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Nino Ferrer

auteur, compositeur et interprète
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ferrer.
Nino Ferrer
Nom de naissance Agostino Nino Arturo Ferrari
Naissance
Gênes, Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie
Décès (à 63 ans)
Saint-Cyprien, Drapeau : France France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, producteur
Genre musical Jazz, rhythm and blues, pop, rock, rock progressif
Instruments Basse, guitare, banjo, piano, contrebasse, percussions
Années actives 1959-1998
Labels Riviera, CBS, WEA, Vogue
Fnac Music
Barclay
Site officiel nino-ferrer.com

Nino Ferrer est le nom de scène d’Agostino Nino Arturo Ferrari, auteur, compositeur et chanteur italien né le à Gênes et mort le à Saint-Cyprien.

Sommaire

BiographieModifier

Jeunesse et étudesModifier

Nino Ferrer a des racines et origines niçoises et italiennes (du côté de Vintimille, à proximité de la frontière italo-française). Il passe les premières années de sa vie en Nouvelle-Calédonie où son père, ingénieur, travaille dans l'extraction de nickel et d'où sa mère est originaire. Il est bilingue français/italien et a de bonnes notions en anglais.

De retour en métropole dès 1947 après une scolarité parisienne au lycée Saint-Jean-de-Passy, il se lance dans des études d'ethnologie et d'archéologie préhistorique à la Sorbonne. Il est notamment l'élève d'André Leroi-Gourhan. Ses études ne l'empêchent pas de poursuivre passionnément de nombreuses activités dont la peinture, la gravure et la musique.

Il part ensuite faire le tour du monde sur un cargo, participe à quelques fouilles en Mélanésie et, de retour en France, se consacre à une musique qui depuis longtemps le fascine, le jazz.[Information douteuse] [?]

Premier disque (1959)Modifier

Sa discographie commence en 1959 en tant que contrebassiste sur deux 45 tours des Dixie Cats. Au début des années 1960, il accompagne à la basse la chanteuse américaine Nancy Holloway dans l'orchestre et propose, en vain, ses propres compositions aux maisons de disques.

En 1963, la chance lui sourit puisqu'il peut enregistrer son premier disque, Pour oublier qu'on s'est aimé. Sur la face B figure un titre, C'est irréparable dont il existe une version italienne, Un anno d'amore, tube chanté par Mina qui en fait aussi des traductions en espagnol, en japonais, en turc… Une autre version espagnole, directement traduite de la version en italien, sera réalisée pour la bande originale du film Talons aiguilles de Pedro Almodóvar sous le titre Un año de amor, interprétée par Luz Casal ; Dalida l'a chantée en français en 1965. Le disque n'aura qu'un succès très relatif en France, mais sera diffusé dans quelques pays européens, au Japon et même au Moyen-Orient[1].

Mirza et autres succès populaires (années 1960)Modifier

 
Nino Ferrer à la télévision italienne (1970).

En 1965, après de nombreux échecs de Nino Ferrer (groupes avortés, rupture puis réconciliation avec les Disques Barclay, sa première maison de disques), l'occasion se présente à lui pour connaître enfin le succès en France, grâce à sa chanson Mirza. Ce succès immédiat conduira l'artiste à enregistrer d'autres tubes — parfois à contrecœur — tels que Les Cornichons ou Oh ! Hé ! Hein ! Bon !, qui l'imposeront pendant longtemps dans le rôle du chanteur décalé. Comme Henri Salvador, il se rattrape en interprétant des mélodies tristes et graves sur les faces B de ses disques (Ma vie pour rien). En 1966, il est bassiste sur deux disques EP des Gottamou (Bernard Estardy, Nino Ferrer, Richard Hertel).

 
Nino Ferrer dans une émission en Italie en mars 1970.

Bien que son rôle de chanteur décalé lui apporte certains avantages (succès, argent, conquêtes féminines), le caractère plutôt entier du chanteur s'en accommode mal. Rompant avec le monde du spectacle, il quitte la France et part s'installer de 1967 à 1970 en Italie.

Alors que des disques continuent de sortir en France (Le Téléfon, Mao et Moa, Mon copain Bismarck, nettement plus ironiques), il gagne en notoriété grâce à une émission italienne qu'il anime, Io, Agata e tu. Cependant, durant cette période, il n'est pas totalement absent de la scène médiatique en France. Ainsi, sa chanson Les Hommes à tout faire de l'album Agata (1969) accompagne le générique du feuilleton télévisé Agence Intérim, réalisé par Marcel Moussy et Pierre Neurrisse et diffusé en septembre de la même année sur la première chaîne de l'ORTF. Il apparaît même à l'écran interprétant la chanson, accompagné de ses musiciens, vers le milieu de ce générique[2].

