Élections fédérales suisses de 2023

élections en Suisse

Les élections fédérales suisses de 2023, pour la 52e législature de l'Assemblée fédérale suisse, ont lieu le afin de renouveler les 200 sièges du Conseil national et 45 des 46 sièges du Conseil des États.

Élections fédérales suisses de 2023
200 sièges du Conseil national
(majorité absolue : 101 sièges)
45 des 46 sièges du Conseil des États[a]
(majorité absolue : 24 sièges)
(1er tour)
12 et 19 novembre 2023 (2e tour)
Type d’élection Élections législatives
Corps électoral et résultats
Inscrits 5 585 212
Votants 2 604 931
46,64 % en augmentation 1,5
Votes exprimés 2 554 482
Blancs et nuls 50 449
Union démocratique du centre
Voix 713 470
27,93 %
en augmentation 2,3
Députés élus 62 en augmentation 9
Sénateurs élus 6 en stagnation
Parti socialiste
Voix 466 713
18,27 %
en augmentation 1,4
Députés élus 41 en augmentation 2
Sénateurs élus 9 en stagnation
Parti libéral-radical
Voix 364 052
14,25 %
en diminution 0,9
Députés élus 28 en diminution 1
Sénateurs élus 11 en diminution 1
Le Centre
Voix 359 075
14,06 %
en augmentation 0,2
Députés élus 29 en augmentation 1
Sénateurs élus 15 en augmentation 2
Les Verts
Voix 249 891
9,78 %
en diminution 3,4
Députés élus 23 en diminution 5
Sénateurs élus 3 en diminution 2
Vert'libéraux
Voix 192 944
7,55 %
en diminution 0,3
Députés élus 10 en diminution 6
Sénateurs élus 1 en augmentation 1
Parti arrivé en tête par canton et sièges au Conseil national
Carte
Conseil national
Diagramme
Conseil des États
Diagramme2
Résultats officiels, Résultats officiels, Résultats officiels, Résultats officiels et Résultats officielsVoir et modifier les données sur Wikidata

À l'inverse des précédentes élections, le scrutin conduit à un recul du parti Les Verts au profit des deux principaux partis, l'Union démocratique du centre et le Parti socialiste.

Contexte

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Lors des précédentes élections en octobre 2019, l'ensemble des principaux partis connaissent un recul, à l'exception des partis écologistes Les Verts et Vert'libéraux. L'Union démocratique du centre se maintient néanmoins largement en tête, suivie du Parti socialiste et du Parti libéral-radical. La percée des verts ne leur permet cependant pas de modifier la « Formule magique », l'ensemble des conseillers fédéraux sortants étant ainsi réélus lors du renouvellement du Conseil fédéral deux mois plus tard[1]

Confrontés à plusieurs reculs électoraux, le Parti démocrate-chrétien et le Parti bourgeois-démocratique fusionnent début pour former Le Centre[2]. Le nouveau parti conclu début une stratégie d'apparentement avec les Vert'libéraux et le Parti évangélique suisse dans le plus grand nombre de cantons possible en vue des élections d'octobre[3].

Système électoral

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Le parlement bicaméral suisse, dit Assemblée fédérale, est doté d'une chambre basse, le Conseil national et d'une chambre haute, le Conseil des États, toutes deux renouvelées intégralement tous les quatre ans au scrutin direct.

Le Conseil national est composé de 200 sièges pourvus dans des circonscriptions correspondant aux 26 cantons suisses. Six cantons élisent chacun un conseiller au scrutin uninominal majoritaire à un tour, tandis que les 194 sièges restants sont pourvus au scrutin proportionnel dans les vingt autres cantons qui forment des circonscriptions plurinominales dont le nombre de sièges varie à chaque élection en fonction de leur population. Les listes sont dites ouvertes et les électeurs ont ainsi la possibilité de les modifier en rayant ou ajoutant des noms, d'effectuer un panachage à partir de candidats de listes différentes ou même de composer eux-mêmes leurs listes sur un bulletin vierge. Après décompte des résultats, les sièges sont répartis sans seuil électoral mais selon la méthode du quotient de Hagenbach-Bischoff puis celle de la plus forte moyenne[4].

