Gauche républicaine et socialiste

parti politique français

Gauche Républicaine et Socialiste
Image illustrative de l’article Gauche républicaine et socialiste
Logotype officiel.
Présentation
Animateur national Emmanuel Maurel
Fondation (appel de l'APRÉS)
(Gauche républicaine et socialiste)
Scission de Parti socialiste
Fusion de Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste
Mouvement républicain et citoyen
Siège 3, avenue de Corbera
75012 Paris
Coordinatrice nationale Marie-Noëlle Lienemann
Porte-parole Anthony Gratacos
Positionnement Gauche[1]
Idéologie Socialisme[1],[2],[3]
Écosocialisme[3]
Républicanisme[1]
Affiliation nationale Fédération de la gauche républicaine
Affiliation européenne Parti de la gauche européenne
Adhérents 1 000 à 2 000 (revendiqués)[4],[5]
Couleurs Ocre, cyan et violet
Site web g-r-s.fr
Présidents de groupe
Sénat Éliane Assassi (CRCE)
Parlement européen Manon Aubry et Martin Schirdewan (GUE/NGL)
Représentation
Sénateurs
1  /  348
Députés européens
1  /  79

La Gauche républicaine et socialiste (GRS) est un parti politique français, fondé le par la fusion de l'Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste (APRÉS) et du Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Luc Laurent et Jean-Pierre Chevènement. L'APRÉS, proche de La France insoumise, est fondée en par Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann après leur départ du Parti socialiste.

HistoriqueModifier

Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialisteModifier

 
Logo de l'Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste.

L'Alternative pour un programme républicain, écologiste et socialiste revendique 650 à 1 000 membres[4],[5] (dont des anciens élus nationaux comme Gaëtan Gorce et Christophe Premat ou le chercheur Rémi Lefebvre), signataires d'un appel qui aboutit à l'organisation d'un congrès fondateur d'une nouvelle formation politique les 2 et conjointement avec le Mouvement républicain et citoyen.

En rupture avec le Parti socialiste, les membres de l'APRÉS militent pour un « nouveau Front populaire »[6] les unissant à La France insoumise en un cartel électoral faisant liste commune aux élections européennes de 2019. Emmanuel Maurel décrit ces élections comme une « première étape » dans l'alliance entre les deux organisations politiques[7].

Trois semaines après l'appel, ses initiateurs assurent qu'un millier d'anciens membres du PS les ont rejoints[5].

Gauche républicaine et socialisteModifier

 
Premier logo de la Gauche républicaine et socialiste, utilisé en .

Le Mouvement républicain et citoyen, présidé par Jean-Luc Laurent et fondé par Jean-Pierre Chevènement qui l'a quitté en 2015, soutient l'appel de l'APRÉS[4]. Le MRC partage avec le nouveau parti sa « convergence pour les élections européennes avec La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon » et s'est prononcé lors de son congrès interne, les 1er et , à 73,5 % sur la création avec l'APRÉS d'une « nouvelle formation politique » commune en 2019, qui serait la « maison de la gauche républicaine ».

Les deux partis fusionnent le lors des Rencontres Fondatrices de Valence pour fonder la Gauche républicaine et socialiste (GRS), coprésidé par Emmanuel Maurel et l'ancien porte-parole du MRC Bastien Faudot[8]. Le nom du parti a été choisi par les militants, les autres noms proposés étant Nouveau Parti républicain et socialiste, Nos causes communes et Républicain écologiste et socialiste[9].

Dans le cadre des élections européennes de 2019 en France, la Gauche républicaine et socialiste s'associe à la liste de La France insoumise, Maintenant le peuple, conduite par Manon Aubry et sur laquelle figurent plusieurs personnalités de la GRS, dont Emmanuel Maurel, Catherine Coutard, Anthony Gratacos[10] et Elisabeth Jutel (conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine)[11]. Emmanuel Maurel, en sixième place sur la liste, est réélu[12].

La GRS organise ses premières universités de rentrée en à Rochefort, en Charente-Maritime[13].

Les 21 et 22 novembre 2020, la GRS organise avec Les Radicaux de gauche, République et socialisme, le club Causes communes et le Parti de la gauche européenne, les Universités de la gauche républicaine par visioconférence. Plusieurs personnalités de gauche ont participé à cet évènement comme Arnaud Montebourg, Yannick Jadot, Fabien Roussel ou François Ruffin[14].

