MedPAN

Réseau de protection de la Méditerranée
Réseau des gestionnaires d’Aires Marines Protégées en Méditerranée (Mediterranean Protected Areas Network)

Cadre
Forme juridique Organisation non gouvernementale internationale
But Conservation de la nature
Biodiversité
Développement durable
Solutions fondées sur la nature
Zone d’influence Méditerranée
Fondation
Fondation à Marseille, France
Origine Conférence de Monaco
Identité
Siège 58 Quai du Port, 13002 Marseille
Président DEPANA (représenté par Purificació Canals)
Secrétaire générale Institut de la République de Slovénie pour la tutelle de la nature (représenté par Tina Centrih Genov)
Trésorier Parc National de Port-Cros (représenté par Marc Duncombe)
Membres 78 organisations
Employés 8
Site web https://medpan.org/fr/a-propos-de/

Le Réseau des gestionnaires d’Aires Marines Protégées en Méditerranée (en anglais Mediterranean Protected Areas Network, MedPAN) est l'une des principales organisations non gouvernementales consacrées à la protection de la nature en Méditerranée.

Le Parc national de Port-Cros est l'un des membres fondateurs du réseau MedPAN.

Sa mission est de promouvoir la création, la pérennisation et le fonctionnement d’un réseau d’aires marines protégées (AMP) sur l'ensemble des pays de la Méditerranée pour la conservation de son intégrité et de sa biodiversité, ainsi que de s'assurer que l'utilisation des ressources naturelles marines est faite de façon équitable et durable. Le but est de fédérer les AMP de toute la région et de favoriser le partage d'expérience et la mobilisation commune sur des enjeux communs à l'échelle du bassin méditerranéen.

Fondée en sous la coordination technique du WWF France et avec l’appui de 9 membres fondateurs, sa gestation a été longue et remonte aux années 1990. Son siège est situé à Marseille, en France. Elle réunit 78 organisations gérant 110 aires marines protégées sur 21 pays, et anime un réseau d'experts et scientifiques. Elle aide ces pays et institutions à préparer et appliquer des stratégies en matière de protection de la mer.

HistoriqueModifier

 
Pays concernés par le réseau.

L'organisation MedPAN est actuellement une association loi 1901 créée le par décision de ses membres[1]. Les 9 membres fondateurs sont le Kornati national Park de Croatie, l'Egyptian Environnmental Affairs Agency, le Parc National de Port-Cros, l'association WWF France, l'ADENA (située à Agde), le parc national de Zakynthos en Grèce, la réserve naturelle marine de Miramare en Italie, la Zavod RS za varstvo narave de Slovénie, et le WWF Turquie[2].

Cependant, un réseau des gestionnaires d’Aires Marines Protégées en Méditerranée existait depuis la Conférence de Monaco de 1990, et avait été créé avec le soutien de la Banque Mondiale ; pendant six ans, il fut essentiellement porté par le Parc national de Port-Cros, mais finit par péricliter du fait du manque de moyens propres[2]. Il est refondé en 1999 sous la forme d'une association loi 1901 et survit grâce à des financements ponctuels (comme l'INTERREG IIIC), mais la nécessité d'une institutionnalisation concrète se fait sentir, piste examinée en 2007 à l'occasion de la déclaration de Porquerolles. L'organisation pérenne est donc créée le  ; la première Assemblée Générale a lieu en 2009, et les activités débutent en 2010[2]. Il s'agit désormais d'une organisation indépendante non gouvernementale, à but non lucratif et disposant de fonds dédiés.

En 2021, l’association compte 78 membres qui gèrent plus de 110 AMP et 53 partenaires de 21 pays autour de la Méditerranée. Le Secrétariat Exécutif de l’association compte 9 salariés[2].

La protection maritime en MéditerranéeModifier

 
Le Phoque moine de Méditerranée est une espèce endémique en danger d'extinction. Autrefois abondant dans tout le bassin, sa population est désormais estimée à moins de 500 individus, vivant sur une poignée de sites (essentiellement entre la Grèce et la Turquie, notamment le Parc national marin d'Alonissos).