Les listes peuvent former des apparentements — et même des sous-apparentements entre différentes listes d'un même parti — pour combiner leur résultats lors de la répartition des mandats. Les sièges obtenus sont ensuite partagés entre les différentes listes de l’apparentement toujours selon la même méthode[5]. Ce système permet aux voix des petits partis de ne pas être perdues et d'aller aux plus grands partis qui leur sont le plus proche politiquement.

Le Conseil des États est quant à lui composé de 46 sièges, soit deux pour vingt cantons et un seul pour chacun des six anciens demi-cantons : Obwald, Nidwald, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Appenzell Rhodes-Extérieures et Appenzell Rhodes-Intérieures. Sur les 26 circonscriptions ainsi formées, 24 utilisent le scrutin majoritaire plurinominal en un ou deux tours de scrutin tandis que les cantons du Jura et de Neuchâtel utilisent un système proportionnel[6].

Changements récents

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Depuis 2015, la répartition des sièges par circonscription est fondée sur la population résidente et réactualisée à chaque élection. Conformément aux chiffres de l'Office fédéral de la statistique à la fin 2020, le canton de Zurich dispose d’un siège supplémentaire (36 sièges) par rapport aux précédentes élections, tandis que le canton de Bâle-Ville en a un de moins (4 sièges)[7].

Forces en présence

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Parti Sigle Groupe Tendance politique Résultat en 2019 Avant l'élection 2023
CN CE CN CE
Union démocratique du centre UDC V Droite à extrême droite
conservatisme, libéralisme, souverainisme, national-conservatisme, euroscepticisme, Anti-écologisme
53 6 53 7
Parti socialiste PS S Gauche à centre gauche
social-démocratie, europhilie, anticapitalisme
39 9 39 6
Parti libéral-radical PLR RL Centre à centre droit
libéralisme, radicalisme
29 12 29 12
Le Centre LC M-CEB Centre à centre droit
démocratie chrétienne, conservatisme social, conservatisme fiscal, libéralisme
28 13 28 14
Les Verts LV[b] G Gauche à centre gauche
écologisme, europhilie, progressisme
28 5 28 5
Vert'libéraux PVL GL Centre
écologisme, europhilie, libéralisme, progressisme
16 0 16 0
Parti évangélique PEV M-CEB Centre gauche à centre
démocratie chrétienne, conservatisme social, europhilie
3 0 3 0
Union démocratique fédérale UDF V Droite
fondamentalisme chrétien, populisme, national-conservatisme, euroscepticisme
1 0 1 0
Ligue des Tessinois Lega V Droite
régionalisme, populisme, national-conservatisme, euroscepticisme
1 0 1 0
Parti suisse du travail PST-POP G Extrême gauche à gauche
communisme, socialisme
1 0 1 0
solidaritéS Sol G Extrême gauche
communisme, socialisme
1 0 1 0
Divers droite Ind. V Droite
conservatisme, libéralisme
0 1 0 1
Vacant - - - 1
  • M-CEB = Le groupe du centre. Le Centre-PEV
  • G = Grün (Verts)
  • GL = Grünliberal (Vert libéral)
  • RL = Radical libéral
  • S = Socialiste
  • V = Volkspartei (traduction de la SVP-UDC en français : « Parti du peuple » (Volk))

À noter que certains groupes ont une abréviation officielle en allemand, certains en français

Sortants ne renouvelant pas leur candidature

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Conseillers nationaux (état au 8 avril 2023) (26/200)

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Conseillers aux États (état au 8 avril 2023) (9/46)

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Listes pour le Conseil national

