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Manifestations irakiennes de 2019

Informations
Date Depuis le
(16 jours)
Localisation Drapeau de l'Irak Irak
Caractéristiques
Revendications Réformes, changement de gouvernement
Types de manifestations Anti-gouvernementales
Bilan humain
Morts Environ 100[1]
Blessés 4000 au 5 octobre

Des manifestations anti-gouvernementales ont lieu en Irak à partir du .

ManifestationsModifier

Le mouvement de contestation voit une partie de la population descendre dans les rues à partir du pour protester contre la corruption, le chômage et l'état désastreux des services publics dans le pays, qui connait des pénuries chroniques d'électricité et d'eau potable.

Les manifestants appellent à des réformes et à un changement de gouvernement, et s'étendent de la capitale Bagdad aux régions chiites du sud du pays[1],[2]. L'influence de l'Iran voisin sur le gouvernement irakien est également remise en cause[2].

Les manifestations, apolitiques et centrées sur des revendications autres que tribales ou confessionnelles, sont alors inédites en Irak, pays divisé par de profondes fractures entre chiites et sunnites ainsi qu'entre Arabes et Kurdes[1].

De son côté, Moqtada al-Sadr, membre de la coalition gouvernementale, et dont le parti est arrivé en tête des législatives de 2018, appelle à la démission du gouvernement et à des législatives anticipées[3].

RépressionModifier

Le gouvernement du Premier ministre Adel Abdel-Mehdi, au pouvoir depuis les élections législatives de mai 2018 tente de mettre fin aux manifestations par l'envoi de forces policières[1] qui ont recours à des tirs à balle réelle et des armes automatiques[2].

Un couvre feu est également décrété[2]. Une centaine de personnes sont tuées, dont six policiers, et environ 4000 blessées sur la période allant du premier au cinq octobre, selon la commission gouvernementale des droits de l’Homme irakienne[4]. Selon cette dernière, la plupart des manifestants auraient été tués par balle[1]. L'armée irakienne finit par admettre le 7 octobre un « usage excessif de la force », tandis que le gouvernement dénonce la présence de « saboteurs » et d'infiltrés. L'Iran dénonce de son côté un « complot » tandis que les miliciens du Hachd al-Chaabi, proches de l'Iran, affirment être prêts à épauler le gouvernement[5].

Réponses du régimeModifier

Le gouvernement annonce lors d'un conseil des ministres extraordinaire organisé le 6 octobre, 17 mesures sociales. Celles-ci comprennent des aides au logement, des allocation pour jeunes chômeurs, la construction de 100 000 logements et l'installation de halles pour les marchands ambulants[6].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e « Contestation en Irak : près de 100 morts et 4 000 blessés depuis mardi », sur SudOuest.fr (consulté le 5 octobre 2019)
  2. a b c et d La-Croix.com, « Nouvelles manifestations contre le pouvoir en Irak, tirs entendus », sur La Croix (consulté le 5 octobre 2019)
  3. « Contestation en Irak : 100 morts et 4000 blessés », sur TV5MONDE (consulté le 5 octobre 2019)
  4. « Manifestations en Irak : près de 100 morts et 4.000 blessés depuis mardi », sur Europe 1 (consulté le 15 octobre 2019)
  5. Le Point, magazine, « Contestation en Irak: l'armée admet un "usage excessif" de la force », sur Le Point (consulté le 7 octobre 2019)
  6. Le Point, magazine, « Bagdad annonce des mesures sociales pour tenter de calmer la protestation », sur Le Point (consulté le 6 octobre 2019)

AnnexesModifier