La mer Méditerranée est la plus grande mer semi-fermée au monde, et figure parmi les 36 zones sensibles les plus importantes du monde en termes de biodiversité marine. Bien que ne constituant que 0,7% de la surface totale des océans, on y retrouve 4 à 18 % des espèces marines connues à ce jour, avec un taux d’endémisme s’élevant à 20 %. Mais c'est aussi un espace politique complexe, à la croisée de trois continents et bordé par 21 États souverains aux cultures extrêmement variées. Ainsi, il existe pas moins de 54 désignations officielles d'aires marines protégées, certaines internationales (comme les Réserves de biosphère UNESCO), d'autres communautaires (comme les sites Natura 2000 de l'Union Européenne), d'autres transnationales (Aire spécialement protégée d'importance méditerranéenne), d'autres encore nationales (Parc Nationaux marins), d'autres régionales, etc[3]. 15 Zones Marines d’Importance Écologique ou Biologique (ZIEB) méditerranéennes ont été décrites conjointement par la CDB et le PNUE/PAM[3].

Actuellement, MedPAN dénombre 1 215 AMP et Autres Mesures Spatiales de Conservation (AMSC) en Méditerranée qui couvrent 17 362 km2, ce qui place 6,81% de la Méditerranée sous désignation officielle (quelle qu'elle soit). 72,77 % de la surface couverte est située en Méditerranée occidentale et 90,05 % de la superficie totale couverte par les AMP et les AMCS se trouvent dans les eaux de l’UE[3]. 9,79 % des eaux européennes sont couvertes, principalement du fait du réseau Natura 2000 en mer, très peu restrictif[3]. Les désignations nationales (de type parc national) représentent seulement 1,6 % de l'ensemble et les zones d’accès interdit, de non-prélèvement ou de non-pêche, à peine 0,04 %[3]. La plupart de ces AMP souffrent d'un « sous-financement chronique », et celles-ci dépensent en moyenne chaque année 20  par hectare (et seulement 1  au Maghreb) là où il en faudrait 100[4]. Conséquence de ce sous-financement, les ressources humaines allouées à la protection et à la gestion de ces sites sont souvent déficitaires, alors que les données scientifiques les pointent comme le principal « nerf de la guerre » dans le succès des aires marines protégées[5].

La protection vise essentiellement des espaces stratégiques à haute valeur environnementale, comme les herbiers de Posidonie (39,77% sont protégés) et les communautés coralligènes méditerranéennes (32,78% couverts)[3].

La surface des AMP est un facteur stratégique de leur efficacité. Actuellement, 65,05 % des AMP de statut national ont une surface marine inférieure à 50 km2, dont 69 sites avec une aire marine inférieure à 10 km2. Seules 46 AMP nationales ont une surface marine supérieure à 100 km2[3].

L'âge des AMP est un autre facteur de succès, et sur ce point les AMP de Méditerranée peuvent se prévaloir d'excellents chiffres : 78% des AMP de désignation nationale ont plus de 10 ans (âge de « maturité ») et 46 sites ont plus de 20 ans. Sur l’ensemble des AMP et AMSC, 48% ont plus de 10 ans[3].

Les « espèces-phares » de Méditerranée selon les rapports du réseau sont les mérous (notamment Epinephelus marginatus, mais aussi Mycteroperca rubra, Epinephelus costae, Epinephelus caninus et Epinephelus aeneus), le corail rouge (et quelques autres coraux abyssaux), la grande nacre, plusieurs espèces de requins et raies, le phoque moine de Méditerranée, les tortues caouanne et verte, le rorqual commun, le dauphin commun, le balbuzard pêcheur ou encore le puffin yelkouan[6].

Les menaces pesant sur cette mer quasi-fermée sont nombreuses : en plus d'être la première destination touristique au monde (343 millions de touristes en 2014), 150 millions d'humains habitent le long de son littoral, dont plus de la moitié ne disposent pas de système de traitement des ordures et eaux usées. Plus de 85% des ressources halieutiques sont en état de surexploitation. En plus des pollutions plastiques, chimiques et organiques, la Méditerranée voit aussi passer 18% du trafic pétrolier mondial et a déjà connu plusieurs marées noires[6]. Enfin, la Méditerranée est aussi considérée comme « la mer la plus surpêchée du monde » : 90 % des stocks halieutiques y sont pêchés au-dessus des niveaux durables[7].

Dans l’esprit de la Convention de Barcelone et de l’objectif 11 d’Aichi en matière de biodiversité en région méditerranéenne, le SPA/RAC, le MedPAN et leurs partenaires ont élaboré en 2012 une « Feuille de route : vers un réseau méditerranéen d’Aires Marines Protégées connectées, écologiquement représentatif et géré de manière efficace et durable d’ici 2020 ». Celle-ci a servi de base de travail pour la « Feuille de route pour un réseau cohérent d’AMP bien gérées pour atteindre l’objectif 11 d’Aichi en Méditerranée » adoptée en 2016 à Athènes, qui vient appuyer une stratégie régionale précédente concernant les AMP, le « Programme régional de travail pour les Aires Marines et Côtières Protégées en Méditerranée, y compris en haute mer » (issu de la COP 16 de 2009)[6].