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Pour cette année, l'Office fédéral de la statistique rapporte[11] un record de candidatures déposées. Ce sont au total 5 909 personnes (2 408 femmes (41 %) & 3 501 hommes (59 %)), soit 1 264 ou 27 % de plus qu'il y a quatre ans, qui se portent candidats à l'élection au conseil national sur un total de 618 listes, à savoir 107 de plus que pour 2019. En outre, près d'un tiers (30 %) des candidats ont moins de 30 ans. Là où l'âge moyen est en-dessous de 40 ans sont les listes des Verts et du PS et là où l'âge moyen dépasse 50 ans sont des petits partis de droite populiste et régionaliste à savoir la Ligue des Tessinois et le MCG.

Listes pour le Conseil des États

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Sondages

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Sondages électoraux

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Institut Date Échantillon PS LV PVL PEV LC PLR UDC UDF Autres PBD PDC
Résultats[54] 2 554 482 18,27 % 9,78 % 7,55 % 1,95 % 14,06 % 14,25 % 27,93 % 1,23 % 4,99 %
Sotomo 31 850 18,3 % 9,7 % 6,8 % 2,1 % 14,3 % 14,1 % 28,1 % NC 6,6 %
OpinionPlus 1 623 17,8 % 10,4 % 7,2 % 2,2 % 14,1 % 14,0 % 28,8 % 1,1 % 4,6 %
LeeWas 29 081 17,6 % 10,5 % 7,5 % NC 13,6 % 13,8 % 28,7 % NC 8,3 %
50plus1 4 551 17,3 % 10,0 % 8,8 % NC 14,4 % 13,1 % 28,9 % NC 7,6 %
Sotomo 40 889 17,3 % 10,7 % 7,3 % 2,1 % 14,8 % 14,6 % 27,6 % NC 5,6 %
LeeWas 25 688 17,3 % 10,7 % 8,2 % NC 13,9 % 14,3 % 27,9 % NC 7,7 %
Sotomo 25 216 17,8 % 10,2 % 8,3 % 2,1 % 14,3 % 14,6 % 27,1 % NC 5,5 %
Sotomo 27 058 17,8 % 10,7 % 8,3 % 2,1 % 13,3 % 15,6 % 26,6 % NC 5,6 %
LeeWas 27 668 16,9 % 11,1 % 8,5 % NC 13,5 % 15,4 % 27,5 % NC 7,1 %
Sotomo 21 038 16,3 % 11,7 % 9,3 % 2,1 % 13,3 % 16,1 % 26,1 % NC 5,1 %
LeeWas 26 298 16,2 % 11,8 % 9,2 % NC 13,4 % 16,4 % 25,9 % NC 7,1 %
gfs.bern [55] 14,5 % 16,0 % 10,8 % 2,0 % 12,4 % 14,1 % 24,7 % NC 5,5 %
LeeWas 19 324 16,2 % 11,7 % 10,2 % NC 13,3 % 15,4 % 27,0 % NC 6,2 %
Sotomo 27 976 15,8 % 13,2 % 9,8 % 2,1 % 13,3 % 13,6 % 26,6 % NC 5,6 %
Le , le PDC et le PBD fusionnent pour former Le Centre (LC).
Sotomo 19 620 16,8 % 12,2 % 9,8 % 2,6 % 15,1 % 24,1 % NC 5,6 % 1,9 % 11,9 %
Dernières élections[56] 2 424 202 16,84 % 13,20 % 7,80 % 2,08 % 15,11 % 25,59 % 1,0 % 5,56 % 2,44 % 11,38 %

Projections de sièges

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Institut Date POP Sol. PS LV PVL PEV LC PLR UDC MCG LEGA UDF Autres PBD PDC
Résultats[54] 41 23 10 2 29 28 62 2 1 2
NZZ 1 42 23 11 2 30 31 56 1 2 1
Tamedia 40 24 13 29 30 57 7
CHMedia 1 39 24 12 2 32 31 55 2 2
Le , le PDC et le PBD fusionnent pour former Le Centre (LC).
Dernières élections[56] 1 1 39 28 16 3 29 53 1 1 3 25