La Gauche Républicaine et Socialiste a engagé un travail d'élaboration de son programme politique pour 2022 dès le mois de janvier 2021 ; un premier texte de travail a été soumis aux amendements des adhérents du parti de juin à septembre 2021, avant d'être débattu lors de l'édition 2021 des universités de la gauche républicaine (UGR). Ces dernières se sont tenues en présentiel à Marseille aux Docks des Suds les 24, 25 et 26 septembre 2021 et étaient coorganisées par les mêmes formations que l'édition distancielle de 2020 ; différents responsables politiques et intellectuels y participaient (y compris dans la table ronde en distanciel le 17 septembre 2021[15]) : Manon Aubry (députée européenne LFI et co-présidente du groupe parlementaire de la gauche européenne), David Cayla (Les économistes atterrés), Manuel Bompard (député européen LFI), Guillaume Duval (économiste et journaliste), Jacques Rigaudiat] (essayiste), Hélène Franco (ancienne secrétaire générale du syndicat de la magistrature), Giórgos Katroúnkalos (ancien ministre grec des affaires étrangères), Marie Toussaint (députée européenne EELV), Marina Mesure (secrétaire générale de la Délégation France insoumise au Parlement européen) ou encore Capucine Edou (tête de liste Bouches-du-Rhône de la liste Rassemblement écologique et social pour les élections régionales en PACA, Génération.s). La matinée du dimanche 26 septembre 2021 était consacrée aux votes des amendements et à l'adoption du programme politique de la Gauche Républicaine et Socialiste pour 2022, débat présidé par Isabelle Amaglio (secrétaire générale de LRDG) et Anthony Gratacos (secrétaire général de la GRS). Au sortir des UGR, la Gauche Républicaine et Socialiste était donc doté de son programme.[source secondaire nécessaire][16]

 
Logo de la Fédération de la gauche républicaine

En amont l'élection présidentielle de 2022, la GRS a organisé une consultation de ses adhérents pour le choix du candidat à l'élection présidentielle ; quatre candidats étaient en lice : Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg et Fabien Roussel. Il y a 4217 inscrits à jour de cotisation au 19 octobre 2021 ; 2445 votants ont participé au scrutin. Arnaud Montebourg a reçu 56,97 % des suffrages exprimés. La GRS s'est donc engagée dans la campagne d'Arnaud Montebourg, jusqu'à ce que celui-ci décide d'y mettre fin en janvier 2022[17]. Le 9 mars, le parti annonce son soutien à Fabien Roussel (PCF), aux côtés du MRC, des Radicaux de gauche (LRDG - c'est bien le sigle de ce parti[18]) et de la Nouvelle Gauche socialiste (NGS)[19]. Le , la GRS, le MRC, LRDG et la NGS annoncent former une coalition autour de la Fédération de la gauche républicaine[20].

Quelques jours plus tard, la Fédération de la Gauche Républicaine demande à participer aux négociations électorales conduites par l'Union Populaire[21] sans résultat. Elle décide donc de présente une centaine de candidats et sa démarche est présentée dans la presse (article dans Marianne)[22]. Elle n'obtiendra pas de députés mais ses modestes résultats permettent cependant à la Gauche Républicaine et Socialiste de bénéficier du financement public de la vie politique à compter de 2023 (voir infographie du Monde)[23] assurant ainsi une forme d'autonomie politique et financière.

Après avoir participé à nouveau à la Fête de l'Humanité les 9, 10 et 11 septembre 2022[24], avec un stand militant, la Gauche Républicaine et Socialiste organise les troisièmes universités de la Gauche Républicaine à Rochefort (Charente-Maritime) le dernier week-end de septembre[25].

Lors de son congrès à Pantin, les 19 et 20 novembre 2022, un seul texte d'orientation "Une nouvelle étape"[26] était soumis au vote des militants. Les délégués au congrès ont réélu Emmanuel Maurel comme Animateur national du parti et Marie-Noëlle Lienemann est à nouveau nommée coordinatrice nationale (plusieurs articles dans la presse régionale en attestent)[27],[28].

Critiques et oppositionsModifier

Parti socialisteModifier

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure a qualifié les départs des fondateurs de l'APRÉS de « choix individuels »[29] et déclare refuser l'orientation que prône selon lui Emmanuel Maurel : « Nous n'avons jamais emprunté cette voie-là, celle du populisme. Car si nous l'avions suivie, alors nous n'aurions pas aboli la peine de mort »[30].

Laurent Baumel, ancien député frondeur et membre du courant L'Union et l'espoir d'Emmanuel Maurel, refuse que « toute l'aile gauche [se rallie à] Jean-Luc Mélenchon » et reste au PS[29].