En mars 2021, MedPAN est l'un des principaux membres fondateurs du « Consortium méditerranéen pour la biodiversité », aux côtés de l'Initiative MedWet (équivalent de MedPAN pour les zones humides non marines), la Tour du Valat, l’Association internationale des forêts méditerranéennes et le Centre de coopération pour la Méditerranée de l’UICN, avec le partenariat de l'Agence française de développement et du Fonds français pour l'environnement mondial[8].

Structure de l'organisationModifier

L'association dispose d'une assemblée générale et d'un conseil d'administration, présidé par DEPANA (représenté par Purificació Canals, Espagne). Le Conseil d’Administration est l'organe élémentaire de la gouvernance de l’association, qui propose à l’Assemblée Générale les orientations de MedPAN et veille à l’application concrète des décisions prises. Il se compose de 13 organisations provenant de 6 pays européens différents.

MembresModifier

MedPAN est une organisation comprenant 78 membres (ONG et agences gouvernementales), soit plus de 63% du total des AMP méditerranéennes. Elle est présente dans 21 pays.


FinancementModifier

Le budget de MedPAN provient essentiellement des cotisation de ses membres, de subventions publiques, du soutien de fondations privées et de dons.

Les principaux bailleurs sont l'Agence Française de Développement, l'Office français de la Biodiversité, le Conseil Départemental des Bouches du Rhône, le Programme Med de la Commission Européenne, le projet MedMPA networks, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial[9], la Fondation MAVA[10], la Fondation Prince Albert II de Monaco, la Région Sud, et la Ville de Marseille.

MedPAN participe aussi au fonds environnemental dédié aux AMP de Méditerranée : le MedFund[11],[12].

Programme de MedPANModifier

ButsModifier

Le réseau a pour but de « promouvoir la pérennisation et le fonctionnement d’un réseau méditerranéen d’aires marines protégées écologiquement représentatif, connecté et géré efficacement contribuant à réduire le rythme actuel de l’appauvrissement de la biodiversité marine »[13].

Les statuts de l'association définissent le but suivant :

« atteindre les objectifs spécifiques fixés par la Convention sur la Diversité Biologique (Rio de Janeiro, 1992) de créer et maintenir des systèmes nationaux et régionaux d’aires marines protégées complets, bien gérés et écologiquement représentatifs et qui, collectivement, par le biais notamment d'un réseau global, contribueront à réaliser les trois objectifs de la Convention et l'objectif fixé consistant à réduire substantiellement le rythme actuel de l'appauvrissement de la diversité biologique aux niveaux mondial, régional, national et infranational. »

— Statuts de l'association.

Elle contribue également à la mise en œuvre de la Convention de Barcelone, et en particulier son protocole relatif aux Aires Spécialement Protégées et la Diversité Biologique en Méditerranée, ainsi qu'à la mise en œuvre du Plan de Conservation de l’Accord sur la conservation des cétacés de la mer Noire, de la Méditerranée et de la zone Atlantique adjacente (CMS/ACCOBAMS) et en particulier des dispositions relatives à la protection des habitats.

Les principaux thèmes de travail sont : la pêche artisanale, le tourisme durable, les espèces mobiles, le changement climatique, le financement et l’efficacité de la gestion[14].

StratégieModifier

L'assemblée Générale vote régulièrement un plan stratégique sur 4 ans : le dernier en date couvre la période 2019-2023 « et au-delà »[15].

La stratégie actuelle repose sur 5 piliers[14] :

  • Venir en appui technique aux AMP au niveau local, tout en renforçant l’action stratégique aux niveaux national, européen, méditerranéen et international
  • Définir des pratiques de référence et transmettre l'expérience acquise de chaque membre du réseau
  • Développer de nouvelles manières d'agir en réseau (groupes de travail thématiques, connexions avec les réseaux travaillant à d'autres échelles...)
  • Développer la connaissance et le suivi des grands thèmes centraux (la pêche artisanale, le tourisme durable, les espèces mobiles, le changement climatique, le financement et l’efficacité de la gestion)
  • Assurer et élargir le financement des activités de réseau.

