Marcel Gimond

sculpteur français

Marcel Antoine Gimond, né le à Tournon-sur-Rhône (Ardèche), et mort le à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne)[1], est un sculpteur français.

Marcel Gimond
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Maître
Élève
Oleg GOUDCOFF
Site web
Distinctions
prix Blumenthal en 1924
grand prix national des arts en 1957
Archives conservées par

BiographieModifier

Marcel Gimond fait ses études à Lyon, au lycée Ampère. En , il entre dans l'atelier de modelage de Louis Prost à l'École des beaux-arts de Lyon où il est diplômé en 1917[2].

Le , à Lyon 3e, il épouse Julie Chorel [3]. Cette étudiante en modelage aux Beaux-Arts de Lyon est la nièce du sculpteur, Jean Chorel qui est témoin à leur mariage. Julie Chorel a réalisé une tête en bronze de Marcel Gimond qui se trouve au Musée de Tournon[4]. Madame Gimond est représentée par les bustes : "Femme au turban" réalisé en 1930, et "Paysanne de l'Ardèche", réalisé en 1940, par son mari [5].

Il travaille avec Aristide Maillol jusqu'en . Il rencontre, à Cagnes-sur-mer, Auguste Renoir qui l'encourage[6].

Il participe au groupe des Ziniars, dès et à la création du Salon du Sud-Est à Lyon, avec ces peintres[4].

En , il s'établit à Paris, dans l'ancien atelier de Renoir, que Jean Renoir met à sa disposition[7].

En , il expose pour la première fois au Salon d’Automne et au Salon des Indépendants, auquel il participe régulièrement jusqu’en . Depuis sa fondation en , il est aussi présent au Salon des Tuileries[8].

En , il livre les Fleurs sur le parvis des Droits de l'homme (à gauche, face à la Tour Eiffel[9], dans les Jardins du Trocadéro à Paris[10].

En , Marcel Gimond quitte Paris pour s'installer en zone Sud, à Lyon, puis à Aix en Provence où il retrouve des artistes amis; il passe plusieurs étés à Saint-Félicien (Ardèche), chez le poète Charles Forot[2].

De 1946 à 1960, il dirige un atelier de l'École des beaux-arts de Paris[11].

Marcel Gimond est connu pour ses bustes de personnalités politiques et artistiques. Il est le sculpteur officiel du Président de la république Vincent Auriol[6]. On lui doit également deux bas-reliefs situés dans le hall du journal L'Humanité, en hommage à Marcel Cachin et Gabriel Péri.

Après sa mort, le peintre lyonnais Roger Forissier, qu'il avait rencontré en , fonde un comité pour perpétuer sa mémoire[12].

Le lycée polyvalent d'Aubenas (Ardèche) porte son nom.

StyleModifier

L’artiste maîtrise l’art du portrait sculptural de la femme selon une large variété de techniques (bronze, grès, plâtre, terre cuite). Marcel Gimond est une figure majeure de la sculpture française, selon le site d'expertise France Estimations[13], notamment par ses statues et bustes de personnalités artistiques et politiques.

Spécialisé dans la création de bustes, il en a réalisé plus de 170 tout au long de sa carrière, Marcel Gimond considérait le visage comme une architecture[14]. Marcel Gimond et sa femme ont beaucoup voyagé pour voir dans les musées les chefs-d’œuvre des diverses civilisations antiques, des modèles classiques qui l'inspirent.

ŒuvresModifier

En France
En Italie
  • Milan, Bibliothèque Ambrosienne "Saint Thomas d'Aquin", bronze.
En Grèce

RécompensesModifier

  • En , il reçoit le prix Blumenthal.
  • En , le Grand Prix de l’Exposition Universelle de Paris[8].
  • En , il est lauréat du Grand Prix National des Arts; il est considéré comme l’un des derniers grands portraitistes du XXe siècle, selon la Galerie des modernes[17].

Élèves notablesModifier

BibliographieModifier

  • George Waldemar, Gimond et l’esprit des formes, Braun & Cie, .
  • Marcel Gimond, Comment je comprends la sculpture, Arted, édition d’Art, .
  • D.Festaud-Mermillon, préface du catalogue de l'Exposition Ziniar, 1920-1924, Lyon, Musée des Beaux-Arts, , 64 p..
  • Jacques Baschet, Sculpteurs de ce temps, Nouvelles éditions françaises, . Lire en ligne le passage sur Gimond [11].
  • Bernard Gouttenoire, Dictionnaire des peintres & sculpteurs à Lyon aux XIXe & XXe siècles, Châtillon-sur-Chalaronne - Lyon, La Taillanderie, , 336 p. (ISBN 2-87629-222-X), p. 163-164.
  • Alain Vollerin, Marjolaine Nardone et Charles Gourdin, Les Ziniars : La vocation de la modernité, Lyon, Mémoire des Arts, coll. « Groupes et Mouvements », , 115 p. (ISBN 2-912544-15-7), p. 64 à 69.
  • Philippe Dufieux, Muraille, décor, récit : la sculpture du nouveau Trocadéro », éditions=Livraisons de l'histoire de l'architecture, 26, , p. 176-187[En ligne], 26 | 2013, mis en ligne le 10 décembre 2015, consulté le 08 février 2021.; DOI : https://doi.org/10.4000/lha.347.

Notes et référencesModifier

  1. Archives de l'Ardèche[1]
  2. a et b Site Marcel Gimond [2]
  3. Archives de Lyon[3]
  4. a et b Vollerin: Les Ziniars, 2001.
  5. Portrait-de-madame-gimond-au-turban[4]
  6. a et b Gouttenoire 2000.
  7. Philipe Dufieux, Sculpteurs et architectes à Lyon (1910-1960) de Tony Garnier à Louis Bertola, Lyon, Mémoire active, , 141 p. (ISBN 978-2-908185-61-4 et 2-908185-61-X), p.121
  8. a et b Galerie Malaquais[5]
  9. Les Statues du parvis du Trocadéro – 1937 [6]
  10. Dufieux 2013.
  11. Jean-Charles Hachet, Les bronzes animaliers : de l'antiquité à nos jours, Editions Varia, 1996, passage=212
  12. Sadi de Gorter, Forissier, éd. La Bibliothèque des Arts, Paris, p. 102 (ISBN 2-85047-083-X)
  13. [7]
  14. Galerie Malaquais[8]
  15. Patrimoine Auvergne Rhône Alpes[9]
  16. nationalgallery.gr
  17. [10]

Liens externesModifier