Michaël Buffat

personnalité politique suisse (UDC/VD)

Michaël Buffat, né le à Yverdon-les-Bains (originaire de Vuarrens), est une personnalité politique suisse, membre de l'Union démocratique du centre (UDC).

Michaël Buffat
Illustration.
Portrait officiel, 2019.
Fonctions
Conseiller national
En fonction depuis le
Législature 50e, 51e, 52e
Groupe politique UDC (V)
Commission CER ((depuis 2023)
CIP (2015-2023)
Député au Grand Conseil du canton de Vaud
Législature 2007-2012, 2012-2017
Biographie
Date de naissance (44 ans)
Lieu de naissance Yverdon-les-Bains
Nationalité Suisse
Parti politique UDC
Profession Cadre bancaire
Résidence Vuarrens

Il est député du canton de Vaud au Conseil national depuis 2015.

Biographie modifier

Michaël Buffat naît à Yverdon le . Il est originaire de Vuarrens, dans le district du Gros-de-Vaud[1]. Son père est agriculteur et sa mère institutrice[2]. Il a un frère, qui reprend plus tard le domaine agricole familial[3].

Il fait un apprentissage d'employé de commerce dans le domaine bancaire et obtient un certificat fédéral de capacité, puis un diplôme d'expert en économie bancaire. Il dirige depuis 2006 l'agence de la Banque cantonale vaudoise à Prilly[4],[5],[3],[6].

Il est marié[7] et a le grade de fourrier à l'armée[1].

Il habite à Vuarrens[2].

Parcours politique modifier

Il commence sa carrière politique au niveau communal avec son élection au Conseil général (législatif) de Vuarrens en 1998, où il siège jusqu'en 2005.

Il cofonde la section jeune de l'UDC vaudoise en 2002, avec Kevin Grangier[8].

En 2007, il est élu au Conseil communal (législatif) à Crissier, où il siège pour une législature de cinq ans. La même année, il est député au Grand Conseil vaudois, où il siège jusqu'à son élection au Conseil national en 2015. Au sein du législatif vaudois, il a été chef du groupe UDC et président de la Commission des finances[5],[6],[9].

À l'été 2015, il est impliqué dans la dite « affaire Despot »[10].

Il est élu au Conseil national en 2015[5], et réélu en 2019[11] et 2023[12] (il est également candidat au Conseil des États lors de ces trois élections, sur un ticket commun avec le libéral-radical Pascal Broulis lors de la dernière[13]). Il siège à la Commission des institutions politiques (CIP) jusqu'en mai 2023, puis à la Commission de l'économie et des redevances (CER)[14]. Il est aussi membre suppléant de la Commission de rédaction.

En , il est désigné candidat à l'élection au Conseil d'État du canton de Vaud par son parti, par acclamation (seul candidat)[7]. Il échoue à se faire élire lors du second tour le .

Positionnement politique modifier

Le journal Le Temps le dit proche de l'aile blochérienne de l'UDC[6],[5]. Il est le parlementaire romand le plus à droite sur l'échiquier politique selon les classements établis en 2017, 2018 et 2020 par l'institut Sotomo[3],[15],[16],[17].

Il est membre de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre[18] et se déclare contre l'adhésion de la Suisse à l'Union européenne[19].

Vie privée modifier

En , lors de la campagne pour élections fédérales, il fait l'objet d'une plainte pénale de son ex-conjointe pour violences envers elle[5].

En octobre 2023, il est mis en cause une seconde fois pour violences conjugales[20],[21].

Notes et références modifier

  1. a et b « Biographie de Michaël Buffat », sur le site de l'Assemblée fédérale suisse.
  2. a et b « L'UDC Michaël Buffat désigné pour la course au Conseil d’État vaudois », sur rts.ch, (consulté le )
  3. a b et c Yan Pauchard, « Michaël Buffat, le banquier qui défend le pouvoir d’achat », Le Temps,‎ , p. 8 (ISSN 1423-3967, lire en ligne  , consulté le )
  4. BCV, « Prilly », sur bcv.ch (consulté le )
  5. a b c d et e Céline Zünd, « L’UDC vaudois Michaël Buffat visé par une plainte », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  6. a b et c Yelmarc Roulet, « Les jeunes ambitions de l’UDC vaudois Michaël Buffat », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  7. a et b Jérôme Cachin, « Élections cantonales 2022 – Michaël Buffat, candidat de «l’alternative» au Conseil d’État »  , sur 24 heures, (consulté le )
  8. « Kevin Grangier présidera l'UDC vaudoise », Swissinfo,‎ (lire en ligne)
  9. « Vaud: l'UDC Michael Buffat reprend la direction de la Commission des finances », La Côte,‎ (lire en ligne)
  10. Sylvia Revello, « Les ramifications de «l’affaire Despot» devant le Tribunal de police lausannois », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  11. « L'UDC lance deux ténors dans la course aux États », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  12. « Vaud: Pierre-Yves Maillard (PS) élu aux Etats dès le premier tour, le PS, l'UDC et Le Centre gagnent un siège au National », sur Radio télévision suisse, (consulté le )
  13. Simone Honegger, « Élections fédérales 2023 – L’UDC Vaud lance Michaël Buffat pour le Conseil des États »  , sur 24 heures, (consulté le )
  14. Simone Honegger, « Députation fédérale – Les Vaudois en force sur les dossiers économiques à Berne »  , 24 heures, (consulté le ), p. 7
  15. Michael Hermann et David Krähenbühl, Institut Sotomo (trad. Bernard Wuthrich), « Rating des parlementaires: ces politiciens dont la ligne dévie », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  16. Michael Hermann et David Krähenbühl (trad. Bernard Wuthrich), « Rating 2017 des parlementaires: même le PDC découvre l’homogénéité », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  17. Michael Hermann et David Krähenbühl, Institut Sotomo (trad. Bernard Wuthrich), « Le Conseil national glisse légèrement à gauche tandis que le Conseil des États retrouve son profil conservateur », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne  , consulté le )
  18. « Élections fédérales 2015 : 43 membres de l'ASIN à Berne », ASIN Bulletin, no 178,‎ , p. 3.
  19. UDC, « Michaël Buffat », sur udc.ch (consulté le )
  20. Céline Tzaud / cab, « Le conseiller national UDC vaudois Michaël Buffat soupçonné de violences conjugales », sur Radio Télévision suisse, (consulté le )
  21. Serge MIchel, « L’UDC vaudois Michaël Buffat rattrapé par des soupçons de violences conjugales »  , sur Heidi News, (consulté le )

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