Principales productions et contributionsModifier

Statut des AMP de MéditerranéeModifier

Tous les 4 ans, le MedPAN et le SPA/RAC réalisent le statut des AMP en Méditerranée dans le but d’évaluer les progrès réalisés, depuis le premier inventaire effectué en 2008, sur le système méditerranéen des AMP, et dans le but d'arriver à 10% de la surface méditerranéenne protégée[6].

Financement de projetsModifier

MedPAN finance divers projets de conservation en Méditerranée, et lance notamment chaque année un appel à petits projets qui dote chacun des trois lauréat d'un budget maximal de 20 000 [16].

Outils de conservationModifier

MedPAN développe et promeut un certain nombre d'outils et de référentiels pour harmoniser les bonnes pratiques de gestion des aires marines protégées dans la zone, comme le Guide pour l’évaluation rapide de la gestion des AMP méditerranéennes[17].

L'association produit également divers guides et tutoriels vidéos, « roadmaps », courtes vidéos à titre documentaire ou informatif.

Participation à des rencontres internationalesModifier

MedPAN porte également la voix des AMP de Méditerranée à diverses rencontres internationales, comme la Conférence sur les Océans aux Nations unies[18].

Aires protégées couvertes par MedPANModifier

MedPAN assiste actuellement 110 aires marines protégées dans le bassin méditerranéen. Leur étude géographique est réalisée par MAPAMED[19], base de données sur les AMP et autres sites d’intérêt pour la conservation de l’environnement marin en Méditerranée, gérée conjointement par MedPAN et le secrétariat du PNUE/PAM-SPA/RAC[6].

Sanctuaire internationalModifier

Dénomination Catégorie Pays & Région Numéro Wdpa Classification IUCN[Note 1] Superficie Création
Sanctuaire Pelagos Aire Spécialement Protégée d’Importance Méditerranéenne (ASPIM) France, Italie et Monaco (haute mer) 365015 87 492 km2 2001

Mer d'AlboranModifier

Dénomination Statut Pays & Région Numéro Wdpa Classification IUCN[Note 1] Superficie Création
Parc naturel du Détroit Parc naturel Espagne, Andalousie 348851 V 92,47 km2 2003
Parc naturel des Falaises de Maro-Cerro Gordo Parc naturel/ASPIM Espagne, Grenade et Malaga 365008 II 18,15 km2 2003
Parc national Al Hoceima Parc national/ASPIM Maroc, Taza-Al Hoceima-Taounate 29969 433,82 km2 2004
Réserve marine de l'île Alboran Parc naturel & Réserve marine Espagne 306214 IV 4 260,74 km2 1997
Îles Zaffarines Refuge national de chasse Espagne 13297 IV 3,14 km2 1982
Parc naturel de Cabo de Gata-Níjar Parc naturel Espagne, Andalousie 19041 V 260 km2 1987

Bassin algéro-provençalModifier

Dénomination Catégorie Pays & Région Numéro Wdpa Classification IUCN[Note 1] Superficie Création
Réserve marine du Cap de Palos Réserve marine Espagne, Murcie 306217 V 18,98 km2 1995
Réserve naturelle marine de l'île de Tabarca Réserve naturelle Espagne 61581 IV 14,63 km2 1986
Réserve naturelle marine du Cap San Antonio Réserve naturelle Espagne, Alicante 142970 9,67 km2 1993
Îles Columbretes Réserve marine/ASPIM Espagne 365011 IV 44 km2 2001
Réserve marine de Masia Blanca Réserve marine Espagne, Tarragone 306610 IV 2,8 km2 1999
Réserve marine de Ses Negres Réserve marine Espagne, Gérone 151250 IV 0,42 km2 1993
Aire marine protégée des îles Medes ASPIM Espagne 306580 IV 5,5 km2 1990
Parc naturel régional du Cap de Creus Parc naturel régional/ASPIM Espagne, Gérone 342626 138,86 km2 1998
Parc marin de la Côte Bleue Parc marin France, Provence-Alpes-Côte d'Azur 306656 101,68 km2 2004
Réserve naturelle nationale de Cerbère-Banyuls Réserve naturelle nationale France, Languedoc-Roussillon 4044 IV 6,5 km2 1974
Parc national de Port-Cros Parc national France, Var 663 II 24,75 km2 1963
Réserve de Corail Rouge Réserve Monaco 306190 IV 0,01 km2 1978
Réserve marine de Larvotto Réserve marine Monaco 11709 IV 0,5 km2 1978
Portofino Parc naturel régional Italie 14634 V 10,56 km2 1986
Cinque Terre Parc national Italie 178784 II 38,6 km2 1999
Réserve marine de Freus d’Eivissa Réserve marine Espagne, Baléares 306577 IV 136,17 km2 1999
Bahia de Palma Espagne, Baléares
Cabrera Parc national Espagne, Baléares 196045 II 914,2 km2 1991
Illa del Toro Espagne, Baléares
Illas Magrats Espagne, Baléares
Àrea marina Platja de Migjorn (Mallorca) Site d'importance communautaire Espagne, Baléares 555523849 20,46 km2 2006
Norte Menorca Espagne, Baléares
Réserve naturelle de Scandola Réserve naturelle régionale France, Corse 7168 IV 16,69 km2 1975
Bouches de Bonifacio Réserve naturelle régionale France, Corse 178271 IV 794,6 km2 1999
Asinara Parc national Italie, Sardaigne 100839 II 51,7 km2 1997
Capo Caccia Isola Piana Réserve marine Italie, Sardaigne 182732 IV 26,31 km2 2002
Penisola Del Sinis - Isola Mal Di Ventre Réserve marine Italie, Sardaigne 13176 IV 267,03 km2 1997
La Galite ASPIM Tunisie 109053 27,15 km2 2001