Campagne

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Financement

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La loi fédérale sur les droits politiques intégrant des règles de transparence du financement de la vie politique[57] s’applique pour la première fois lors des élections fédérales de 2023 (ainsi qu'aux votations fédérales dès mars 2024)[58]. Les partis doivent communiquer les dons reçus supérieurs à 15 000 francs. Les organisateurs de campagne électorale doivent publier leurs comptes s'ils dépassent 50 000 francs. Les dons anonymes ou de l'étranger sont interdits[59].

En date du , le Contrôle fédéral des finances a publié les premières déclarations chiffrées de quelques partis[60], les chiffres annoncés par d'autres partis devant être vérifiés sur deux semaines après le 7 septembre[61].

Si la déclaration des libéralités est désormais une obligation, le décompte total semble quant à lui rester flou. En effet, le 19 septembre 2023, Direct Magazine (journal lié au Parti socialiste) rapporte qu'en total cumulé, à savoir la déclaration par parti au niveau national et cumul des déclarations des partis cantonaux et par candidats, le PLR serait celui qui disposerait du plus important budget, à hauteur de près de 13 390 000 CHF, l'UDC arrivant seconde avec 12 230 000 CHF alors que le PS serait le parti ayant les plus importants budgets au niveau cantonal[62]. Ces chiffres sont contredits par le journal Le Temps qui rapporte[63] des chiffres différents et inférieurs en date du où le PLR bénéficierait de 12,4 millions et l'UDC de 11,1 millions. Enfin la télévision publique alémanique SRF publie à la même date des chiffres encore différents et inférieurs[64].

Les déclarations permettent également de mettre en lumière les plus importants donateurs puisque Le Temps rapporte que les dix dons individuels les plus importants représentent à eux seuls 40% des dons nominatifs soumis à déclaration[63].

Quatre associations patronales, à savoir Économiesuisse, l'Union patronale suisse, l'Union suisse des arts et métiers ainsi que l'Union suisse des paysans unies sous forme de groupement des fédérations économiques appelé Perspective Suisse ont cumulé des libéralités de 2 196 560[63] de CHF (près de 500 000 par organisation) répartis principalement pour les campagnes des partis et candidats du PLR, de l'UDC, du Centre et du PVL[64]. La Fondation pour une politique bourgeoise, organe de financement de campagne[65] de l'UDC a également déclaré 500 000 CHF en faveur de son parti et de ses candidats[64] alors que l’Alliance climatique, composée de plus de 148 organisations et associations syndicales, environnementales, écologistes, caritatives, humanitaires ou encore religieuse a budgété 337 000 CHF[63] pour la manifestation nationale pour le climat à Berne du , événement s'inscrivant dans le contexte de la campagne électorale.

En outre, les deux plus grands donateurs individuels sont Carmita Burkard ayant fait un don de 1 million aux Verts[66] et Christoph Blocher avec une libéralité déclarée de 500 000 CHF pour son parti, l'UDC.

Enfin, Donato Scognamiglio, candidat du Parti évangélique zurichois, a déclaré les libéralités les plus importantes pour une campagne électorale personnelle à hauteur de 365 000 CHF[64].

