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BiographieModifier

DébutsModifier

Olivier Calvert fait ses études secondaires au séminaire de Sherbrooke et obtient un diplôme universitaire de premier cycle en études françaises de l'Université de Sherbrooke. Il est ensuite admis en études cinématographiques à l'Université de Montréal, mais abandonne avant d'avoir obtenu son diplôme pour travailler comme assistant monteur[1].

Il passe ensuite au montage sonore et à la conception sonore, ayant Claude Beaugrand pour mentor. Sous la supervision de ce dernier, il travaille notamment à Lost & Delirious de Léa Pool, Le RIN de Jean-Claude Labrecque et Yellowknife de Rodrigue Jean.

Travail pour le cinéma d'animationModifier

En 2001, il signe la conception sonore d'un premier film d'animation, Chasse papillon de Philippe Vaucher[1]. Il enchaîne avec Les Ramoneurs cérébraux de Patrick Bouchard, travail pour lequel il reçoit le prix du meilleur son au San Francisco Fearless Tales Genre Fest et celui du meilleur montage sonore à FanTasia. Sa réputation auprès des cinéastes d'animation s'accroît rapidement et il conçoit le design sonore de nombreux films: L'Homme sans ombre de Georges Schwizgebel, Conte de quartier de Florence Miailhe[2], Un, deux, trois, crépuscule de Félix Dufour-Laperrière, Les Journaux de Lipsett de Theodore Ushev[3], Mune : Le Gardien de la Lune d'Alexandre Heboyan et Benoit Philippon, etc. Son travail pour le cinéma d'animation est maintes fois primé internationalement: meilleur son pour Drux Flux de Theodore Ushev au festival d'animation Fantoche (Suisse)[4], meilleur son pour Le Grand Ailleurs et le petit Ici de Michèle Lemieux au festival Animage (Brésil)[5], meilleur conception sonore pour Pilots on the Way Home de Olga et Priit Pärn au festival Animated Dreams de Tallinn (Estonie), meilleur son pour Squame de Nicolas Brault au Festival international du film d'animation d'Ottawa[6].

Travail pour la fictionModifier

En parallèle, Olivier Calvert poursuit son travail de concepteur sonore pour des films de prises de vues réelles. Il signe avec Claude Beaugrand la conception sonore de Maurice Richard de Charles Binamé et reçoit le Génie du meilleur montage sonore[7]. Toujours avec Claude Beaugrand, il reçoit le prix Jutra du meilleur son pour Silk de François Girard[8]. Il collabore avec le réalisateur Simon Galiero (Nuages sur la ville; La mise à l'aveugle[9]) qui dit de lui: «Il est capable de concevoir des sons réalistes mais discrètement tronqués. C'est un travail de création, qui est très présent sans être pesant.[10]»

Il signe la trame sonore des trois longs métrages de Sébastien Pilote (Le Vendeur; Le Démantèlement; La Disparition des lucioles) ainsi que celle de Whitewash de Emanuel Hoss-Desmarais dont la critique remarque la trame sonore stylisée qui parvient à créer une inconfortable proximité avec le personnage principal[11].

En 2016 il est l'un des collaborateurs de Sylvain Bellemare à la conception sonore d'Arrival de Denis Villeneuve[12]. Il est alors chargé de la création sonore entourant le vaisseau extraterrestre. Sylvain Bellemare dit de lui: «Olivier est un maître dans le domaine du cinéma d'animation. Son travail lui a valu quantité de prix internationaux. Il était en ce sens le designer parfait pour prendre en charge le vaisseau[13]Arrival remporte l'Oscar du meilleur montage sonore[14].

En mai 2018, il remporte l'Iris du meilleur son pour Les Affamés de Robin Aubert[15].

Travail pour le documentaireModifier

En documentaire, il collabore régulièrement avec les réalisateurs Jean-Claude Coulbois, Magnus Isacsson et Michel La Veaux. Il est récipiendaire d'un prix Gémeaux pour La part d'ombre de Charles Gervais.

Filmographie sélectiveModifier

Films d'animationModifier

Films de fictionModifier

DocumentairesModifier

  • 2012 : Ma vie réelle de Magnus Isacsson
  • 2015 : Hôtel la Louisiane de Michel La Veaux
  • 2016 : Nous autres, les autres de Jean-Claude Coulbois
  • 2017 : Labrecque, une caméra pour la mémoire de Michel La Veaux
  • 2018 : Pauline Julien, intime et politique de Pascale Ferland
  • 2018 : Les coasters de Nicolas-Alexandre Tremblay et Stéphane Trottier

RéférencesModifier

  1. a et b Élène Dallaire, « Olivier Calvert, entendre le cinéma », Séquences no271,‎ , pages 16-17 (ISSN 0037-2412, lire en ligne)
  2. Tortora, Matilde. et Becattini, Massimo, 1947-, Le donne nel cinema d'animazione, Tunué, (ISBN 9788889613825 et 8889613823, OCLC 613309300, lire en ligne)
  3. « Cinéma d'animation - Fragments d'hommage à Lipsett », sur Le Devoir (consulté le 3 janvier 2019)
  4. (en) « Winners 2009 », sur fantoche.ch (consulté le 2 janvier 2019)
  5. « Le grand ailleurs et le petit ici primé », sur Le Devoir (consulté le 2 janvier 2019)
  6. Jordan Pinto September 26 et 2016, « Ottawa Int’l Animation Festival winners announced » (consulté le 3 janvier 2019)
  7. « 27e Gala des prix Génie - Bon cop, bad cop couronné meilleur film canadien », sur Le Devoir (consulté le 2 janvier 2019)
  8. Presse Canadienne, « Soie remporte trois Jutra », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le 2 janvier 2019)
  9. Marie-Claude Loiselle, « Entretien avec Simon Galiero », 24 images, numéro 161,‎ , p. 36 (ISSN 0707-9389, lire en ligne)
  10. Simon Galiero, « Olivier Calvert vu par Simon Galiero », 24 images numéro 152,‎ , p. 28 (ISSN 0707-9389, lire en ligne)
  11. (en) Lesley Coffin, « Whitewash reviewed », Filmoria,‎
  12. Josh Rottenberg, « Meet the Oscar-nominated sound editor who helped 'Arrival' sound like no other alien movie », sur latimes.com (consulté le 3 janvier 2019)
  13. (en-US) « Creating The Poetic Sci-Fi Sound Of 'Arrival': », sur A Sound Effect, (consulté le 3 janvier 2019)
  14. (en) « Oscars: 'Arrival's' Sylvain Bellemare Wins First Sound Editing Oscar », sur The Hollywood Reporter (consulté le 3 janvier 2019)
  15. Samuel Pradier, « Gala Artisans Québec Cinéma: cinq Iris pour «Les affamés» », sur Le Journal de Montréal (consulté le 2 janvier 2019)

Liens externesModifier