Mer TyrrhénienneModifier

Dénomination Catégorie Pays & Région Numéro Wdpa Classification IUCN[Note 1] Superficie Création
Isolotti grossetani dell'Arcipelago Toscano Directive oiseaux Italie 555540398 0,11 km2 2003
Punta Campanella Réserve naturelle Italie 13165 IV 15,39 km2 1997
Is. Ventotene e san Stefano Réserve marine Italie 178828 IV 27,99 km2 1997
Capo Gallo Réserve marine Italie, Sicile 182731 IV 21,73 km2 2002
Ustica Réserve marine Italie, Sicile 16154 IV 159,51 km2 1986
Is. Egadi Réserve marine Italie, Sicile 13170 IV 539,92 km2 1991
Zembra et Zembretta Parc national Tunisie 942 7,91 km2 1977
Capo Carbonara Réserve marine Italie, Sardaigne 178838 IV 143,61 km2 1998
Is. Tavalora Italie, Sardaigne
Archipelago di La Maddalena Parc national Italie, Sardaigne 166438 II 201,46 km2 1994

Mer AdriatiqueModifier

Dénomination Catégorie Pays & Région Numéro Wdpa Classification IUCN[Note 1] Superficie Création
Torre Guaceto Réserve naturelle Italie 15263 IV 22,27 km2 1991
Ile Tremiti Réserve naturelle Italie 13164 IV 14,66 km2 1989
Miramare Réserve naturelle Italie 14691 IV 0,3 km2 1986
Cape Madona Slovénie
Debeli Rtic Monument naturel Slovénie 326335 III 0,24 km2 1991
Naravni Rezervat Strunjan Réserve naturelle Slovénie 326403 Ib 1,24 km2 2004
Limski Zaljev Réserve spéciale Croatie 15636 4,29 km2 1979
Brijuni Site d'importance communautaire Croatie 555578202 34 km2 2014
Telašćica Site d'importance communautaire Croatie 555578794 69,99 km2 2014
Kornati Parc national Croatie 2523 215,71 km2 1980
Malostonski Zaljev Réserve spéciale Croatie 16179 148,99 km2 1983
Mljet Parc national Croatie 2520 52,88 km2 1960

Mer IonienneModifier

Dénomination Catégorie Pays & Région Numéro Wdpa Classification IUCN[Note 1] Superficie Création
Porto Cesareo Réserve marine Italie 13167 IV 166,54 km2 1997
Capo Rizzuto Réserve marine Italie 13168 IV 147,21 km2 1991
Îles des Cyclopes Réserve marine Italie 13172 IV 6,23 km2 1989
Isole Pelagie Réserve naturelle Italie 182733 IV 41,36 km2 2002
Zakynthos Parc national marin Grèce 555527030 69,78 km2 2006

Mer ÉgéeModifier

Dénomination Catégorie Pays & Région Numéro Wdpa Classification IUCN[Note 1] Superficie Création
Parc national marin d'Alonissos Parc national marin Grèce 2 260 km2 1992
Datça Bozburun Turquie