La Maison près de la fontaine et Le Sud (années 1970)Modifier

À son retour en France, Nino Ferrer s'installe dans le Quercy où il se lance dans l'élevage de chevaux, mais sa rencontre avec un guitariste irlandais, Micky Finn lui rend le goût de la composition musicale.

Micky et ses musiciens suivent le chanteur à Paris et deviennent les Leggs. Après des mois d'une écriture personnelle et de composition, sort en 1971 l'album Métronomie qui rencontre cependant un succès mitigé[Information douteuse] [?]. Certains morceaux de cet album peuvent être associés au genre du rock progressif (Métronomie 1 et 2, Cannabis…), le sortant ainsi du genre « variétés » auquel il était assigné. À partir de cette date, on note une évolution vers un travail plus complexe en matière de composition. L'album Nino Ferrer and Leggs paraît en 1973.

En 1968[3],[4], il avait acheté une maison de style colonial à Rueil-Malmaison, La Martinière, côte de la Jonchère qu'il a fait équiper d'un studio d'enregistrement. Cette propriété, lui rappelant la Nouvelle-Calédonie, sa terre d'enfance, lui inspire les paroles de la chanson South qu'il enregistre d'abord en anglais (novembre 1973), premier titre de l'album Nino and Radiah sorti en 1974[5]. La photographie de la pochette — où Nino Ferrer apparaît habillé avec Radiah Frye, entièrement nue, appuyée sur son épaule — est prise dans son jardin.

Mais c'est avec sa version française, Le Sud, que sa composition connaît un immense succès. Le disque se vend à plus de 600 000 exemplaires en France[6] et devient un des « tubes » du printemps 1975. Ce succès permet à l'artiste d'acquérir en 1976 « La Taillade », une bastide située au cœur du Quercy Blanc dans la région des Vaux près de Montcuq, qu'il équipe également d'un studio d'enregistrement.

L'après Le SudModifier

Comme précédemment, les albums de Nino Ferrer qui suivront le succès de la chanson Le Sud (Suite en œuf en 1975, Véritables variétés verdâtres en 1977) seront des échecs commerciaux. En 1979 sort l'album Blanat, puis le chanteur part en tournée avec Jacques Higelin.

Entre 1981 et 1983, sortent les albums La Carmencita, Ex-Libris, Rock'n'roll cowboy (dont Frank Margerin dessine la pochette). En 1986, 13e album passe, quant à lui, complètement inaperçu.

Cependant, au début des années 1990, l'artiste renoue avec le succès auprès d'une nouvelle génération, en Italie puis en France, grâce à la sortie d'une compilation qui permet de faire découvrir à une nouvelle audience, à côté de succès historiques, d'autres compositions plus rares.

En 1982, il tente de se lancer avec enthousiasme dans le cinéma[Information douteuse] [?] en jouant l'un des rôles principaux (celui du docteur Steve Julien) du film Litan : La Cité des spectres verts de Jean-Pierre Mocky, mais le film est un cuisant échec à sa sortie, violemment mis à bas par la critique. Du fait de cet échec, les producteurs et réalisateurs ne lui proposeront plus de rôles, ce qui affectera grandement l'artiste.

En 1989, Nino Ferrer, de nationalité italienne, obtient sa naturalisation française pour, selon ses dires, célébrer le bicentenaire de la Révolution française. Il enregistrera l'hymne national La Marseillaise, accompagné par une chorale de Montcuq qu'il fera se produire lors d'une émission Champs-Élysées de Michel Drucker.

Sous l'égide d'Yves Bigot et Philippe Poustis (respectivement directeur général et directeur artistique de la Fnac Music), l'artiste sort en 1993 un nouveau disque, La Désabusion, dont les bases sont enregistrées dans son studio à la Taillade et les cuivres au studio Polygone de Toulouse, avec la présence du guitariste Micky Finn et prépare une nouvelle tournée. Il expose ses peintures à Paris, puis part en tournée avec le groupe anglais de Micky Finn, les Leggs.

Un ultime album, composé de différents titres chantés et/ou écrits par des membres de sa famille (son fils Arthur et sa femme Jacqueline Monestier, dite Kinou) et quelques amis musiciens sort en 1993, La Vie chez les automobiles.

Vie privéeModifier

En 1967, Nino Ferrer embauche Jacqueline Monestier en tant que secrétaire particulière. Elle devient sa compagne quelques mois plus tard. En 1970, il s'éloigne pendant un temps de Kinou (le surnom de Jacqueline Forestier) pour vivre une brève liaison avec l'actrice Brigitte Bardot[7].

Nino Ferrer et Kinou ont deux enfants : Pierre Ferrari[8], né en septembre 1973, et Arthur Ferrari, né le [3]. Ils se marient le 30 décembre 1978 à Saint Cyprien, dans la plus grande intimité.

