Claude Beaugrand

Claude Beaugrand est un ingénieur du son et un concepteur sonore canadien né à Acton Vale (Québec) en 1949[1].

Claude Beaugrand
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Biographie
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Activité

BiographieModifier

DébutsModifier

Il fait la rencontre, déterminante, d'Arthur Lamothe en 1969, alors qu'il est stagiaire lors du tournage du documentaire Le Mépris n'aura qu'un temps. Au sein de la société de Lamothe, il devient progressivement ingénieur du son et collabore ensuite à une dizaine de films réalisés par celui-ci, dont ceux composant l'imposant cycle amérindien[2]. Au milieu de la décennie 1970, il collabore avec Pierre Perrault pour les quatre films du cycle abitibien (Un royaume vous attend; Le Retour à la terre ; Gens d'Abitibi ; c'était un Québécois en Bretagne, Madame!)[3] et il est responsable de la prise de son de la série Le Son des Français d'Amérique de Michel Brault et André Gladu[4]. Ces trois contributions majeures font de Claude Beaugrand l'un des ingénieurs du son les plus réputés dans le milieu du documentaire québécois, son aptitude à travailler dans des conditions difficiles étant soulignée par plusieurs observateurs[1].

Passage à la conception sonoreModifier

Au cours de la décennie 1980, il continue de faire de la prise de son, mais se consacre de plus en plus à la conception sonore. Son travail d'une grande liberté pour les essais cinématographiques Le Dernier Glacier de Roger Frappier et Jacques Leduc et Passiflora de Fernand Bélanger et Dagmar Guissaz-Teufel est remarqué par la critique[5]. Ses recherches sonores trouvent un terreau fertile dans des films présentant un caractère expérimental (La Plante humaine de Pierre Hébert, Le Trésor archange de Fernand Bélanger)[1], mais transparaissent aussi dans les longs métrages de fiction dont il signe le design sonore : Trois pommes à côté du sommeil de Jacques Leduc[6], Les Matins infidèles de Jean Beaudry et François Bouvier[3].

Reconnaissance de l'industrieModifier

Au cours de la décennie 1990, Claude Beaugrand collabore de plus en plus à des longs métrages de facture industrielle bénéficiant de budgets importants, cela même s'il continue d'accompagner des cinéastes privilégiant une démarche artisanale. C'est d'abord sa complicité avec Charles Binamé, qui s'amorce avec Eldorado (1995) et se poursuit notamment avec Séraphin: Un homme et son péché (2002) et Maurice Richard (2005), deux superproductions à l'échelle québécoise.

Filmographie sélectiveModifier

Prise de sonModifier

Conception sonoreModifier

DocumentaireModifier

Films de fictionModifier

Films d'animationModifier

Prix et distinctionsModifier

  • 2000: Prix Jutra du meilleur son pour Histoires d'hiver
  • 2003: Prix Jutra du meilleur son pour Séraphin: Un homme et son péché
  • 2007: Prix Genie du meilleur montage sonore pour Maurice Richard
  • 2008: Prix Jutra du meilleur son pour Soie
  • 2010: Prix Genie du meilleur montage sonore pour Polytechnique
  • 2010: Prix Jutra du meilleur son pour Polytechnique
  • 2012: Prix Gémeaux du meilleur son - Affaires publiques et documentaires pour Trou Story

RéférencesModifier

  1. a b et c Jean, Marcel, 1963- et Coulombe, Michel, 1957-, Le dictionnaire du cinéma québécois, Montréal (Québec), Boréal, (ISBN 2-7646-0427-0 et 9782764604274, OCLC 1006893527, lire en ligne)
  2. « Claude Beaugrand, peintre sonore – Journal Le St-Armand » (consulté le )
  3. a et b Jean, Marcel, 1963-, Dictionnaire des films québécois (ISBN 978-2-924283-67-7 et 2-924283-67-1, OCLC 900394181, lire en ligne)
  4. « Le son des Français d'Amérique à l'UNESCO », sur Le Devoir, (consulté le )
  5. Ian Lockerbie, « Le documentaire autoréflexif au Québec. L'émotion dissonante et Passiflora », Cinémas, volume 4 numéro 2,‎ , p. 118-132 (ISSN 1181-6945, lire en ligne)
  6. André Roy, « Chronique d’une vie quotidienne / Trois pommes à côté du sommeil de Jacques Leduc », 24 images, no 42,‎ , p. 46–48 (ISSN 0707-9389 et 1923-5097, lire en ligne, consulté le )

Liens externesModifier