Financement déclaré
Parti Déclaré par parti (CHF) au
CDF
Total cumulé
SRF
Total cumulé
Le Temps
Total cumulé
DirectMagazine
UDC 4 865 000 CHF 10 180 000 CHF 11 100 000 CHF 12 230 000 CHF
PS 1 708 000 CHF 7 182 100 CHF 6 900 000 CHF 7 360 000 CHF
PLR 2 500 000 CHF 11 480 000 CHF 12 400 000 CHF 13 390 000 CHF
LV 1 313 450 CHF 3 653 750 CHF 3 700 000 CHF 3 960 000 CHF
LC 2 100 000 CHF 7 190 000 CHF 6 600 000 CHF 7 670 000 CHF
PVL 1 017 100 CHF 2 905 670 CHF 2 900 000 CHF 3 690 000 CHF
PEV 275 000 CHF 1 181 670 CHF 1 410 000 CHF 120 000 CHF
AL 85 000 CHF 85 000 CHF n.c. n.c.
Lega 315 000 CHF n.c. n.c. n.c.
MCG 80 000 CHF 80 000 CHF n.c. n.c.
PP 200 000 CHF 200 000 CHF n.c. n.c.
MV 150 000 CHF 150 000 CHF n.c. n.c.

Ambitions électorales

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Les présidents de parti à la télévision le soir des élections.
  • Les Verts ambitionnent de dépasser le PLR et de devenir la troisième force politique électorale du pays au Conseil national[67].
  • Le PLR veut dépasser le PS et devenir le deuxième parti de Suisse[68].
  • Les Vert'libéraux souhaitent dépasser les 10 % et regagner des sièges au Conseil des États[69].
  • Le Centre ambitionne d'égaler la moyenne arithmétique des résultats du PDC et du PBD ainsi que de gagner des électeurs dans les cantons du Plateau tout en maintenant son électorat là où l'ancien nom « chrétien » du PDC leur offrait une assise forte[70].
  • Le PS veut rester la deuxième force politique du pays[71].
  • L'UDC ambitionne de reconquérir les 100 000 électeurs perdus en 2019[72].

Résultats

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Conseil national

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Au niveau fédéral

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Résultats préliminaires des élections du Conseil national de 2023[73],[74],[75]
 
Parti Sigle Voix % +/- Sièges +/-
Union démocratique du centre UDC 713 470 27,93   2,34 62   9
Parti socialiste suisse PS 466 713 18,27   1,43 41   2
Parti libéral-radical PLR 383 171 14,25   0,86 28   1
Le Centre[c] LC 359 075 14,06   0,24 29   1
Les Verts LV[b] 249 891 9,78   3,42 23   5
Vert'libéraux PVL 192 944 7,55   0,25 10   6
Parti évangélique PEV 49 828 1,95   0,13 2   1
Union démocratique fédérale UDF 31 512 1,23   0,23 2   1
Parti suisse du travail PST 18 434 0,72   0,33 0   1
solidaritéS (et alliés) Sol 0   1
Ligue des Tessinois Lega 14 159 0,55   0,2 1  
Mouvement citoyens genevois MCG 13 018 0,51   0,29 2   2
Liste alternative AL 4 342 0,17   0,15 0  
Centre gauche - PCS PCS 2 397 0,09   0,17 0  
Démocrates suisses DS 2 029 0,08   0,04 0  
Autres partis 72 608 2,84 0  
Votes valides 2 554 482 98,06
Votes blancs et invalides 50 449 1,94
Total 2 604 931 100 200  
Abstention 2 980 281 53,36
Inscrits/Participation 5 585 212 46,64

Ajustement des résultats

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Le , l'Office fédéral de la statistique communique une correction des forces des partis sur le plan national. Elle n'affecte aucunement la répartition des sièges, mais fait s'échanger de position le PLR et le Centre[76],[77]. En , un rapport[78] mandaté par la Confédération conclut à une erreur de programmation. L'erreur touche la retranscription des données transmises par tableur Excel vers le système interne de l'Office fédéral de la statistique[79].

Par canton

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Conseil des États

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La Chancellerie fédérale ne fournit pas le total des voix par parti au niveau national.