Personnalités liées au mouvementModifier

ParlementairesModifier

Caroline Fiat, députée de la Meurthe-et-Moselle (Groupe La France insoumise), a été un temps membre du parti[31].

AutresModifier

Résultats électorauxModifier

Élections européennesModifier

En 2019, la Gauche républicaine et socialiste fait alliance avec La France insoumise. La liste obtient six élus, dont Emmanuel Maurel.

Année Voix % Sièges Rang Tête de liste Groupe
2019 1 428 548 6,31
1  /  79
5e Manon Aubry (FI) GUE/NGL

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Voir sur france-politique.fr.
  2. Quentin Laurent (Quentin_Laurent), « Européennes : Emmanuel Maurel lance sa Gauche républicaine et socialiste », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. a et b Martin Cotta, « Le parti de la Gauche Républicaine et Socialiste s'établit en Mayenne », sur francebleu.fr, (consulté le ).
  4. a b et c Sylvia Zappi, « Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann lancent Après, avec 650 élus, cadres et militants socialistes », sur Le Monde, (consulté le ).
  5. a b et c Juliette Droz et Benjamin Pelsy, « Pourquoi ces militants socialistes quittent le PS ? », sur BFM TV, (consulté le ).
  6. « Pendant la tempête Mélenchon, Lienemann et Maurel tentent de recréer un « Front populaire » », sur Le Figaro, (consulté le ).
  7. « L'alliance avec LFI ira « au-delà » des européennes, assure l'ex-membre du PS Emmanuel Maurel », sur Ouest-France, (consulté le ).
  8. Quentin Laurent, « Européennes : Emmanuel Maurel lance sa Gauche républicaine et socialiste », sur Le Parisien, (consulté le ).
  9. « Il y a désormais un nouveau parti à gauche », sur Le HuffPost, (consulté le ).
  10. H. D., « Européennes : Anthony Gratacos et Julie Garnier candidats pour la France insoumise », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  11. « Elisabeth Jutel », sur La France insoumise (consulté le ).
  12. Fabien Cazenave, « Élections européennes. Qui sont les 79 eurodéputés élus en France ? », sur Ouest-France, (consulté le ).
  13. Romain David, « Le PS relance ses universités d'été à La Rochelle : « La grande époque est derrière nous », reconnaît Luc Carvounas », sur Europe 1, (consulté le ).
  14. Programme des universités de la gauche républicaine
  15. « [#UGR] Déconfinons le débat - Que devient le plan de relance Européen ? » (consulté le )
  16. « Les universités de la Gauche Républicaine en 2021 »
  17. « Allocution d'Arnaud Montebourg. », sur youtube.com (consulté le )
  18. « Les Radicaux de Gauche »
  19. « Présidentielle 2022 : les ex-socialistes Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann ainsi que plusieurs partis de gauche soutiendront Fabien Roussel », sur Le Monde, (consulté le )
  20. Louis Mollier-Sabet, « Plusieurs partis de gauche créent la Fédération de la Gauche Républicaine », sur Public Sénat, (consulté le ).
  21. « Lettre aux camarades de l'union populaire »
  22. « Aux législatives, la Fédération de la gauche républicaine rassemble-t-elle les derniers jacobins ? »
  23. « Comment les résultats des législatives vont affecter les finances des partis politiques »
  24. « Toutes les gauches attendues à la Fête de l’Humanité »
  25. « Rochefort : Montebourg prône une synthèse entre gaullisme et socialisme »
  26. « “Un nouvelle étape”, texte d’orientation adopté au congrès 2022 »
  27. « Politique : deux Lot-et-Garonnais à la direction nationale de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) »
  28. « Une Mauléonnaise au sein de la Gauche Républicaine et Socialiste »
  29. a et b Anne-Charlotte Dusseaulx, « Mais qui reste-t-il au Parti socialiste ? », sur Le Journal du dimanche, (consulté le ).
  30. « Olivier Faure réagit aux départs du PS : « Nous ne serons jamais populistes » », sur Le Journal du dimanche, .
  31. « Nancy. La gauche locale lance un appel à la grève unitaire ce mardi », sur estrepublicain.fr (consulté le )
  32. a b et c Sylvia Zappi, « Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann lancent Après, avec 650 élus, cadres et militants socialistes », sur Le Monde, .
  33. « Un nouveau parti à gauche réunit maire et déçus du PS », sur Var-Matin, (consulté le )

Voir aussiModifier

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Liens externesModifier