MortModifier

En sa mère Mounette , qui vivait à ses côtés dans sa propriété de La Taillade depuis le décès de son père en 1982, meurt à l'âge de 86 ans après plusieurs mois durant lesquels elle a connu d'importants problèmes de santé (AVC, arrêt cardiaque) et s'est progressivement affaiblie. Kinou Ferrari attribue sa mort aux conséquences d'une violente chute qu'elle avait faite alors que Nino Ferrer lui faisait visiter de nouveaux aménagements sur sa propriété [9]. Deux mois après, le , le chanteur se tire une balle dans le cœur au milieu d'un champ de blé jouxtant la Taillade à Saint-Cyprien (Lot), deux jours avant son soixante-quatrième anniversaire[10].

Selon ses premiers biographes, le suicide aurait hanté Nino Ferrer dès l'âge adulte. Au printemps 1998, alors que l'état de santé de sa mère ne laisse plus de doute quant à sa fin prochaine, il débute l'écriture d'un journal intime manuscrit (le précédent ayant été arrêté 40 ans plus tôt), qu'il intitule 1998 et suite (peut-être). Il n'y couche que les brouillons de nouvelles chansons et un testament en rimes, dans lequel il demande pardon à ses proches pour son caractère irascible, et lance ses dernières accusations contre le showbiz . Après le décès de sa mère dont il s'estime responsable, Nino Ferrer s'enfonce dans une profonde dépression qui inquiète ses proches et interrompt les premières sessions d'enregistrement de ce qu'il veut être son dernier album, Suite et fin. Début août, de nombreux signes laissent deviner qu'il est en train d'organiser sa mort. Inquiète, sa femme fait venir un médecin, auquel Nino déclare qu'il va se tuer dans deux jours. Celui-ci ne le prend pas au sérieux, et lui prescrit des anxiolytiques qui le font plonger dans un état d'intense exaltation. Le lendemain, à l'occasion d'un repas donné pour l'anniversaire de femme Kinou, il exige qu'on l'appelle désormais "Don Nino Ferrer", en référence à Don Quichotte, avant de se dévêtir et plonger nu dans la piscine de sa propriété. Le 13 août 1998, il s'arrange pour éloigner sa femme, en lui demandant d'aller disperser les cendres de sa mère dans le jardin de La Taillade. Il endosse une vieille veste qu'il portait en concert dans les années 1960, revêt un chapeau rappelant ceux qu'il arborait dans les années 1970. Il dépose à divers endroits de sa propriété des lettres pour ses proches, prend sa voiture pour se rendre au milieu d'un champ d'où il appréciait la vue sur la région du Quercy, et se donne la mort[11].

Son ami Richard Bennett raconte que, quelques mois avant sa disparition, le chanteur lui avait téléphoné, passant dans une discothèque où il va le retrouver. Il est désabusé et déclare : « "La prochaine fois que l'on va se voir, ça sera pour se raconter nos maladies, nos histoires de prostate". J'essaie de lui remonter le moral, mais il ajoute : "Tu te rends compte, j'ai écrit, composé et produit près de deux cents chansons, et les gens n'en connaissent que trois. C'est comme un peintre prolifique dont on ne connaîtrait que trois tableaux, car tous les autres sont dans des coffres". » Bennett ajoute que « Nino a toujours été excessif, ultra-sensible et contradictoire et sa situation le minait. »[réf. souhaitée]

DiscographieModifier

Albums studioModifier

Album en publicModifier

45 tours quatre titres (EP) et singlesModifier

Bel Air - Score pour les 2 premiers, Riviera ensuite, jusqu'en 1971. Ne sont cités que les pressages français.