Résultats des élections du Conseil des États de 2023[réf. nécessaire]
 
Parti Sigle 1er tour 2d tour Total
Sièges
+/-
Sièges Sièges
Le Centre[c] LC 10[d] 5 15   2
Parti libéral-radical PLR 9 2 11   1
Parti socialiste suisse PS 5 4[e] 9  
Union démocratique du centre UDC 4 2[f] 6  
Les Verts LV 3 0 3   2
Vert'libéraux PVL 0 1 1   1
Mouvement citoyens genevois MCG 0 1 1   1
Parti évangélique PEV 0 0 0  
Ligue des Tessinois Lega 0 0 0  
Autres partis 0 0 0  
Indépendants 0 0 0   1
Total 31 15 46  

Déroulement

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Avant même le premier tour, deux conseillers sont élus en l'absence d'opposants : Daniel Fässler (LC) en Appenzell Rhodes-Intérieures le 30 avril 2023 et Erich Ettlin (LC) dans le canton d'Obwald le 4 septembre 2023.

Trente-et-un sièges, soit plus de la majorité, sont pourvus lors du premier tour le 22 octobre[80]. Sur les 15 sièges restants, 2 sont pourvus dès le 24 octobre en raison du désistement des opposants au second tour des deux candidats arrivés en tête dans le canton de Berne, Flavia Wasserfallen (PS) et Werner Salzmann (UDC), qui sont par conséquent tacitement élus[81]. Des seconds tours sont nécessaires dans le reste des cantons pour départager les candidats aux 13 sièges restants. Une partie sont organisés le 12 novembre pour un siège dans le canton de Vaud et deux sièges dans les cantons de Fribourg, Genève et Valais. Les autres second tours ont lieu le 19 novembre pour un siège en Argovie, à Schaffhouse, Soleure et Zurich, et deux sièges pour le canton du Tessin[82].

Sièges par canton

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Élus au Conseil des États par canton[74]
Canton Conseillers sortants Parti Conseillers élus Parti
  Zurich Daniel Jositsch PS Daniel Jositsch PS
Ruedi Noser PLR Tiana Angelina Moser PVL
  Berne Hans Stöckli PS Flavia Wasserfallen PS
Werner Salzmann UDC Werner Salzmann UDC
  Lucerne Damian Müller PLR Damian Müller PLR
Andrea Gmür-Schönenberger LC Andrea Gmür-Schönenberger LC
  Uri Heidi Z'graggen LC Heidi Z'graggen LC
Josef Dittli PLR Josef Dittli PLR
  Schwytz Othmar Reichmuth LC Petra Gössi PLR
Alex Kuprecht UDC Pirmin Schwander UDC
  Nidwald Hans Wicki PLR Hans Wicki PLR
  Obwald Erich Ettlin LC Erich Ettlin LC
  Glaris Thomas Hefti PLR Benjamin Mühlemann PLR
Mathias Zopfi LV Mathias Zopfi LV
  Zoug Peter Hegglin LC Peter Hegglin LC
Matthias Michel PLR Matthias Michel PLR
  Fribourg Isabelle Chassot LC Isabelle Chassot LC
Johanna Gapany PLR Johanna Gapany PLR
  Soleure Pirmin Bischof LC Pirmin Bischof LC
Roberto Zanetti PS Franziska Roth PS
  Bâle-Campagne Maya Graf LV Maya Graf LV
  Bâle-Ville Eva Herzog PS Eva Herzog PS
  Schaffhouse Hannes Germann UDC Hannes Germann UDC
Thomas Minder Ind Simon Stocker PS
  Appenzell Rhodes-Extérieures Andrea Caroni PLR Andrea Caroni PLR
  Appenzell Rhodes-Intérieures Daniel Fässler LC Daniel Fässler LC
  Saint-Gall Benedikt Würth LC Benedikt Würth LC
Esther Friedli UDC Esther Friedli UDC
  Grisons Stefan Engler LC Stefan Engler LC
Martin Schmid PLR Martin Schmid PLR
  Argovie Thierry Burkart PLR Thierry Burkart PLR
Hansjörg Knecht UDC Marianne Binder-Keller LC
  Thurgovie Brigitte Häberli-Koller LC Brigitte Häberli-Koller LC
Jakob Stark UDC Jakob Stark UDC
  Tessin Marco Chiesa UDC Marco Chiesa UDC
Marina Carobbio Guscetti PS Fabio Regazzi LC
  Vaud Adèle Thorens Goumaz LV[b] Pierre-Yves Maillard PS
Olivier Français PLR Pascal Broulis PLR
  Valais Beat Rieder LC Beat Rieder LC
Marianne Maret LC Marianne Maret LC
  Neuchâtel Philippe Bauer PLR Baptiste Hurni PS
Céline Vara LV Céline Vara LV
  Genève Lisa Mazzone LV Mauro Poggia MCG
Carlo Sommaruga PS Carlo Sommaruga PS
  Jura Charles Juillard LC Charles Juillard LC
Mathilde Crevoisier PS Mathilde Crevoisier PS

