Barham Salih

homme politique irakien

Barham Salih
برهم أحمد صالح
Illustration.
Barham Salih en 2019.
Fonctions
Président de la république d'Irak

(4 ans et 15 jours)
Élection 2 octobre 2018
Premier ministre Haïder al-Abadi
Adel Abdel-Mehdi
Moustafa al-Kazimi
Prédécesseur Fouad Massoum
Successeur Abdel Latif Rachid
Premier ministre du Kurdistan irakien

(2 ans, 5 mois et 8 jours)
Président du gouvernement Massoud Barzani
Prédécesseur Nechirvan Barzani
Successeur Nechirvan Barzani

(3 ans, 5 mois et 29 jours)
Président Jalal Talabani
Prédécesseur Kosrat Rasul Ali
Successeur Omar Fattah Hussein (intérim)
Nechirvan Barzani
Biographie
Nom de naissance Barham Ahmed Salih
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Souleimaniye
Nationalité irakienne
Parti politique Union patriotique du Kurdistan (1976-2017)
Coalition pour la démocratie et la justice (2017-2018)
Union patriotique du Kurdistan (depuis 2018)
Diplômé de Université de Cardiff
Université de Liverpool
Profession ingénieur en informatique[1]
Religion Islam sunnite
Résidence Palais de la République

Barham Salih Barham Salih
Premiers ministres du Kurdistan irakien
Présidents de la République d'Irak

Barham Salih ou Barham Saleh (en kurde : به‌رهه‌م ئه‌حمه‌د ساڵح, en arabe : برهم أحمد صالح), né le à Souleimaniye, est un homme d'État irakien d'origine kurde. Il a été vice-Premier ministre du gouvernement intérimaire irakien de 2004 à 2005, ministre de la Planification de 2005 à 2006, vice-Premier ministre d'Irak de 2006 à 2009, Premier ministre du gouvernement régional du Kurdistan de 2009 à 2012 et président de la république d'Irak de 2018 à 2022.

BiographieModifier

Membre des gouvernements irakien et kurde irakienModifier

Barham Salih adhère à l'Union patriotique du Kurdistan (UPK) en 1976[2].

Il est vice-Premier ministre de 2004 à 2005[2], puis nommé ministre de la Planification en 2005[2], puis de nouveau vice-Premier ministre de 2006 à 2009[2].

Il est ensuite Premier ministre du Kurdistan irakien de 2009 à 2011[2].

Candidat à la présidentielle de 2014, il se retire en faveur de Fouad Massoum[2].

En 2017, il quitte l'UPK pour fonder la Coalition pour la démocratie et la justice, qui remporte deux sièges de députés lors des élections législatives irakiennes de 2018[2].

Élection présidentielle de 2018Modifier

En , il retourne à l'UPK[2]. Favori de l'élection présidentielle irakienne de 2018[3] tenue le , il arrive en tête du premier tour avec 165 voix contre 89 pour son principal concurrent, Fouad Hussein. Il est ensuite élu après le retrait de celui-ci[4] et après la décision du bloc du PDK de quitter le parlement en signe de protestation[5].

Président de la républiqueModifier

Après la démission du Premier ministre Adel Abdel-Mehdi, Barham Salih refuse de nommer Qoussaï al-Souheil, candidat des pro-Iran[6]. Il refuse également de nommer Assad al-Aïdani, autre candidat de la coalition pro-Iran— qui affirme être légitime pour choisir le chef du gouvernement — et menace de démissionner. La Cour suprême avait estimé plus tôt que c'était au parti ayant le plus grand nombre de sièges, en l'espèce celui de Moqtada al-Sadr, de désigner le Premier ministre. Cependant, ce parti ne possède que le sixième des sièges, très loin de la majorité[7]. Entretemps, une nouvelle loi électorale remplaçant le mode de scrutin à la proportionnelle par un scrutin uninominal, censé favoriser les candidats indépendants, est adopté, de même qu'une réforme de la commission électorale[8]. Le , il nomme Mohammed Taoufiq Allaoui[9]. Prévu fin , le vote de confiance est reporté à trois reprises du fait d'un quorum non atteint. Le 1er mars, il renonce à former un gouvernement, tandis qu'Abdel-Mehdi annonce quitter ses fonctions le . Le président de la République doit alors nommer un nouveau candidat, sans consulter les partis[10]. Le , Adnan al-Zourfi est chargé de former un gouvernement[11]. Le , ne pouvant rassembler une majorité autour d'un gouvernement, celui-ci retire sa candidature. Moustafa al-Kazimi est à son tour chargé de former un gouvernement[12]. Celui-ci prend ses fonctions le [13].

