles (Bouches-du-Rhône) en 1995 et chef du service de l'information et des relations publiques (SIRP) au ministère de l'Intérieur en 1996. En 1997, il est nommé secrétaire général pour les affaires régionales de Rhône-Alpes (1997-2002) avant d'être promu préfet des Hautes-Alpes en 2002, puis préfet des Deux-Sèvres en 2004[2].

Il passe aux collectivités locales comme directeur général des services du conseil général de la Savoie en 2005, puis directeur général de l'office public d'aménagement et de construction du Rhône en 2008.

Il retrouve le monde préfectoral en 2009 comme préfet des Hauts-de-Seine, puis assume la fonction de préfet de Corse entre 2011 et 2013, puis comme préfet de la région Bretagne de 2013 à avril 2016.

En avril 2016, il devient directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Il est ensuite nommé directeur de cabinet du Premier ministre en décembre 2016, lorsque Bernard Cazeneuve accède à cette fonction[3].

Il est nommé préfet de Paris, préfet de la région Île-de-France, avec une prise de fonction au [4] mais n'exerce pas cette fonction en raison d’une nouvelle nomination en tant que directeur du cabinet du président de la République, Emmanuel Macron[5],[6], prenant effet le même jour.

Le 5 juillet 2018, il est admis par limite d'âge à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 6 octobre 2018[7].

ControversesModifier

Alors qu'il est préfet de Bretagne, il supervise et défend l'action de la police pendant les manifestations contre la loi travail, notamment lorsqu'un étudiant est éborgné[8]. La co-responsable des jeunesses communistes de Rennes, qui affirme que la Police a utilisé des Flash-Ball, accuse Patrick Strzoda d'avoir nié l'utilisation de ces armes[9]. Cet événement lui vaut le surnom de « Monsieur Flashball » de la part de ses détracteurs[10].

Toujours en tant que préfet de Bretagne, il aurait demandé la discrétion au président de RTE France au sujet d'un projet de liaison électrique entre l'Irlande et la France, afin que les conseillers régionaux votent en faveur du « Pacte électrique breton » qui leur était proposé[11],[12].

Le et le , il est entendu comme témoin dans l'enquête sur l'affaire Benalla[13]. Au moment de rendre son rapport, la commission d'enquête du Sénat met en cause le témoignage de Patrick Strzoda, d'Alexis Kohler (secrétaire général de l'Élysée) et du général Lionel Lavergne, soupçonnés d'« omissions, incohérences » et « contradictions », et demande au bureau du Sénat de « saisir le ministère public », qui pourra « procéder aux investigations qu'il jugera opportunes afin de déterminer s'il y a lieu de donner des suites judiciaires à ces déclarations »[14],[15]. Le 21 mars 2019, le bureau du Sénat saisit le parquet pour suspicion de faux témoignage[16]. Le 27 juin 2019, l’enquête préliminaire pour faux témoignage le visant est classée sans suite par le parquet de Paris[17].

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Patrick Strzoda, prefectures-regions.gouv.fr
  2. a et b Wassinia Zirar, « Le directeur de cabinet du Premier ministre nommé au sommet de la préfectorale », acteurspublics.com, (consulté le 28 avril 2017)
  3. Arrêté du 6 décembre 2016 relatif à la composition du cabinet du Premier ministre
  4. Décret du 27 avril 2017 portant nomination du préfet de la région d’Île-de-France, préfet de Paris (hors classe) - M. Strzoda (Patrick)
  5. Arrêté du portant nomination à la présidence de la République (NOR : PREX1714467A), dans Journal officiel de la République française, no 114 du , texte no 1 (extrait du Journal officiel électronique authentifié [PDF]).
  6. « Patrick Strzoda, ancien préfet de Bretagne, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron », francetvinfo.fr, (consulté le 14 mai 2017)
  7. Décret du 5 juillet 2018 portant admission à la retraite d'un préfet - M. STRZODA (Patrick)
  8. Le service metronews, « Étudiant éborgné à Rennes : le préfet de Bretagne défend l'action de la police »,
  9. « « Monsieur flashball » promu directeur de Cabinet du président Macron », L'Humanité,‎ (lire en ligne, consulté le 15 mai 2017)
  10. « Patrice Strzoda, directeur de cabinet de Macron, ex-« Monsieur Flashball » », Arrêt sur images,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mai 2017)
  11. Scandale politique sur fond d’approvisionnement électrique de la Bretagne, Le Peuple Breton, mars 2019
  12. Câble France-Irlande. Un télescopage qui interroge en Bretagne, Le Télégramme, 6 mars 2019
  13. https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/07/20/le-point-sur-l-affaire-benalla-quarante-huit-heures-apres-les-premieres-revelations_5334207_3224.html
  14. « Des responsables de l'Élysée épinglés pour leurs témoignages », sur lexpress.fr, (consulté le 23 février 2019).
  15. Eléanor Douet et AFP, « Affaire Benalla : le témoignage de trois hauts responsables à l'Élysée mis en cause », sur rtl.fr, (consulté le 23 février 2019).
  16. Alexandre Lemarié et Nicolas Chapuis, « Affaire Benalla : le Sénat saisit le parquet à l’encontre de Benalla, Crase et trois collaborateurs de Macron », sur lemonde.fr, (consulté le 8 avril 2019).
  17. Nicolas Chapuis, « Affaire Benalla : le directeur de cabinet de Macron, Patrick Strzoda, blanchi des soupçons de faux témoignage », sur lemonde.fr, (consulté le 9 juillet 2019)
  18. Décret du 31 décembre 2010 portant promotion et nomination
  19. Décret du 20 novembre 2015 portant promotion et nomination
  20. a b et c Préfecture de la Corse du Sud, La lettre des services de l'État, numéro spécial, avril 2011
  21. « DECRET du 11 février 2014 PORTANT PROMOTION ET NOMINATION »

Liens externesModifier