  • 1963 : Pour oublier qu'on s'est aimé ; Souviens-toi / C'est irréparable ; 5 bougies bleues
  • 1964 : Ferme la porte ; Je reviendrai / Oh ! Ne t'en va pas ; Ce que tu as fait de moi (Nino Ferrer et les Jubilées)
  • 1965 : Viens je t'attends ; Au bout de mes vingt ans / Jennifer James ; Tchouk-ou-tchouk
  • 1966 : Mirza ; Les cornichons / Il me faudra… Natacha ; Ma vie pour rien
  • 1966 : Le monkiss de la police ; Monkiss est arrivé / Avec toi j'ai compris le monkiss ; Y'a que toi monkiss (Nino ferrer et les Gottamou)
  • 1966 : Alexandre ; Oh ! Hé ! Hein ! Bon ! / Le blues des rues désertes ; Longtemps après
  • 1966 : Je veux être noir ; Si tu m'aimes encore / La bande à Ferrer (1re partie) ; La bande à Ferrer (2e partie)
  • 1967 : Le téléfon ; Je cherche une petite fille / Madame Robert ; Le millionnaire
  • 1967 : Mao et Moa ; Je vous dis bonne chance / Mon copain Bismarck ; N-F in trouble
  • 1968 : Le roi d'Angleterre ; Il me faudra… Natacha / Les petites jeunes filles de bonne famille ; Monsieur Machin
  • 1968 : Mamadou Mémé ; Œrythia / Les yeux de Laurence ; Non ti capisco più
  • 1969 : Je vends des robes ; La Rua Madureira / Tchouk-ou-tchouk ; Le show-boat de nos amours
  • 1969 : Agata ; Un premier jour sans toi / Justine ; Les hommes à tout faire
  • 1970 : Oui mais ta mère n'est pas d'accord / Le blues anti-bourgeois
  • 1970 : Viens tous les soirs / L'amour, la mort, les enterrements
  • 1971 : Les Enfants de la patrie / La Maison près de la fontaine
  • 1975 : Le Sud / The garden (CBS) (Le Sud n'a été ajouté sur la réédition vinyle de l'album Nino and Radiah qu'en 1982, puis sur CD)
  • 1975 : Alcina de Jesus / Les morceaux de fer (CBS)
  • 1976 : Chanson pour Nathalie / Moon (CBS)
  • 1978 : Joseph Joseph / L'Inexpressible (CBS)
  • 1981 : Pour oublier qu'on s'est aimé / Michael et Jane (WEA)
  • 1982 : Semiramis / Micky Micky (WEA)
  • 1983 : Il pleut bergère / Blues des chiens (WEA)
  • 1986 : L'arche de Noé : Création ; Chita Chita / L'arche de Noé (Le Chant du Monde)
  • 1989 : La Marseillaise / Il pleut bergère (2e plage réenregistrée avec les gens de son village) (Barclay)
Participations
  • 1964 : Les Dolly Brothers : chant sur Hello Dolly (EP Barclay 72638), mais son nom ne figure pas sur la pochette.
  • 1966 : Jerk avec Les Gottamou : Gamma-goochee ; All about my girl / Blues des Gottamou ; Gribouille (EP Riviera + rééd.CD. guitare sur les 4 plages).
  • 1969 : B.O.F. Tout peut arriver : chant sur La route (inédit) (EP Riviera)
  • 1969 : La chanson de "Génie" (45 T AFP Bates, disque publicitaire monoface, avec 9 jingles composés et chantés par Nino Ferrer)
  • 1972 : sur l'album de l'adaptation française de Jésus-Christ Superstar, chant de Dites-moi ce qui se passe, avec J. Bennett (Barclay 80459)
  • 1975 : chant de Croco du ciel sur un single de Radiah Frye (CBS 3753)

Musique de série téléviséeModifier

Principales compilationsModifier

  • 1990 : L'indispensable (coffret Barclay 6 cd, 110 titres), à ne pas confondre avec le double cd du même titre, contenant 24 chansons.
  • 2004 : L'intégrale (coffret Barclay 12 cd + 1 dvd et 1 bd de 50 pages). Le vol. 2 des années 1960 contient 6 titres en version différente de l'originale. Le coffret contient plusieurs titres inédits uniquement sortis en 45 T ou seulement en Italie.
  • 2008 : Sacré Nino... (coffret Long Box Universal 3 cd 53 titres)
  • 2012 : Les 50 plus belles chansons de Nino Ferrer (coffret Barclay 3 cd)
  • 2013 : L'intégrale des enregistrements studio & live (coffret Barclay/Universal 14 cd) 206 pistes dont 9 inédites.

VidéographieModifier

  • 1996 : Nino Ferrer : Concert - Château de Marcillac, Polygram (no 195 279-3), VHS (EAN 325-9-1195-2793-0) : enregistré en 1994 au château de Marcillac (Saint-Cyprien), réédition DVD en 2011 par Alex Prod sous le titre Nino Ferrer : Anthologie - Son dernier concert, 90 min.
  • 2011 : Douce France : Nino Ferrer, documentaire de Laurent Lichtenstein et Jacques Pessis, France Télévisions / P6 Productions, 52 min[12].

HommagesModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Christophe Conte et Joseph Ghosn, Nino Ferrer. Du Noir Au Sud., Éditions no 1, 2005.
  • Frank Maubert, La mélancolie de Nino, Éditions Scali, 2006.
  • Henry Chartier, Nino Ferrer : c'est irréparable, Éditions Le Bord de l'eau, 2007.
  • Henry Chartier, Nino Ferrer, un homme libre, Éditions Le Mot et le Reste, 2018.

ArticleModifier

  • « Interrogations écrites : entretien avec Nino Ferrer », L'Autre Journal, no 93 04,‎ , p. 44-45

Liens externesModifier