Crise politique et défaite à l'élection présidentielle de 2022Modifier

Candidat à un second mandat, Barham Salih doit affronter Abdel Latif Rachid, également membre de l'UPK mais se présentant sans étiquette avec le soutien du PDK, de telle sorte que le président nouvellement élu puisse nommer un Premier ministre et doter enfin le pays d'un gouvernement après un an d'attente. Après plusieurs mois de blocage, la menace d'élections anticipées et des affrontements entre sadristes et forces armées faisant plus de trente morts en août, la crise prend finalement fin en octobre. Sous l'égide du Cadre de coordination, le PDK accepte en effet de soutenir Abdel Latif Rachid, issu de l'UPK, dont il est proche du fondateur Jalal Talabani, comme candidat de compromis pour l'élection présidentielle de 2022 face à Salih. Abdel Latif Rachid est élu au second tour face au président sortant lors de la session organisée le [14],[15],[16],[17]. Barham Salih quitte officiellement ses fonction le 17 octobre suivant.

Vie privéeModifier

Marié, il est père d'une fille et d'un garçon[2].

Notes et référencesModifier

  1. « Barham Saleh, un président pour recoller les morceaux entre Bagdad et les Kurdes », sur LExpress.fr (consulté le )
  2. a b c d e f g h et i « Barham Salih, un nouveau président irakien pour recoller les morceaux entre Bagdad et les Kurdes », sur La Libre Belgique (consulté le )
  3. « Le Parlement irakien élira lundi le président de la République », sur L'Orient-Le Jour (consulté le )
  4. « Le Kurde Barham Saleh, modéré, élu président de l'Irak », sur L'Orient-Le Jour (consulté le )
  5. « Le Kurde Barham Saleh élu président de l'Irak », sur LExpress.fr (consulté le )
  6. Le Point, magazine, « Irak: la révolte enfle de nouveau, toujours pas de Premier ministre », sur Le Point, lepoint.fr, (consulté le ).
  7. https://www.facebook.com/RadioFranceInternationale, « Irak: face à la coalition pro-Iran, le président Saleh menace de démissionner - Moyen-Orient - RFI », sur RFI, RadioFranceInternationale, (consulté le ).
  8. La-Croix.com, « Irak : une nouvelle loi électorale censée ouvrir le champ politique », sur La Croix, lacroix.journal, (consulté le ).
  9. Irak : Mohammed Allaoui nommé premier ministre, Le Monde avec AFP, AP et Reuters, 1er février 2020.
  10. Le Point, magazine, « Irak: le Premier ministre désigné jette l'éponge, des roquettes près de l'ambassade américaine - Le Point », lepoint.fr, (consulté le ).
  11. « Un ex-gouverneur chargé de former un gouvernement dans un Irak sous tensions », sur Le Point, lepoint.fr, (consulté le ).
  12. « Irak: Moustafa al-Kazimi, un chef espion qui a le bras long », sur Le Point, lepoint.fr, (consulté le ).
  13. « L'Irak, en grave crise sociale et économique, se dote d'un gouvernement - Le Point », sur Le Point, lepoint.fr, (consulté le ).
  14. La-Croix.com, « Après un an d'impasse, l'Irak a un président et un Premier ministre désigné », sur La Croix, lacroix.journal, (consulté le ).
  15. « En Irak, le Parlement élit Abdel Latif Rachid président de la République », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  16. (en) « Iraq's new president Latif Rashid, veteran Kurdish politician », sur RFI, RFI.English, (consulté le ).
  17. « L’Irak se dote d’un président et d’un Premier ministre après un an d’impasse », sur RFI, RFI, (consulté le ).

Liens externesModifier