Nom en italique : conseillers aux États ne se représentant pas.

Analyse et conséquences

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Résultats par cantons.
 
Parti arrivé en tête par commune.

Les élections sont marquées par la poussée de l'Union démocratique du centre (UDC) à l'issue d'une campagne centrée sur l'opposition à l'immigration[83] ; l'UDC parvient notamment à progresser dans les villes, devançant par exemple le Parti libéral-radical à Fribourg et Les Verts à Yverdon[84]. À l'inverse, Les Verts et Vert'libéraux sortent grand perdants du scrutin, qui les voit accuser un fort recul par rapport au reste des formations politiques. Les résultats au Conseil des États confirment également la progression de la droite, qui ne parvient cependant pas à réunir la majorité absolue au Conseil national[85],[86].

Selon une analyse des résultats parue dans le quotidien 24 heures, le parlement représente bien les différentes régions linguistiques et les villes par rapport aux campagnes, mais est « trop masculin, trop vieux, plus instruit que la moyenne, assez traditionnel et avec beaucoup d'enfants, et pas assez multiculturel »[87]. Le Conseil national est ainsi plus âgé et moins féminin que celui de la législature précédente[88]. À l'inverse, le Conseil des États se féminise, totalisant un record de 16 femmes (contre 12 pendant la législature précédente)[89]. Les agriculteurs, qui représentent 2,3 % des actifs, occupent 10 % des sièges au Conseil national ; les chefs d'entreprise 17 %, les avocats 11 % et les autres professions libérales 14 %, tandis que 27 % des conseillers nationaux se déclarent professionnels de la politique[88]. Près de trois quarts des élus de l'Assemblée fédérale ont un diplôme universitaire, contre un quart dans la population active[87]. Selon le politologue de l'Université de Lausanne Andrea Pilotti « la Suisse est le pays où l'écart entre la part des salariés — qui forment la majorité des actifs — et celle du parlement est la plus forte en Europe », ajoutant que le parlement est composé à 75 % de personnes de la petite et moyenne bourgeoisie[88]. L'Assemblée fédérale compte également davantage de personnes mariées (près de deux tiers) que la population adulte (50 %) ; plus de trois quarts des élus ont des enfants contre deux tiers au sein de la population adulte. Enfin, seuls 9 % des élus sont binationaux contre 20 % de la population[87].

Notes et références

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  1. Le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures élit son conseiller aux États au mois d'avril précédant de l'élection du Conseil national.
  2. a b et c Sigle non officiel.
  3. a et b Comparaison avec les résultats en 2019 du PDC et du PBD, dont il est le fruit de la fusion.
  4. Deux conseillers, Daniel Fässler et Erich Ettlin, sont élus tacitement, en l'absence d'opposants, respectivement le 30 avril 2023 et le 4 septembre 2023.
  5. Une conseillère, Flavia Wasserfallen, est élue tacitement.
  6. Un conseiller, Werner Salzmann, est élue tacitement.

Références

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