Mile Isaković

joueur de handball yougoslave

Mile Isaković
Image illustrative de l’article Mile Isaković
Fiche d’identité
Nationalité Drapeau de la Serbie Serbie
Naissance (63 ans)
Lieu Šabac, Drapeau de la République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie
Taille 1,86 m (6 1)
Masse 78 kg (172 lb)
Poste ailier gauche, entraîneur
Parcours professionnel *
SaisonsClub M. (B.)
0000-1987 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Metaloplastika Šabac
1986-1987 Drapeau : Allemagne de l'Ouest TSV Milbertshofen
1987-1988 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Metaloplastika Šabac
1988-1991 Drapeau : France US Créteil
1991-1993 Drapeau : France OM Vitrolles
Sélections en équipe nationale **
Année(s)Équipe M. (B.)
?-? Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Yougoslavie 190 (734)
Équipes entraînées
Année(s)Équipe Stat
1992-1996 Drapeau : France OM Vitrolles
2004-2005 Drapeau : République fédérale de Yougoslavie RF Yougoslavie fém.
2006-2006 Drapeau : Italie PM Secchia (it)
2006-2008 Drapeau : France US Créteil
 ? Drapeau : Serbie Metaloplastika Šabac (dir. sportif)
* Matchs joués et buts marqués dans chaque club
comptant pour le championnat national
et les compétitions nationales et continentales.
** Matchs joués et buts marqués pour l'équipe
nationale en match officiel.

Mile Isaković (en serbe : Миле Исаковић), né le à Šabac, est un ancien joueur de handball yougoslave puis serbe devenu entraîneur.

BiographieModifier

Joueur clé de l'équipe de Yougoslavie pendant les années 1980 avec 190 sélections pour 734 buts, il est champion olympique en 1984[1] et champion du monde en 1986.

Avec son club de Metaloplastika Šabac, il est cinq fois champion de Yougoslavie et remporte également la Coupe d'Europe des clubs champions en 1985 et en 1986 après avoir échoué en finale en 1984. Considéré comme l'un des meilleurs joueurs du monde, il rejoint en 1986 le promu allemand du TSV Milbertshofen[2]. Mais l'expérience ne se passe pas très bien, au point où il pense même arrêter le handball au terme de la saison[2]. Finalement, il est convaincu par le président du Metaloplastika de retrouver son ancien club car il avait perdu beaucoup de joueurs. La saison 87/88 se termine mal pour Isakovic puisqu'il est suspendu un an après une bagarre générale lors d'un match face à Bitola[2]. Si la sanction est finalement levée par la fédération, Isakovic décide de ne pas disputer les Jeux olympiques de Séoul, fatigué de ses 10 ans en équipe nationale et ayant eu du mal à obtenir sa lettre de sortie[2].

Convoité par de nombreux clubs dont le FC Barcelone[3], club où vient de signer son compatriote Veselin Vujović, ou Malaga[2], Jean-Claude Tapie, le président de l'US Créteil, parvient à le convaincre et le fait signer malgré l'anonymat relatif du club[3]. Son apport au club francilien est tel que, dès sa première année, il permet de décrocher le seul titre de champion de France du club, enlève la Coupe de France et dispute la finale de la Coupe des Coupes, la première finale de coupe d'Europe disputée par un club français. La saison suivante, Créteil ne terminera que quatrième de D1, mais disputera la première demi-finale de la Coupe des clubs champions d'un club français, face au FC Barcelone.

En 1991, il termine sa carrière de joueur à l'OM Vitrolles où il entame sa carrière d'entraîneur. Il mène ainsi le club marseillais à la victoire en Coupe de France et surtout au premier titre européen remporté par un club français, la Coupe des Coupes en 1993. Toutefois, il joue quelques matchs en fin de saison 1992/1993, notamment lors de la finale européenne face au Fotex Veszprém SE où il remplace Éric Quintin. Il poursuit avec l'OM Vitrolles en remportant les titres de champion de France en 1994 et 1996 et la Coupe de France 1995.

Retourné en Yougoslavie à la suite de la faillite de l'OM Vitrolles en 1996, il est nommé président de la fédération de RF Yougoslavie de handball en 2002[4] puis sélectionneur de l'équipe nationale féminine en 2004[5].

En 2006, il retrouve la France en signant un contrat de deux ans en tant qu'entraîneur de US Créteil[6]. Une crise cardiaque contractée le [7] l'a éloigné des terrains un certain temps[8]. Non prolongé à Créteil, il rentre chez lui à Šabac où il aide le club du Metaloplastika, notamment au poste de directeur sportif.

Carrière de joueurModifier

Palmarès de joueurModifier

En sélection nationaleModifier

En clubModifier

Compétitions internationales
Compétitions nationales

Récompenses individuellesModifier

Palmarès d'entraîneurModifier

FamilleModifier

Il est l'oncle de la nageuse slovène Sara Isakovič.

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en) « Profil de Mile Isakovic », sur sports-reference.com (consulté le 5 décembre 2019)
  2. a b c d et e « Mile Isaković, de l'or dans les mains », Hand-ball : bulletin fédéral, Fédération française de handball, no 243,‎ , p. 14-17 (lire en ligne, consulté le 5 décembre 2019)
  3. a et b « Interview de Jean-Claude Tapie », sur lequipe.fr, (consulté le 5 décembre 2019)
  4. (sr) « Predsednik Skupštine RSJ Mile Isaković šalje pismo u sedište EHF », sur arhiva.glas-javnosti.rs, (consulté le 17 février 2020)
  5. (sr) « Liste des sélectionneurs de la RF Yougoslavie/Serbie (1996-2008) », sur politika.rs, (consulté le 5 décembre 2019)
  6. « Créteil rappelle la star Isakovic », sur leparisien.fr, (consulté le 5 décembre 2019)
  7. « Mile Isakovic hospitalisé », sur handzone.net, (consulté le 5 décembre 2019)
  8. « Mile Isakovic va mieux », sur handzone.net, (consulté le 5 décembre 2019)

Liens externesModifier