Bassin LevantinModifier

Dénomination Catégorie Pays & Région Numéro Wdpa Classification IUCN[Note 1] Superficie Création
Kekova Turquie
Lara Toxeftra site de nidification de tortues Chypre 14835 Ia 1,01 km2 1989
Ibn Hani Syrie
Om Al Toyour Syrie
Ras al Bassit Syrie
Palm Islands ASPIM Liban 555547507 km2 2012
Yam Dor Ha-Bonim Réserve naturelle Israël 13744 IV 5,23 km2 2002
Yamit Evtah Darom Réserve naturelle Israël 317000 0,33 km2 2003
Yam Gador Réserve naturelle Israël 555651607 0,83 km2 2004

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a b c d e f g et h Classification des Aires protégées selon l'IUCN :
    • Ia - Réserve Naturelle Intégrale : aire protégée gérée principalement à des fins scientifiques ou de protection des ressources sauvages
    • Ib - Zone de Nature sauvage : aire protégée gérée principalement à des fins de protection des ressources sauvages
    • II - Parc national : aire protégée gérée principalement dans le but de protéger les écosystèmes et à des fins récréatives
    • III - Monument naturel : aire protégée gérée principalement dans le but de préserver des éléments naturels spécifiques
    • IV - Aire de gestion des habitats ou des espèces : aire protégée gérée principalement à des fins de conservation, avec intervention au niveau de la gestion
    • V - Paysage terrestre ou marin protégé : aire protégée gérée principalement dans le but d'assurer la conservation de paysages terrestres ou marins et à des fins récréatives
    • VI - Aire Protégée de ressources naturelles gérée : aire protégée gérée principalement à des fins d'utilisation durable des écosystèmes naturels.

RéférencesModifier

  1. « MEDITERRANEAN PROTECTED AREAS NETWORK. », sur journal-officiel.gouv.fr, .
  2. a b c et d « Historique », sur medpan.org.
  3. a b c d e f g et h « Les AMP de Méditerranée », sur medpan.org.
  4. Mathieu Bouchard, « Les Aires marines protégées diversifient leurs ressources », sur econostrum.info, .
  5. Manelle Court, « L'efficacité des aires marines protégées dépend deleur gestion », Le Figaro,‎ .
  6. a b c d et e Agardy T., Bernal M., Borg J., Calò A., Cebrian D., Claudet J., Daméry C., David L., Davis J., El Asmi S., Giakoumi S., Gomei M., Guidetti P., Hoyt E., Jeudy de Grissac A., Kizilkaya Z., Mazaris A., Notarbartolo di Sciara G., Ody D., Otero del Mar M., Ouerghi A., Piante C., Rais C., Ramos A., Romani M., Salivas M., Sostres M., Tetley M.J., Thomas H. et Tunesi L., « Le statut des Aires Marines Protégées de Méditerranée - Édition 2016 », sur MedPAN.org, .
  7. Pascale Krémer, « Mode d’emploi pour manger du poisson sans (trop de) casse environnementale », sur Le Monde, .
  8. « 5 questions sur la création d'un Consortium méditerranéen pour la biodiversité à Marseille », sur https://france3-regions.francetvinfo.fr, .
  9. « Résultats et enseignements des petits projets conduits dans les AMP de Méditerranée entre 2011 et 2013 par l'association MedPAN », sur ffem.fr, .
  10. « Soutenir la mise en oeuvre de la stratégie financière MedPAN 2019-2023 et au-delà et en particulier du plan d’action financier 2020-2025 », sur mava-foundation.org.
  11. Mathieu Bouchard, « Les Aires marines protégées à la recherche d’un financement pérenne », sur econostrum.info, .
  12. « Une subvention de 4 millions d’euros à The Medfund pour soutenir les aires marines protégées en Méditerranée », sur afd.fr, .
  13. « Réseau MedPAN », sur ocean-climate.org.
  14. a et b « Une nouvelle stratégie votée pour MedPAN à l’occasion de son 10ème anniversaire », sur medpan.org, .
  15. « Stratégie MedPAN pour 2019-2023 et au-delà », sur medpan.org, .
  16. Mathieu Bouchard, « Trois Aires marines protégées de Méditerranée soutenues », sur econostrum.info, .
  17. « Outils de gestion », sur medpan.org.
  18. « Déclaration de Mme Purificacio Canals, au nom des Réseaux d’AMP, CaMPAM, MedPAN, NAMPAN et du RAMPAO lors de la Conférence sur les Océans aux Nations Unies. », sur rampao.org, .
  19. (en) « MAPAMED (MArine Protected Areas in the MEDiterranean) », sur mapamed.org.