Parvis des droits de l'homme

voie de Paris

16e arrt
Parvis des droits de l'homme
Image illustrative de l’article Parvis des droits de l'homme
Le parvis des droits de l'homme.
Situation
Arrondissement 16e
Quartier Muette
Historique
Création XIXe siècle
Dénomination 1985
Géolocalisation sur la carte : 16e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 16e arrondissement de Paris)
Parvis des droits de l'homme
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Parvis des droits de l'homme
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

Le parvis des droits de l’homme ou esplanade du Trocadéro est situé à Paris, place du Trocadéro.

Situation et accèsModifier

Ce parvis qui sépare les deux ailes du palais de Chaillot donne sur la place du Trocadéro (devenue officiellement la place du Trocadéro-et-du-11-Novembre en 1978) et domine les jardins du Trocadéro. Il existe des locaux sous ce parvis, qui est parfois utilisé par des rollers et des skateboards, alors que cette dalle n’a pas été conçue pour cet usage. La vue privilégiée sur la tour Eiffel en fait un lieu apprécié des touristes.

Ce site est desservi par la station de métro Trocadéro.

Origine du nomModifier

Le nom de parvis des droits de l'homme a été donné en 1985, à l’initiative de François Mitterrand, président de la République française[1].

HistoriqueModifier

L'esplanade est créée, en même temps que le palais de Chaillot, au milieu des années 1930. À son emplacement, se trouvait la salle de concert de l'ancien palais du Trocadéro. De chaque côté, contre le palais, se trouvent quatre statues dorées (donc huit au total) : il s'agit d'allégories (La Jeunesse d'Alexandre Descatoire, Le Matin de Pryas ou encore Les Jardins de Robert Couturier), dont sept sont des femmes et un jeune garçon[2].

En 1940, lors de sa visite à Paris, Adolf Hitler traverse l'esplanade, donnant lieu à une célèbre photo.

Le nom de « parvis des droits de l'homme » entend rappeler que c'est au palais de Chaillot, sous le parvis du Trocadéro, que fut adoptée, le par l'Assemblée générale des Nations unies qui y tenait sa 5e session, la Déclaration universelle des droits de l'homme, dont un des rédacteurs principaux était René Cassin. À l'entrée du parvis, une dalle scellée en 1985 proclame que « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » (article premier de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789).

Le , à l’initiative du père Joseph Wresinski, une seconde dalle a été scellée à l'autre extrémité du parvis. Elle est ainsi rédigée :
« Le , des défenseurs des droits de l’homme et du citoyen de tous pays se sont rassemblés sur ce parvis. Ils ont rendu hommage aux victimes de la faim, de l’ignorance et de la violence. Ils ont affirmé leur conviction que la misère n’est pas fatale. Ils ont proclamé leur solidarité avec ceux qui luttent à travers le monde pour la détruire. Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré. — Père Joseph Wresinski. »

L’inauguration de cette dalle est à l’origine de la création de la Journée mondiale du refus de la misère, célébrée chaque année le 17 octobre, et reconnue officiellement par l'Assemblée générale des Nations unies sous l'appellation de Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté.

En 2016, le président de la République François Hollande y inaugure une plaque en hommage aux handicapés discriminés sous l'Occupation[3].

L'esplanade est régulièrement le lieu de rassemblements politiques liés à la politique française ou internationale.

.

Dans la culture populaireModifier

Notes et référencesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. L'inauguration du parvis des droits de l'homme au Trocadéro
  2. Pascal Ory, Le palais de Chaillot, page 82.
  3. « Hollande rend hommage aux handicapés maltraités sous l'Occupation », sur lefigaro.fr, (consulté le 1er avril 2020).

BibliographieModifier

  • La Restauration du parvis des Libertés-et-des-droits-de-l'Homme au palais de Chaillot, Versailles, service national des travaux, D. Carré, 2004, 31 pages.
  • Pascal Ory, Le palais de Chaillot, coll. Les grands témoins de l'architecture, Cité de l’architecture et du patrimoine / Aristéas / Actes Sud, 2006.